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L'Atlantique Nord pollué par les déchets plastiques

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Dans une étude menée durant 22 ans et publiée en ligne le 19 août dans la revue ''Science'', des chercheurs américains révèlent l'existence d'un dépotoir de déchets plastiques dans l'Atlantique Nord, comparable à celui observé à l'est du Pacifique.

L'étude a été menée par les scientifiques du Sea Education Association''(SEA), une organisation éducative et de recherche du Massachusetts, du Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI), institut mondial privé d'études océanographiques et de l'Université de Hawaï (UH).

Pendant 22 ans, les chercheurs ont réalisé 6.100 prélèvements. Plus de 64.000 débris en matière plastique - principalement constituée de polyéthylène et de polypropylène - ont été collectés. La plus forte concentration de déchets (principalement des bouteilles et emballages,…), transportés par le vent et les fleuves , se trouve à la latitude de la ville d'Atlanta en Géorgie au sud-est des Etats-Unis.

Toutefois, s'étonnent les scientifiques, la concentration de débris en plastique est restée ''stable'' durant les deux décennies de l'étude, malgré une augmentation des quantités de ces déchets produits sur la même période. Ces derniers s'interrogent sur le sort ''des débris de plastique manquants'' et émettent des hypothèses parmi lesquelles le plastique aurait pu de désintégrer en plus petits morceaux pour être pris dans les filets des chercheurs, ou être mangés par les planctons ou les poissons. ''Cela soulève la crainte que les animaux marins puissent être empoisonnés par des produits chimiques toxiques'', ont déploré les chercheurs.

Pour Joël Baker, ingénieur en environnement à l'Université de Washington Tacoma, ''c'est l'un des premiers rapports véritablement quantitatifs de l'évolution à long terme des matières plastiques dans l'océan''.

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L'Atlantique Nord pollué par les déchets plastiqu.

Dans un environnement me semble-t-il abrasif comme celui des milieux marins qui rend les organismes scléreux, associé à l'érosion éolienne,accéléré encore par le tourbillon; on peut envisager un scénario de forte dissolution due à cette agressivité accrue saline qui règne en surface de flottaison de ces petits détritus. Les polymères plus légers se comptent cette-fois parmi les plus petites particules et se seraient ajoutés aux millions de C.O.V. et aérosols que véhicule notre atmosphère ?

suvebete | 26 août 2010 à 16h43
 
 

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