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Climat : les pays émergents épinglent l'Union européenne avant la conférence de Durban

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Réunis les 26 et 27 août 2011 à Inhotim (Brésil), les quatre pays émergents regroupés au sein du Basic (Brésil, Afrique du Sud, Inde et Chine) ont estimé, dans leur communiqué final, que la prolongation du protocole de Kyoto au-delà de 2012 serait la priorité numéro un de la prochaine conférence de l'ONU sur le climat qui se déroulera à Durban (Afrique du Sud) du 28 novembre au 9 décembre 2011.

Le protocole est la base du multilatéralisme

Si les négociateurs échouaient à prolonger le protocole, le Basic estime que cela "saperait les principes du multilatéralisme à la base de la lutte contre les changements climatiques dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC)".

De plus, pour appuyer leur volonté de prolongation du protocole, plutôt que son remplacement par un autre mécanisme, les grands émergents avancent le fait que renoncer au protocole ne pourrait que "traduire un recul de la volonté politique à lutter contre les changements climatiques".

"Il est difficile de concevoir qu'un pays puisse se retirer du protocole de Kyoto pour faire plus d'effort", souligne le communiqué final.

La survie du MDP conditionnée à la prolongation du protocole

S'agissant du mécanisme de développement propre (MDP), qui dans le cadre du protocole de Kyoto alimente en crédits carbone le marché européen de quotas d'émission de CO2, le Basic souligne que sa survie "est contingente à l'adoption d'objectifs de réduction des émissions de CO2 par les pays de l'Annexe 1 dans le cadre d'une deuxième période d'engagement sous le protocole de Kyoto".

Ce faisant, ils épinglent l'Union européenne qui cherche une solution pour prolonger le mécanisme de développement propre sans nécessairement s'engager via une deuxième période sous le protocole de Kyoto.

L'Union européenne pointée du doigt

De même, le Basic regrette vivement les politiques unilatérales menées par certains acteurs, et en particulier l'UE. "Les ministres ont exprimé leur inquiétude face aux mesures unilatérales, planifiées ou adoptées, qui entraîne des impacts négatifs pour les autres pays", précise le communiqué, ajoutant qu'"ils ont exprimé leur vive inquiétude face à la décision de l'UE d'introduire l'aviation dans le système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre".

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