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Actu-Environnement

Les Français toujours plus accros au bio

Près d'un Français sur deux consomme régulièrement du bio. Et l'offre semble suivre, du moins à court terme, puisque les surfaces certifiées ont augmenté de 9% sur un an, donnant une importance accrue à la filière.

Agroécologie  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com

"En 2013, les ventes de produits bio pour la consommation à domicile ont progressé de +9%", indique l'Agence bio, groupement d'intérêt public en charge du développement et de la promotion de l'agriculture biologique. Si bien que 49% des Français consomment des produits bio au moins une fois par mois, révèle la 11e édition du baromètre Agence Bio/CSA.

Ce qui permet à l'Agence d'affirmer, au moment où s'ouvre la 15e édition du Printemps Bio, que "le développement de la consommation de produits bio est une tendance de fond". En effet, "le marché est structurellement en augmentation, avec une croissance moyenne de l'ordre de 10% par an des achats par les ménages de 1999 à 2005", explique-t-elle. "En 2006, la croissance s'est accélérée. De 2007 à 2012, le marché a doublé". Ce qui laisse toutefois entendre qu'avec une croissance de +9%, la hausse s'est toutefois légèrement ralentie.

 
Les représentants du bio au sein d'Ecophyto Ségolène Royal et Stéphane Le Foll ont annoncé, à l'occasion du lancement du Printemps bio mercredi 28 mai, qu'il allaient prochainement signer un décret permettant l'entrée des associations de consommateurs, des représentants de l'agriculture bio et des régions dans la gouvernance du plan Ecophyto. La ministre de l'Ecologie a confirmé par ailleurs que l'agriculture bio serait représentée à part entière dans les comités de bassin.
 
Evolutions contrastées

"Les évolutions sont contrastées par secteur de produits et circuit de distribution", relève toutefois l'Agence bio. De 2012 à 2013, les taux de croissance les plus élevés en chiffre d'affaires ont été enregistrés par la vente directe (+17,2%), les artisans-commerçants (+14,5%) et les magasins spécialisés organisés en réseau (+12,4%). Les magasins bio indépendants ont connu une baisse de -2,3%. Quant aux grandes surfaces, elles ont connu une hausse inférieure à la moyenne générale (+6,5%) mais elle détiennent toujours la part de marché la plus importante (46,4%).

Si l'on considère maintenant les familles de produits, de 2010 à 2013, la palme de la croissance revient aux vins (+56%), devant l'épicerie et autres boissons (+36%), puis les produits "traiteur et surgelés" (+34%).

Nombreux sont les consommateurs qui font appel à plusieurs circuits de distribution. Certains produits sont en effet plus facilement achetés dans un circuit que dans un autre. Dans le secteur des fruits et légumes, 42% des ventes sont effectuées via les magasins spécialisés, devant les grandes surfaces (30%) et la vente directe (27%). Dans celui de l'épicerie et autres boissons, 51% des ventes sont effectuées en magasins spécialisés et 47% en grandes surfaces. En revanche, dans le secteur de la crèmerie, ce sont les grandes surfaces qui reprennent la main (67%) devant les magasins bio (24%) et la vente directe (8%).

"La vente directe est spécialement développée dans les secteurs du vin et des fruits et légumes, devant la viande (…) et les fromages et autres produits laitiers", indique l'Agence bio. Quant aux artisans-commerçants, leurs ventes portent majoritairement sur le vin, les viandes, le pain et la farine.

Perspectives de croissance

Les statistiques pourraient croître encore. En mars 2014, 24% des consommateurs de produits bio déclaraient avoir l'intention d'augmenter leur consommation au cours des six mois suivants et 71% de la maintenir.

D'autant que si la tendance 2013 se confirme cette année, la hausse des prix reste contenue. Elle a été la plus forte pour les fruits et légumes (+7% tout de même), et la viande bovine et ovine (+5%). Mais elle est restée modérée pour les volailles (+3%), la charcuterie-salaison (+2%), les produits de la mer (+3%), les produits "traiteur et surgelés" (+2%). Les prix ont en revanche baissé pour le lait (-5%), les produits laitiers (-1%), les œufs (-2%), les jus de fruits et de légumes (-2%).

