On peut imaginer à peu près ainsi ce que pourrait être le message à la France, entre autres, des autorités tuvaléennes , « in english of course , » dont le pays « des huit îles unies » (en fait devenues neuf) fait partie du Commonwealth et se situe dans le Pacifique à l’Est de l’Australie, relativement « pas loin » des îles Fidj.
« En tant que faisant partie des toutes plus grosses puissances économiques mondiales, vous, les habitants de la France, vous avez pris plus ou moins conscience de contribuer passablement à l’effet de serre qui risque, si ça continue, de provoquer d’ici un demi-siècle la submersion de nos neuf îles et faire des Tuvaléens les premiers « réfugiés climatiques ».
Nous vous demandons donc, relativement sereinement, sans agressivité et autres acrimonie superflues , de bien vouloir sans tarder prendre de mesures énergiques et réalistes à la fois pour limiter les dégâts afin, pour le moins, de proroger le délai de vie dans nos chères îles natales que les scientifiques nous accordent, et pour le mieux, de voir assez vite récupérer , pour nos jeunes générations et descendants, une partie du sol que la mer continue de nous enlever jour après jour, y compris en remontant du sol à l’intérieur des îles, limitant dramatiquement, à cause du sel, la surface nos terres cultivables. Sans pour autant utiliser des moyens techniques qui pourraient aboutir à un autre péril local et finalement planétaire ; car peut-être, en effet, que nous aussi, à Tuvalu, nous avons « récupéré » quelques atomes de Tchernobyl.
Mais il est normal que lorsqu’on revendique internationalement des droits, on commence par remplir nationalement ses devoirs, en montrant l’exemple. A fortiori si ce sont les mêmes devoirs que nous espérons voir assumer au plus vite par ceux que nous sollicitons réalistement.
C’est pourquoi la république de Tuvalu, avec une partie de son très modeste budget annuel (c'est-à-dire moins de 10 millions d’euros) et quelques aides, s’efforce
1/ de développer des énergies douces, à partir de ces déchets fermentescibles
2/ d’éco-gérer ses déchets. D’abord les déchets de notre modeste consommation quotidienne (en partie de style « occidentale »), y compris la partie fermentescible;puis, dès que possible, nos anciens déchets, c'est-à-dire outre, entre autres, nos vieilles voitures rouillées, ancêtres de nos environs deux cents véhicules automobiles actuels, les « cadeaux » que nous ont laissé les USA et la Grande Bretagne à l’issue de la guerre du Pacifique avec le Japon (1941-1945).
Puissiez-vous vite comprendre que, outre votre propre intérêt national pour vos efforts, ils présentent un grand intérêt vital pour les futurs premiers réfugiés climatiques de la planète Terre, si les pays riches ou en expansion économiques ne changent pas réalistement leurs pratiques de consommation quotidienne et ne cessent pas d’insulter l’intelligence et la solidarité terrestre »
Voilà à peu près ce qu’un « tuvaluphile » peut imaginer, n’engageant strictement que lui ici, à propos de ce que pourrait nous dire non seulement les autorités tuvaléennes s’occupant de leurs 11 150 concitoyens environs, mais encore le plus modeste Tuvaléen qui a impérativement besoin de compter sur vous.
Merci pour votre attention.
Association française ALOFATUVALU (Bonjour Touvalou) :
fanny@alofatuvalu.tv
Message déposé par Sprikritik constructif le 20/10/2005