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Barrages de la Sélune : le démantèlement n'est plus d'actualité

Eau  |    |  Marine CalmetActu-Environnement.com

Par un arrêté du 3 mars 2016, le préfet de la Manche, Jacques Witkowski, autorise les opérations de vidange et de gestion des sédiments du barrage de Vezins, situé sur la Sélune.

Cet acte intervient alors que la ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, rencontrait le 2 mars dernier les ingénieurs et le président de la société Valorem, candidate officielle à la reprise du barrage.

Les associations de défense de l'environnement et notamment l'association des Amis de la Sélune dénoncent une décision politique inverse aux recommandations scientifiques. Elles réclament que soient entrepris les travaux de démantèlement, une promesse du ministère de l'Environnement qui remonte à 2009, mais qui est restée lettre morte. Cette installation devait être déconstruite afin de procéder à la réhabilitation de la continuité écologique du cours d'eau, engagement pris au cours du Grenelle de l'environnement.

En 2014, Ségolène Royal avait toutefois annoncé vouloir étudier des solutions alternatives au projet d'arasement du barrage de Vezins. Malgré les conclusions du Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité (CSPNB) favorables à un démantèlement de cette installation, celui-ci ne semble plus d'actualité.

La société Valorem a annoncé une réunion en juin 2016 afin de préciser les contours du projet de reprise du barrage.

Réactions2 réactions à cet article

 

Encore une décision scandaleuse de celle qui se prétend ministre de l'écologie mais qui se contente d 'obéir aux lobbys :chasseurs ,routiers, promoteurs éoliens ,tous obtiennent ce qu'ils veulent .

sirius | 28 mars 2016 à 23h16
 
 

Je suis allé passer quelques dimanches aux barrages de Vezins et de la Roche qui boit, et à étudier les données techniques concernant le comportement des crues connues de la Sélune, le barrage de Vezins existant, et leurs effets potentiels après destruction de ce barrage.
A mon avis, les crues de la Sélune sont loin d'être anodines en cas d'épisodes pluvieux persistants ou, surtout, intenses et massifs, et le barrage de Vezin joue un rôle effectif pour "écrêter" les crues, c'est à dire retenir les eaux excédentaires à l'amont et les mettre en attente, permettant ainsi de modérer le niveau en diminuant le débit de la crue à l'aval.
La vallée d'aval est potentiellement inondable et les graphes et diagrammes fournis par les études de projet de destruction sont très discutables techniquement, selon moi, et de plus, n'ont pas suffisamment pris en compte l'aléa de crues plus puissantes, massives et rapides, que l'on aurait dû prévoir pour l'avenir et par précaution (Voyez le rapport "JOUZEL" sur le site METEO France).
Des lotissements d'habitation ont été construits dans la vallée d'aval, compte tenu de l'existence du barrage à l'amont, sur des emplacements qui alors pourraient être inondés si le barrage disparaissait.
La sécurité Publique constitue, de par la loi, une priorité et si elle doit être conciliée avec l'exigence (légale elle aussi) de la restauration de la continuité écologique, elle ne doit pas être ignorée et écartée avec autant d'apparente désinvolture.
Euplectes

Euplectes | 29 mars 2016 à 10h57
 
 

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