L'enjeu de l'origine des produits

Les Français se disent par ailleurs très attentifs à l'origine des produits (58%), devant le mode de production (50%) et les contrôles (47%). L'enquête montre que 75% des produits bio consommés en France viennent de l'hexagone. La quasi-totalité des viandes, des volailles, des œufs, du lait, des produits laitiers et des vins en proviennent. Les importations concernent des produits exotiques (café, thé, cacao, bananes et autres fruits exotiques) et des spécialités gastronomiques étrangères, des produits peu disponibles en France (riz, produits aquacoles, agrumes, etc.), ainsi que "des achats relais de l'offre française et/ou des compléments de gamme" (céréales, fruits et légumes, etc.).

Face à ce souci de l'origine des produits et aux perspectives de croissance, la question de l'offre se pose. Les chiffres des surface certifiées bio sont rassurants. Ces dernières ont en effet augmenté de 9% entre 2012 et 2013, représentant environ 1,1 million d'hectares. "Le défi qui s'annonce pour la bio est celui du renforcement de la production pour répondre à la demande nationale et internationale", souligne toutefois l'Agence bio. En effet, "après une phase de conversion importante entre 2009 et 2011, qui a permis de réduire de manière substantielle les importations de produits bio, l'engagement en bio de surfaces et d'animaux entre dans une phase de consolidation", indique-t-elle. En d'autres termes, le nombre de surfaces en conversion ralentit et pourrait ne pas suffire aux besoins.

Le développement de l'élevage bio est aussi contrasté. Alors que les élevages de bovins, ovins et caprins continuent leur progression, ceux de poulets et de porcs sont en recul.

En termes d'acteurs, la filière comptait 26.500 producteurs en mai 2014 et 12.577 opérateurs en aval (transformateurs, distributeurs, importateurs) fin 2013. Economiquement, le marché des produits bio était estimé à 4,56 milliards d'euros en 2013.

Réactions26 réactions à cet article

 

Ces statistiques annuelles de l'Agence bio sont une insulte à l'intelligence.

Au fait, ça coûte combien, aux producteurs « bio » ?

Wackes Seppi | 31 mai 2014 à 00h21
 
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La définition de "bio" n'est pas précisée dans l'article (c'est dommage), il faut revenir à la définition générale : http://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_biologique
"(...)Méthode de production agricole qui se caractérise par l'absence d'usage de la chimie de synthèse".

Mais alors, une vache piquée aux hormones, vaccinée plusieurs fois et alimentée avec des OGM est-elle une vache "bio" ? Sa viande et son lait peuvent-ils être "bio" ?
Les bio-carburants (bio-éthanol) sont-ils des produits "bio" ? Quand on sait les dégâts sur l'environnement et quand on connait les quantités d'eau potable qu'il faut pour "faire pousser ce carburant" alors qu'au même moment on cherche l'eau potable et des surfaces cultivables pour NOURRIR la population... Est-ce vraiment le "carburant de la vie" ?
Le printemps bio est-il "bio" ?
Ca veut dire quoi "bio" finalement. On le met partout parce que c'est la mode, les gens pensent consommer "bio" mais savent-ils ce que c'est ? Quand ils annoncent acheter plus de "bio", est-ce pertinent ?

Il faut également se méfier de certaines enseignes qui présentent des emballages verts avec écrit "bio" dessus mais qui ne sont pas des produits respectant la charte de l'Agriculture Biologique. Seul le logo officiel "AB" garanti la présence de contrôles sur les méthodes de production du produit "bio".

Méfiez-vous des abus de langage qui sont légions chez nos dirigeants et nos médias. "Pays riche", "pays démocratique", "économique et social", "produit bio", ...

Zugzwang | 02 juin 2014 à 12h50
 
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Bonjour Zugzwang "Seul le logo officiel "AB" garanti la présence de contrôles sur les méthodes de production du produit "bio""? L'article ne le dis pas clairement mais je pensai qu'il ne comprenait que ce type de produits estampillés AB et excluait ceux avec juste marqué Bio dessus pour le marketing, ce n'est pas le cas?

