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Actu-Environnement

L'agriculture raisonnée souhaite convaincre et être reconnue

Récemment officialisée en France, l'agriculture raisonnée peine à trouver sa place. Ses partisans cherchent désormais à prendre en compte la biodiversité dans leurs pratiques et ont ouvert le débat à l'occasion des 9ème rencontres du réseau FARRE.

Agroécologie  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com
L'agriculture raisonnée se définit par un mode de production basé sur une approche globale de l'exploitation qui intègre les aspects économiques, qualitatifs, sociaux et environnementaux dans sa gestion. Autrement dit, l'agriculture raisonnée cherche à prendre en compte de manière équilibrée les objectifs des producteurs, les attentes des consommateurs et le respect de l'environnement dans les pratiques quotidiennes.
Selon le Forum de l'Agriculture Raisonnée Respectueuse de l'Environnement (FARRE), ce mode de production est avant tout un état d'esprit auquel adhère l'agriculteur. C'est une démarche volontaire à laquelle l'agriculteur souhaite exercer son activité dans le respect de son environnement, de sa sécurité et du bien-être de ses animaux, en maîtrisant ainsi les risques.
Contrairement à l'agriculture biologique qui n'autorise aucun produit chimique de synthèse, l'agriculture raisonnée utilise les mêmes techniques et mêmes produits que l'agriculture traditionnelle mais si et seulement si cela s'avère nécessaire. Par exemple, l'agriculteur doit effectuer des analyses de sols précises et régulières pour évaluer la fertilité de sa parcelle et en déduire la quantité de fertilisants de synthèse nécessaire et suffisante qu'il devra appliquer.
L'agriculture raisonnée pousse ainsi l'agriculteur à s'améliorer constamment en fonction de son environnement et à se poser des questions sur les techniques qu'ils utilisent pour choisir les plus adaptées aux particularités de chacune de ses parcelles et de chacune de ses productions. Concrètement, l'agriculture raisonnée tient compte des spécificités naturelles locales.

À l'origine sans garanties ni contrôle, l'agriculture raisonnée est dotée d'un cadre officiel depuis mai 2002 en France à travers la loi dite « nouvelles régulations économiques ». Les décrets et arrêtés définissent plus précisément le cahier des charges de la démarche et le dispositif de qualification. En effet, le respect des exigences du Référentiel national de l'Agriculture Raisonnée donne droit à une reconnaissance qualificative par des organismes accrédités. Ce référentiel comporte 98 exigences nationales dont 43 sont réglementaires et porte par exemple sur la gestion des sols, l'irrigation, la santé des animaux ou encore la gestion des déchets. Ces exigences nationales sont complétées par des exigences territoriales pour répondre à des problématiques plus locales. Cette qualification est attribuée pour une durée de cinq ans si les résultats de l'audit montrent que l'agriculteur met en œuvre l'ensemble des exigences.

Fin 2005, 1149 exploitations étaient qualifiées principalement en Languedoc-roussillon (33,3%), en région Centre (15,8%) et en Aquitaine (9,2%). Ces qualifications concernent en majorité des productions de vigne et de grandes cultures (céréales et oléoprotéagineux). La méthode séduit progressivement mais la majorité des agriculteurs convaincus le sont pour le principe qu'elle véhicule. Ils avouent tout de même qu'elle présente certains bénéfices en termes d'efficacité d'organisation, d'anticipation de la réglementation et surtout dans le cadre de la Politique Agricole Commune (PAC). Désormais les aides de la PAC sont allouées en fonction du respect de certains critères dont la majorité sont déjà pris en compte dans l'agriculture raisonnée ce qui diminue les risques de non conformité par rapport à la PAC. D'ailleurs à compter de cette année les exploitations qualifiés au titre de l'agriculture raisonnée seront exclues de la catégorie des exploitations dites « à très haut risque » susceptible de se faire contrôler dans le cadre de la PAC.
Ainsi pour séduire les agriculteurs et augmenter le nombre de qualification, le FARRE compte sur ce point mais également sur l'incitation financière de 1000€ attribuée aux exploitations qualifiées qui a été accordée par le ministère de l'Agriculture et de la Pêche en octobre 2005.

