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Actu-Environnement

Les pesticides, responsables de la baisse continue de la production de miel française

Le syndicat apicole Unaf pointe l'impact des pesticides néonicotinoïdes et réclame l'extension de leur interdiction à toutes les cultures et à deux autres substances "dangereuses" pour les abeilles : l'acétamipride et le thiaclopride.

Agroécologie  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com

L'Union nationale de l'apiculture française (Unaf), syndicat représentant 22.000 apiculteurs, a alerté le 11 février de la baisse de la production nationale de miel en 2013 "inférieure à 15.000 tonnes", en réitérant l'impact des pesticides sur les populations d'abeilles.

Un an après le lancement du plan ministériel pour une apiculture durable, il s'agit de "la récolte la plus faible jamais connue en France", a déploré Henri Clément, porte-parole de l'Unaf devant la presse. En 2012, elle avoisinait "les 16.000 tonnes". Soit la moitié de la production de miel de 1995, date de début d'utilisation de certains pesticides, dont les trois néonicotinoïdes (la clothianidine, l'imidaclopride et le thiaméthoxam) suspendus en 2013 par Bruxelles, a souligné le syndicat apicole.

Toxicité de l'acétamipride et du thiaclopride

L'Unaf estime que les pesticides utilisés, notamment sur le colza et le tournesol, sont "la principale cause" des pertes des colonies d'abeilles "intoxiquées". Auxquels s'ajoutent les conditions météorologiques "défavorables" de 2013 (froid, pluie) : "la miellée de printemps a été marginale et ridicule. Il n'y a pas eu de récoltes de romarin à cause de la météo", a précisé Henri Clément. Alors que les récoltes françaises ne cessent de chuter, les importations de miel sont, elles, en "forte hausse" : plus de 28.000 tonnes ont été importées en 2013 d'Asie du Sud Est, d'Argentine et d'Europe de l'Est, a indiqué M. Clément.

La mortalité des colonies (en hiver, printemps et été) "avoisine les 30% en France contre 5% avant 1995, liée aux pesticides et leur impact sur les troubles des abeilles", a de nouveau prévenu Sophie Duget, vice-présidente de l'Unaf.

Le syndicat apicole pointe la toxicité de deux autres insecticides néonicotinoïdes restés autorisés dans l'UE pour lutter notamment contre les pucerons. Il s'agit de l'acétamipride, matière active du Suprême 20 SG produit par Certis Europe utilisée pour traiter les fruitiers, et du thiaclopride, matière active du Protéus produit par Bayer utilisée sur les céréales (blé, avoine, colza, pomme de terre). L'Unaf a engagé une action en justice contre l'autorisation du Protéus pulvérisé sur colza (à base de thiaclopride et de deltamétrine). La substance est également autorisée sur de nombreuses productions fruitières et récemment, en traitement de semences du maïs (Sonido produit par Bayer), a rappelé le syndicat apicole.

Sur la base de travaux du CNRS, l'Unaf demande "le retrait par la France  de ces insecticides du marché" au nom du principe de précaution. Présent lors de la conférence de presse, Jean-Marc Bonmantin, chercheur au CNRS à Orléans (Centre de biophysique moléculaire) a dévoilé les résultats de travaux montrant que "la toxicité chronique de l'acétamipride et du thiaclopride est similaire aux trois néonicotinoïdes supendus" par Bruxelles pour deux ans, depuis décembre 2013.

M. Bonmatin a notamment analysé des échantillons de pollens prélevés à l'entrée des ruches pendant la période de floraison des pêchers de Jacques Freney, un apiculteur de la région Rhône-Alpes. "Depuis deux ans, j'essuie des mortalités hivernales égales à 30%. Mais en outre, je constate que, sur les colonies qui ont amassé du pollen au printemps sur les arbres fruitiers, 100% végètent, dépérissent et meurent dans les 9 mois qui suivent. C'est bien plus que les taux de mortalité auxquels j'étais habitué avant 2000 où la moyenne des mortalités hivernales sur mes ruches environnait les 7%, même avec la présence du varroa (un parasite, ndlr)", a expliqué M. Freney.

Le chercheur du CNRS a constaté que le pollen contenait 2,3 nanogrammes d'acétamipride par gramme de pollen (ng/g). Ce résultat "peut être rapproché des données concernant la toxicité des néonicotinoïdes, notamment lors d'expositions chroniques à faibles doses", a souligné M. Bonmatin.