ppoppo333 | 03 juin 2014 à 13h40
 
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@zugWang : depuis quelques années déjà la certification française AB n'est plus la seule il existe aussi la certification biologique européenne, les cahiers des charges ne sont pas les même mais me semblent personnellement meilleurs que les produits "conventionnels". Au fait que veut dire agriculture "conventionnelle" ? il n'y a pas de cahier des charges ? Es ce que ça veut dire que comme on fait ça depuis l'après guerre c'est moderne et donc très bon ?
Wackes Seppi nous expliquerai que c'est sans doute meilleur parce que ça produit plus avec moins de main d’œuvre, en fait ça fait rentrer du pognon, surtout pour des multinationales qui nous dessaisissement de l'intelligence à connaître la vie. C'est une stratégie de ces grandes entreprises régnantes de rendre le consommateur captif de l'environnement en lui faisant croire qu'il travaille pour lui (Véolia nous autorise à boire et fait disparaitre nos fientes, Monsento et Kraft Food nous permettent de manger la même chose sous cellophane du pôle Nord à Djibouti, GDF Suez nous vend l'énergie et entretiens la chaudière et Google fournit a la NSA mon post sur actu-environnement)

Bon tout ça pour dire que c'est bien que le bio se démocratise si il le fait avec intelligence et pas avec la même faim de pouvoir que le "conventionnel". L'objectif d'exporter bio est une hérésie, vive les paysans, bio si possible ...

chocard | 03 juin 2014 à 14h11
 
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@ppoppo333 : "L'article ne le dis pas clairement mais je pensai qu'il ne comprenait que ce type de produits estampillés AB et excluait ceux avec juste marqué Bio dessus pour le marketing, ce n'est pas le cas?"

Etant donné que l'article ne défini pas le mot "bio", il est impossible de savoir de quoi on parle. Si un utilisateur qui achète un produit de couleur verte avec écrit "bio" dessus affirme consommer du "bio" alors sa statistique vient gonfler les chiffres annoncés dans l'article. Je trouve ces statistiques complèement nulles (je reste poli) car il est impossible pour vous et moi de savoir de quel contexte nous parlons. Je vois difficilement l'intérêt d'un tel article.

Zugzwang | 03 juin 2014 à 15h52
 
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Bonjour,

L'enquête portait sur des produits portant les étiquettes AB et/ou le logo officiel européen qui répondent au même cahier des charges.

Cdlt

La rédaction | 03 juin 2014 à 16h19
 
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Les produits bio sont certifiés sans produits chimiques de synthèse, sans OGM sur tout l'ensemble de la filière et notamment en ce qui conserne l'alimentation animale. C'est un mode de culture régit par un cahier des charge Européen (le label AB est toujours accompagné du logo "feuille" européen, ils ont fusionnés en quelque sorte).
Je vous conseille de consulter le site de l'Agence Bio pour avoir une idée rapide du mode de production Bio: http://www.agencebio.org/quest-ce-que-la-bio
C'est important de parler des sujets en connaissance de cause et c'est vrais que nous sommes inondés de labels et d'information. Mais le bio a le mérite d'exister et de faire avancer les modes de productions alimentaires.

Jérôme | 03 juin 2014 à 16h25
 
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Du bio-carburant ?
ça existe ça ?
Ne serait-ce pas plus des agro-carburant ?
Et puis bio mais avec des graines du catalogue, les autres risque la tribunal.

Maurice | 03 juin 2014 à 18h58
 
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Le triomphalisme est un peu spécieux quand on connaît l'évolution des règles (cas du vin et de la vigne).
La bonne nouvelle est que, quand on les observe bien, les pratiques "bio" ne sont pas éloignées d'un bon "conventionnel": c'est plutôt normal et un consommateur ni con ni sot ni mateur se fera plus difficilement avoir par ces logos verts...
En tous cas, un régime qui requiert une "conversion" est une religion.

Albatros | 03 juin 2014 à 19h26
 
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@Maurice : Effectivement :

L'expression « agrocarburant » (du latin ager, le champ)», plus récente (2004), indique que le carburant est obtenu à partir de produits issus de l'agriculture. Elle est privilégiée par certains scientifiques, une partie de la classe politique française (à sensibilité écologiste) et des médias qui estiment que le préfixe « bio » est associé en France au mode de production de l'agriculture biologique et soupçonnent les industriels de la filière de profiter de l'image positive de celle-ci. Depuis le 17 mai 2013 c'est ce terme "d'agrocarburant" qui a été retenu par les parlementaires français pour transposer les différentes directives européennes. « Agrocarburant » est le plus souvent utilisé pour marquer la provenance agricole de ces produits, et la différence avec les produits issus de l'agriculture bio.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Biocarburant

L'article pointe lui aussi du doigt la problématique de l'étiquette "bio".

