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Recyclage des plastiques : des résultats encore modestes

Le recyclage des déchets plastiques a sensiblement augmenté mais reste encore modeste en 2010, selon une enquête Ademe. Au total, la filière a traité 1.049 kT dont 940 kT collectées en France.

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La filière de recyclage du plastique a traité 1.049.000 tonnes de déchets en 2010 dont 940.000 tonnes collectées en France en 2010 et 109.000 tonnes importés, selon une enquête d'avril 2012 de l'Ademe. Tous les deux ou trois ans, depuis 1995, l'agence recueille des informations sur les flux, la nature des activités liées au recyclage et les entreprises du secteur. Les données proviennent de questionnaires adressés par courrier aux établissements concernés mais également (cette année) d'une compilation des renseignements d'autres enquêtes en cours. Pour cette édition, les enquêteurs ont sélectionné 791 établissements. Au final, seulement 385 acteurs ont répondu à la requête.

"Si la collecte des déchets plastiques progresse, le taux d'utilisation du plastique recyclé dans les entreprises plastiques françaises stagne aux alentours de 5%" pointe le rapport de l'Ademe. Environ 42 kT ont été mis en décharge, 33 kT valorisés énergétiquement, 86 kT ont été gérés par des flux "internes et autres destinations" et 264 kT pris en charge par des transformateurs. 624.000 tonnes de déchets ont été exportées : 309 kT triés, 106 kT broyés, 202 kT de matière première secondaire (81 kT sous forme de paillettes et 121 kT de granulés) et 7 kT indiqués comme "autres déchets". "Le tonnage de déchets plastiques exportés, sous une forme encore considérée comme déchets (trié ou broyé) est inférieur au tonnage exporté déclaré aux douanes : 415 kT selon l'enquête, 478 kT selon les douanes" note toutefois l'Ademe dans son rapport.

Recyclage : 13 kT supplémentaires

Par rapport à 2007, le flux global récupéré par la filière a chuté de 80 kT. Au vu des variations entre les deux exercices, la comparaison des rapports Ademe de 2007 et 2010 n'est pas aisée. Il apparaît toutefois que les choix de gestion varient sensiblement : l'exportation perd également 81 kT de déchets plastiques, de même que la mise en décharge (22 kT de moins) et la valorisation énergétique (12 kT de moins). Au contraire, 13 kT de déchets plastiques supplémentaires ont été orientés vers la transformation entre 2007 et 2010 ainsi que 26 kT en plus en "flux internes et autres destinations". La catégorie "négociants" qui gérait 5 kT disparaît tandis qu'apparaît celle "autres déchets" (7 kT).

Selon le document, la réduction de la collecte des déchets serait liée à la crise économique de 2009 : elle aurait provoqué une diminution de la demande en matière plastique et donc ouvert moins de débouchés pour les recycleurs et récupérateurs.

Si le recyclage des plastiques augmente sensiblement (+ 13 kT), il reste cependant encore modeste."La diversité des matériaux, comme la dispersion des acteurs, peuvent constituer un frein au recyclage des déchets et expliquer la faiblesse du taux de recyclage du plastique", analyse l'Ademe.

Concernant la nature des déchets plastiques recyclés, la majorité provient des déchets ménagers (40 %) et des chutes de fabrication (31 %). La proportion de ces derniers baisse cependant depuis 2002 (44% à l'époque). Les DEEE représentent 5 % des déchets plastiques, les VHU 5 % et les déchets du bâtiment 3%.

Réactions4 réactions à cet article

 

Bonjour à toute l'équipe de recyclage des sachets .Je voulais tout simplement dire que l'Afrique ressemble tout juste à un dépotoir.En tant que Président de l'Association pour le Protection de l'Environnement et le Développement Durable ( APEDD ) quelles techniques ou soutiens vous pouvez nous apporter pour garder un environnement SAIN au BURKINA FASO ?pourrez-vous nous trouver une association sœur pour une éventuelle correspondance ?.
AMICALEMENT....DIESSONGO.

Isidore | 20 juin 2012 à 12h23
 
 

Pour isidore
Pour avoir vecu deux ans au burkina (à bassemyam) vous avez raison sur le fait que de veritable catastrophes se prépare .Les sacs plastiques partout en "brousse" ne sont que la partie visible.
Que va t il se passer avec les miliers de montres également consommées dans le moindre village(montre qui ne coute que quelque euros et qui dure de deux semaine à 1ans.le devenir des piles au mercur jetées partout depuis maintenant plus de20 ans.........
La liste est longue.
La réponse d'amis burkinabés lorsque l'on aborde le sujet environnement:
L'environnement ,l'agriculture biologique sont des luxes que nous n'avons pas les moyens de nous offrir.Pour bien vivre demain on doit d'abord manger aujourd'hui.Deplus si les grandes leçons que donnent les blanc sont toutes commes celle concernant le DDT ,il vaut mieux parler d'autre chose (reproche fait par certain pour le DDT interdit dès 1977: supression du DDT pour evité quelque millier de morts de cancer.Certain africain prefere quelque millier de mort par cancer au lieux de quelques millions de morts du pallu ........ (pallu evité par utilisation du DDT contre les moustiques vecteur de cette maladie))...........
Tout est toujours relatif
Il est vrai que certain débat d'ici semble bien futil par rapport aux problème vecu tous les jours labas.

yanquirigole | 20 juin 2012 à 14h00
 
 

Bonjour Isidore, j'ai éffectué un stage au Togo l'année dernière avec pour thématique la gestion des déchets dans un village rural. Je voulais juste vous dire que j'avais vue des associations au Burkina qui fondaient les plastiques pour les agglomérer avec du sable et en faire des pavés pour les routes. Il y a aussi le gouvernement Togolais qui devait remplacer tous les sacs plastiques noirs par des sacs "biodégradables" blancs. J'ai pu en ramener quelques-uns et suite à de simples analyses ils se décomposent juste en plus fines particules, le problème reste le même.
Le gros problème que j'ai remarqué en Afrique de l'Ouest, c'est que ces sacs sont utilisés partout et pour tout, ils ne sont même pas très résistants, donc encore plus vite changés.
Une des solutions à plus long terme serait, étant donné une grande présence des cultures, des bioplastiques. Ils sont moins poluants mais attention pas forcément biodégradables, après il y a toujours le dilemne de l'utilisation des cultures.
Pour l'instant les solutions miracles n'éxistent pas, il n'y a que la sensibilisation et la prévention qui ont une petite influence sur ce gros problème en Afrique.
Bon courage.

Humanitaire | 20 juin 2012 à 14h53
 
 

bonjour je suis étudiant en master II à l'ESSEC de Douala option Entrepreneuriat je rédige en ce moment un mémoire sur le recyclage des déchets plastiques dans la ville de Douala et voudrais savoir si je pourrais avoir on line des mémoires qui ont été fait dans ce domaines la. Des publications et des chiffres sur le plastique merci.

kuntz | 25 octobre 2012 à 13h34
 
 

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