La secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a reçu hier les représentants des associations Agir pour l'Environnement et de l'ANPCEN (Association Nationale pour la Protection du Ciel et l'Environnement nocturnes) afin d'évoquer les questions relatives à la pollution lumineuse tandis que la France connaît une vague de froid et pics de consommation .
Ce rendez-vous tombe doublement à pic en cette période de pic de consommation qui démontre par l'absurde l'importance d'une véritable campagne de maîtrise de l'énergie qui passerait évidemment par une réduction significative des points lumineux, notamment l'éclairage monumentale, les illuminations de Noël ou encore les éclairages des sites naturels et autres bâtiments publics et commerciaux, a déclaré Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'Environnement.
Selon les associations, chaque kWh supplémentaire utilisé pour l'éclairage en période de pointe de consommation aurait un bilan carbone égal à 600 grammes de CO
2. Aussi, d'après Pierre Brunet, Secrétaire de l'ANPCEN, la pollution lumineuse a crû de 30% en moins de 10 ans et
produit des effets énergétiques, climatiques et sur la biodiversité nocturne.
Alors que le projet de loi de transition environnementale dit Grenelle 2 a été présenté hier en Conseil des ministres, les représentants associatifs réclament
un engagement fort de l'Etat en matière de prévention et de sensibilisation afin que le gaspillage énergétique ne soit plus la norme et la maîtrise de l'énergie l'exception.
Agir pour l'Environnement et l'ANPCEN appellent à l'organisation d'une journée de la Nuit, dans le cadre de l'année mondiale de l'astronomie, afin d'amener le grand public à découvrir la voûte céleste et la biodiversité nocturne.
R. BOUGHRIET