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Biodiversité : les chercheurs invités à affiner les scénarios d'évolution

Biodiversité  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com

Lors de sa réunion plénière, à Kuala Lumpur (Malaisie), le 28 février, le groupe d'experts internationaux spécialisés sur la biodiversité (IPBES) a publié un rapport méthodologique portant sur les scénarios et modèles de la biodiversité et des services écosystémiques.

Le développement de modèles (ou extrapolations) à l'échelle mondiale et régionale vise à mieux comprendre les effets des facteurs directs et indirects sur la biodiversité, les écosystèmes et les services associés. Les modèles sont basés sur des expériences et des tendances observées. Les scénarios des futurs de la biodiversité, réalisés grâce à ces modèles, peuvent aider les décideurs à élaborer des réponses pour prévenir les impacts sur l'érosion des écosystèmes et y faire face.

Les modèles de la biodiversité mondiale prévoient la poursuite d'extinctions d'espèces, de pertes d'habitats naturels et de changements dans la distribution et l'abondance des espèces, des groupes d'espèces et des biomes tout au long du 21e siècle.

Un manque de données

Ce rapport, élaboré par 83 experts de l'IPBES, "n'évalue pas l'état de la biodiversité mais dresse un panorama des modèles et scénarios existants, donne des conseils sur comment les utiliser et les améliorer", a précisé Agnès Hallosserie, secrétaire scientifique au sein de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) qui anime le Comité français pour l'IPBES. Il vise à mobiliser la communauté de chercheurs et inciter les décideurs politiques à prendre en compte les scénarios qui les aideront à développer des stratégies politiques et de gestion ambitieuses, proactives et tournées vers l'avenir.

Mais l'élaboration des modèles de la biodiversité continue de se heurter "à un manque de données" et "des incertitudes", souligne l'IPBES, parmi "les lacunes" à combler. L'IPBES invite par conséquent les chercheurs à établir des scénarios et des modèles "plus précis, plus fiables", a indiqué Mme Hallosserie.

Les travaux les plus avancés sont les scénarios mondiaux développés par le groupe international d'experts sur le Climat (Giec), à long terme d'ici 2050-2100. Toutefois, le changement climatique n'est pas la seule pression qui s'exerce sur la biodiversité. "Les espèces exotiques envahissantes ne sont pas prises en compte dans les scénarios climat. De même, l'utilisation massive des biocarburants, en tant que moyen pour atténuer les changements climatiques, va à l'encontre du changement d'utilisation des terres qui crée une pression sur la biodiversité", a prévenu Mme Hallosserie. "Nous avons donc besoin de nouvelles modélisations et des scénarios spécifiques à la biodiversité où l'option de passer aux biocarburants ne serait pas valable". L'IPBES invite aussi les chercheurs à décliner des modèles et des scénarios à une échelle plus locale et à court terme, dans les années à venir.

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