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L'affichage environnemental favorisera-t-il les produits « Made in France » ?

Vignette retraçant l'impact écologique d'un produit, l'affichage environnemental pourrait se généraliser à l'automne. Reportage dans une entreprise de textile à Charlieu (42) qui a expérimenté ce label et en a fait un avantage concurrentiel.

Reportage vidéo  |  Sensibilisation  |    |  Actu-Environnement.com
L'affichage environnemental favorisera-t-il les produits « Made in France » ?

À la demande du gouvernement, 168 entreprises ont participé à l'expérimentation nationale sur l'affichage environnemental en vue de son éventuelle généralisationL'objectif: permettre au consommateur de choisir un produit en fonction de ses répercussions écologiques et faire ainsi un achat éclairé.

Impact sur l'eau, l'air, la biodiversité ou encore dépense en énergie, les entreprises ont dû se livrer à une collecte de données pour évaluer l'empreinte environnementale de leur produit pendant tout son cycle de vie. Une tâche compliquée étant donné la quantité d'information à recueillir voire parfois l'absence d'information sur certains aspects.

Des conditions environnementales de fabrication plus "propres" en France

Les Tissus Charlieu, en Rhône-Alpes, font partie des volontaires à cette expérience. Avec une cinquantaine d'entreprises du même secteur regroupées sous le nom d'Altertex, ils ont voulu prouver que l'affichage environnemental représente un avantage concurrentiel lorsque l'on fabrique en France. Soumises à des règles environnementales très exigeantes, les entreprises françaises pourraient en effet s'imposer sur un marché ultra-concurrentiel à travers un étiquetage écologique bien meilleur que les pays low cost.

A l'Etat à présent d'opter pour une législation suffisamment contraignante pour permettre au consommateur d'acheter "vert". Réponse attendue à l'automne.

Réactions10 réactions à cet article

 

L’affichage environnemental semblait difficilement accessible aux PME/TPE mais grâce au projet Altertex, nous avons montré qu’avec une formation, des bases de données et une solution informatique adaptées, les entreprises peuvent devenir autonomes et évaluer plusieurs centaines de références à très faible coût. Notre travail démontre qu’il est possible de parvenir aux objectifs suivants :
- Informer le consommateur (Distinguer les produits sur la base de leurs performances environnementales) ;
-Valoriser les processus de production les plus respectueux de l’environnement ;
-Eco-concevoir les produits textiles en optimisant les matières, les processus de production, et les filières d’approvisionnement ;
- Afficher les performances environnementales des produits de façon rigoureuse et transparente ;
- Fédérer les initiatives individuelles dans le cadre d’une démarche environnementale collective et constructive au sein d’une même entreprise ou en projet interentreprises.

Pour permettre la pérennisation et la diffusion de ce type d’initiative l’autonomie des entreprises, notamment des PME/TPE est un facteur clé. Elles doivent s’affranchir des consultants, rester propriétaires de leurs données et être en mesure d’intégrer systématiquement l’ACV à leur démarche qualité. Dans ce but Cycleco met à leur disposition une application web d’Analyse du Cycle de Vie – Spin’It)

CYCLECO | 06 septembre 2013 à 14h30
 
 

Pour vous répondre franchement, j'ose répondre "NON" à votre question. Le seul fait d'utiliser les mots environnemental, développement durable et autres sornettes marque le manque d'arguments solides pour la prmotion de n'importe quel produit. A vous de juger ( Paul Chérel

Paul Chérel - pas de pseudo | 07 septembre 2013 à 14h26
 
 

Merci pour la réaction de Paul que je trouve très saine. Il est grand temps de se réveiller et de prendre conscience que l'institutionnalisation du marketing "vert" est absolument inutile et ne profite qu'aux consultants opportunistes -marchands d'informatique adaptée- et autres green-washers.
On attend les mines antipersonnelles ou les kalashnilofs labellisées...