"Mention abeilles" délivrée aux insecticides

L'Unaf a appelé l'Union européenne à revoir l'évaluation de la toxicité de l'acétamipride et du thiaclopride sur les abeilles par l'Autorité européenne de sécurité sanitaire des aliments (Efsa). D'autant que le 17 décembre dernier, l'Efsa a recommandé un abaissement des niveaux d'exposition aux résidus d'acétamipride, présents dans les aliments, qui, selon l'agence, peuvent "avoir une incidence sur le développement du système nerveux humain".

Dans une lettre ouverte envoyée le 10 février au ministre de l'Agriculture, le syndicat a demandé l'interdiction totale des néonicotinoïdes étendue à toutes les cultures, notamment les céréales à paille et les betteraves. L'Unaf a également appelé Stéphane Le Foll à renforcer le dispositif d'interdiction des pesticides en période de floraison, "en commençant par retirer la mention abeille octroyée aux produits reconnus comme dangereux pour les abeilles", a indiqué Olivier Belval, président de l'Unaf. Les pesticides Suprême 20SG et Protéus bénéficient de cette mention "abeille". L'Agence de sécurité sanitaire (Anses) a été saisie par le ministère sur la pertinence d'une modification de l'arrêté du 28 novembre 2003 encadrant cette mention. L'Unaf "attend avec impatience l'avis de l'Anses et demande la consultation du Comité apicole avant toute adoption d'un nouvel arrêté".

Menaces du frelon asiatique et des OGM

Concernant le frelon asiatique, ce prédateur nuisible a désormais "envahi les trois quarts de la France et passé nos frontières "notamment la Belgique, a précisé Olivier Belval. L'Unaf a appelé le ministre à reclasser le frelon asiatique en danger sanitaire de catégorie 1 et non plus en catégorie 2, "qui n'implique pas une lutte obligatoire coordonnée par l'administration", a souligné M. Belval. Le syndicat a demandé à Stéphane Le Foll d'autoriser par arrêté l'utilisation "pérenne" du dioxyde de soufre (SO2) ainsi que le "piégeage de printemps des reines fécondées" pour lutter contre le frelon asiatique.

S'agissant des OGM, M. Belval a déploré l'autorisation de la culture du maïs transgénique TC 1507 (société Pioneer) que pourrait prochainement valider la Commission européenne, suite au vote hier des Etats membres. "Ce maïs est jusqu'à 100 fois plus chargé en toxines que le maïs Monsanto MON 810. Il est également capable de résister à l'épandage d'un herbicide. C'est une mauvaise nouvelle pour l'apiculture française", a déclaré M. Belval, en demandant "le renouvellement solide de l'interdiction des cultures OGM en France".

En partenariat avec les organisations apicoles européennes Unaapi (Italie) et Epba (Allemagne), l'Unaf a également annoncé le lancement du label européen "Bee Friendly" pour promouvoir "les produits respectueux de l'abeille".

Réactions33 réactions à cet article

 

L'Unaf prêche pour sa chapelle d'incompétents, pour qui un bouc émissaire est bien commode.

Laurent Berthod | 12 février 2014 à 22h15
 
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Laurent Berthod, pourriez-vous développer ? je n'ai pas bien compris où vous voulez en venir.

Marion | 13 février 2014 à 09h39
 
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Laurent Berthod veut dire que les apiculteurs français sont des incompétents et les firmes chimiques sont les victimes des charlatans !!!

Marc | 13 février 2014 à 10h18
 
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Présentation du blog de M. Laurent Berthod:
"Les idées d'un blogueur politiquement incorrect. Comment pourrait-il en être autrement, je suis un vieil humaniste kantien et qui dit kantien, dit con et réac !!! Histoire des idées, épistémologie, progrès technique, agriculture intensive, distinction homme/animal, réchauffement climatique, religion et science, etc. : ce blog n’épargne aucune des bienpensances de notre monde postmoderne idéologiquement formaté par l’émotion médiatique."

