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De nouvelles études accusent la pollution atmosphérique

Le programme de recherche PRIMEQUAL vient de terminer sa deuxième session. Les résultats, présentés le mois dernier, donnent de nouvelles indications sur le comportement des polluants et confirment l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique.

Air  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com
   
De nouvelles études accusent la pollution atmosphérique
   
Depuis 1995, un programme de recherche inter-organismes, le PRIMEQUAL, vise à fournir les bases scientifiques et les outils nécessaires aux décideurs et aux gestionnaires de l'environnement pour surveiller et améliorer la qualité de l'air afin de minimiser les risques pour la santé et l'environnement. Il rassemble plusieurs communautés scientifiques concernées par la pollution de l'air et ses impacts : sciences physiques (métrologie, chimie, dynamique, météorologie…), sciences de la vie (biologie, médecine, épidémiologie, écologie…), mathématiques (modélisation, statistiques) et sciences humaines (économie, sociologie, psychologie…). Au cours de la première phase qui s'est déroulée de 1995 à 2000, environ 150 actions de recherche ont été soutenues pour un montant total d'environ 8 millions d'euros de crédits incitatifs. La seconde phase a débuté en 2001 et vient de se terminer. Elle comporte une vingtaine d'actions de recherche pour un budget d'environ 2,5 millions d'euros. Les travaux ont concerné à la fois l'identification des pollutions atmosphériques, les impacts sanitaires, les mécanismes toxicologiques, les méthodes de mesure mais également la perception des risques par la population française. Le projet POVA (Pollution des Vallées Alpines) par exemple, a été initié dans le cadre de ce programme à la suite de l'incendie du tunnel du Mont-Blanc en mars 1999, qui avait alors entraîné des conditions exceptionnelles de circulation dans les vallées de Chamonix et de la Maurienne. Les objectifs de POVA étaient de comparer la qualité de l'air des deux vallées, d'évaluer la part respective des différentes sources d'émission et de développer un outil de modélisation de la chimie atmosphérique permettant de réaliser des études de scénarios. L'ensemble des mesures entreprises confirme très largement la grande sensibilité des vallées alpines, parfois plus polluées que les grandes zones urbaines : les émissions y sont plus faibles mais dans ces sites où la topographie et la météorologie sont parfois très pénalisantes, les niveaux de concentration peuvent augmenter par accumulation. Selon cette étude, le trafic routier des poids lourds semble responsable d'une large part des concentrations atmosphériques mesurées aussi bien en Maurienne qu'à Chamonix. Cependant, l'influence d'autres sources est visible, notamment en ce qui concerne le chauffage individuel et plus particulièrement celui au bois, ainsi que les activités industrielles. Un des débouchés majeurs de ce programme a été la mise en place d'un outil de modélisation adapté aux vallées encaissées où une spatialisation fine des résultats est indispensable. Le projet GENOTOX'ER fait également partie du programme PRIMEQUAL parmi les nombreuses études dédiées aux impacts sanitaires de la pollution atmosphérique. Il avait pour objet de décrire l'exposition de populations urbaines aux particules atmosphériques et au benzène dans le but de procéder à une évaluation du risque de cancer. Menée à Grenoble, Paris, Rouen et Strasbourg, l'étude a permis de caractériser l'exposition à certains métaux et composés organiques cancérigènes présents dans l'air, selon les caractères des activités et les lieux de vie des personnes volontaires pour cette recherche. Elle a apporté des informations riches pour apprécier l'exposition de la population urbaine aux particules en suspension et à certains de leurs constituants et a révélé une hétérogénéité tant entre les villes qu'au sein d'une même ville. Ces informations vont être utilisées pour actualiser les conditions de la surveillance de la qualité de l'air et l'utilisation des données qui en résultent du point de vue de l'évaluation du risque sanitaire. Elle a également permis de confirmer que le trafic routier contribue de manière appréciable à la mortalité par cancer du poumon en France même si son impact est beaucoup plus faible que celui de la consommation de tabac. Une autre équipe de recherche s'est penchée sur l'utilisation des pesticides ménagers en milieu domestique, la perception des risques liés à cette utilisation par la population et son influence sur les comportements d'utilisation. D'après l'enquête tous les ménages, sans exception, utilisent des pesticides. Les insecticides, désinfectants, fongicides et herbicides sont les plus usités. Concernant les opinions et les attitudes, 83 % des personnes interrogées pensent que la pollution environnementale est très importante, 57 % pensent que l'environnement peut être préservé et se positionnent eux-mêmes comme acteurs principaux dans la préservation de l'environnement, 55 % se déclarent favorables à l'agriculture biologique et 48 % ne sont pas inquiets vis-à-vis des risques liés à l'alimentation. En outre, 47 % sont insatisfaits de l'information reçue à propos de ces problématiques. Pour 80 % des individus, l'utilisation des produits pesticides en agriculture est considérée comme un risque majeur pour la santé et l'environnement, bien qu'elle soit utile. A contrario, l'utilisation des pesticides ménagers dans les logements n'est pas un risque majeur identifié dans la vie de tous les jours. Les résultats de ce travail permettent de combler en partie l'absence de données. Ils sont dès à présent disponibles et utilisables pour les agences françaises en charge de l'évaluation des risques, notamment dans le cadre de l'élaboration des scénarios d'exposition aux insecticides. Le domaine de la pollution atmosphérique fait également l'objet de nombreuses recherches dans d'autres pays. Une étude récente publiée dans la revue Environmental Health Perspectives et menée en Corée du Sud vient de démontrer que la pollution atmosphérique augmentait le risque d'accouchement prématuré. Les chercheurs ont mis en évidence une relation significative entre l'exposition pendant le premier trimestre de grossesse à des taux élevés de particules PM-10, de dioxyde de soufre (SO2), de monoxyde de carbone (CO) et dioxyde d'azote (NO2) et les accouchements prématurés. 52.000 grossesses ont été étudiées entre 2001 et 2002 en se basant sur les caractéristiques des parents (age, lieu de vie, niveau social) et l'exposition aux polluants grâce à des modèles de dispersion de la pollution. Selon les chercheurs, les seuils à partir desquels un risque a été détecté sont plus bas que les normes mises en place par la plupart des pays à l'heure actuelle.

