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Actu-Environnement

Autorisation du maïs TC 1507 : quels recours pour la France, opposée à cette culture ?

Nouveau moratoire, recours devant la justice ou adoption du règlement sur la subsidiarité en matières d'OGM ? Alors que la Commission pourrait autoriser prochainement la culture du TC 1507, différentes voies sont étudiées pour l'interdire en France.

Agroécologie  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com
Autorisation du maïs TC 1507 : quels recours pour la France, opposée à cette culture ?

Alors que la Commission pourrait valider prochainement l'autorisation de mise en culture du maïs génétiquement modifié TC 1507, de nombreuses voix s'élèvent en France pour demander un nouveau moratoire avant la reprise des semis, fin mars. Le gouvernement, qui a fermement affiché son opposition à cette culture à plusieurs reprises, devrait soutenir la proposition de loi socialiste visant à interdire la culture de maïs GM sur le territoire français. Le texte sera examiné par le Sénat le 17 février et par l'Assemblée nationale le 10 avril.

 
Le Sénat adopte la proposition de loi en commission La commission des affaires économiques du Sénat a adopté, ce mercredi 12 février, la proposition de loi visant à interdire la culture de maïs GM.
Pour appuyer cette décision, la commission avance les "incertitudes qui concernent l'impact des maïs génétiquement modifiés en termes de biodiversité et de développement de résistance aux pesticides, mais aussi les difficultés de coexistence entre les différents types de culture et les conséquences sur le modèle agricole qui résulteraient de l'utilisation généralisée de ces semences". Selon elle, de nouvelles méthodes d'évaluation doivent être étudiées.
 

Fragilité juridique

Mais alors que le précédent moratoire sur le MON 810 a été retoqué par le Conseil d'Etat, cette nouvelle initiative française est-elle solide ? Non, estime l'avocat Arnaud Gossement sur son blog : "Sous réserve d'un examen approfondi, je ne suis pas certain que cette loi soit compatible avec les exigences du droit de l'Union européenne, la directive 2001/18 ne prévoyant pas de possibilité d'interdiction générale mais une procédure d'autorisation cas par cas des semences transgéniques. Inutile de rappeler qu'en cas de recours, le Juge administratif peut écarter l'application de la loi contraire au droit de l'Union européenne".

Dans un communiqué publié le 10 février, l'Union des grandes cultures (Orama), l'Union française des semenciers (UFS), l'Association des producteurs de maïs (AGPM) et la Fédération nationale de la production de semences de maïs et de sorgho (FNPSMS) estiment que "cette proposition de loi est délibérément contraire au droit communautaire et porte atteinte à la Constitution". Elles appellent donc les parlementaires à "refuser de voter une telle loi et saisir le Conseil constitutionnel si cette proposition venait à être votée".

L'adoption de cette loi pourrait donc être une mesure d'urgence pour empêcher les prochains semis mais ne serait pas une mesure de protection adéquate à long terme. D'autres pistes sont donc étudiées.

Vers des interdictions nationales de cultures

En effet, les ministres européens de l'Environnement devraient réétudier, en mars, la proposition de la Commission visant à laisser la liberté aux Etats membres d'interdire, sur leur territoire, la culture d'OGM pour des raisons autres que sanitaires ou environnementales. Une adoption de ce projet de règlement permettrait à la France de refuser la culture du MON 810 et du TC 1507 pour des raisons socio-économiques par exemple. "Une évaluation indépendante et de longue durée de tous les impacts sanitaires, environnementaux et socio-économiques des OGM doit absolument être réalisée. D'ores et déjà, on sait qu'ils ne peuvent coexister avec les cultures conventionnelles et biologiques, ni avec l'apiculture", analyse la Confédération paysanne.

Autre solution, mais plus longue : un recours devant la justice européenne. En décembre 2013, le Tribunal de l'Union européenne a annulé l'autorisation de mise en culture de la pomme de terre Amflora, estimant que la Commission n'avait pas respecté la procédure, en n'ayant pas soumis aux comités compétents ses avis modifiés.

Réactions62 réactions à cet article

 

M. Gossement, tout comme Orama, etc., a raison.

Cette proposition de loi – téléguidée – a pour seul objectif de gagner un an ou deux, le temps que le Conseil constitutionnel l'invalide.

Quant à la proposition de la Commission visant à laisser la liberté aux Etats membres d'interdire, sur leur territoire, la culture d'OGM pour des raisons autres que sanitaires ou environnementales, il faudra que ces raisons soient valables au regard de la Constitution et du droit.

L'eau n'a pas fini de couler sous les ponts.

Pendant ce temps, l'Europe qui interdit à ses agriculteurs de bénéficier du progrès technique incorporé dans les PGM actuellement sur le marché – « les » devant s'entendre comme ne signifiant pas nécessairement : « toutes les » – importe par milliers de tonnes les maïs, soja, etc. GM.

Pendant ce temps, la filière des variétés et des semences européenne, ou bien se rabat sur un marché en voie de muséification, ou bien délocalise sa recherche de pointe aux USA ou en Argentine, pour le plus grand profit des agriculteurs de ces pays, qui seront les premiers bénéficiaires des fruits de cette recherche.

Que c'est beau de mettre une photo provocatrice de Greenpeace devant la Tour Eiffel... demandez leur s'ils s'opposent aux OGM aux USA... À part pour eux-mêmes, pour qui travaillent-ils ?

Wackes Seppi | 12 février 2014 à 15h48
 
 

Quel est donc l'avantage procuré par les OGM mis à part de nous faire avaler le pesticide intégré dans la plante ou de balancer d'avantage de Roudup sur les champs. Avec un peu de chance, il y a bien un "intelligent" qui va réussir à rendre toxique une ou deux des quelques céréales que les humains utilisent...

JCC | 12 février 2014 à 21h18
 
 

Le maïs TC1507, comme le MON 810 sont des maïs permettant aux agriculteurs de faire l'économie d'insecticide. C'est la seule raison pour laquelle ces agriculteurs sont prêts à payer leurs semences plus cher.

Certains évoquent pour les OGM une possibilité éventuelle de probable toxicité hypothétique dans certaines conditions, jamais montrée depuis 15 années d'exploitation de ces semences, mais jamais expressément contredite d'après quelques scientifiques. Cette improbable hypothèse empêcherait l'économie certaine d'insecticide dont la toxicité ne fait aucun doute.
Autrement dit, les oppositions aux OGM rendent l'utilisation des insecticides obligatoire. Surprenant de voir une telle politique qualifiée d'écologique.
Si un agriculteur voulait se mettre en norme ISO 14000, il devrait utiliser "la meilleure technologie disponible", et puisqu'il existe des variétés permettant de ne pas utiliser d'insecticide de synthèse, il devrait s'interdire d'utiliser ces insecticides ... en semant du MON810 ou du TC 1507.

VD69 | 13 février 2014 à 02h02
 
 

Vous me faites beaucoup rire, continuez !

Le progrès, si vous reprenez votre dictionnaire, est synonyme d'amélioration ! On en est très loin ici en muselant les petits producteurs et en les enfermant dans une démarche fabriquée par les lobby !

Claude | 13 février 2014 à 08h24
 
 

Greenpeace travaille pour nous et les générations futures! Assez de manipuler la nature; on voit les conséquences de toutes ces dérives aujourd'hui et qui vont s'amplifier!

JJ | 13 février 2014 à 09h05
 
 

@JJ
greenpeace travaille pour vous et les générations futures ?

S'il est une certitude, c'est que "greenpeace" se conduit en "criminel" depuis des années en Asie en faisant tout pour retarder la mise en marché du riz doré qui pourrait supprimer la carence en vitamine A de ces populations (plusieurs millions de morts par an !)
Pour nos populations, retarder la culture et la consommation de maïs GM Bt nous conduit à être exposé de manière supérieure au risque cancérigène avéré des mycotoxines (dont tout le monde se garde bien de parler, mais c'est normal, ces gens là ne savent même pas que ces toxines existent) en continuant à manger du maïs conventionnel !

Vraiment greenpeace ne peut aucunement être une référence à ce dossier sur lequel il ne comprenne rien depuis l'origine ! c'est devenu une secte !

Autrement ... quelles conséquences néfastes des OGM ?
pouvez vous en citer ne serait ce qu'une seule ? (ne faites pas un copié/collé des pseudo-arguments mensongers de greenpeace, évidemment).
quelles dérives ?
quelles amplifications ??

Depuis que l'homme existe, il n'a cessé de composer avec son environnement (et non de manipuler la nature !!!!, d'abord : la nature, elle n'existe pas !).

gattaca | 13 février 2014 à 10h15
 
 

La nature n'existe pas !! Vous pouvez développer Gattaca

lio | 13 février 2014 à 11h02
 
 

M./Mme VD69 a répondu à M./Mme JCC, mais je voudrais ajouter quelques points.

1.  Les maïs TC1507 et MON810 produisent une molécule qui est, sur le plan chimique, une protéine et, sur le plan technologique, une toxine pour les ravageurs cibles (pyrale et sésamie). Cette protéine-toxine est entièrement digérée par les animaux supérieurs. Risque pour l'Homme : zéro (sachant toutefois qu'une absence de risque ne peut pas se prouver, tout comme l'inexistence des fantômes).