Zugzwang | 04 juin 2014 à 14h01
 
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Bon, alors parlons éthymologie:
Le préfixe bio est l'apanage des sciences du vivant, dont la médecine humaine: biologie, biochimie... biopsie,
Le préfixe agro est l'apanage des activités fournissant l'agriculture: agrofourniture (dénomination générique), agrochimie (engrais, amendements, fertilisants, insecticides...).
Ceci dit de la part d'une personne bio, comme vous, mes fonctions vitales sont issues de la biologie.
Haro sur l'appropriation politique du terme bio (comme de celui de l'écologie). Je préfère nettement la dénomination anglaise "organic" qui est plus exacte pour désigner ce qui est étiqueté "bio" en France car elle signifie que seules des fonctions "organiques" ou "naturelles" sont utilisées pour la production, la nature n'excluant pas l'emploi de nécessaires substances chimiques. C'est moins faux cul (cf. la liste des substances chimiques autorisées pour le "bio").

Albatros | 04 juin 2014 à 16h43
 
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"Mais alors, une vache piquée aux hormones, vaccinée plusieurs fois et alimentée avec des OGM est-elle une vache "bio" ? Sa viande et son lait peuvent-ils être "bio" ?" Eh bien non. Et si vous intéressiez plus au sujet en mettant de côté vos préjugés, vous auriez obtenu vous même l'information dans l'un des deux cahiers des charges.

Que les bio-sceptiques se renseignement avant de dénigrer une filière qui a le mérite de se poser des questions que le conventionnel n'ose même pas traiter. Et ne ressortez pas l'argument du prix svp, à moins que vous ne souhaitiez ré-aborder les nombreuses externalités environnementales et économiques induites par le conventionnel, que chaque citoyen paye au final, y comprit les consommateurs bio!

Quant à la "conversion", laissons la sémantique de côté, il s'agit tout simplement d'une période de transition entre les deux modes de production. Il n'y a pas de dogmatisme à voir là dedans, simplement de la logique. Tout comme le terme "organic" qui, je vous l'accorde, est plus approprié que "bio".

Rudy | 04 juin 2014 à 17h16
 
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Mais où Rudy va-t-il chercher tout ça? A aucun moment je ne me fais le chantre des horreurs qu'il dénonce.
Il se trouve que je m'intéresse au sujet et qu'il recèle une part d'arnaque et de tromperie non négligeable, tant pour les agriculteurs à qui on fait miroiter des revenus délirants (cas des producteurs laitiers à qui on fait croire qu'ils vendront du lait sorti de ferme au prix où on trouve ce lait bio des MDD) qui les mènent à la ruine, que pour les gogos qui croient le "bio" vierge de tout produit chimique (ce qui est un pur mensonge).
Le bio n'est pas la seule "filière qui se pose des questions" et le dénigrement est une des armes de ses thuriféraires qui ne supportent pas la contradiction.
Oui, je souhaite continuer d'aborder le prix, y compris les externalités environnementales dont le bio n'est pas exonéré: les haricots bio d'Afrique de l'Est, le sucre bio de canne du Paraguay, ils arrivent comment en UE à votre avis? Et comment sont payés les agriculteurs qui les produisent?
Il faut débattre de cela et pas se limiter à la simple haine de l'agriculture dite conventionnelle.

Albatros | 04 juin 2014 à 23h22
 
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@Rudy : "Eh bien non. Et si vous intéressiez plus au sujet en mettant de côté vos préjugés, vous auriez obtenu vous même l'information dans l'un des deux cahiers des charges."

Bonjour Rudy :) :)) ;))

Je vous remercierais de bien avoir la gentillesse de me parler calmement.

Pour vous répondre, je m'intéresse au sujet, ma présence sur se site, la lecture de l'article en question et mes commentaires en témoignent. Je suis également issu d'une formation scolaire dans le domaine agricole, option biologie/écologie/environnement/éducation socio-culturelle. J'ai présenté un sujet sur les OGM pour mon diplôme que j'ai bien réussi... Je m'intéresse au sujet, même si je n'en fais pas forcément une spécialité, comme on dit, chacun son domaine. l'AB est peut-être plus le votre que le mien, tout simplement.

