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Véhicule électrique : Bluecub épinglé par le Jury de déontologie publicitaire

Transport  |    |  Actu-Environnement.com

Le 2 avril, le Jury de déontologie publicitaire a jugé fondée la plainte déposée en janvier par l'Observatoire du nucléaire contre la publicité de la société Bluecub en faveur de son service de location de véhicules électriques, diffusée sur le site Internet de l'annonceur. En conséquence, le groupe Bolloré devra retirer de sa publicité la mention "écologique" utilisée pour qualifier son véhicule et le service associé.

Cette publicité proclamait que la Bluecar, la voiture électrique du groupe Bolloré, proposée dans le cadre du service de location de la Communauté urbaine de Bordeaux est "écologique". Bluecub précisait par ailleurs : "0 bruit, 0 odeur, 0 émission de CO2 - La première voiture 100% électrique en autopartage".

Un usage sans nuance du terme "écologique"

Comme il l'avait déjà indiqué, l'Observatoire du nucléaire estime que le recours aux terme "écologique" n'est pas opportun car " tout véhicule a un impact sur l'environnement, qu'il s'agisse des matières premières et de l'énergie nécessaires à la construction, des équipements utilisés (pneus, batteries…) ou encore des déchets générés en fin de vie". L'association pointait aussi le fait que "la voiture électrique utilise de l'électricité dont la production, majoritairement d'origine nucléaire en France, est extrêmement polluante".

Bluecub avance pour sa part que "permettre aux habitants de la communauté urbaine de Bordeaux de circuler en voitures électriques, et non avec leurs véhicules thermiques, est un geste écologique dès lors, notamment, qu'aucun dioxyde de carbone n'est émis au roulage".

"Le Jury constate que la publicité litigieuse fait état du caractère « écologique » du service promu, sans le moindre élément de relativisation ou de comparaison", indique-t-il, ajoutant que "les précisions qu'elle comporte quant à l'absence de bruit, d'odeur et d'émission de dioxyde de carbone ne permettent pas, à elles seules, de qualifier le service d'« écologique », alors que l'utilisation des véhicules électriques, si elle apparaît moins polluante que celle de véhicules conventionnels, l'est davantage que d'autres modes de transport compte tenu notamment des sources d'énergie nécessaires à leur fonctionnement".

Réactions2 réactions à cet article

 

D'un côté, je trouve cette décision ridicule.

De l'autre, voilà Monsanto et sa publicité du toutou qui enterre son os en bonne compagnie...

Le Jury de déontologie publicitaire devrait se pencher d'urgence sur toutes les publicités pour les lessives et autres produits ménagers, les produits de beauté, etc.

Wackes Seppi | 04 avril 2014 à 21h38
 
 

c'est déjà fait seppi renseignez vous

lio | 07 avril 2014 à 11h39
 
 

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