2.  Cette toxine n'est active que sur des espèces bien identifiées qui, de plus, doivent s'attaquer à la plante de maïs pour ingurgiter la toxine (ou encore l'ingurgiter par le biais du pollen ou de la guttation). Les polémiques portent sur le deuxième cas, et les anti-OGM exploitent toutes les incertitudes, y compris celles créées artificiellement (et dans un but politique) au laboratoire, par exemple par gavage. Mais, au final, ce qu'il faut retenir, c'est que des insecticides chimiques qui sont pulvérisés, qui sont bien moins sélectifs et font des dégâts collatéraux (y compris, dans certains cas, sur les abeilles) sont remplacés par une solution biologique bien plus sûre et efficace.

3.  Qui dit remplacer des insecticides chimiques dit aussi éviter des pulvérisations, quelquefois par voie aérienne (le maïs, ce n'est pas petit...), des risques pour les agriculteurs, riverains, etc. Et des craintes pour les consommateurs.

À suivre

Wackes Seppi | 13 février 2014 à 12h02
 
 

4.  La protéine-toxine est présente dans la plante sur la durée (c'est aussi un sujet de polémiques pour les anti-OGM). L'agriculteur n'a donc pas à se préoccuper de caler sa lutte chimique ou biologique (contre la pyrale) sur les vols de ravageurs, sachant qu'un traitement au mauvais moment est inefficace. C'est – enfin, ce serait si l'on devenait raisonnable en rance – un gros souci en moins, y compris pour les services publics qui contribuent à gérer le risque ravageurs.

5.  Tous les agriculteurs ne traitent pas. Certains acceptent le risque de perdre une partie plus ou moins importante de la récolte (et maintiennent des réservoirs de ravageurs...). Les protéines-toxines Bt évitent ces pertes.

6.  Nous avons actuellement un ravageur émergent, qui se répand de plus en plus, la chrysomèle des racines. Nous avons essayé de l'endiguer avec des méthodes très contraignantes, qui se sont finalement avérées peu efficaces. La solution Bt aurait été beaucoup plus performante, voire radicale.

7.  Les insectes foreurs et suceurs créent des portes d'entrées pour des moisissures qui produisent de dangereuses mycotoxines ; en réduisant l'alimentation en eau des parties aériennes de la plante, ils favorisent aussi la production de mycotoxines. Le contrôle de ces insectes réduit de manière importante le risque mycotoxines et constitue ainsi un important bénéfice pour la santé des consommateurs. À savoir : ces mycotoxines passent dans le lait.

Wackes Seppi | 13 février 2014 à 12h05
 
 

« Greenpeace travaille pour vous et les générations futures » ?

M./Mme Gattaca, vous auriez dû ajouter que Greenpeace et Friends of the Earth ont milité et manoeuvré, y compris par des méthodes ignobles, pour empêcher qu'une aide alimentaire susceptible d'être ou de contenir des OGM soit distribuée en Afrique de l'Est. C'était en 2002 ; et ils ont remis le couvert en 2011, par organisations vassales interposées. The Economist a dénoncé ce scandale par « Better dead than GM fed ».

Mais il est vrai qu'en faisant mourir de faim ou d'avitaminose A des millions d'Africains mangeurs de maïs et d'Asiatiques mangeurs de riz, Greenpeace ne touche pas les bobos naïfs qui le financent.

Wackes Seppi | 13 février 2014 à 13h17
 
 

Gattaca, le sauveur de la planète est de retour !!!!!

Les arguments vaseux sont toujours là : riz doré pour sauvé l'humanité, mycotoxines qui vont faire disparaître l'humanité !

Les stupidités aussi : "la nature n'existe pas" !!

WS se sentait un peu seul, donc voilà un prompt renfort... Mais au fait, pour reprendre votre point 5, WS, vous admettez enfin que les OGM sont un facteur aggravant d'apparition de résistances ? Parce que, justement, ce sont les traitement systématiques avec 1 molécule qui sont déconseillés car ils induisent les résistances... Or, comme vous le dites bien, pas d'impasses avec les OGM : la toxine est toujours présente, en continue, toute l'année et tous les ans avec la monoculture. Une vraie machine à faire des résistances !!

Au fait : comment pouvez-vous argumentez à la fois que les pesticides sont inoffensifs (je pourrais citer une dizaine de vos messages) et donner ici comme argument pro-OGM qu'ils réduisent sois-disant l'utilisation de pesticides ?? Cela ne devrait pas être gênant mais pourtant vous parlez de "risques pour les agriculteurs, riverains, etc"... Ces mêmes risques que vous niez dans d'autres articles ?

Ah et maintenant les mycotoxine passent dans le lait et donc empoisonnent aussi les bébés !! Mais à part ça, c'est greenpeace qui a un comportement criminel en jouant sur les peurs des gens

Comme l'a dit Claude, vous nous faite bien rire !!

jujuniep | 13 février 2014 à 13h50
 
 

Le mieux est encore de ne pas manger de maïs. Une plante qui n'est pas "Française" en soit.
A vouloir tout cultiver et partout on a créé ses hordes de ravageur.

Une question : Si tous prennent des OGM, qu'adviendra-t-il de la population de ravageur ? S'adapter ou disparaitre. La nature (oui je dis que la nature en elle même existe !) a toujours montré sa formidable capacité d'adaptation. N'est-ce donc pas jouer à l'apprenti sorcier et créer par la suite des insectes nouveaux, résistant et encore plus ravageur ? On a l'exemple des bactéries multirésistantes. Si elles en sont arrivé là, les insectes le feront aussi. C'est une quasi certitude car on ne peut rien contre l'évolution.

Reste enfin le problème du pollen. Quand bien même la protéine n'est pas dangereuse pour les organisme supérieur, quid d'une exposition prolongé à cette protéine pour des insectes aussi sensible que les abeilles ?

Et puis reste les problèmes de brevet du vivant ou de bio piraterie, les pratique douteuse de ces grand groupe, .. ... .. mais cela ne fera pas partie du débat. Restons simplement sur le maïs bt.

Terra | 13 février 2014 à 13h53
 
 

Merci à Wakes Seppi pour toutes ces précisions utiles pour tous ceux qui ne savent pas ce dont ils parlent !
@lio
la nature n'est pas une entité.... elle ne fait pas si ou ça.
Ce qui existe, ce sont des organismes vivants qui essayent en permanence de s'adapter (et survivre donc) vis à vis des autres (stress biotiques) et qui doivent être capable de résister (ou tolérer) des stress biotiques (excès ou manque d'eau, concentration en sels du milieu, températures trop froides ou trop chaudes. Les organismes subissent tout cela !
S'ils ont la bonne combinaison génétique qui leur permet de se défendre vis à vis de tel ou tel stress, ils vont continuer à pouvoir vivre, ... les autres disparaitront !
Il n'est donc pas inutile de créer par transgénèse (mais d'autres techniques moins élaborées et moins précises existent) une combinaison qui comme l'explique bien W. Seppi pourra se défendre toute seule dans son environnement. Dans tous les cas, c'est ce que l'homme a toujours fait ... de manière empirique initialement (sélection massale) puis sélectionner et créer en permanence des nouvelles variétés mieux adaptées à leur environnement et parfois même plus satisfaisante pour leur transformation technologique (amélioration des process, de la valeur nutritionnelle, des propriétés gustatives).
A côté de tous les pesticides dont on nous rebat les oreilles (sujet qui fait peur à tout le monde) et comme le dit WS, il vaudrait mieux dans la gestion du risque surveiller les mycotoxines!

gattaca | 13 février 2014 à 14h35
 
 

Quand on a peu d'arguments, on utilise le sophisme de l'appel au ridicule !

Quand on a peu d'arguments, on utilise le sophisme de l'homme de paille. Les OGM seraient «  un facteur aggravant d'apparition de résistances » ? De quelles résistances parlez-vous ? « ... la toxine est toujours présente, en continue, toute l'année et tous les ans avec la monoculture » ? Mais qui vous a parlé de monoculture ? Connaissez-vous la stratégie d'évitement appelée zones refuges ? « Une vraie machine à faire des résistances !! » ? Combien de résistances dans le monde ? Dans quelles zones et sur quelles surfaces ? Avec quelles solutions ?

« Au fait... » ? Mais citez donc. Aurais-je nié, par exemple, le risque qu'a pris cet agriculteur qui, pour vérifier si son pulvé avait été bien nettoyé, avait mis sa tête dans la cuve ? Que l'agriculteur qui remplit sa cuve doit revêtir une combinaison ?

« Ah et maintenant les mycotoxine passent dans le lait et donc empoisonnent aussi les bébés !! » ?

Vous feriez bien de vous renseigner. De préférence sur les sites étrangers car les français sont remarquablement silencieux sur le problème sanitaire des mycotoxines.

En tout cas, il est remarquable de voir que des gens qui font un caca nerveux devant un risque nul ou infime (celui des OGM mis dans le commerce – dont on rappellera qu'ils sont utilisés en France) puissent s'esclaffer devant un risque réel, documenté, et indiscutable (celui des mycotoxines).

Wackes Seppi | 13 février 2014 à 15h29
 
 

M./Mme Terra,

« Le mieux est encore de ne pas manger de maïs. Une plante qui n'est pas "Française" en soit » ?

Éliminons donc le riz, la pomme de terre, la tomate, le haricot, les fruits exotiques... Plus de pizza, ni de cassoulet...

« ...N'est-ce donc pas jouer à l'apprenti sorcier et créer par la suite des insectes nouveaux, résistant et encore plus ravageur ? »

L'Homme se coltine à la nature depuis qu'il pratique l'agriculture. La protection des cultures – à la limite pour être assuré d'avoir de quoi manger – est comme le jeu du gendarme et du voleur.