Cependant, certains agriculteurs sont réfractaires à cette méthode. Dans un contexte économique très difficile, ils ne savent pas comment assurer la rentabilité de leur exploitation alors que la mise en œuvre de l'agriculture raisonnée nécessite du temps, de l'argent et ne permet pas un retour financier immédiat et suffisant. Alors que certains agriculteurs peuvent tenter d'augmenter leur prix de ventes pour équilibrer leurs finances, ceux qui appartiennent à un réseau de transformation et de distribution, comme les producteurs de céréales, sont menacés par la concurrence notamment étrangère.
De plus, la démarche manque de légitimité auprès des consommateurs. Les produits issus de cette filière ne sont pas mis en avant et ne bénéficient pas encore d'étiquetage adapté et reconnaissable comme c'est la cas pour la filière biologique. Il est donc très difficile pour certains agriculteurs de se lancer dans la démarche. Ne nous voilons pas la face ! il est de plus en plus difficile d'entraîner des acteurs économiques dans une attitude positive lorsque ces derniers constatent tous les jours que les signes négatifs s'accumulent, a précisé Bernard Guidez, président du FARRE, à l'occasion des 9ème rencontres FARRE de l'Agriculture raisonnée organisé mercredi dernier. D'un côté, nous fédérons les espoirs de tous ceux qui veulent engager un dialogue approfondi et qui nous presse d'aller plus loin et plus vite, de l'autre, nous cristallisons les critiques de tous ceux qui considèrent que l'environnement est une sorte de « science pure » qui ne souffre d'aucun compromis, a-t-il rajouté.

Néanmoins le débat avance et cette année les 9ème rencontres FARRE de l'Agriculture raisonnée se sont focalisées sur la relation entre l'agriculture et la biodiversité dans le cadre de la stratégie pour la bioversité menée par le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable. L'agriculture contribue à la diversité biologique par la sélection de races et de variétés, par la création d'habitats spécifiques mais il arrive aussi qu'elle la réduit en simplifiant les parcelles et les cultures ou en raisonnant insuffisamment son intensification, a expliqué, Bernard Guidez.
En effet, les relations entre agriculture et biodiversité sont complexes et ambivalentes. La diversité du vivant est le matériau de base de l'agriculture sans lequel il serait impossible d'obtenir des productions variées et adaptées à de nombreuses utilisations. Mais, la biodiversité est aussi une source de contraintes que l'agriculteur doit gérer : les mauvaises herbes, les ravageurs de cultures, les micro-organismes pathogènes, etc.
Certaines activités agricoles ont un impact favorable sur la biodiversité en participant à l'entretien des paysages et au maintien de la biodiversité des espèces domestiquées et sauvages comme l'utilisation de variétés locales ou le maintien de la faune et de la flore sauvages par l'entretien des forêts, des prairies et des haies. Parallèlement, d'autres pratiques agricoles, liées notamment à l'intensification de certaines productions, peuvent avoir des répercussions inverses : la réduction du nombre de variétés utilisées au bénéfice de quelques-unes à haut rendement et adaptées aux conditions de production ou l'utilisation de produits visant à protéger la production mais détruisant la faune et la flore sauvages.

Mais la biodiversité ne concerne pas que les agriculteurs. C'est un domaine qui nécessite une action commune entre les associations de protection de la nature, les agriculteurs, les parcs naturels régionaux, la population locale mais aussi les usagers de la nature comme les chasseurs, pécheurs ou randonneurs… Cette multitude d'acteurs ne facilite pas la tâche surtout que la problématique doit être gérée au niveau local en fonction des spécificités du milieu. Cependant des expérimentations sont en cours. Impulsé par la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), un programme mobilise actuellement 50 exploitations FARRE, 50 exploitations de la Fédération Nationale des agriculteurs biologiques et 50 de la FNCIVAM*. L'échange d'expérience entre toutes ces exploitations doit aboutir à l'élaboration de pratiques pertinentes pour améliorer la biodiversité comme la création de corridors biologiques. Alors que les pratiques agricoles ont trop tendance à uniformiser les paysages et isoler les populations, la mise en place de bandes enherbées ou la plantation de haies permet de recréer des liens entre les bosquets ou les forêts favorisant la circulation des individus et des espèces. Selon Bernard Guidez, les agriculteurs ont tout intérêt à s'investir rapidement dans une démarche de biodiversité en ne considérant plus la parcelle mais l'ensemble de l'exploitation comme une entité en lien avec son territoire.

