Alors que cette semaine s'ouvre le sommet sur les changements climatiques à Bali, le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a plaidé le 3 novembre pour une nouvelle révolution industrielle ''verte''. Selon l'ONU, le Secrétaire général a prévenu que si les négociations s'enlisent du fait de l'ampleur et de la complexité des questions,
nous perdrons notre ressource la plus précieuse, à savoir le temps.
Nous devons convenir d'une feuille de route vers un avenir meilleur, assorti d'un calendrier serré pour produire un accord d'ici à 2009, a-t-il déclaré.
Il ne s'agit pas seulement de créer un monde plus propre, plus sain et plus sûr pour tous. Si nous nous y prenons bien, notre combat contre le réchauffement climatique mondial pourrait en fait ouvrir la voie à une transformation écologique de l'économie mondiale – qui favorise la croissance et le développement plutôt qu'elle ne les freine, comme le craignent beaucoup de dirigeants, a précisé le Secrétaire général.
Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) estime que les investissements mondiaux réalisés dans les énergies propres atteindront 1 900 milliards de dollars d'ici à 2020.
Ce qui pourrait servir de capital de lancement pour procéder à une reconfiguration générale de l'industrie mondiale, a souligné le Secrétaire général. La Chine devrait notamment investir environ 10 milliards de dollars dans les énergies renouvelables cette année, au deuxième rang derrière l'Allemagne.
Notre mission, à Bali et au-delà, sera de donner forme à la révolution mondiale qui se dessine – d'ouvrir la voie à l'ère de l'économie verte et du développement vert, a-t-il souligné.
R. BOUGHRIET
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