Albatros | 09 septembre 2013 à 09h40
 
 

Eh bien j'ose répondre OUI !
Oui, cela aidera les entreprises française car elles sont soumises (notamment pour le textile) à des normes environnementales lourdes et strictes.
Cet affichage permet simplement de le rappeler aux consommateurs. Lorsque vous achetez un produit chinois vous achetez un produit polluant.
Les écolos le savent déjà. Mais ce n'est pas eux qui consomme le plus.
Cet affichage marquera les esprits des bobo écolos qui eux, consomment bcp.
Au final, cela aidera les quelques entreprises qui produisent sur le territoire.
Quant à la kalachnikov, je doute qu'elle soit un jour labelliser. Il faudrait alors que la Russie se préoccupe d'environnement.

Terra | 10 septembre 2013 à 08h15
 
 

L'étiquette environnementale est un instrument d'institutionnalisation du green-washing et constitue une tromperie du consommateur. Ce dernier montre, à juste titre, une grande méfiance envers ces labels "verts" qui relèvent de l'autojustification et/ou d'une imposture du fait du lobby des consultants calculateurs de bilans carbone.
Oui, nous souhaitons consommer mieux et moins sale.
Non, nous ne souhaitons pas nous faire avoir par des aigrefins qui détournent une discipline très utile (l'ACV) pour procéder à un affichage abusif (l'ACV n'est pas un outil pour comparer des produits entre eux mais un outil pour améliorer la performance d'une entreprise en identifiant les points critiques dans une démarche de type Pareto.

Albatros | 16 septembre 2013 à 18h55
 
 

Sur cette question, l'objection d'Albatros n'est pas fausse car ce genre d'affichage sert aux escrocs (pas escrolos, juste escros) qui usent du green-washing pour vendre plus de saloperies... Mais pourtant, il faut bien que le consommateur souhaitant s'orienter vers une consommation plus responsable puisse le faire. En ce sens, Terra a tout à fait raison car l'aspect environnemental d'un produit n'est pas "des sornettes" ! C'est un moyen de diminuer notre emprunte tout en favorisant les entreprises (françaises si possible) qui jouent le jeux. Cela peut également être une forme de "labellisation" des marques françaises qui doivent respecter des normes plus contraignantes qu'ailleurs.

Reste juste à trouver un moyen de renseigner le consommateur sans permettre à n'importe quel pollueur de se "green washer". Si quelqu'un à la recette...

jujuniep | 20 septembre 2013 à 09h49
 
 

Je persiste dans mon rejet des étiquetages simplistes sur les produits de grande consommation (mis à part l'information sur la performance en termes de consommations qu'il faut quand même analyser finement: comment est-ce mesuré?).
Pour les étiquettes de vertu environnementale, je ne fais aucune confiance du fait de la totale opacité des modes de calcul. Je préfère approfondir ma connaissance perso de la manière dont c'est réalisé. Il me semble que l'éducation et la capacité de discernement des gens ne doivent pas être trompés par un label vert, aussi vertueux qu'il prétende être.

Albatros | 10 octobre 2013 à 19h54
 
 

Pas de recette miracle, juste de l'éducation, de la curiosité et de l'esprit critique. Surtout pas d'information digérée par des acévistes ou des communicants escrocs à partir de données manipulées: l'information digérée ce n'est pas bon. Pour mémoire, le produit d'une digestion, c'est de la merde comme les étiquettes vertes de Casino ou autre environnementeur.

Albatros | 10 octobre 2013 à 23h34
 
 

En fait le produit de la digestion ce sont les nutriments. Molécules alors facilement assimilables par l'organisme.
Les déchets de la digestion sont la merde.
Ici on peut donc dire que l'affichage environnemental donne quelque chose de beaucoup plus assimilable par l'organisme : les êtres humains.

Terra | 11 octobre 2013 à 09h24
 
 

Au-delà de l'image, une question: vous croyez vraiment qu'une étiquette comme celle de l'illustration donne un information fiable sur:
- la performance d'obtention d'un produit (tous impacts: eau, air, énergie, ressources, déchets, pollutions dans tous les milieux...) ET
- la performance d'usage du même produit (principalement énergie mais aussi tous les autres impacts lors de son utilisation jusqu'à sa fin de vie)
On se fout de qui là?
La meilleure "solution": des citoyens formés, éduqués, aptes à décider en connaissance de cause; pas des gogos à qui on fait gober qu'il est un "éco-consommateur" alors qu'on le prend pour un con-sot-mateur.

Albatros | 11 octobre 2013 à 11h31
 
 

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