Actuellement aucune exigence du référentiel national de l'agriculture raisonnée ne va dans ce sens, mais compte tenu des engagements de la France la réglementation risque d'évoluer et l'agriculture raisonnée se doit d'être toujours en avance pour conserver son intérêt.
Ces opposants utilisent d'ailleurs ce point pour l'accusé de ne proposer qu'une version améliorer de la réglementation avec des critères plutôt laxistes et de rester dépendante du lobbying des produits chimiques.

Cependant, elle a le mérite de sensibiliser progressivement les agriculteurs à des pratiques plus respectueuses de l'environnement. L'avenir dira si ce type d'agriculture aura servi de tremplin à des méthodes agricoles plus écologiques et durables ou si celle-ci, en devenant le standard de production de demain, se contentera de maintenir les problèmes environnementaux à une échelle acceptable, sans jamais vraiment les éliminer totalement.

Réactions15 réactions à cet article

 
Re:Evitons de dire n'importe quoi...

je t'aime kv14 pour toujours

ally50
 
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façade verte pour agriculture intensive

Est-ce un hasard si des firmes comme Rhône Poulenc financent le réseau Farre.?la démarche tend bien plus à donner une façade présentable à l'agriculture intensive, qu'à la remettre en cause. En Bretagne il y a moins de 20 exploitations en agriculture raisonnée contre plusieurs centaines en agriculture durable, réellement économes en engrais et pesticides. Mais personne ne parle de ces dernières, et évidemment elles n'intéressent pas les sponsors.

Riton
 
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Vous avez tort d'écrire sur ce sujet !

Bonjour,
Sur un site qui aurait pour vocation de défendre l'environnement, la nature, il est détestable de lire des articles faisant la promotion de l'agriculture conventionnelle par cette porte maligne qu'est l'agriculture raisonnable.
Vous n'apprécierez peut-être pas ce message mais il a le mérite de dire tout haut ce que nombre d'entre nous pensons tout bas.
Hervé.

Hervé | 14 janvier 2006 à 16h05
 
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Re:Vous avez tort d'écrire sur ce sujet !

Bonjour,

Etrange message que le votre...

Cet article ne fait pas la promotion de l'agriculture traditionnelle. Le fait de parler des difficultés rencontrées par l'agriculture raisonnée ne veut pas dire que nous estimons que l'agriculture intensive est meilleure... Vous avez du lire l'article bien rapidement avec une idée forte sur le sujet de sorte que vous ayez cru voir ce contre lequel j'imagine que vous vous battez.

De plus, le sujet de votre message me laisse vraiment perplexe. "Vous avez tort d'écrire sur ce sujet"... Pensez vous réellement que tout sujet ne soit pas bon à aborder ? Si tel est le cas, je vous rappelle que cette démarche à un nom : la CENSURE. Et la censure est pour le moins en contradiction avec l'idéologie véhiculée par le développement durable.

Terriblement étrange message que le votre...

Bien à vous

David Ascher | 15 janvier 2006 à 17h13
 
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Re:Vous avez tort d'écrire sur ce sujet !

Bonjour,

Dans ma grande naïveté, je suis encore et toujours étonnée de voir que certains n'acceptent pas les compromis. S'il est vrai que le militantisme est utile, il n'a de sens, à mon avis, que s'il finit par accepter un compromis qui permetrra d'avancer pas à pas. Les révolutions brutales laissent trop souvent des cadavres derrières elles.
Si les attentes et les exigences de la société en terme d'écologie, de conservation du patrimoine et de qualité de l'environnement sont légitimes, les agriculteurs sont aussi en droit d'assurer la pérennité de leur activité. Trouver un terrain d'entente qui montre l'écoute et la bonne volonté de chacun est un premier pas nécessaire pour créer un dialogue et pour des actions à venir plus ambitieuses.
Mais peut être suis-je encore trop naïve et mon bon sens donne à mon discours un goût d'innachevé pour certains. Toutefois, comme je pense que les proverbes sont les reflets de la sagesse populaire je finirais donc par "Rome ne s'est pas faite en un jour".