Réactions10 réactions à cet article

 
non à la pollution

il faut réduire le trafic automobile.
aménager des bus(gaz naturel),
ça baisserait la pollution .
n'oublions pas qu'un bus pollue
beaucoup moins q'une voiture

damien | 27 février 2006 à 12h01
 
 
Re:non à la pollution

bon, pour lancer le débat, je ne crois pas au bus qui polue moins,
du moins il faut m'en apporter la preuve.
d'autre part si nous voulons reduire la polution sans toucher au lobies routiers, il faut tout simplement imposer aux transporteurs le pot d'échapement à eau.Ce procédé utilisé sur des locomotives fuel qui circulent dans des endroits confinés (tunnel de 4,50m de diam) est tout à fait simple et fiable, le gaz d'échapement passe à travers un bac rempli d'eau et toutes les particules sont retenues il suffit de vidanger et de recycler, simple non?
alors la volonté elle est ou ?

gérard | 02 mars 2006 à 11h04
 
 
Coordonnées

Bonjour,

Je recherche les coordonnées de l'étude présentée dans l'aricle : " Pollution de l'air " - Publiée le : 24/02/2006
" De nouvelles études accusent la pollution atmosphérique ", de F LABY, présenté ici et réalisé dans le cadre de recherche "PRIMEQUAL ".

Merci.

Rpur | 02 mars 2006 à 11h56
 
 
Re:non à la pollution

Effectivement, le bus "pollue moins" qu'une voiture, en ce sens que une voiture est en générale occupée par au plus 5 personnes alors qu'un bus peut en transporter 50 ou 80 pour approximativement la meme quantité de polluants libérée. Donc imaginez que les gens empuntent le transport en commun que d'utiliser leur voitures; cela se traduirais par une pollution moindre mais aussi par un trafic routier allégé!

Ecolo | 02 mars 2006 à 12h15
 
 
Re:non à la pollution

Le remarque faite sur les pots d'echappement à eau me rappelle enormement des efforts faites pour reduire les risques de feu à côté des lignes ferroviaire pendant la période de domination des trains à vapeur.....des nombrables inventions et brevets ont été conçu pour refroidir les cendres volantes qui sortaient des chaudières des trains......bien sur, maintenant qu'on n'as plus des trains à vapeur, tout ces solutions au symptomes n'ont plus leur place.