« Reste enfin le problème du pollen » ?

La protéine-toxine Bt est sans effet sur les abeilles. En revanche, des insecticides utilisés contre la pyrale et la sésamie, comme la cyperméthrine ou la lambda cyhalothrine, sont toxiques pour les abeilles.

Le drame de ce débat – et d'autres – c'est qu'il y a une fixation sur des risques, certains inexistants, d'autres hypothétiques, d'autres encore réels mais extrêmement faibles, avec une impasse totale sur les risques réels, démontrés, documentés, qui sont éliminés par la nouvelle technologie (enfin, nouvelle, dans le cas du maïs TC1507... elle a été autorisée aux USA en 2001).

Wackes Seppi | 13 février 2014 à 15h30
 
 

Terra dit :
"mieux vaut ne pas manger de maïs"
Faites un petit tour sur le net pour voir quelles sont les plantes alimentaires importées en Europe. Pour certaines leurs produits seulement :

Céréales : blé, riz, maïs (les trois principales céréales au monde : à elles seules, elles représentent une production de 2 milliards de tonnes)
légumes :
tomate, pomme de terre, soja, divers pois…
cucurbitacées : courgettes, potirons, citrouilles etc.
Fruits : kiwi, bananes, papayer, mangues etc etc
Hévéa : pour le caoutchouc
Palmier à huile, palmier dattier
Vanillier
Cotonnier (l'huile de cotonnier est consommée dans certaines régions)
Tabac
Caféier,
Cacaotier (ou cacaoyer)
On pourrait continuer encore longtemps la liste.
Ainsi, si vous voulez ne vous contenter que des plantes dont l’origine géographique est l’Europe…. Vous n’allez plus manger grand chose, la diversité sera plus que retreinte et vous n’aurez plus le plaisir d’un bon café et d’un bon chocolat… sans coton, vous risquez de vous retrouver "à poil" ! (c’est bien sûr à la mode actuellement !)

gattaca | 13 février 2014 à 15h33
 
 

La domestication de la nature est en effet un sujet récent.
L'agriculture date de 15 000 ans (20 000 maxi), avant l'homme n'était qu'un chasseur cueilleur. On peut faire remonter le temps à environ
30 000 ans la domestication du loup en chien.
A l'échelle de la planète ce n'est rien ... mille fois plus que la mise en oeuvre des PGM.
Le boom de la mise au point variétale date des années de l'immédiat post seconde guerre mondiale : 60 ans soit quatre fois plus seulement que la mise en oeuvre des PGM.
A quelle échéance passée les réactionnaires veulent-ils nous faire revenir?

VD69 | 13 février 2014 à 15h52
 
 

Ce qu'il y a de bien à poser des questions tout ce qu'il y a de plus "innocent" (bon sang je n'ai fait que poser des foutus questions) c'est "qu'on se fait pisser dessus sans même essayer de nous faire croire qu'il pleut".

Il n'y a pas de débats, ceux qui posent des questions sont des ringards incultes qui veulent faire revenir à l'age de pierre.

Eh bien très bien ! Restez dans vos convictions du présent sans oser vous poser des des questions !

Pour explication puisque le dénigrement des questions semblent de mise ici.

Le maïs : Je faisais référence à la culture considérable de maïs en France et toute les conséquences que cela peut avoir (notamment au niveau de la ressource en eau). Je ne parlais bien évidemment pas des fruit exotique qui de toute façon NE POUSSE PAS EN FRANCE !!!

La question sur les abeilles était elle aussi une vraie question mais encore une fois on dénigre au lieu d'expliquer
de même que l'interrogation sur les résistances : On commence seulement à voir apparaître des résistances chez les bactéries et cela fait quelques années que les antibiotiques existent. Cela démontre que ces adaptations du vivants se font mais prennent du temps. Il est donc quasi certain que les insectes ravageurs s'adapteront c'est inéluctables... et c'est tout aussi grave que les mycotoxines !

Alors oui ça prend du temps l'évolution et c'est pourquoi ces questionnements sont important !

Vous dénigrez ceux qui ne savent rien, mais eux savent apprendre, contrairement à vs

Terra | 13 février 2014 à 16h22
 
 

M. Rudy,

La politique, non, pas pour moi. Il faut savoir mentir, de préférence faire un stage dans certaines ONG ou chez EELV.

Tenez : ://europeecologie.eu/mais-TC1507-ogm-union-europeenne-jose-bove

Comment pouvaient-ils affirmer en novembre dernier que « Maïs TC1507 : les ogm menacent à nouveau la santé des Européens » ? Alors qu'il ne s'agissait que d'un OGM ? Alors qu'il est autorisé à l'importation et l'utilisation en Europe ?

« ...je pense profondément qu'ils ne sont la solution en rien » Vous êtes formidablement excessif ! Pour le papayer et le ringspot, on n'a pas trouvé d'autre solution que la GM. Pour d'autres plantes à la sexualité absente ou cahotique (le bananier par exemple), la voie GM peut être la seule praticable. C'est le cas pour conférer au bananier ougandais une résistance au flétrissement bactérien à Xanthomonas pour lequel il n'existe pas de solution chimique (pesticides) ou génétique traditionnelle.

D'autres PGM sont des solutions remarquables. Ce n'est pas pour rien que l'on cultive 170 millions d'hectares de Bt et de tolérants à un herbicide dans le monde.

Et d'autres encore sont nuls. C'était le cas de la tomate FlavrSavr.

À suivre)

Wackes Seppi | 13 février 2014 à 16h34
 
 

Ne pas manger d'OGM? Oui, si le niveau d'intolérance est infini – pas un seul grain de pollen de maïs GM dans le miel – alors, la coexistence est impossible. Mais on contrôle très bien les «contaminations» entre champs. Par ex. pour la production de semences, ou de maïs doux à côté des maïs-grains, du colza érucique pour l'industrie, du tournesol oléique, etc.

Non, «les phénomènes de résistances» ne sont pas infinis; oui, ils sont imprévisibles. Mais ce n'est pas une raison pour écarter une solution tant qu'elle marche, en la gérant de façon avisée, puis de gérer les résistances, et de préparer l'avenir avec de nouvelles solutions. De ce point de vue, le MON810 et le TC1507 sont des taxis de la Marne par rapport aux voitures modernes.

Non, votre argument ne sera pas reçu par les semenciers: au lieu de dire «pouce», on ne fait plus rien, ils préparent l'avenir. Enfin... les semenciers français en préparant des 2CV puisque l'anti-ogmisme ambiant fait des investissements dans les OGM sur sol français ou européen un gaspillage.

Enfin, le problème de carence en vitamine A se résoudra à la fois par le riz doré (ou par exemple le bananier enrichi en vitamines A) ET en diversifiant l'alimentation.

«Les agro-industriels ont bien moins d'enjeux à aider les producteurs à diversifier leurs productions n'est-il pas?»

Vous vous trompez lourdement. Il n'y a pas grand chose à gagner dans le riz. Réfléchissez: les grands de la semence (et même les petits) font-ils dans le riz?

Wackes Seppi | 13 février 2014 à 16h38
 
 

@ Terra et Jujuniep

Deux questions et deux seules.
1) Quelle autre raison que l'économie d'insecticide incite les agriculteurs a vouloir payer plus cher leur semence de maïs?

2) Les insectes s'adaptent à la toxine Bt; cela veut-il dire qu'il faut interdire l'épandage de cette toxine sur les cultures bio ?

Dès que l'on vous pose des questions précises, vous fuyez ou vous rebondissez à côté. Prenez vos responsabilités Bon Dieu !

VD69 | 13 février 2014 à 17h14
 
 

VD69,
1) Quel est le but de votre question ? Dire que tous les moyens sont bon pour gagner du pognon ? Parce que d'une part : économie d'insecticide ne signifie pas économie de pesticides... Ensuite parce que vos insecticides sois-disant économisés se retrouve en fait dans la plante... vous n'économisez en fait que le passage du pulvé. Et pour les maïs round-up ready, vous économisez du glyphosate ??

2) Non... Les épandages en bio sont-ils réalisés tous les ans, à doses réduites, avec la même molécule et dans tous les champs bio ? Ce qui est reproché aux OGM du point de vue des résistances, ce n'est pas la toxine en elle même mais son mode de diffusion continu, diffus, à faible dose et tous les ans car, oui (cher M. WS) la culture du maïs OGM est très souvent lié à la monoculture en France (et que dire du soja ailleurs...).

Questions à mon tour :
1) les OGM sont-ils le seul moyen de réduire l'usage des pesticides ou l'agronomie n'a-t-elle aucun sens pour vous ?

2) l'argent investit dans le développement d'OGM ne serait-il pas mieux utiliser dans de l'agronomie intelligente ou du développement réellement utile dans les pays qui en ont besoin ?

3) Pourquoi, mais BON DIEU pourquoi voulez-vous imposer des produits (dans nos champs et nos assiettes) dont les gens ne veulent pas, et ce très largement et pour des tas de raisons ?

En terme de responsabilité, heureusement nos politiques prennent les leurs et vont interdire la culture des OGM en France. Cool, non ?

jujuniep | 13 février 2014 à 18h31
 
 

WS a dit " Vous vous trompez lourdement. Il n'y a pas grand chose à gagner dans le riz. Réfléchissez: les grands de la semence (et même les petits) font-ils dans le riz? "

Ils font du business !! Ils font de la pub, de la com' pour montrer au monde que Monsanto et and Co pensent avant tout au bien de l'humanité, quitte à perdre du pognon ! Mon œil gauche se mouille...