Bref un sophiste des boulevards qui ne doit pas hésiter à parler de chose qu'il ne maitrise pas.

niko | 13 février 2014 à 10h44
 
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Laurent Berthod boit à tous ses repas une petit coktail de pesticides.
C'est ce qui lui permet de vivre, c'est son miel à lui ,sa drogue.
Ce genre d'addiction est bien sur très grave d'autant plus que cela ne se soigne pas.
Le mieux c'est le laisser déverser ses récurrentes lubies qui au fond nous amusent bien non ?

jms | 13 février 2014 à 11h13
 
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La pensée de M. Berthod est passablement embrumée par la haine viscérale qu'il ressent envers la nature, et son monde parfait sera celui du 19ème siècle (tout le monde ne peut pas évoluer) : une table rase dont il est Maître. Le Roi du Rien en somme.

Et si on suggérait à la Cour des Comptes d'examiner ceux des fonctionnaires qui tamponnent les autorisations de pesticides, externes ou dans des OGM ? Ce serait sûrement bien instructif...

Zoltan | 13 février 2014 à 11h49
 
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J'espère que les apiculteurs finiront par avoir gains de cause et qu'on supprimera définitivement ce genre d'insecticide.
Loin de moi l'idée d'imposer le bio, mais on a vu par le passé que certains produits étaient finalement très dangereux.

On a su le reconnaitre et je pense qu'il est temps que le reconnaitre pour ces produits cités dans l'article.

Quant à l'OGM usine à toxine ... je crains que plus le temps passe et plus les lobby nous l'imposerons.

Consommer local en connaissant le producteur et les produits restera la seul façon de s'en préserver et de préserver un modèle d'agriculture.

Bonne chance aux apiculteurs.

ps : a-t-on des données sur la mortalité des abeilles qui seraient élevées dans des secteurs sans ce genre de pesticides ? Parce qu'au bout d'un moment le meilleur moyen de trancher est d'avoir une population actuelle témoin en référence.

Terra | 13 février 2014 à 12h20
 
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Le problème de LB c'est que son discours "politiquement incorrect" est uniquement orienté vers l'écologie.
Il est plus facile de s'en prendre à l'UNAF qu'a monsanto

lio | 13 février 2014 à 12h37
 
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Ce qui est rigolo, c'est que pour les humanistes kantiens, l'affabulation comme quoi le loup serait responsable de la forte baisse de la production ovine française depuis 20 ans est parfaitement crédible.
Il ne s'agit alors là aucunement d'un bouc émissaire confortable pour dédouaner une chapelle d'incompétents...

Romario | 13 février 2014 à 20h18
 
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Je suis bien contente d'avoir posté ma petite phrase. Elle a suscité en réaction la publication d'un concentré de sottise humaine. En fin gourmet des productions dont est capable l'âme humaine, je m'en délecte. Le concentré est plus délicieux qu'un bouillon Liebig.

Laurent Berthod | 13 février 2014 à 23h23
 
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Un concentré de sottise?
Avant de jouer les trolls commencez par répondre à la question de Marion et ensuite essayez de répondre à Romario.

niko | 14 février 2014 à 09h44
 
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Je mets Rosario au défi de trouver sous ma plume l'idée selon laquelle le loup serait le responsable de la diminution de la production ovine.

Laurent Berthod | 14 février 2014 à 09h56
 
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Monsieur Berthod,

Les visiteurs de ce site ne perdraient pas autant de temps à réagir à vos provocations de cour de récré si vous n'étiez le triste marqueur d'une frange hélas importante de bipèdes incapables de comprendre que le bateau coule, et que ça amuse d'essayer d'élargir les trous de la coque.

Parce que je ne suppose pas encore que vous soyez de ceux que ça arrange - rassurez moi, vous ne touchez pas directement de dividendes des industries pétrolières, chimiques, pharmaceutiques, ou des machines agricoles ? Votre intérêt, c'est juste de faire le malin, hein ?

Ou plus noblement, vous voulez protéger un beau-frère appointé par la fonction publique, qui tamponne diverses autorisations sans trop y regarder parce que ça l'aide à construire sa piscine et là, on peut comprendre vos interventions - mais pas vous aider

Mais si c'est juste pour nuire, il y a plein de blogs sur www ou vous pourriez emmerder des gens occupés à traiter de sujets de peu d'importance. Mais les abeilles, elles sont des milliards de fois plus importantes que votre personne, voyez-vous...