Je n'ai aucun préjugé (je lis aussi les accords Toltèques...), vous conviendrez que je n'ai finalement fais que poser une simple question.

Zugzwang | 05 juin 2014 à 09h05
 
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@Rudy :

Je me suis quand même permis de chercher l'info car mon enseignement laisse trainer le doute sur la vaccination en AB mais un site semblant sérieux reste parfois peut accessible pour cette info :

http://www.ecocert.fr/reglementation-agriculture-biologique

En revanche, j'ai appris que :

"La vaccination (...) peut être effectuée de manière systématique (ex., vaccination contre la rhinotrachéite infectieuse bovine) ou, éventuellement, en urgence (par ex., épidémies de fièvre aphteuse)."

Source : http://www.eufic.org/article/fr/artid/Ensuring-safety-of-meat-vaccinated-animals-Europe/

"La prévention (alimentation, hygiène, logement, conduite) limite les principaux risques sanitaires. La vaccination est également autorisée en bio."

Source : http://www.fnab.org/index.php?option=com_content&view=article&id=13:la-reglementation-de-la-bio-bref-resume&catid=8:reglementation&Itemid=17

J'ai également eu une info concernant un éleveur en "bio" qui se s'est suicidé car on le forçait à vacciner ses vaches contre je ne sais plus quelle maladie ponctuelle et locale.

Alors Rudy, si vous pouviez me faire partager vos sources qui mentionnent littéralement que "aucun vaccin n'est autorisé en élevage bio", cela me rassurait un peu et comblerait mon ignorance. Merci d'avance.

En vous souhaitant une bonne journée.

Zugzwang | 05 juin 2014 à 09h06
 
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VACHE ! !
je ne pensais pas un seul instant que le fait de faire la remarque :
Ne serait-ce pas plus des agro-carburant ? (qu'il faut employer)
allait déclencher une telle logorrhée sur ce site !
Que de pinaillage !
En tout cas, ce carburant ne peut pas s'appeler « bio », il est peut-être fabriqué avec des plantes qui ont été gavées de produits chimiques.

Maurice | 05 juin 2014 à 11h21
 
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2 messages pour répondre à votre question sur les agro-carburant, on est resté soft je trouve.

Zugzwang | 05 juin 2014 à 11h40
 
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Albatros, vous avez raison de critiquer le green washing et les logo "écolo" qui fleurissent partout... et qui sont de l'escroquerie. Mais à quoi sert de pinailler sur le terme Bio ou de philosopher sur la conversion ?

Pour être provocateur, je dirais que le bio aurait pu s'appeler "sans saloperies chimiques et horreurs mutantes" ! Cela aurait été moins sujet à confusion, mais cela aurait été trop long...

Et la "conversion" aurait pu s'appeler "période d'épuration des sols empoisonnés par les saloperies chimiques sus-citées"... mais même problème : trop long !

Et où est le problème si le bio n'est pas 100% bio ? C'est un problème de filière, de coexistence autres les autres modes de production, éventuellement de fraude... Mais pas un problème de production bio en soit.

Et le problème du cout écologique des importations bio est un vrai problème, mais lié à la mondialisation et à l'éducation des consommateurs. L'étude montre d'ailleurs que la provenance du bio redevient un critère important. C'est plutôt positif !

Pourquoi donc jeter le doute sur tout un système de production, certes perfectible ? Il est amusant de constater que certains sont beaucoup plus prompt à dénoncer les amalgames et procès d'intention faits au conventionnel que envers la "bio"...

La haine, cher Albatros, elle est plus souvent du coté des anti bio, d'une rare violence avec ce mode de production. Ce fil est resté soft, ce n'est pas toujours le cas !

jujuniep | 05 juin 2014 à 13h30
 
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L'absence de produits chimiques pour les productions bio est un fantasme au moins équivalent au "gavage" évoqué et je maintiens qu'un "conventionnel" qui bosse correctement a un impact environnemental global moindre que nombre de "bio".
Enfin, l'utilisation de termes appropriés dans un débat, loin du "pinaillage", est une nécessité.
Côté haine et violence, je n'ai pas vu d'arracheurs de produits bio...
Côté arnaque, visitez une grande surface et son rayon bio...