Et pour 1 OGM "à perte", combien se résumant à des pompes à fric ??

WS, nous sortir systématiquement le coup du riz pour justifier tous les OGM est déjà limite, mais prétendre que les vendeurs d'OGM sont des œuvres de bienfaisance qui font de l'humanitaire est incroyablement malhonnête. Et ridicule... car pour vous qui aimez bien le mot sophisme, alors on est dedans !!

jujuniep | 13 février 2014 à 18h53
 
 

...lignée 1507 de maïs (Zea mays L.) résistante aux insectes et tolérant le glufosinate-ammonium...
Tout est dit. En admettant que la toxicité du caractère Bt ne soit pas démontrée, le but est bien de gazer un maximum au Roudup... et faire le bien de l'humanité coute que coute y compris contre sa volonté. Ce monde est merveilleux...

JCC | 13 février 2014 à 19h54
 
 

VD69 : « Autrement dit, les oppositions aux OGM rendent l'utilisation des insecticides obligatoire. Surprenant de voir une telle politique qualifiée d'écologique. »
Vous voulez rire n’est ce pas ? Rien n’est obligatoire en matière de traitement. Vous n’allez pas me faire croire que s’opposer aux OGM, c’est s’opposer également à une réflexion agronomique de base : une année de maïs dans la rotation et de préférence après légumineuse (meilleure croissance), l'enfouissement complet des tiges par un labour l'automne suivi d'un hersage au printemps qui détruit 75% des larves, choix de variétés résistantes.

VD69 : « Quelle autre raison que l'économie d'insecticide incite les agriculteurs a vouloir payer plus cher leur semence de maïs? » : le fait de pouvoir faire du maïs-maïs à moindre coût. Et l’IFT insecticide n’est pas le poste le plus lourd à diminuer, soyez franc.

VD69 : « Les insectes s'adaptent à la toxine Bt; cela veut-il dire qu'il faut interdire l'épandage de cette toxine sur les cultures bio ? » : à la différence du conventionnel, nous ne sommes pas dans le systématique en bio. Avec le maïs Bt, la toxine sera présente en année forte pression comme en année faible pression pyrale. Rien de tel que pour développer une résistance. Et vous avez volontairement omis de citer les trichogrammes, très efficaces en bio, s’inscrivant dans une démarche de lutte biologique !

Rudy | 14 février 2014 à 10h01
 
 

Gattaca : « Pour nos populations, retarder la culture et la consommation de maïs GM Bt nous conduit à être exposé de manière supérieure au risque cancérigène avéré des mycotoxine » : cf commentaire plus haut et lien à la rotation. Après, c’est sûr qu’un champ bio à côté d’une monoculture de maïs aura une pression pyrale plus importante : pas de frontières entre les champs. Lassant cet argument je dois dire !

WS : « Mais, au final, ce qu'il faut retenir, c'est que des insecticides chimiques qui sont pulvérisés, qui sont bien moins sélectifs et font des dégâts collatéraux (y compris, dans certains cas, sur les abeilles) sont remplacés par une solution biologique bien plus sûre et efficace. » : c’est vous qui le dites. Qu’est-ce que 20 années de cultures d’OGM comparé à l’histoire de l’agriculture/écosystèmes/réseaux trophiques/santé/dynamique d’évolution ? Et qui à dit qu’on devait nécessairement pulvériser des insecticides si on n’utilise pas d’OGM ?

WS : « La politique, non, pas pour moi. Il faut savoir mentir. » : justement, lancez vous vous serez formidable !

WS : « Enfin, le problème de carence en vitamine A se résoudra à la fois par le riz doré (ou par exemple le bananier enrichi en vitamines A) ET en diversifiant l'alimentation. » : vous êtes également nutritionniste Mr Seppi ? Formidable ! Vos sources ?

Rudy | 14 février 2014 à 10h01
 
 

Je pense juste que le choix de ne pas vouloir des OGM est propre à chacun. Alors effectivement, respectez la position de ceux qui font ce choix et qui ne souhaitent pas retrouver d'OGM dans leur assiette. Mais il a encore été prouvé que des traces de GM pouvaient être retrouvées via des analyses. Alors voilà : une (faible) partie d'acteurs pro-OGM impactent une majorité de citoyens qui se prononcent en défaveur des OGM. Donc je repose ma question : irez-vous donc contre l'opinion publique (si "mal renseignée" soit-elle comme certains pourraient le dire) ?

Et comme vous dites WS, les anti-OGM ne sont cependant pas libres de manger ce qu'ils veulent grâce à l'agriculture biologique et, pour les produits conventionnels, par l’étiquetage : la réglementation européenne impose un étiquetage des aliments contenant plus de 0,9% d'OGM, et ce seuil n’est pas à 0% pour la seule raison qu’il est impossible de contrôler les contaminations entre 2 champs OGM et non OGM. CQFD

Rudy | 14 février 2014 à 10h03
 
 

@ Rudy
Waouh … ! progrès ! vous admettez enfin qu’une culture en AB pourrait avoir une pression pyrale plus importante … et donc, si vous allez au bout de votre raisonnement … une contamination (c'est le terme qui convient ici) plus importante par des mycotoxines ! lassant cet argument dites vous ? parce qu’il gêne votre discours mensonger ?
Mais globalement, on progresse !

Pour le reste… vous n’avez pas l’air de connaître quelle est la durée de vie biologique d’une nouvelle variété (conventionnelle ou pas !).
Aussi, ce qui serait intéressant c’est que vous fassiez le bilan entre une culture d’une variété conventionnelle et celle d’une culture d’une PGM de la même espèce ! (vos 20 années par rapport à l’histoire de l’agriculture n’a pas vraiment de sens et ce n’est pas pertinent !) sur leur même durée de vie biologique.

Sur les compétences de WS en nutrition, je lui laisse le soin de répondre mais réciproquement, je doute que vous soyez vous même nutritionniste, voire même que vous ayez cultivé quoi que ce soit dans votre vie !

gattaca | 14 février 2014 à 11h33
 
 

@Rudy (post 10h03)
Si vous aviez un minimum de connaissances d’ailleurs sur les OGM (et en nutrition), vous ne parleriez pas de « contaminations » (post de 10h01). Une pollinisation croisée n’a rien à voir avec une contamination. Le problème de fond est que vous restez ancré à un postulat qui vous a été inculqué par les escroloverdatres selon lequel un OGM est dangereux a priori ! et dont vous n’arrivez pas à vous dépêtrez !

Pour être rigoureux également, ce n’est pas 0,9% d’OGM qui est mesuré dans un aliment donné, c’est 0,9% d’ADN… ce qui est totalement différent. Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, on ne mange pas d’OGM ! On mange des produits, des aliments issus d’OGM. De la même manière aucun des ingrédients utilisés pour tel ou tel produit ne sont « OGM »… de l’amidon OGM voire GM pour ceux qui essayent d’être un peu plus juste, de la lécithine, de l’huile, éventuellement même des protéines même provenant d’un OGM donné ne sont nullement GM eux mêmes. C’est une hérésie biologique que de le penser, de le croire et de l’écrire. Si vous persistez dans cette erreur, c’est la meilleure preuve que vous n’avez rien compris à ce qu’est un OGM mais plus encore que vos notions de biologie sont des plus succinctes. A moins que vous ne vous en serviez comme argument commercial, marketing, pour surfer sur les peurs inculquées à nos concitoyens et donc faire plus de fric (ce que vous reprochez aux grands méchants semenciers).

gattaca | 14 février 2014 à 11h37
 
 

STOP! STOP ! STOP ! Vous allez me faire mourir de rire !

Ce qui est drôle ici c'est que vous vous défendez becs et ongles ! Comme si vous aviez intérêts à ce que les gens pensent de ça, comme si vous aviez des intérêts dans ce domaine...

Et donc tous les arguments deviennent bons à prendre (déformations des propos, jeux sur les mots et sur le vocabulaire). J'en arrive même à admirer la tournure et l'organisation de vos réponses. Vous vous sentez obligé de convaincre les antis !

Je n'en veux, la majorité n'en veux pas ! et pourquoi pas un référendum ? Impossible nos politiciens ont trop d’intérêts... Et la propagande d'OGM n'est pas finit et la population ne l'a pas encore acceptée. Mais rassurez, ça n'arrivera pas !

Claude | 14 février 2014 à 12h09
 
 

Il est hilarant de voir Gattaca reprocher aux anti de "surfer sur les peurs des gens" alors même que lui et d'autres nous répètent à l'unissons qu'interdire les OGM c'est priver l'Asie de vitamine A, c'est empoisonner les gens et leurs bébé avec les mycotoxines, c'est détruire des emplois en Europe et nous condamner à la misère, c'est condamner l'agriculture à la stagnation... Purée, même moi en écrivant cela, j'ai peur !

Pourtant je connais tellement de personnes qui ne veulent pas d'OGM pour des tas de raisons et pas seulement l'aspect sanitaire... Rudy que vous bousculez dans vos messages, Gattaca, parle essentiellement du problème résistances et plus généralement de l'aspect agronomique... Aucune peur sociétale agitée là dedans !

Et sincèrement, vous arrivez à rester sérieux quand vous dites que les anti veulent faire du fric contrairement aux semenciers ?? Quand on connaît les sommes investies et en jeu, les intérêts multiples de certains (semences ET pesticides) et les méthodes utilisées dans certains pays pour "convaincre"... Je pense que vous avez autant ri en l'écrivant que moi en le lisant !

