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Cultures hors-sol : une solution acceptable pour revaloriser les friches urbaines polluées ?

Une ancienne décharge de remblais a été reconvertie en culture maraichère hors sol à Saint-Cyr l'Ecole dans les Yvelines. Les concepteurs du projet y voient un démonstrateur de "fermes en ville" reproductible sur d'autres terrains délaissés. Reportage.

Reportage vidéo  |  Agriculture  |    |  Marie Jo SaderActu-Environnement.com
Cultures hors-sol : une solution acceptable pour revaloriser les friches urbaines polluées ?

Le 5 septembre dernier, la communauté d'agglomération de Versailles Grand Parc et les fermes de Gally ont inauguré un "démonstrateur d'agriculture urbaine" sur un terrain qui surplombe l'autoroute A12 à Saint-Cyr l'Ecole dans les Yvelines. Ce projet a pour vocation de prouver que le foncier urbain ou péri-urbain délaissé peut être revalorisé en culture agricole hors-sol.

En effet, le site de 8 hectares a servi durant 25 ans de décharge de remblais avant d'être abandonné en 1996 par son propriétaire, un terrassier, puis livré à l'abandon et à des activités parfois illicites (braconnage, deal etc). Embarrassée par cette friche urbaine, la mairie de Saint-Cyr l'Ecole a incité les fermes de Gally à en faire l'acquisition et à le reconvertir.

Aidées pour moitié par des fonds publiques, l'entreprise et l'association le Vivant et la Ville ont ainsi choisi d'établir sur 3,5 ha une zone pédagogique, un espace pour location de jardins et une culture maraichère, le tout en hors sol.

Pourquoi le choix du hors sol ?

Les études préalables à la reconversion du terrain ont révélé des pollutions en hydrocarbures et en métaux lourds liées aux déchets de chantier. Une mise en culture directe fut dès lors déconseillée et le terrain imperméabilisé en vue de son nouvel usage : accueillir du public et produire des fruits hors du sol. Un hectare est à présent dédié à la production de tomates cerises, framboises et fraises qui poussent respectivement dans des bacs, des sacs de composts et sur des piquets. 20 tonnes de fruits devraient être produits chaque année et commercialisés en circuit court dans un périmètre de 20 km.

Qu'en est-il de la pollution souterraine ?

Si le public et les fruits sont à présents hors de danger grâce à la couverture du sol (du marno-calcaire issu d'un chantier voisin), qu'en est-il des risques en sous-sol, et sur la nappe phréatique en particulier ? Les bureaux d'études sollicités minimisent la quantité de pollution retrouvée et affirment que le site est éloigné des captages et en dehors de tout périmètre de protection.

La communauté d'agglomération de Versailles Grand Parc avance pour sa part des raisons de coûts. Une dépollution du sous-sol est, selon elle, beaucoup trop onéreuse et incompatible avec une activité agricole.

Réactions3 réactions à cet article

 

bonjour
très bon reportage comme toujours , mais il arrive parfois que les reportages ont 1 soucis "technique" lors de leur diffusion . le téléchargement se fait mal ou lentement . le curseur de diffusion se trouve coincer pour avancer . j'ai eu le même soucis avec le reportage avec les eaux de Marseille & celui des égouts .
je connais pas si d'autres personnes ont eu ce problème ??

jigsaw | 29 septembre 2014 à 17h31
 
 

Bonjour et merci de votre message,

Nous rencontrons en effet actuellement quelques soucis avec nos serveurs de diffusion vidéo. Nous travaillons activement pour résoudre ce problème.

Entre-temps, il est possible qu’en fonction de votre connexion et de votre fournisseur d’accès, la lecture du reportage soit ponctuellement interrompue. Nous en sommes désolés et tentons de résoudre ce problème au plus vite.

Cordialement,

David Ascher
Directeur de publication.

David Ascher | 29 septembre 2014 à 17h42
 
 

Bonjour,

Belle initiative pour récupérer de la place.

hélas, ce type d'agriculture reste polluant et le terrain en pâtira, de même que nos organismes humains.

En effet, les "engrais" et les sacs de compost semblent provenir tout droit de l'industrie chimique.

Et notre santé ne supporte pas longtemps ce régime.

Détrompez-moi, si vous le pensez.

Cordialement,

Michel.

michelloisseau | 07 octobre 2014 à 13h16
 
 

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