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Avec une augmentation de 23 % des ventes d'appareils en 2005, le marché du chauffage au bois domestique est en plein essor. En 2005, le marché des ventes d'appareils de chauffage au bois a dépassé les 430.000 unités contre 348.000 en 2004. Les particuliers commencent donc à envisager le bois comme une solution de chauffage central et non plus comme une énergie d'appoint. L'aspect économique est l'argument le plus convaincant dans le contexte actuel. Avec l'évolution du prix du baril, l'utilisation du bois est devenue intéressante pour assurer une partie du chauffage d'une maison, en particulier quand l'énergie principale est le fioul ou l'électricité. À ce premier avantage s'ajoute le fait que le bois constitue une énergie renouvelable. Sur l'ensemble de son cycle de vie, le bois entraîne moins d'émission de CO2 que les énergies fossiles classiques. Par exemple, selon une étude de l'ADEME, l'utilisation de bois en bûches entraîne l'émission de 40 g de CO2 par kwh restitué alors que l'utilisation du fioul émet 466g de CO2/kwh.
Mais si du côté de l'effet de serre ou du porte-monnaie les avantages sont non négligeables, la combustion du bois peut être à l'origine d'une pollution atmosphérique sévère tout particulièrement avec les cheminées classiques, dites cheminées ouvertes, mais aussi avec les poêles, inserts et foyers fermés antérieurs à 2000 qui ne présentaient pas à l'époque un rendement suffisant pour éviter certaines émanations. Le bois reste une source d'énergie brute, composée d'éléments complexes non raffinés (présence d'éléments divers sous forme de traces : métaux, chlore…) et sa combustion est à l'origine de polluants atmosphériques tels que les composés organiques volatils (COV) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Un niveau élevé d'émissions polluantes est donc le signe d'une combustion mal maîtrisée liée à l'utilisation de bois impropre à la combustion (humide, sale) et/ou d'un appareil peu performant ou vétuste.
L'enjeu aujourd'hui consiste donc à améliorer l'efficacité énergétique et environnementale du parc français. C'est pourquoi, afin d'orienter les actes d'achats vers des matériels performants, des labels qualité ont vu le jour aussi bien pour les équipements (label Flamme verte) que pour le combustible (certification NF Bois de chauffage) ou l'installation.
Concernant les installateurs, la marque « Qualibois », dédiée à l'installation d'appareils de chauffage domestique au bois énergie, doit permettre aux professionnels de mieux guider les consommateurs dans le choix de leurs équipements, à l'instar de la marque « Qualisol » relative aux installations fonctionnant à l'énergie solaire.
Sa gestion est assurée par l'association Qualit'EnR fondée début 2006 et qui regroupe la CAPEB (Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment), ENERPLAN (Association professionnelle de l'énergie solaire), l'UCF (Union climatique de France), l'UNCP (Union nationale couverture plomberie) et le SER (Syndicat des énergies renouvelables).
Basée sur le volontariat, Qualibois concerne les chaudières manuelles et automatiques de puissance inférieure ou égale à 70 kW alimentées par des biocombustibles comme les bûches, plaquettes, granulés et autres combustibles bois énergie conditionnés. L'appellation répond à un triple objectif : promouvoir et diffuser des bonnes pratiques d'installation de chaudières bois énergie, développer la qualité des services associés à l'installation de ces appareils domestiques de chauffage bois énergie (conseils, SAV, etc.) et conforter les consommateurs, clients particuliers, dans le choix d'un professionnel compétent. Ainsi, chaque entreprise Qualibois sera auditée une fois tous les trois ans.
Rappelons que la naissance de l'appellation QualiPV, pour le solaire photovoltaïque est quant à elle attendue pour l'été.
C.SEGHIER