Mais ne vous inquiétez pas : les français restent très largement opposés à vos OGM et ils vont demeurés interdis à la culture chez nous. Vos trésors d'imagination et votre vocabulaire pointilleux pour vendre les OGM à coups d'arguments fallacieux resteront donc vains !

C'est ce qu'il y a de bien avec la France...

jujuniep | 14 février 2014 à 13h51
 
 

M./Mme VD69 pose deux questions (13 février 2014 à 17h14). Réponses de M./Mme Jujuniep : la fuite et la diversion (13 février 2014 à 18h31). Mais je vais répondre.

1.  Non, l'économie d'insecticides n'est pas le seul moteur du choix des semences Bt.

2.  Oui, si on craint l'apparition de résistances il ne faut pas utiliser le produit, quel qu'il soit.

Et on rabâche les mêmes sophismes (oui, j'adore ce mot).

1.  Oui, il y a un (nouvel) insecticide dans plante. Mais c'est une protéine sans aucun danger pour l'homme.

Et pour le maïs RR, non, on n'économise pas du glyphosate. On en met la dose nécessaire pour éliminer les mauvaises herbes, et on économise d'autres herbicides bien plus préoccupants pour la santé et l'environnement.

2.  On reproche aux OGM Bt ? Mais « on » refuse de voir qu'il y a une diversité de Bt et qu'en les empilant on rend l'apparition de résistances extrêmement improbable. Et s'il y a monoculture, rien n'empêche les pouvoirs publics d'établir des règles... c'est de toute façon des champions en la matière.

À vos questions maintenant, pour répondre à la tentative de diversion :

1.  Sophisme du Plurium interrogationum. Non, les OGM ne sont pas le seul moyen de réduire l'usage des pesticides. Oui, l'agronomie un sens. Et les plantes résistantes à des ravageurs ou tolérant un herbicide – quelle que soit l'origine de la résistance et de la tolérance – font partie de l'agronomie.

(À suivre)

Wackes Seppi | 14 février 2014 à 13h58
 
 

(Suite)

2.  Sophisme du faux dilemme. Et, de plus, l'argent investi dans les PGM destinées aux pays en développement est très bien investi.

3.  Sophisme de l'homme de paille. Qui veut vous imposer ? Et d'ailleurs, de quel droit vous prévalez-vous pour imposer ce qui se trouve dans « nos » champs ?

En termes de responsabilité, malheureusement nos politiques se sont lancés dans l'adoption d'une loi dont ils savent – pertinemment – qu'elle est anticonstitutionnelle. Moi, je ne trouve pas ça cool.

M. Jujuniep me répond aussi (13 février 2014 à 18h53).

Il me semble que M. Jujuniep n'a pas compris que le riz doré – était un projet piloté par MM. Potrykus et Beyer, des universités de Zurich et Fribourg-en-Brisgau.

La tentative de dénigrement par le coup du déshonneur par association avec des semenciers réputés irrémédiablement méchants et cupides – c'est le catéchisme pour les officines anti-ogm et ceux qui ont fait leur fond de commerce de l'anti-ogmisme ou de l'anti-monsantisme – est particulièrement détestable.

« Et pour 1 OGM "à perte", combien se résumant à des pompes à fric ?? »

Je vais poser la question autrement, avec un seul point d'interrogation : quel est le nombre de morts inutiles au-delà duquel l'anti-ogmisme de principe, viscéral, sera considéré comme inadmissible ?

« WS, nous sortir systématiquement [...] car pour vous qui aimez bien le mot sophisme, alors on est dedans !! »

Oui, vous êtes en plein dedans. Vous ne croyez pas si bien dire !

Wackes Seppi | 14 février 2014 à 14h00
 
 

C'est un sujet qui me passionne et donc je vais tenter un nouveau pas (un petit le dernier m'a vu prendre un baffe sans trop de raison).

Je pose la base : oui je ne suis pas chercheur en biologie (et alors ? ) mais j'ai tt de meme quelques notions héritées d'un passage en IUT biologie-agroalimentaire. Mais bref passons les mondanités.

Merci de répondre

Les OGM cités ici produisent en leur sein une toxine : la bt ? Right ?
La toxine n'est dangereuse contre et uniquement contre certains insectes, les autres organismes la digérant parfaitement.
La toxine, afin de protéger la plante, est présente dans les feuilles, les racines, les tiges, les épis (puisqu'on parle du maïs)
Comme nous sommes des organismes "supérieur" nous digérons très bien cette toxine qui par ailleurs est peut être thermolabile ? (donc la cuisson la dégrade également : sorte de double protection ?)
On en retrouve dans tout ce que produit la plante également le pollen ?
La p'tite pyrale passant par là va croquer un bout de maïs et mourir ensuite ? Ou sentira-t-elle que la plante est "frelatée" pour elle et s'en ira voir ailleurs ?
Les mycotoxines ne sont pas ou peu thermolabile, on est d'accord. Et comme on ne va pas torréfier le maïs (on aurait du pop corn :p) il est légitime de luter à la source.
Les mycotoxines viennent des champignons qui s'implantent dans la plante via les anfractuosités laissées par les pyrales. L'humidité et les mauvaises conditions de stockage son aggravantes.

J'ai bon ?

Merci

Terra | 14 février 2014 à 14h06
 
 

« Vous admettez enfin qu’une culture en AB pourrait avoir une pression pyrale plus importante » : je n’admets rien du tout, je dis seulement que la pression pyrale que nous pouvons éventuellement observer dans des champs bio…ne dépend pas des bio !

Quant aux mycotoxines, oui l’argument est lassant, car elles sont dues à des facteurs multiples, et il est quand même à préciser que les taux en mycotoxines des ensilages de maïs conventionnels de 2012 étaient d’environ 25% supérieurs aux années précédentes. Mais vous me direz surement que les agris n’avaient pas assez arrosé leurs maïs d’insecticides peut être, et que la pyrale a provoqué à elle seule cette augmentation ?!

« On mange des produits, des aliments issus d’OGM. » : merci pour votre éclaircissement, j’avais besoin de vous pour savoir qu’on mange des aliments ^^ ! Vous faites dans la sémantique maintenant ?

« A moins que vous ne vous en serviez comme argument commercial, marketing, pour surfer sur les peurs inculquées à nos concitoyens et donc faire plus de fric » : joli argument ! Il est vrai que faire du conseil indépendant pour des agriculteurs bio, en leur expliquant comment rendre leur système plus autonome, est un acte commercial et marketing répréhensible !

Tout à fait d’accord avec Claude, un référendum est nécessaire, car tout le monde est concerné de près ou de loin par la culture des OGM.

Rudy | 14 février 2014 à 14h14
 
 

M./Mme JCC a écrit (13 février 2014 à 19h54) :

« ...lignée 1507 de maïs (Zea mays L.) résistante aux insectes et tolérant le glufosinate-ammonium...
Tout est dit. En admettant que la toxicité du caractère Bt ne soit pas démontrée, le but est bien de gazer un maximum au Roudup... et faire le bien de l'humanité coute que coute y compris contre sa volonté. Ce monde est merveilleux... »

La tolérance au glufosinate-ammonium ne permet pas de « gazer » du Roundup.

Et votre appel au ridicule est inopérant. Les producteurs du TC1507 proposent aux utilisateurs un maïs résistant à la pyrale et quelques autres ravageurs et tolérant le glufo – tolérance qui n'a pas (encore ?) d'intérêt en France, le glufo n'étant pas autorisé sur maïs. Les utilisateurs seront preneurs ou ne le seront pas en France (à condition, évidemment, qu'il ne soit pas interdit par une manoeuvre comme celle que l'on connaît).

TC1507 (Herculex aux USA) est utilisé dans le monde. Vous prétendez exprimer la volonté de l'humanité. Vous êtes bien présomptueux.

Wackes Seppi | 14 février 2014 à 14h16
 
 

Un post inutile ! pas très clair et bourré de clichés et pseudo-arguments de la panoplie des antis.
Sachez que l'exactitude des mots, du respect de leur signification, de leur sens est capitale... pas seulement dans le domaine des OGM.
Par contre, pour l'inévitable argument des intérêts, vous êtes totalement à côté de la plaque !
Ce qui me motive, c'est de voir à quel point des ONG précautionnistes arrive à manipuler les foules (justement en partant d'un discours approximatif) et arrivent à vous anesthésier, vous privant de votre esprit critique et de votre bon sens ! Il est vrai aussi que ces ONG surfent sur l'ignorance qu'ont les gens des problèmes et étant ignorant eux mêmes, ils ne peuvent que vous bourrez le crâne avec des conneries.
En 17 années de débat, c'est consternant de constater un manque d'évolution total des esprits (de la mouvance anti) sur ce sujet et bien au contraire un renforcement de concepts stupides et l'incapacité de sortir du postulat "OGM = danger a priori"....

Vous connaissez certainement ce mot d'Einstein : deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue.

gattaca | 14 février 2014 à 14h49
 
 

WS, non seulement vous réagissez à tous les messages mais également à ceux adresser à d'autres que vous ! Quelle passion ou quel professionnalisme... au choix !