Albatros | 05 juin 2014 à 17h35
 
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"Oui, je souhaite continuer d'aborder le prix, y compris les externalités environnementales dont le bio n'est pas exonéré: les haricots bio d'Afrique de l'Est, le sucre bio de canne du Paraguay, ils arrivent comment en UE à votre avis?" : il ne faut pas tout mélanger et être trop exigeant envers la bio. Elle n'empêchera pas les aberrations des consommateurs à acheter des produits venant de l'autre bout du globe et de préférer rémunérer un paysan en Afrique plutôt qu'en France. Après libre à chacun d'acheter des haricots bio d'Afrique de l'Est, personnellement je n'en consomme pas....et vous? Rien à voir avec le bio ici.

Pour Zugzwang, Bonjour : )
Concernant votre remarque, je la trouvais simplement poussée à l'extrême pour alarmer. Le RCR 889/2008 précise bien que les hormones sont interdites, tout comme les OGM, et que enfin l'utilisation de médicaments vétérinaires allopathiques chimiques de synthèse ou d'antibiotiques à des fins de traitement préventif est interdite.

Après effectivement on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, à savoir du bio discount et de la qualité, c'est comme tout. Il suffit juste d'être cohérent dans sa démarche et d'acheter les produits bio au plus près du producteur. La bio a seulement le mérite de reposer la question de l'alimentation en règle générale, et elle se heurte simplement à des années de retour en arrière de malle bouffe au prix le plus bas.

Rudy | 05 juin 2014 à 17h53
 
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"et je maintiens qu'un "conventionnel" qui bosse correctement a un impact environnemental global moindre que nombre de "bio"." : cela n'engage que vous! De quel impact environnemental parlez vous? De la dépendance aux engrais minéraux, aux phytos? Et connaissez vous "nombre de bio"? Savez vous au moins comment ils travaillent?

"Côté arnaque, visitez une grande surface et son rayon bio..." : et bien tiens, tout s'explique. Quand on est encore à faire majoritairement ses courses en grande surface, on est bien loin effectivement des valeurs de la bio. A savoir la juste rémunération du producteur, la consommation locale etc. Lisez vous au moins l'étiquette et la provenance du produit?

Les grandes surfaces fixent les prix d'avance, si vous ne vous alignez pas, votre produit ne sera pas en rayon. Alors comment voulez vous rivaliser avec des fraises bio du Maroc, moins chères que celles de Plougastel malgré le transport? Contre une main d'oeuvre bon marché payé 20€ la journée.. ne mettons pas tout sous le dos de la bio svp!

Rudy | 05 juin 2014 à 18h06
 
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@Rudy : Merci pour la source de la règlementation. Du coup, après lecture, je cite :

Article 24 : Traitement vétérinaire

2. Les produits phytothérapiques, les produits homéopathiques, les oligo-éléments ainsi que les produits énumérés à l'annexe V, partie 3, et à l'annexe VI, partie 1.1, sont utilisés DE PREFERENCE aux médicaments vétérinaires allopathiques chimiques de synthèse ou aux antibiotiques (...)

3. Si les mesures prévues aux paragraphes 1 et 2 se révèlent inefficaces pour combattre la maladie ou traiter la blessure et si des soins sont indispensables pour épargner des souffrances ou une détresse à l'animal, il est possible de recourir à des médicaments vétérinaires allopathiques CHIMIQUES DE SYNTHESE (...)

4. EN DEHORS DES VACCINATIONS, (...), les animaux concernés ou les produits obtenus à partir de ces animaux NE PEUVENT ETRE vendus en tant que produits biologiques.

Cela va l'encotre de ce que vous dites :

"Le RCR 889/2008 précise bien que (...) l'utilisation de médicaments vétérinaires allopathiques chimiques de synthèse ou d'antibiotiques à des fins de traitement préventif est INTERDITE."

Ma question n'avait pas pour but d'alarmer, c'était une question. J'ai certes pris un exemple extrême pour citer tous les cas spéciaux qui me venaient en tête. Il semble en effet que les hormones soient interdites. Pour les OGM c'est plus nuancé puisque les produits transformés à base d'OGM ne sont pas étiquetté (lécitines de soja pour l'alimentation humaine par exemple)

Zugzwang | 06 juin 2014 à 11h33
 
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Article 8

Origine des animaux utilisés en agriculture biologique

1. Lors du choix des races ou des souches, il est tenu compte de la capacité des animaux de s'adapter aux conditions locales, de leur vitalité et de leur résistance aux maladies. En outre, les races ou les souches d'animaux sont sélectionnées afin d'éviter certaines maladies ou problèmes sanitaires déterminés qui se rencontrent plus particulièrement chez certaines races ou souches utilisées en élevage intensif (...)