A bon entendeur

KWB | 16 janvier 2006 à 13h29
 
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Evitons de dire n'importe quoi...

Personne n'a tort ou raison de parler d'agriculture raisonnée ou de simplement faire le bilan de ce qui a pu être dit lors des rencontres de ce réseau FARRE.
Je ne suis ni "pour" ni "contre" le réseau FARRE et l'agriculture raisonnée. Je pense simplement que lorsque les responsables de ce réseau énoncent : "les agriculteurs ont tout intérêt à s'investir rapidement dans une démarche de biodiversité en ne considérant plus la parcelle mais l'ensemble de l'exploitation comme une entité en lien avec son territoire", ils font déjà un pas vers une amélioration des systèmes agricoles. Ils entament une démarche qui devra concerner l'ensemble des acteurs du monde agricole : agriculteurs et responsables des organisations agricoles, mais aussi toutes les filières agro-alimentaires et le consommateur "lambda" qui va faire ses courses (sachant que la clientèle des "hard discounts" ne cesse d'augmenter...)
Arrêtons de rendre l'agriculteur responsable de tout, chaque individu a son rôle à jouer...
Il y a quelques décennies, l'agriculture est devenue productiviste parce que le nombre d'agriculteurs s'est considérablement réduit et qu'il a fallu continuer à nourrir une population croissante... Aujourd'hui, le système doit évoluer vers une agriculture plus respectueuse de l'environnement... laissons les démarches s'installer et comme le disait justement KWB sur le forum, laissons les acteurs "trouver un terrain d'entente" pour arriver à "des actions à venir plus ambitieuses". Je pense que l'agriculture biologique est une forme d'évolution de l'agriculture qui existe actuellement, il me semble que l'agriculture raisonnée en est une autre et elle est tout aussi légitime.
On veut que l'évolution de l'agriculture nous mène à une agriculture DURABLE... ça ne se fera pas aussi vite que ça... il faut prendre en compte tous les paramètres de cette durabilité : économiques, sociaux et environnementaux... et ce n'est pas simple.

Alors, évitons de dire n'importe quoi... que chacun parle de ce qu'il connaît ou qu'il se pose des questions sur ce qu'il croît comprendre mais je pense qu'il faut éviter de se contenter d'avoir un avis lorsque l'on ne connaît pas suffisamment la problématique.

the rainet | 19 janvier 2006 à 13h24
 
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1/2 des exigences d'ordre réglementaires!!

43 exigences sur 98 que compte le référentiel national de l'africulture raisonnée sont réglementaires c'est-à-dire qu'elles doivent ou devraient être appliquées par l'ensemble des agriculteurs français. Le "label" d'agriculture raisonnée repose donc pour moitié sur le respect des règles européennes ou nationales. Je me questionne donc sur la pertinence d'une qualification qui repose en grande partie sur le respect de la loi !

lou | 19 janvier 2006 à 15h12
 
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Pour les gogos ?

Parler d'agriculture raisonnée, c'est admettre que notre agriculture hypersubventionnée ne l'est pas, voire qu'elle est franchement déraisonnable. Quand on voit ce que coûte la PAC, la moitié du budget de l'Europe, soit 400€ par européen et par an, sans parler des coûts de dépollution, déplacement des captages d'eau, etc., on se dit que LA MOINDRE DES CHOSES serait que notre agriculture soit effectivement raisonnée, par obligation.
Aucun autre secteur d'activité ne pourrait polluer autant sans obligation légale. Parle-t-on de cimenterie raisonnée, de boulangerie raisonnée, ou encore de textile raisonné ?
Je ne vois là qu'un constat d'échec de nos administrations face aux puissants lobbies agricoles et un moyen de faire passer la pilule auprès du citoyen, tout en marchant sur les plates-bandes de l'agriculture bio, à moindre frais, les contraintes n'ayant rien de comparable.
Quant à "prendre en compte les attentes du consommateur", c'est le B-A BA de toute activité marchande !