Zoltan | 14 février 2014 à 11h44
 
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Heureux de constater que m. berthod reconnait que le loup n'est pour rien dans le délabrement total dans lequel se trouve la filière ovine française.
Ce qui est d'ailleurs confirmé par le fait que ce sont dans les régions où il n'y a pas de loups (Limousin, Centre, Auvergne, Poitou-Charente...) que le cheptel ovin a le plus diminué (entre - 50 et - 60 % en 20 ans).
Il évite d'être amalgamé avec ceux, pourtant directement responsables de ce marasme ovin, qui nous expliquent, sans rire, que le retour du loup entraîne la fin de l'élevage ovin.
Alors que la fin de l'élevage ovin a justement lieu là où il n'y a pas de loups...
Dont acte.

Alain Deloin | 14 février 2014 à 13h57
 
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Je préfère être un bipède incapable d'ingurgiter la propagande dont nous sommes quotidiennement abreuvés qu'un quadrumane qui tend la main pour recevoir ces cacahuètes qui empoisonnent les neurones de son cortex rabougri.

Laurent Berthod | 14 février 2014 à 15h09
 
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Abeilles et ondes électromagnétiques

Le hasard fait qulequefois bien les choses ! A la fin de cet article d'Actu-Environnement sur le sujet pesticides/abeilles, sous rubrique intitulée "Dernières actualités sur les abeilles", on renvoie à 3 reprises sur la question ondes électromagnétiques/téléphonie mobile... La raison semble en être que ces actualités font référence à une proposition de loi déposée par une députée nommée Laurence Abeille ! Coïncidence ? Peut-être pas : après tout, les pertes de colonies ont été observées à partir du début des années 90. C'est à ce moment-là que sont apparus les insecticides néonicotinoïdes qu'on accuse d'abeillicides. C'est aussi à ce moment-là qu'a débuté le développement fulgurant de la téléphonie mobile, et la saturation de notre environnement par les champs électromagnétiques qui en résulte. On peut dès lors se demander si ces ondes ne pourraient pas causer ou du moins contribuer à la désorientation des abeilles. Qu'en pensent les apiculteurs ?

PoilagraT | 14 février 2014 à 17h23
 
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Terra a écrit:
"a-t-on des données sur la mortalité des abeilles qui seraient élevées dans des secteurs sans ce genre de pesticides ? Parce qu'au bout d'un moment le meilleur moyen de trancher est d'avoir une population actuelle témoin en référence."

Je te réponds mais plus pour susciter d'autres réponses qu'autre chose car je n'ai qu'une toute petite xp d'apiculteur amateur dans un coin tranquille niveau agriculture intensive. Tout simplement je n'ai pas encore eu de mortalité.

Pour te répondre PoilagraT, il n'y a que Orange qui passe. Il est bien envisageable que les "ondes" soient un ingrédient du fameux "effet coktail".

Alors je le répète c'est juste mon expérience de petit amateur et ça n'a aucune valeur comparative ou scientifique ...
un peu comme certaine études sur les OGM après tout!

Don't feed the troll.

niko | 14 février 2014 à 18h44
 
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A l'attention de Marion et des autres....
Je suis apiculteur et agriculteur;
Ce que veut dire Laurent Berthod: L'UNAF, un des syndicats apicoles applique la simplification du discours " Boviste"(de J BOVE) "c'est la faute des multinationales".
Allant à contre courant de la communauté scientifique mondiale,pour l'UNAF une seule cause est responsable de l’hécatombe mondiale des abeilles: les pesticides .
Or,comment expliquer que cette mortalité touche toutes les régions et tous les écosystèmes: Montagnes,forêts,garrigues...loin de toutes cultures?
Nous ne pourrons avancer positivement dans la réduction de ces mortalités que si toutes les parties du monde apicole acceptent -sans idéologie partisane - de travailler ensemble.
Courage!

Kjbis | 14 février 2014 à 18h49
 
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C'est vrai que l'invective est immédiate dès que Laurent ose s'exprimer et c'est pour cela que j'ai envie de le soutenir; C'est plus fort que moi, je vais aussi me faire traiter de suppôt de Satan mais si ça peut déranger les curés de l'écologie qui sévissent ici, c'est un vrai plaisir.
Au fond, Poilagra me semble indiquer des pistes à ne pas exclure. Sans exclure, évidemment, les effets délétères des insecticides qui, comme leur nom l'indique...
Cordialement.