Il fallait un "technological shift" vers des efficacités (en termes de carburant) vers le moteur à combustion intèrne........ Je pense que le pot d'echappement à eau (qui en soi est très simple et assez efficace) serra rendu obsolète avec l'addoption des nouveau moyens de production d'énergie mobile (PAC, moteur à air comprimé, ou carrément des piles beaucoup plus fiable). Serrait-il pas plus intelligent de dépenser des sous dans la mise au point de ces nouveau modes de propulsion ? En toute évidence, il va falloir s'y faire un jour ou l'autre.....

rufus | 02 mars 2006 à 14h59
 
 
Re:non à la pollution

Ce sont nos élus et gouvernants qu'il faut convaincre d'adopter des techniques et des technologies propres
Récemment , devant l'inquiétante utilisation des pesticides et fongicides dans l'agriculture françai
se et de la présence importante de ces résidus dans les fruits et légumes,un groupe d'étude à proposé comme mesure principale pour y remédier, d'instaurer une taxe sur ces intrants
Réponse de nos "chers" élus : pas
question.Les lobbies de la chimie ont encore frappé !!!
Aux urnes !!!

kin | 03 mars 2006 à 02h03
 
 
Re:non à la pollution

"Ce sont nos élus et gouvernants qu'il faut convaincre d'adopter des techniques et des technologies propres
Récemment , devant l'inquiétante utilisation des pesticides et fongicides dans l'agriculture françai
se et de la présence importante de ces résidus dans les fruits et légumes,un groupe d'étude à proposé comme mesure principale pour y remédier, d'instaurer une taxe sur ces intrants
Réponse de nos "chers" élus : pas
question.Les lobbies de la chimie ont encore frappé !!!
Aux urnes !!! "


Vous le dites vous même, ce ne sont pas les politiques qui font le fonctionnement d'une société aujourd'hui.. c'est principalement le marché.... alors aujourd'hui, notre meilleur arme pour un monde plus écolo n'est pas le bulletin de vote, mais nos achats!!!
achetez vert, bio, faites voir votre envie d'énergies plus vertes (notamment en sognant sur le site de greenpeace un engagement de changer de fournisseur d'électricité en 2007 (boycotter le nucléaire d'EDF et montrer vos envie d'électricité verte), rouler électrique ou au GPL, acheter des produits "commerce équitable"..
dès aujourd'hui il y a plein d'achats dans notre vie quotidienne qui peuvent être dès signaux forts en direction des industriels et donc du marché que nous voulons un autre mode de vie et de consommation! la demande créé l'offre.... la société est pourrie par ce système de marché, nous pouvons utiliser ses propres armes pour changer!!
Les industriels s'en tape des réglementations et de quelques taxes diverses... ce qu'ils veulent c'est faire du fric! Alors montrons leur qu'ils peuvent faire du fric en produisant vert! c'est carrément pas une démarche alter-mondialiste, mais c'est la seule qui fonctionnera!!!

greendays | 03 mars 2006 à 10h57
 
 
donc arrêtons de construire des incinérateurs

on constate les méfaits de la pollution atmosphérique et on veut toujours construire des incinérateurs, comme nos élus de la Communauté d'Agglo de Niort voulaient faire dans le Marais Poitevin.Nous avons su leur montrer leur erreur
Arrêtons partout ce type de projet que l'on nous présente toujours bizarrement comme valorisateur thermique et ecologique puisque répondant aux normes ( qui ne sont que des autorisations à polluer comme était l'utilisation "raisonnée" de l'amiante au temps du comité amiante).
Il est honteux que des scientifiques tel le Pr Bignon pour l'amiante ou le Pr Narbonne pour les incinérateurs aient collaborer ou collaborent encore à la persistance de ces pollutions ( sous couvert d'un pseudo-contrôle de celles-ci)

philippe | 05 mars 2006 à 16h44
 
 
Sans sujet

Pas de message

Anonyme | 19 mai 2006 à 19h14
 
 
poluant

si les incinérateur tu sa finira ossi par ns tuer dc c clair arreton les incinérateur

dine | 26 septembre 2008 à 15h05
 
 

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