Pour répondre à cette question il faut deja expliquer que le méthane c'est ce qu'on appelle le gaz naturel. Ce gaz est présent en très faible quantité dans l'atmosphère terrestre contrairement à celle d'autres planètes, Jupiter par exemple.
Le méthane est un gaz à effet de serre (GES) puissant. Une molécule de méthane ''réchauffe la planète'' autant que 23 molécules de CO2.
IL existe un procédé pour récupérer le méthane issu de la fermentation de la matière organique en l'absence d'oxygène. On peut ainsi revaloriser les boues d'épuration, les déchets agricoles, la matière organique et le papier souillé de nos poubelle.
Lorsque l'on utilise le méthane à des fins énergétiques, cette opération rejette une molécule de CO2 par molécule de méthane ''brûlée''. De cette façon on fournit une énergie qui ne contribue pas à l'effet de serre naturel et qui même au contraire, s'il on peut dire, s'y soustrait. Le méthane obtenu porte souvent le nom de biogaz. Ce procédé c'est tout simplement la méthanisation. Un co-produit bien utile est aussi obtenu : de l'engrais organique. Des dépenses énergétiques importantes sont nécessaires à la synthèse des engrais. On fait donc d'une pierre plusieurs coups :
- On évite le gachis de matière organique
- On fournit une énergie quasi-neutre pour l'environnement
- On diminue l'effet de serre naturel (peu, mais les petits cours d'eau font les grandes rivières)
- On produit des engrais de façon plus respectueuse de l'environnement sans alourdir la facture énergétique
- On crée des emplois en faisant naître un secteur d'activité à l'échelle locale
Malgré tous ces aspects positifs, la méthanisation reste une réponse insuffisante face aux défis énergétiques et climatiques. La riziculture et le cheptel bovin, premier et second émetteur de méthane sont significatifs des enjeux et des ordres de grandeur avec lesquels il est nécessaire de composer.
Sinon il est tout à fait vrai que l'on peut se passer de manger de la viande. J'en mange très rarement et ne m'en porte pas plus mal. Certaine personne peuvent avoir des difficultés à assimiler le fer non-héminique (que l'on ne trouve pas dans le sang). Avec quelques repas carnés par semaine, ce problème n'en est plus un. Que ceux qui ne sont pas convaincu qu'une alimentation moins carnée serait préférable à l'environnement gardent quelques chiffres en tête* :
- les exploitations les plus efficaces du point de vue énergétique sont celles axées sur la production de végétaux (efficacité moyenne de 1,5 à 9,5 contre 0,20 à 1,9 pour celles axées sur la production de viande
- 55 % de la production de protéine végétale sert à nourrir le bétail
- un boeuf offre 12 fois moins de repas que ce qu'il a consommé
- 1 calorie/viande = 80 calories pétrole
- 1gr/protéine végétale complète (contenant tous les acides aminés essentiels) coûte 7 à 9 fois moins cher qu'une protéine animale
* Ces données concernent l'élevage dans un système productiviste type PAC. Les activités de pâturage ne sont pas concernées par ces données. Elles sont d'ailleurs insuffisantes en France.
J'espère ne pas avoir été trop long. Merci d'avoir lu jusqu'au bout.
Message déposé par cortex le 5/07/2006