Albatros | 14 février 2014 à 19h15
 
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C'est une réflexion tout a fait pertinente que celle des ondes, sauf qu'on observe que les abeilles sont en meilleur santé dans les villes. On connait tous maintenant le "miel de Paris".

Pourtant il y a la pollution de l'air pourtant il y a énormément d'onde, mais surtout il y a pas ou peu de pesticides et beaucoup d'espèce de fleurs.

Mais il est intéressant de se pencher sur cette question.

Terra | 14 février 2014 à 23h50
 
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Je trouve consternant que des gens continuent à croire que le "Progrès" est TOUJOURS (c'est à dire dans tous les cas) bénéfique, le plus souvent il sert à nourrir les pompes à fric... : nucléaire, OGM, AGM, pesticides, ondes (on en reparlera) et j'en passe des meilleures... qui sont effectivement détenues par des lobbys, multinationales, etc... pour faire du fric à grande échelle.
Sous prétexte que c'est nouveau et "innovant" (le mot à la mode) ALORS c'est forcément bien... et l'Administration met TOUJOURS des plombes à réagir (ou non !), voire à baisser son froc parce que c'est trop tard (ecig par exemple). J'appelle ça "la fuite en avant" mais avec un bandeau sur les yeux... après la société, la nature et les générations futures en paient le prix fort.
Pour info, je suis scientifique depuis des années, et cette fuite en avant me dégoute de plus en plus, c'est le SCIENTISME. Bonjour les savants fous et les apprentis sorciers soutenus par des riches industriels et des politiques ignorants et véreux, pour qui nous sommes (les media aiment bcp ce terme devenu abject) DES CONSOMMATEURS, non plus des citoyens ou des clients...
Dehors les pesticides qui ne sont que du poison saupoudré sur de la nourriture. Comment faisions nous AVANT ?
Allons nous devoir polliniser chaque fleur de chaque arbre à la main comme dans certains coins de Chine ?
Ah mais non, un savant fou va nous inventer des mini-drones qui vont le faire ! et au passage obtenir l'autorisation de vol au mépris des gens

SF | 17 février 2014 à 10h28
 
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à SF qui se demande "comment faisions-nous avant ?". Ben à vrai dire on ne faisiat pas très bien : avant l'invention des pesticides, l'agriculture peinait à nourrir une population qui n'était que le tiers de celle d'aujourd'hui. Bien sûr, il n'y a pas que les pestides qui ont contribué à ce qui reste quand même un exploit de la part des agriculteurs, mais il reste quand même que leur contribution à la sécurité alimentaire a été, est et restera positive.

PoilagraT | 17 février 2014 à 11h34
 
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Comment faisions-nous avant.

Avant l'agriculture moderne (engrais, sélection, pesticides), il y avait des famines et des disettes. Encore au XIXe siècle en Europe - demandez aux Irlandais. Au XXe siècle c'est la révolution verte qui a fait disparaître la famine de beaucoup de régions du monde. Vive le progrès, à bas l'obscurantisme !

SF a la mémoire courte. Il devrait prendre des petits cours d'histoire.

Laurent Berthod | 17 février 2014 à 12h17
 
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Comment fait-on aujourd'hui? On destine 30% de notre production mondiale alimentaire au rebut... Entre famine et gavage, il existe certainement un équilibre qui mettrait fin à cette course au rendement!

AlexG | 17 février 2014 à 12h44
 
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@AlexG
On est parfaitement d'accord.

@PoilagraT
Petit syllogisme :
Sécurité = pesticides,
Pesticides = poison,
Sécurité = poison.
CQFD ???

@LB
Sachez que votre manichéisme et votre condescendance ne vous honorent pas.
Avec vous, tout est blanc ou tout est noir : "progrès" vs "obscurantisme". Vous êtes ridicule.
Sachez aussi que l'Histoire est un de mes "hobbies", voire même une passion. Et oui, un scientifique peut aussi s'intéresser à la culture. Nous apprenons BEAUCOUP du passé, contrairement à d'autres qui ont la mémoire (vraiment) courte ... Je pense donc que vous pouvez garder vos leçons :
- Nous parlions de la France, non pas de l'Irlande : le climat chez nous y est pas mal différent et cela nous donne une grande diversité.
- Nous sommes au XXI siècle, pas au XIX ni au Moyen Age ! Vous caricaturez à outrance. Je n'ai rien contre l'agriculture moderne : sélection, agronomie (école), recherche (INRA), bien au contraire. Utilisons les outils que nous avons, mais par pitié : pas de n'importe quoi. Et aussi, ne restons pas à la monoculture.
- Ce n'est pas la révolution verte mais bien la révolution chimique subventionnée par le plan Marshall après 1945. A défaut de nous administrer, les américains y ont vu l'opportunité de nous inculquer leur modèle agricole lobbifié.

