|
Catalysair est un procédé breveté de catalyse de l’air de combustion des chaudières qui réduit les émissions de Nox, Sox, CO, des centrales thermiques tout en optimisant très sensiblement le rendement de combustion, et ce quel que soit le combustible employé : bois, fuel, fuel lourd, charbon...
Un agent catalytique, agent accélérant la vitesse de l’oxydation du carbone, est introduit dans l’air de combustion de la chaudière, grâce à un dispositif placé dans la zone en dépression, à l’entrée de l’air comburant dans le foyer. Il en élève alors le niveau de combustion, brûlant presque totalement ce qui était, auparavant, des « imbrûlés » (les suies).
On y trouve plusieurs avantages :
- Ecologiquement, le résultat est aussi éloquent puisque outre le fait de consommer moins de combustible, on réduit les émissions d’oxyde de soufre, d’azote et de monoxyde de carbone, des composés organiques volatils qui entrent dans la réaction photochimique productrice d’ozone troposphérique nocif dans les villes.
- Avec une combustion de meilleure qualité, on évite également l’encrassement lié à la formation des suies grasses ce qui se traduit aussi par des avantages tant du point de vue environnemental qu’économique :
* La surface de transfert thermique entre la chambre de combustion et le liquide caloporteur reste propre dans le temps, optimisant ainsi l’échange de calories et accroissant le rendement énergétique du réseau de chaleur. Par ailleurs, la durée et la fréquence des opérations de ramonage est réduite, abaissant d’autant les coûts d’exploitation.
* Outre la réduction des fumées noires, la température des fumées est plus basse, limitant ainsi la formation de fumerons acides (NOx, SOx, CO) qui apparaissent usuellement à haute température.
Aux côtés des améliorations du point de vue environnemental, le procédé permet ainsi d’augmenter le rendement de la chaudière jusqu’à 88-89%, d’une part en exploitant le maximum possible de la capacité calorifique du combustible et d’autre part en optimisant la récupération de la chaleur produite.
Or c’est précisément cet avantage écologique doublé d’un intérêt économique qui motive les énergéticiens. L’augmentation du rendement permet d’abaisser les coûts de production d’énergie, tandis que la maîtrise des impacts environnementaux répond à un véritable besoin du pays dont les coûts de traitement des pollutions vont grandissant.
Les tests réalisés début 2005 par le centre de Supervision de l’Office municipal de l’Économie du Charbon de Pékin et validés par la Station de la Protection de l’environnement du district de Changping sur une chaudière consommant 4 tonnes de charbon à l’heure, montrent qu’au bout de seulement 107 heures, le rendement de la chaudière a augmenté de 5,70% et la consommation de combustible nécessaire à la production d’une tonne de vapeur a été réduite de 5,89%. Après ces 107 heures d’utilisation et sans aucune intervention de ramonage, le rendement s’est accru de 7,64% tandis que la consommation de combustible est réduite de 7,68%. A noter également que le carbone imbrûlé dans les déchets est passé de 19,16% à 4,04%, soit une réduction de 78,91%. Les SO2 (oxyde de soufre) ont eux été réduits de 56% et les NOx (oxyde d’azote) de 46%.
|