Article 9

Utilisation d'animaux non biologiques

1. Conformément à l'article 14, paragraphe 1, point a) ii), du règlement (CE) no 834/2007, des animaux non biologiques peuvent être introduits dans une exploitation à des fins d'élevage
uniquement lorsque les animaux biologiques ne sont pas disponibles en nombre suffisant (...)

Article 22

Produits et substances visés à l'Article 14, paragraphe 1, point d) iv), du règlement (CE) no 834/2007

1. Les matières premières non biologiques d'origine végétale et animale pour aliments des animaux peuvent être utilisées dans le cadre de la production biologique (...)

4. Les additifs pour l'alimentation animale, certains produits utilisés dans l'alimentation animales et les auxiliaires technologiques peuvent être utilisés dans le cadre de la production biologique

Zugzwang | 06 juin 2014 à 11h34
 
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Article 24

Traitement vétérinaire

2. Les produits phytothérapiques, les produits homéopathiques, les oligo-éléments ainsi que les produits énumérés à l'annexe V, partie 3, et à l'annexe VI, partie 1.1, sont utilisés de préférence aux médicaments vétérinaires allopathiques chimiques de synthèse ou aux antibiotiques (...)

3. Si les mesures prévues aux paragraphes 1 et 2 se révèlent inefficaces pour combattre la maladie ou traiter la blessure et si des soins sont indispensables pour épargner des souffrances ou une détresse à l'animal, il est possible de recourir à des médicaments vétérinaires allopathiques chimiques de synthèse (...)

4. En dehors des vaccinations, (...), les animaux concernés ou les produits obtenus à partir de ces
animaux ne peuvent être vendus en tant que produits biologiques.

Article 28

Utilisation de certains ingrédients non biologiques d'origine agricole dans la transformation des denrées alimentaires

Aux fins de l'article 19, paragraphe 2, point c), du règlement (CE) no 834/2007, les ingrédients agricoles non biologiques énumérés à l'annexe IX du présent règlement peuvent être utilisés dans la transformation des denrées alimentaires biologiques.

(source : http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/RCE_889_2008_cle0ecd18.pdf)

Je partage l'avis général, le "bio" est "mal" défini, la responsabilité et l'engagement de chacun (producteurs/consommateurs) reste certainement la meilleure solution pour demain.

Zugzwang | 06 juin 2014 à 11h37
 
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Albatros, il n'y a pas plus d’arracheurs de "bio" que d’arracheurs de conventionnel... Les arracheurs dont vous voulez parler s'attaquent uniquement aux OGM en plein champs, qui plus est planté en totale illégalité pour la dernière affaire en date. Les OGM n'ont rien à voir avec le conventionnel, donc ne vous servez pas de cela pour justifier cette sois disant haine.

Pour ma part je parlais de haine verbale exprimée sur ce forum par nombre de vos amis...

Et en parlant de phantasme, c'est quoi un conventionnel qui travail bien ? Quelqu'un qui n'utilise le chimique qu'en dernier recourt ? Qui travaille à la marge et non au rendement ? Qui met de l'azote en fonction du potentiel de la parcelle ? Qui utilise les TCS sans usage massif de roud up ? Qui n'arrache pas toutes les haies du secteurs ?

Oui des gens comme ça existent... J'estime que mon père est un "conventionnel" de cet ordre et qui ne croit d'ailleurs guère au bio. Mais c'est aussi le dernier des Mohicans et lui même est atterré de la tournure de son métier et de la bêtise crasse de la FNSEA.

Si les gens faisant leur boulot correctement, il n'y aurait pas de "haine" envers l'agriculture conventionnelle et le bio ne serait pas la seule alternative au tout chimique. Mais ça aussi c'est un phantasme ! Alors tant que le monde agricole ne connaitra que l'intensification comme modèle, continuons de soutenir le bio qui a le mérite d'exister.

jujuniep | 06 juin 2014 à 13h01
 
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Vous appelez ça " soft " tous les commentaires, tous même ceux qui ont suivit ?
C'est plus commenter pour le plaisir qu'autre chose !

Maurice | 08 juin 2014 à 05h49
 
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