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Aéroports de Lyon : un plan de déplacement pour faciliter le recrutement

Pour notamment contourner des problèmes d'accès au site de ses salariés, Aéroports de Lyon a initié un plan de déplacement inter-entreprises. Son plan d'action est désormais concrétisé.

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Les entreprises de la plateforme de l'aéroport de Lyon viennent d'engager le programme d'actions de leur plan de déplacements inter-entreprises (PDIE), lancé fin mai.

Les motivations à l'origine de la démarche trouvent notamment leurs sources dans des difficultés liées au réseau de transport autour de l'aéroport et une volonté de poursuivre une gestion des émissions de dioxyde de carbone terrestres. Les émissions totales de l'aéroport ne sont aujourd'hui pas comptabilisées.

"Les entreprises de la plateforme sont confrontées à des problèmes d'accessibilité du site pour leurs salariés et donc des difficultés de recrutement pour certains postes", explique Marie-Christine Bernier, responsable du développement de l'intermodalité, à Aéroports de Lyon. Selon elle, "proposer d'autres solutions que les voitures individuelles peut être un atout pour elles".

Entreprises du fret, commerces, hôtels, restauration, SNCF, etc. : 17 entreprises (regroupant 43% des salariés) ont d'ores et déjà adhéré au PDIE. Chacune a sélectionné un référent qui anime la démarche. L'objectif final du plan serait d'atteindre 70% des salariés.

5.000 tonnes de CO2 émis par le déplacement domicile-travail

"L'aéroport émet 16.000 tonnes de CO2 terrestres par an dont 5.000 tonnes engendrées par le déplacement domicile-travail et les clients de la plateforme qui viennent prendre l'avion à l'aéroport, informe Lionel Lassagne, directeur Développement durable d'Aéroports de Lyon. Le PDIE viserait à réduire cette part. Il ambitionne de réduire de 5% les déplacements en voiture pour le trajet domicile-travail d'ici 2016. Sur les 5.300 salariés de la plateforme aéroportuaire, 95% utilisent aujourd'hui leurs véhicules.

Cette initiative s'inscrit dans une démarche plus globale de réduction d'une partie des émissions."Aéroports de Lyon a adhéré à un programme européen Airport carbon accreditation dont l'objectif final est la réduction des émissions de dioxyde de carbone terrestre, pointe Lionel Lassagne. "Nous visons à l'horizon 2020, le niveau trois + qui implique la compensation de la part résiduelle de CO2, hors transport par avion ", ajoute-il. La société compense une petite partie (140 tonnes) des émissions des salariés qui prennent l'avion grâce aux mécanismes de développement propre. Elle a également électrifié l'ensemble de ses appareils en stationnement.

3 initiatives prioritaires du PDIE

Echelonné sur trois ans, le plan d'actions du PDIE a sélectionné trois initiatives prioritaires. Tout d'abord, encourager les modes doux sur la plateforme avec le développement d'une flotte de vélos sur le site. Depuis deux ans, Aéroports de Lyon se penche au coté des communauté de communes sur l'aménagement des voiries piétonnes et cyclables. "Nous disposons aujourd'hui d'une soixantaine de kilomètres autour de l'aéroport et pouvons traverser intégralement le site en mode doux, hors zones réservées", précise Lionel Lassagne.

Le plan vise également l'amélioration des dessertes en transports en commun. Il souhaite renforcer les fréquences pour les lignes iséroises, développer une liaison régulière pour les rhodaniennes et proposer une solution type "transport à la demande" pour s'adapter aux horaires postées de certains salariés.

Enfin, fin octobre un site de co-voiturage en partenariat avec le département du Rhône a été lancé avec une page dédiée à la plateforme.

"La spécificité de notre plan - comme nous ne sommes pas dans l'agglomération lyonnaise - est qu'en plus de mobiliser les entreprises sur ces questions, nous devons avec l'aide des collectivités et un financement de l'Ademe, créer les outils du PDIE : les transports en commun, la desserte de la plateforme en vélo, etc.", souligne Lionel Lassagne.

Selon Marie-Christine Bernier, une autre des difficultés pour initier le PDIE, reste l'identification des référents dans chaque entreprise ainsi que trouver les leviers pour inciter le changement des comportements.

Les entreprises impliquées doivent également verser une contribution de 5 euros par salariés par an. "Pour le démarchage, nous avons dû réaliser une approche pas à pas, cela a été long : l'aéroport comprend près de 200 entreprises", note Marie-Christine Bernier.

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