Lors d'une journée organisée le 16 mars dernier à Rennes par l'Association d'initiatives locales pour l'énergie et l'environnement et l' ADEME, les intervenants ont débattu de la technique de
méthanisation qui permet de traiter les
déchets fermentescibles (effluents d'élevage, graisses,
boues urbaines et industrielles, déchets des industries de transformation…).
La méthanisation est un procédé de dégradation de la matière organique par une flore microbiologique en l'absence d'oxygène. Une installation de méthanisation nécessite la construction de deux fosses couvertes : un
digesteur dans lequel les
substrats sont déversés et une fosse de stockage. Un système de chauffage est installé au niveau du digesteur pour atteindre la température de 40 °C nécessaire à la libération du méthane. Afin d'optimiser la production de méthane, un agitateur brasse le
lisier.
La méthanisation à la ferme est quasi inexistante en France contrairement à des pays comme l'Allemagne, l'Italie, l'Autriche et la Suisse ou elle est plus répendue car liée à un prix de rachat plus important de l'électricité produite à partir de
biogaz.
Cette technique permet de transformer les
effluents en engrais organique plus homogène et de même charge azotée. D'une part, elle garantit la réduction des germes pathogènes et d'autre part les odeurs sont diminuées. La méthanisation favorise la production d'une énergie locale qui vient se substituer aux énergies fossiles.
Autre intérêt de la technique, le contrôle de la méthanisation permet de diminuer les émissions de gaz à effet de serre (
Méthane (CH4)) observées lors de la décomposition naturelle des déchets fermentescibles.