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Villes respirables : Ségolène Royal dévoile les 25 territoires lauréats de l'appel à projets

La ministre de l'Ecologie dévoile à l'occasion de la journée nationale de la qualité de l'air les 25 territoires lauréats de l'appel à projets "Villes respirables" lancé en juin dernier. Des initiatives particulièrement scrutées en plein scandale Volkswagen.

Infographie  |  Transport  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com
Environnement & Technique N°352 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°352
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"Faire émerger des mesures exemplaires pour l'amélioration de la qualité de l'air afin de garantir, dans un délai de cinq ans, un air sain aux populations". Tel est l'objectif que la ministre de l'Ecologie avait assigné à l'appel à projets lancé en juin dernier et dont elle dévoile ce vendredi 25 septembre les résultats, à l'occasion de la journée nationale de la qualité de l'air. Des résultats d'autant plus importants qu'ils interviennent en plein scandale Volkswagen, après la révélation de la fraude du constructeur allemand aux tests d'émission de polluants pour ses véhicules diesel mis sur le marché américain. L'appel d'offres a par ailleurs été lancé sur fonds de contentieux européen. Plusieurs agglomérations françaises dépassent en effet les seuils de concentration en particules et en dioxyde d'azote dans l'air ambiant.

Selon le cahier des charges, qui avait été dévoilé début juillet, l'appel à projets s'adressait de façon prioritaire aux zones couvertes par un plan de protection de l'atmosphère (PPA). Plusieurs conditions avaient été fixées par le ministère de l'Ecologie : le caractère intercommunal du projet, la création ou la préfiguration d'une zone à circulation restreinte (ZCR) où seuls les véhicules les moins polluants pourront circuler, la mise en œuvre d'au moins deux actions complémentaires portant sur les transports et la mobilité, l'industrie, l'agriculture, le logement, la planification et/ou des actions d'innovation.

735 communes concernées

Au final, 25 dossiers ont été retenus par le ministère de l'Ecologie, couvrant 735 communes et près de 15 millions d'habitants. Parmi ces dossiers, 20 collectivités sont sélectionnées "Villes respirables en cinq ans" et bénéficieront d'un appui financier et méthodologique de l'Etat et de l'Ademe. L'appui financier pourra aller jusqu'à 1 million d'euros par lauréat tandis que les collectivités se lançant dans la création d'une ZCR ou mettant en œuvre les actions les plus innovantes pourront bénéficier de prêts à taux bonifiés.

Ayant sans doute présenté des dossiers moins aboutis, trois collectivités sont désignées lauréates "en devenir". "Ces projets prometteurs bénéficieront d'un délai complémentaire pour être complétés, avec, si les collectivités le souhaitent, l'appui de la part des services de l'Etat et de l'Ademe", précise le ministère de l'Ecologie. Ce dernier propose enfin un "contrat local de transition énergétique" à deux collectivités qui ne réunissaient pas toutes les conditions de l'appel à projets.

Réactions4 réactions à cet article

 

Pourquoi les villes des DOM sont toujours exclues des analyses et statistiques ?
4 Communes de la Guadeloupe sont en dépassement de seuil permanent par la présence d'une usine de production électrique au charbon sans capture de CO², avec du SO² qui se transforme en acide sulfurique au contact de l'air humide en aggravation notoire par le phénomène de convergence intertropicale. De plus ces 3 villes sont à vocation touristique !

CLAUDIUS97 | 28 septembre 2015 à 11h01
 
 

Bonjour,
Les Dom ne sont pas ici représentés car ils n'étaient pas concernés par l'appel à projets. La question, qui s'adresse au ministère de l'Ecologie, est celle de savoir pourquoi ils ne l'étaient pas.
Cordialement,

Laurent Radisson Laurent Radisson
28 septembre 2015 à 18h37
 
 

Les Dom sont exclus de la plupart des statistiques, même pour les chômeurs, quant à la qualité de l'air, il est facile de faire ce genre de projection lorsque en même temps on coupe les budgets de AirParif,
Pas de contrôle = Pas de problème

Marc | 28 septembre 2015 à 21h48
 
 

Oui Marc, vous avez 200% raison, d'abord parce que les ASSQA, dont AIRPARIF, non seulement n'ont pas assez de moyens, mais de plus elles ne peuvent être certifiées au regard du doit européen et de fait une crédibilité qui pourrait être qualifiée de "douteuse". Il semble nécessaire de reprendre le statut des ces organisations pour leur permettre de lever des fonds avec des avantages fiscaux, qui pour une fois seraient parfaitement ciblés, afin d'assurer leur indépendance.

CLAUDIUS97 | 29 septembre 2015 à 11h16
 
 

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