En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

La consommation brute d'électricité a chuté de 6% en 2014

La baisse de 6% de la consommation électrique brute est principalement due aux conditions climatiques de 2014, explique RTE. Du côté de la production, la part des renouvelables progresse très légèrement et les émissions de CO2 reculent.

Energie  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Compte tenu des données climatiques clémentes, de la faiblesse de l'activité économique et des mesures d'économie d'énergie, la consommation française d'électricité a "régressé" de 6%, à 465,3 térawatteures (TWh), en 2014 par rapport à 2013. Cette chute ramène la consommation électrique "une douzaine d'année en arrière". Quant aux données corrigées du climat, elles font apparaître une quasi stabilité avec une baisse de 0,6%, à 474 TWh. Telles sont les grandes lignes de l'édition 2014 du bilan électrique français présenté par Dominique Maillard, le président du directoire de RTE, ce mardi 27 janvier.

Cette baisse de la consommation "n'est pas un phénomène isolé" puisqu'en 2014, la consommation électrique suédoise a chuté de 4,1%, celles de l'Allemagne et de la Norvège de 4,1% et celle de l'Italie de 2,7%.

Les PME et PMI faiblissent

En 2014, la consommation des grandes industries s'est établie à 67,4 TWh. "On est sur un plateau", estime le président de RTE rappelant que cette consommation s'établissait à plus de 76 TWh avant 2008 et fluctue depuis 2009 autour de 68 TWh.

Cette année, "le phénomène nouveau" est la légère baisse de la consommation des PME et PMI, des particuliers et des professionnels. Entre 2005 et 2013, elle a progressé régulièrement, passant d'un peu plus de 350 TWh à plus de 394 TWh. En 2014, pour la première fois, elle affiche une baisse de 0,5%, à 392,4 TWh. 
"Cette légère diminution de la consommation d'électricité française reflète une activité économique ralentie mais également l'effet des mesures d'économie d'énergie déployées en France depuis plusieurs années", explique RTE.

Reprise des raccordements ENR

Du côté de la production, les énergies renouvelables ont atteint 19,5% de l'ensemble de la production, contre 19,3% en 2013. "On a failli atteindre 20%", note Dominique Maillard. "Fait nouveau, la production des énergies renouvelables, hors hydraulique, devance la part de la production thermique fossile, avec 28 TWh d'électricité produite", note RTE. Dans le détail, l'hydraulique représente 71% de la production renouvelable, l'éolien 18%, le photovoltaïque 6% et les autres renouvelables, essentiellement la biomasse, 5%.

Quant aux puissances installées, le gestionnaire du réseau de transport pointe une reprise de l'activité en 2014. Avec 963 mégawatts (MW) installés en 2014, le parc éolien français atteint maintenant 9.120 MW pour une production de 17 TWh. La puissance totale du parc photovoltaïque français progresse de 926 MW pour atteindre 5.292 MW de puissance installée et 5,9 TWh de production. Cette reprise des raccordements est à mettre sur le compte de "la clarification du dispositif réglementaire ainsi que des dispositions économiques plus favorables en 2014".

Quant à l'empreinte carbone du mix électrique français, elle recule de 41% à 19 millions de tonnes de CO2. Cette chute est principalement due au déclassement de centrales au charbon. La capacité de production française à partir du charbon recule de 19,5%, à 5.119 MW, soit une baisse de 1.246 MW. Par ailleurs, faute de pointe de consommation marquée, les producteurs ont limité le fonctionnement de ces centrales, entraînant une chute de 58% de leurs émissions. De même, si la capacité installée des centrales au gaz reste stable à quelque 10.400 MW, leur utilisation moins fréquente qu'en 2013 a permis une chute de 34% de leurs émissions de CO2.

Enfin, les échanges électriques ont été particulièrement soutenus en 2014 avec un solde exportateur de 65,1 TWh (des exportations de 92,4 TWh et des importations de 27,3 TWh). La France exporte vers l'Italie (solde exportateur de 19,4 TWh), la Belgique (16,6 TWh) ou encore la Suisse (16,4 TWh). Elle importe essentiellement depuis l'Allemagne (5,9 TWh).

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question au journaliste Philippe Collet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…