Bip Bip | 19 janvier 2006 à 15h32
 
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Re:Vous avez tort d'écrire sur ce sujet !

Tout à fait d'accord pour les compromis, Mais "l'agriculture raisonnée" ne veut quand même rien dire. Pour moi c'est tout simplement du bon sens paysan. Celui-ci a malheureusement trop souvent disparu. Merci Monsanto!

korrigan | 19 janvier 2006 à 17h12
 
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Re:façade verte pour agriculture intensive

"En Bretagne il y a moins de 20 exploitations en agriculture raisonnée contre plusieurs centaines en agriculture durable, réellement économes en engrais et pesticides."
Au moins FARRE a le mérite d'exister avec un cahier des charges bien défini. Que sont ces exploitations qualifiées selon les principes d'une agriculture durable?

yaours | 23 janvier 2006 à 23h45
 
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Re:Evitons de dire n'importe quoi...

Merci pour votre intervention que je supporte entièrement. Rappelons également que l'agriculture a été productiviste (avec des excès qu'il faut reconnaître) parce qu'on lui a demandé de l'être dans une France d'après guerre avec un objectif d'autosuffisance. Objectif atteint d'ailleurs, avec une population agricole en décroissance forte... et des techniques nouvelles.
Il est effectivement temps de penser à prendre ce qui est bien dans différents type d'agricultures, et FARRE en fait partie.

yaours | 23 janvier 2006 à 23h52
 
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Re:Pour les gogos ?

"Quant à "prendre en compte les attentes du consommateur", c'est le B-A BA de toute activité marchande ! "
Surprenant de voir que l'agriculture bio représente moins de 2-3% du marché français, incomparablement moins que l'agriculture traditionnelle ou celle prônée par FARRE. Le bio ne répondrait-il pas aux attentes du consommateur?

yaours | 23 janvier 2006 à 23h56
 
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Re:Evitons de dire n'importe quoi...

C intéressant pour Farre de vouloir etre le modèle d'agriculture française. Le problème est là aujourd'hui, il n'existe pas une agriculture mais "des" agricultures...N'appliquons pas les erreurs du passé en imposant un modèle unique et obsolète.
Une dernière remarque car je suis allé à ce forum.
La biodiversité selon Farre, et les grands groupes semenciers et de produits en tout genre, prend en compte la sélection et peut-être même un jour les OGM.
Et oui il travaille pour la biodiversité, ils ont réussit à multiplié le nombre d'espèces de tomates, maintenant il en existe même de couleur brune!Et avec les OGM ont aura davantage d'espèces.....

kv14 | 24 janvier 2006 à 12h42
 
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Re:Pour les gogos ?

C'est effectivement une bonne question. Le bio ne répond certainement pas aux attentes de tous les consommateurs qui, en France et contrairement aux pays nordiques, ne sont pas prêts à mettre le prix de leurs exigences environnementales, qui, pour eux ,relèvent des pouvoirs publics. En dehors de notre caractère latin, celà provient peut-être aussi du volume des prélèvements fiscaux en France qui nous place en position d'attente ?
Il y a d'autres raisons au faible développement du "bio" en France, contrairement à d'autres pays européens, pas forcément nordiques : le manque de professionalisme de la filière, le lobbying de l'agriculture traditionnelle (on y revient!) et, surtout, les circuits de distribution. Ceux-ci, considérant le bio comme un niche réservée aux écolos, n'hésitent pas à appliquer des marges colossales sur ces produits, les réservant de fait aux plus motivés.

Bip bip | 25 janvier 2006 à 22h03
 
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Re:1/2 des exigences d'ordre réglementaires!!

Et quel pourcentage des agriculteurs respectent déjà ces 43 points réglementaires??? Le problème est peut-être là, les agriculteurs ne respectent la loi que contraints et forcés, notamment quand on commence à parler d'argent. Et pourquoi pas respecter la loi de manière volontaire?

lara | 16 mars 2006 à 11h31
 
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