L'agriculture, son but est de nourrir la population (la France, ses habitants) et aussi de faire vivre l'agriculteur et son milieu. Pas de faire du business et détruire.
Exigeons une agriculture raisonnée.

SF | 17 février 2014 à 15h07
 
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Mon cher SF,

Vous racontez n'importe quoi, du moment que ça rentre dans votre cadre idéologique préformaté.

Laurent Berthod | 17 février 2014 à 17h59
 
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L'histoire de 30 % au rebut c'est des calembredaines. La plupart de ce que les moralisateurs écolos appellent le gâchis c'est des denrées devenues inconsommables ou détruites faute de moyens de conservations (chaine du froid efficace, insecticides ou raticides pour les granges et les silos, etc.) Ce n'est pas du gâchis de l'homme riche et repu, c'est de la perte de produits précieux dans des pays pauvres fautes de moyen. Dans les pays riches, la conservation des denrées est aussi un problème qui n'est pas toujours facile à résoudre. Le truc jeté à la poubelle par le particulier pour date de péremption dépassée, c'est pas grand chose, et pour ce qui concerne les magasins, il est certain qu'ils font tout pour le minimiser, ils cherchent "à faire du fric" comme dit l'autre et chercher à ne pas perdre de l'argent est le début de la sagesse.

Laurent Berthod | 17 février 2014 à 18h09
 
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@ LB
"Vous racontez n'importe quoi..." vous me faites rire tant vous êtes pathétique ! Vous êtes percé à jour.
Sortez vous les doigts... élargissez l' horizon de vos sources et vous verrez. Renseignez vous, soyez curieux ou taisez vous. Et surtout arrêtez d'être béat d'admiration devant votre Dieu Progrès, cela vous fera du bien.

Je n'ai plus rien à vous dire.

SF | 17 février 2014 à 18h42
 
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Peu importes les raisons, que ce soit pour faute de moyen de conservation ou dépassement de la date de péremption, au final ces denrées finissent à la poubelle et c'est ce que je retiens. 30%...Je vous invite à vous rendre dans les restaurants collectifs, scolaires ou professionnels, afin de réaliser les quantités de nourriture gaspillées (supérieures à 30% dans nos pays "riches"). Je pense, au contraire de vous, que les pays développés sont bien moins attentifs au gâchi de nourriture que ne le sont les pays pauvres qui ne peuvent tout simplement pas se permettre ce "luxe"! Quant à savoir si le chiffre moyen de 20kg de nourriture jetés par an et par français est acceptable (179kg du champ à l'assiette!!!), je vous laisse le soin de répondre... La faute aux rats et aux insectes, très certainement...

AlexG | 18 février 2014 à 08h46
 
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Vous confirmez ce que je dis. 20 kg sur 170 c'est très minoritaire.

Laurent Berthod | 18 février 2014 à 10h38
 
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20 kg de nourriture jetés par an, cela fait 54,8 g par jour ou 27,4 g par repas. On voit l'ampleur du gâchis ! Non, mais, allo, quoi ! Nous pendrait-on pour des billes ? Sauçons nos assiettes, pour sauver le monde...

Laurent Berthod | 18 février 2014 à 11h03
 
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Bonjour,

Est-il possible de recadrer vos réactions sur l'objet de l'article, à savoir les abeilles ? Si vous souhaitez débattre du gaspillage alimentaire, vous trouverez des articles dans ce sens sur le site.

Merci pour votre compréhension
La modératrice

La modératrice | 18 février 2014 à 11h05
 
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AE semblé gêné par les propos de Laurent (contraire à la "ligne" éditoriale) mais la modératrice a raison en ce sens qu'on a un peu oublié les abeilles dans ce fil.
L'apiculteur Kjbis mérite d'être entendu dans le brouhaha.

Albatros | 18 février 2014 à 15h22
 
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