A part les affirmations gratuites habituelles, je note ceci, et je vous cite :
« Et pour 1 OGM "à perte", combien se résumant à des pompes à fric ?? »
Je vais poser la question autrement, avec un seul point d'interrogation : quel est le nombre de morts inutiles au-delà duquel l'anti-ogmisme de principe, viscéral, sera considéré comme inadmissible ?

Pour quelqu'un qui me reproche la diversion, vous faites fort. Et donc, pour 1 OGM "à perte", combien se résumant à des pompes à fric ? Une réponse ?

Je regrette que vous aillez fuit devant la question la plus essentielle : pourquoi êtes-vous si insistant à vouloir introduire les OGM en France alors que les français n'en veulent pas ?

Le débat pourrait pourtant être simple... Lorsque le peuple doit faire un choix (une élection par exemple), il y a bataille d'argument (une campagne) et lorsque le choix est fait, cette bataille s'arrête, en tout cas vis-à-vis de ce choix. La France et les français ont fait leurs choix pour les OGM : NON. Pourquoi alors s'évertuer à continuer le martelage, M. Wakes Seppi.

Seriez-vous au dessus du choix souverain d'un pays et de sa population ? En tout cas les vendeurs d'OGM estiment qu'ils le sont...

jujuniep | 14 février 2014 à 16h20
 
 

Les réponses de M. Rudy (14 février 2014 à 10h01) sont mieux argumentées, mais cela pêche toujours.

Vous avez très bien compris le premier point de M./Mme VD69. Quand vous risquez de perdre x % de votre récolte du fait d'un ravageur, vous traitez, que ce soit avec un insecticide ou avec un auxiliaire comme les trichogrammes. L'argument de M./Mme VD69 est peut-être faux pour un cas particulier, il est vrai pour l'ensemble de la production.

« Vous n’allez pas me faire croire que s’opposer aux OGM, c’est s’opposer également à une réflexion agronomique de base » ?

Ça, c'est une variante de la rhétorique anti-ogm fondamentaliste. Un maïs Bt, c'est un outil à la disposition de l'agriculteur. Il le prend, et l'intègre à sa réflexion agronomique, ou il ne le prend pas et sa réflexion agronomique sera fondée sur le maïs conventionnel. S'opposer aux OGM, c'est s'opposer – non pas à une – mais à la réflexion agronomique de base qui intègre cet outil. Et j'adore votre référence au labour d'automne... très respectueux de l'environnement.

L'obsession de la monoculture est un autre élément de la rhétorique. Mais quand on peut faire du maïs à « moindre coût », on peut évidemment faire du maïs-maïs à moindre coût.

Pour la résistance acquise, autre cheval de bataille de la rhétorique anti, j'ai déjà répondu.

(À suivre)

Wackes Seppi | 14 février 2014 à 16h35
 
 

Quant à la réponse à M./Mme Gattaca et moi-même (commentaire suivant), elle est aussi fallacieuse.

« Après, c’est sûr qu’un champ bio à côté d’une monoculture de maïs aura une pression pyrale plus importante : pas de frontières entre les champs. Lassant cet argument je dois dire ! » ? Tout dépend des itinéraires techniques. L'un peut « trinquer » du fait de la mauvaise gestion des ravageurs sur l'autre... ou bénéficier de la bonne gestion. C'est ainsi qu'aux USA, les producteurs de maïs non-GM profitent de la réduction de la pression des ravageurs sur les champs Bt.

« Qu’est-ce que 20 années de cultures d’OGM comparé à l’histoire... » ?

Argument que l'on peut opposer à toute évolution technique... par exemple à l'agriculture biologique. Le spinosad ? Quel recul ?

.

M./Mme Claude (14 février 2014 à 12h09) a voulu faire dans le sarcasme. Comme il écrit sur ceux qui se sentent « obligé de convaincre les antis » on comprend qui sont ses cibles.

Mais M./Mme Claude n'a pas compris combien sa première phrase s'applique à ceux qu'il entend soutenir. Et combien le paragraphe suivant est réversible. Il suffit de remplacer « antis » par « ceux qui ne sont pas antis ».

Wackes Seppi | 14 février 2014 à 16h43
 
 

M. Jujuniep a répondu (14 février 2014) d'une manière détestable et finalement inacceptable.

« Il est hilarant de voir Gattaca reprocher aux anti de "surfer sur les peurs des gens" alors même que lui et d'autres nous répètent à l'unissons qu'interdire les OGM c'est priver l'Asie de vitamine A, c'est empoisonner les gens et leurs bébé avec les mycotoxines... »

Oui, on reproche aux « antis » de surfer sur les peurs des gens, des peurs que ces « antis » alimentent depuis un bon bout de temps. Il n'y a qu'à voir la photo que A.-E. A mise en illustration de ce billet (je ne vous félicite pas, du reste, de faire ainsi la pub pour Greenpeace).

Mais il est particulièrement odieux de répondre – par un homme de paille, comme d'hab – en évoquant avec dérision le problème de la déficience en vitamine A et celui des mycotoxines.

Mais vous avez raison de reprocher à M./Mme Gattaca de reprocher aux « antis » – à vous – de « surfer sur les peurs des gens ». Car, une fois le catéchisme épuisé, à part recommencer un tour de piste, il vous reste, selon les propos de M./Mme Claude : « Je n'en veux, la majorité n'en veux pas ».

Vous n'en voulez pas pour vous, et vous voulez imposer votre choix aux autres ; et les « antis » (vous peut-être aussi) n'en veulent pas pour ceux dont la vie va s'éteindre ou s'étioler gravement alors qu'elle pourrait être sauvée. Combien de morts sont-elles acceptables pour prix de votre égoïsme ?

Wackes Seppi | 14 février 2014 à 17h05
 
 

Nous voilà maintenant dans le drame...
Un vrai scénariste celui là !

Mais je m'interroge toujours sur la passion que vous avez à répondre à tout et à tout le monde...

Claude | 14 février 2014 à 17h37
 
 

M./Mme Terra (14 février 2014) :

Vous avez tout bon.

Vous aviez une question. En fait, la pyrale (le papillon) pond sur la plante, et la larve va devoir creuser. Elle va donc « croquer un bout de maïs et mourir ensuite ».

.

M./Mme Gattaca (14 février 2014 à 14h49) a évoqué des « ONG précautionnistes ».

Ce qualificatif est fort incorrect, en tout cas pour la majorité. « ONG » n'a plus d'autre signification que juridique – au regard du droit des entreprises – pour beaucoup d'entre elles. Et elles ne sont plus « précautionneuses » mais carrément menteuses. L'anti-ogmisme, pour Greenpeace et consort est devenu un fond de commerce.

Quant au mot d'Einstein, il est peut-être apocryphe. Mais il est beau.

.

Wackes Seppi | 14 février 2014 à 17h37
 
 

La «réponse» de M. Jujuniep (14 février à 16h20) me laisse pantois.

Comment faut-il expliquer que le riz doré est une initiative universitaire – et humanitaire – et qu'en conséquence votre proposition «Et pour 1 OGM "à perte", combien se résumant à des pompes à fric??» est privée de fondement?

Mais j'aime bien le «1 OGM "à perte"». Cela décrit très bien le mépris que vous témoignez aux causes humanitaires. Enfin vous tenterez de m'expliquer qu'on n'a pas besoin du riz doré... il suffit de distribuer des pilules. Ou YAKA diversifier l'agriculture.

Mais pour répondre à votre question en faisant abstraction des OGM à vocation humanitaire, je ne suis pas dans le secret des entreprises. La tomate FlavrSavr a été un échec. L'investissement a-t-il été «à perte»? Oui si on le rapporte à la seule tomate. Non si on considère que l'expérience acquise a servi pour la suite. Les pommes de terre Amflora (à amidon modifié plus facile à utiliser dans l'industrie et plus respectueuses de l'environnement) et Fortuna (résistante au mildiou) ont-elles été «à perte» ? Oui pour le moment. Non quand elles, ou des produits encore plus performants, seront exploités sur d'autres continents. En tout cas, cela aura été «a perte») pour l'Europe.

Peut-être faut-il aussi réparer quelques dommages de l'altermondialisme de pacotille. Il n'y a de «pompe à fric» que si le produit trouve un marché, des acheteurs. Et les acheteurs n'achèteront que s'ils trouvent un intérêt.

Wackes Seppi | 14 février 2014 à 17h49
 
 

WS, vous aller nous faire pleurer (de rire ?) mais vous ne répondez toujours pas à ma question concernant le respect du choix de la population française. C'est le point clé et c'est le seul que vous éludez.

Vous comptez le faire un jour ou bien ?

Quand à l'histoire du riz, je ne savais effectivement pas qu'il s'agissait d'une initiative universitaire... Mais c'est vous qui l'avez avancé comme une preuve de la "philanthropie" des semenciers injustement attaqués selon vous ! Vous casser donc vous même une de vos rares arguments... dommage.

Et Claude a raison : vous êtes un scénariste de talent pour ce qui est d'écrire des film catastrophe. Vous nous parlez des supposés morts causés en nombre par les antis-OGM puis leur reprochez de jouer sur les peurs et niez les désastres humains causés par les OGM à travers la planète...
Vous n'êtes pas à une contradiction près !!

jujuniep | 14 février 2014 à 21h21
 
 

J'avais posé deux questions à Jujuniep et à Terra, ils n'ont pu que fuir et tenter de rebondir à côté comme prévu.
Jujuniep reconnait l'économie d'insecticides mais pas de pesticides ... Le maïs Bt nécessite donc plus d'herbicide ou plus de fongicides? Et donc , ces agriculteurs seraient donc des idiots qui dépensent plus pour leurs semences et en définitive au moins autant en phyto. Vous les prenez pour des demeurés.
A moins que WS qui a une réelle science nous en dise un peu plus sur l'autre intérêt des Bt qui primerait sur, ou accroiterait l'économie d'insecticide.
Le combat contre la monoculture ne m’apparaît pas lié au Bt puisque depuis des décennies sans OGM on déplore ces pratiques épuisantes pour les sols . Et le fait d'intercaler des pois et de multiplier les travaux aratoires laisse quand même 25% des larves, c'est à dire largement assez pour détruire un bonne part de la récolte.
J'ai appris entre temps que le TC1507 était aussi une variété résistante à un herbicide (autre que le RoundUp), tant que cet herbicide est interdit je continue à soutenir cette variété, le jour où cet herbicide serait autorisé, il faudrait interdire ce TC1507.
Quant à l'apparition de résistances au Bt, je dois personnellement la vie à la pénicilline en 1950, des résistances sont apparues, la pénicilline est aujoud'hui obsolète, mais il fallait l'utiliser. Les labo ont poursuivi les recherches d'autre antibiotiques. Les semenciers doivent faire la même chose .

VD69 | 16 février 2014 à 00h16
 
 

Wackes Seppi et gattaca

Où prenez vous l’énergie pour ne pas perdre les pédales devant tout cela ?

Comment faite vous pour répondre au jujuniep des grand jours ? Et sans vous décourager !
Pourquoi ?
Avec un numéro comme celui-la, ce n'est plus du courage mais de l'abnégation ! aï aï il va pas connaître le mots et nous refaire une explication de la vie à la juju Oups.

Je ne rentre pas dans la danse par feignantise, mais si je suis sure que vos infos n ont pas la possibilité d’arriver aux disque dure de certain, elles servent néanmoins à d’autre comme moi qui vous en remercie.

yannquirigole | 17 février 2014 à 01h11
 
 

VD69, il me semble pourtant avoir répondu point par point à vos questions. Vous êtes un champion pour détourner mes propos car jamais je n'ai affirmer que Bt nécessitais plus de fongicide... Je dis simplement que lorsque l'on considère tous les OGM (car c'est le fond du sujet), une supposée économie d'insecticide à un endroit ne signifie pas une économie globale de pesticides. Et sur le fond de votre question, tout ne doit pas être autorisé sous prétexte que c'est rentable pour les paysans... On limite la fertilisation organique et on interdit régulièrement des molécule bien utiles pour eux... Ça les embête peut être mais on le fait pour un intérêt supérieur... On doit en faire de même avec les OGM.

J'ai donc bien répondu à votre question, vous avez détournez mes propos...

Sur l'utilisation de la toxine en bio, j'ai apporté des élément vous répondant (notamment sur le fait que la méthode de diffusion via les OGM était susceptible de générer plus de résistance que via un épandage classique) et de plus Rudy vous a apporter des éléments supplémentaires sur la lutte bio via les trichogramme.

Donc si je fait le compte, vos 2 questions ont eu des réponses mais aucune les miennes n'en ont eu de votre part. Je voudrais bien que vous répondiez notamment à celle sur le respect du choix d'un pays et de sa population vis-à-vis de ces OGM.

jujuniep | 17 février 2014 à 10h28
 
 

Et pourquoi v'obstiner à vouloir cultiver du maïs qui n'est pas fait pour notre région...
C'est une plante tropicale qui a besoin de beaucoup d'eau...

Claude | 17 février 2014 à 10h35
 
 

Merci Yannquirigole pour ce gentil message qui, grâce à la richesse (habituelle chez vous) de ses arguments apporte un point déterminant au débat. Nous voilà donc sauvés !

Je vous remercie aussi pour les amabilités à mon égard qui, venant de quelqu’un dont l'orthographe, la grammaire, la syntaxe et l'ouverture d'esprit sont irréprochables et reconnues de tous, donnent tout son sens à l'expression populaire "c'est l’hôpital qui se fout de la charité".

Bonne journée cher ami.

jujuniep | 17 février 2014 à 10h49
 
 

Dans tout ce déluge je n'avais pas vue votre question VD69.

Ce qui pousse les agriculteurs à vouloir des OGM est qqc de légitime : la promesse de récolte meilleur. Mais à quel prix ? L'étiquetage étant obligatoire n'assure pas spécialement de bon débouché vu l'opposition des Français.

Pourtant je ne suis pas opposé aux OGM, tant qu'il ne produisent pas des toxines ou ne servent pas à mettre plus de pesticide.

Je ne connais pas le sujet c'est vrai, mais des réponses à mes questions j'en conclu que la pyrale fera quand même des "trous" dans le maïs (certes moins vu qu'elle va mourir). Ce qui amène à une autre question : quid d'un cadavre de pyrale dans le maïs si elle n'a pas eu le temps de sortir ?
Du coup, pour luter contre les mycotoxines, s'il faut bien sur protéger les cultures il me semble que le stockage et un culture moins humide sont d'aussi bons moyens de protection.
Question : si on stop les arrosages actuels pour du goutte à goutte ne peut-on pas assainir la culture en plus de faire des économie d'eau ? (pas d’aspersion = moins d'humidité donc moins de champignons donc moins de mycotoxines ?)

Vous citez l'exemple de la pénicilline. Merci. S'il est clair qu'elle est efficace et qu'il fallait l'utiliser, les scientifiques d'aujourd'hui vous dirait qu'on aurait peut être pas du l'utiliser autant.
Je pense que cet exemple doit servir aux OGM producteurs de toxine. Car c'est la preuve que des résistances peuvent apparaître... 50 ans après certes. A suivre.

Terra | 17 février 2014 à 11h13
 
 

Suite :

Des résistances peuvent donc apparaître et on serait bien embêté comme on l'est maintenant avec certaines souches de bactéries.
Les pyrales s'adapteront c'est certain et même si c'est dans 50 ans est-ce que cela en vaut la peine ?

Nous produisons déjà assez de céréale. Et des quantités phénoménales pourrissent dans certains pays après récolte faute d'infrastructures de stockage et de logistique. Certaines autres pourrissent dans de bons grenier car ne faisant que l'objet de basses spéculations.

Concernant l'emploi de pesticides je dois dire qu'au final il me font moins peur car il sont appliqué ponctuellement et à la surface de la plante. Et non continuellement et à l'intérieur de la plante comme un OGM .
On peut laver un fruit ou un légume avant de le manger. On peut au pire retirer la peau. Mais si le produit est déjà à l'intérieur alors c'est plus compliqué (bien que dans ce cas nous le digérons ça j'ai compris :))

Je pense qu'un OGM pour une plante moins gourmande en eau, avec des fruits plus gros ou plus abondant est une bonne chose. (Après tout l'ADN sera digéré comme n'importe quel autre)

Mais l'OGM "autoprotégé" ou l'OGM protégé contre les pesticides sont, à mon avis, une erreur dictée par la seule voie du profit. Il y a trop de conséquence à long terme (ou court terme sur l'emploi massif de pesticides)

C'est principalement pour cela que je ne soutiendrai jamais ces OGM.

Terra | 17 février 2014 à 11h24
 
 

Claude dit (10h35) :
"Et pourquoi v'obstiner à vouloir cultiver du maïs qui n'est pas fait pour notre région...
C'est une plante tropicale qui a besoin de beaucoup d'eau..."

C'est effectivement une plante qui nécessite de l'eau pour pousser correctement (comme n'importe quelle plante d'ailleurs) mais intrinsèquement, le maïs requiert moins d'eau que le blé par exemple.
L'avantage du blé, c'est que lorsqu'il a besoin d'eau, en général, il y en a suffisamment...!
Le maïs c'est plutôt dans les périodes de l'année où on n'en a pas toujours assez (juillet notamment) !
S'il y a un problème c'est celui d'une bonne gestion de l'eau car lors de n'importe quel arrosage la plus grande partie de l'eau retourne à la nappe phréatique.

gattaca | 17 février 2014 à 11h59
 
 

"S'il y a un problème c'est celui d'une bonne gestion de l'eau car lors de n'importe quel arrosage la plus grande partie de l'eau retourne à la nappe phréatique."

Bah voyons. C'est bien connu d'ailleurs les agriculteurs n'ont jamais eu de problème d'approvisionnement de l'eau en nappe.

Arrosé par aspersion des surfaces immenses en plein cagnard pour faire pousser du maïs n'a jamais permis à l'eau de retrouver sa nappe phréatique.

Dans l'agriculture d'aujourd'hui la phrase serait plutôt : "lors de l’irrigation des champs de maïs la plus grande partie de l'eau finie dans l'atmosphère" ...
Alors certes à un moment ou à un autre elle retombera. Mais pas dans sa nappe d'origine.
D'où ma remarque sur l'évolution des systèmes d'arrosage pour lutter contre les mycotoxines. Le goutte à goutte (à même le sol donc) c'est 80 % de consommation en moins et certainement moins d'humidité dans le champ donc de meilleurs conditions pour la plante. Non ?

Ce que vous dites sur le blé est parfaitement juste... c'est pourquoi le blé est une culture adaptée (à mon sens) à la France.

Terra | 17 février 2014 à 13h27
 
 

Gattaca trouve que 20 ans de semences OGM ce n'est rien comparé à l'histoire de l'agriculture.
Dans le cas des céréales et du maïs en particulier je suis prêt à parier que moins de 10% des productions le sont avec des variétés de plus de 40 ans.
En pomme de terre la bintje centenaire fait fièrement de la résistance, mais toutes les autres variétés ont disparu de nos étals même si certains continuent de cultiver dans leur potager la vénérable BF15 datant de 1947.

VD69 | 17 février 2014 à 15h07
 
 

Je voulais faire dire aux anti que , d'après mes infos, les agriculteurs qui veulent semer du MON810 (et pour la plupart le TC1507) veulent disposer d'une variété qui leur permette de ne pas traiter les semences avec des concentrations importantes d'insecticide et/ou de ne pas traiter à outrance les jeunes pousses tant que la pousse du maïs le permet.
S'ils veulent faire l'économie financière insecticide mais cela fait çà de moins dans mon environnement.
Personne n'a donné d'autre motivation même si WS semble avoir d'autres infos tempérant mon propos basique.
Tous les autres arguments disant que l'on peut faire autrement ne sont que des arguties pour cacher le néant :
- le maïs est une plante tropicale des régions humides ...faut sortir les mecs, il y en avait sur les rives du Saint Laurent avant Christophe Colomb
- le gène Bt génère des résistances, on en trouverait dans les grains consommés : plus que dans les cultures bio où l'on peut traiter à la dose de 750 000 mg/ha avec la même toxine?
Ces anti veulent etre nourris par des agriculteurs détachés de toute contrainte financière, seraient-ils prets à leur donner leur paye en échange?
Les mycotoxines seraient liées au seul maïs et particulièrement du maïs OGM, alors que ce genre de maladie touche toutes les plantes , et l'ergot de seigle, il vient des tropiques?
Dans peu de temps, on nous dira qu'on ne veut pas de telle semence OGM parce que les sacs sont jaunes et qu'ils nuisent à la rétine.

VD69 | 17 février 2014 à 17h18
 
 

VD69, pour quelqu'un qui me reproche mes fuites et diversions quand vous posez des questions, vous ne répondez toujours pas aux miennes... C'est pas gentil !

Concernant les résistances, je crois qu'il y a méprise... Ce n'est pas le Bt qui génère les résistances mais le mode de diffusion d'une toxine qui, avec les OGM (tous les OGM) est continu, diffus et à faible dose. C'est cela et cela uniquement qui est susceptible de causer des résistance, et ce, plus rapidement qu'une pulvérisation à pleine dose, uniquement certaines années, avec changement de molécule d'une année sur l'autre. Là, les résistances apparaissent aussi mais moins rapidement. C'est une critique des OGM et non du Bt.

Pour ce qui est du maïs, le fait qu'il soit exotique n'est pas un argument anti-OGM, je suis d'accord. Par contre cette culture me gêne pour ce qu'elle implique souvent : retournement de prairie, élevage intensif et hors sol, irrigation, sur-fertilisation en bord de cours d'eau, sol nu une bonne partie de l'année et monoculture. Car oui, les agri intéressés par le MON810 en France sont des maïsiculteurs en monoculture.

Et pour votre question liée aux motivations des agri, oui l'économie attendue d'insecticide les intéresse, comme n'importe quelle économie de charge, d'ailleurs. Le problème est que tout ne doit pas être autorisé sous prétexte que certains sont intéressés. On pourrait supprimer les bandes enherbée, les agri seraient tous d'accord !

jujuniep | 18 février 2014 à 08h50
 
 

M./Mme VD69 (16 février 2014 à 00h16),

« Jujuniep reconnait l'économie d'insecticides mais pas de pesticides » ?

Un insecticide est un pesticide...

J'ai détaillé plus haut les avantages du Bt.

Mais en voilà d'autres. Le cotonnier Bt permet de réduire les traitements insecticides au Burkina Faso de huit ou neuf à deux.

Un traitement, c'est pour un carré d'un hectare et des rangs distants de 1 m, un petit 10 km à pied si on passe dans chaque interrang, avec une quinzaine de kilos sur le dos. L'agriculteur n'est – malheureusement pas protégé ; il en respire à pleins poumons et en prend plein sur lui et ses vêtements. Quand il rentre, il en fait profiter femmes et enfants. Six ou sept traitements d'économisés, c'est pas un progrès, ça ?

« ...le TC1507 était aussi une variété résistante à un herbicide (autre que le RoundUp) ». Et cet herbicide, le glufosinate-ammonium, n'est pas homologué sur maïs. S'il l'est un jour, ce sera un outil de plus dans l'arsenal de l'agriculteur. Il pourra alors remplacer les cocktails d'herbicides utilisés actuellement, ou le glyphosate si on autorise les maïs RR. Avoir une solution de désherbage de plus est un avantage, surtout si l'herbicide a un bon profil toxicologique et écotoxicologique (je n'ai pas vérifié pour le glufo).

Wackes Seppi | 18 février 2014 à 12h02
 
 

M./Mme Terra a écrit (17 février à 11h13) :

« Ce qui pousse les agriculteurs à vouloir des OGM est qqc de légitime : la promesse de récolte meilleur. Mais à quel prix ? L'étiquetage étant obligatoire n'assure pas spécialement de bon débouché vu l'opposition des Français. »

C'est un point de vue.

Mais peut-être faudrait-il qu'il y ait un sursaut dans la lutte contre la désinformation et que l'on explique l'intérêt de tel ou tel OGM – chacun étant un cas particulier.

Le maïs est en grande partie destiné à l'alimentation animale. Sauf s'ils produisent pour le « nourri sans OGM » vendu (cher) par Carrefour sous sa propre marque ou pour certains labels, les éleveurs seront probablement tentés par le maïs Bt du fait de sa meilleure sécurité du point de vue des mycotoxines.

« Pourtant je ne suis pas opposé aux OGM, tant qu'il ne produisent pas des toxines ou ne servent pas à mettre plus de pesticide » ?

La plupart des plantes produisent des toxines. Vous en mangez avec les pommes de terre ou en buvez avec le café. Cherchez Bruce Ames sur « La Recherche ». Pour les pesticides, rassurez-vous aussi : le but des plantes tolérantes à un herbicide est d'offrir une nouvelle solution de désherbage qui soit meilleure que les préexistantes (sinon les agriculteurs n'achèteront pas la semence). Et pour désherber, on met la dose nécessaire, ni plus, ni moins.

Wackes Seppi | 18 février 2014 à 12h03
 
 

(Suite)

Il est vrai qu'il y a une polémique sur l'usage des désherbants. Des petits malins (anti-OGM) style Charles Benbrook ont produit des calculs fondés sur les kilos de matière active par hectare. Bingo ! Quand on remplace un herbicide utilisé à la dose de 100 g de matière active par un autre utilisé à la dose de 1 kg MA/ha on peut conclure : 10 fois plus ! Mais que vaut-il mieux ? 100 g de produit préoccupant ou 1 kg de produit à bon profil tox et écotox ?

En France, pour le suivi du plan Écophyto, on a décidé d'utiliser le NODU.

Oui, les larves de pyrales doivent « goutter » à la plante Bt. Mais elles sont très petites à l'éclosion.

Wackes Seppi | 18 février 2014 à 12h26
 
 

M./Mme Terra (17 février 2014 à 11h24) :

« Des résistances peuvent donc apparaître... » ?

Oui, mais à cela quatre réponses :

1.  C'est notre sort de civilisation fondée sur l'agriculture : nous devons sans cesse innover.

2.  Pour la première fois, nous avons diffusé un nouvel outil de lutte et, en même temps, prévu des mesures pour éviter ou du moins retarder l'apparition de la résistance.

3.  Dans le cas du Bt, nous avons la solution de l'empilement de plusieurs toxines. Il est extrêmement improbable qu'un ravageur arrive à développer simultanément une résistance à toutes ces toxines.

4.  Dans le pire des cas, on revient aux méthodes de lutte antérieures.


« Nous produisons déjà assez de céréale » ?

C'est un autre problème. Et détrompez-vous. Nos stocks ne sont pas extraordinaires.

« Concernant l'emploi de pesticides je dois dire qu'au final il me font moins peur... » ?

La toxine Bt est une protéine. Je crains que vous ne vous accrochiez à n'importe quel argument pour résister au saut vers l'acceptation.

Attention : acceptation de tel ou tel OGM ? Chacun doit être examiné selon ses propres mérites.

Wackes Seppi | 18 février 2014 à 12h28
 
 

Je ne suis pas sure que l'empilement de plusieurs toxine soit rassurant ...

Les OGM qui sont résistant à la sécheresse sont une vraie avancée.
Mais définitivement je vois à long terme plus de risques que d'avantage avec les plants type Bt.

Chacun doit être examiné selon ses propres mérites comme vous le dites.

Et reste aussi la politique que je considère proche de la bio piraterie qu'est celle d'une certaine firme agro chimique. Mais là n'est pas le débat.

Par ailleurs, vous mettez systématiquement en avant la lutte contre les mycotoxines. Mais de ce que je lis ici il me semble qu'il y ai de nombreuse façon de lutter contre celles-ci. Le recours au Bt n'étant finalement que la solution de facilité ?
Et vous parlez d'avancée du Bt en comparant des conditions de travail. Si certains pays pulvérisent encore à la mains et sans moyens de protection ce n'est pas le cas de l'agriculture Française. Si on vous écoute on va finir par croire que toutes ces firme ont une vocation humanitaire ... ne faut pas pousser qd même.


Merci néanmoins pour les éclairages et réponses.

Terra | 18 février 2014 à 13h29
 
 

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