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1000 chaufferies au bois devraient voir le jour au cours des six prochaines années

ENERGIES - Actu-Environnement.com - 02/02/2007
 
Initié par la Fédération nationale des communes forestières (FNCofor), le programme « 1000 chaufferies en milieu rural » connaît une nouvelle avancée avec la signature d'un accord de trois ans renouvelables avec l'ADEME.
 
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Aujourd'hui, environ une commune française sur trois est propriétaire d'une forêt. 2.600.000 hectares se répartissent entre 11.000 communes forestières. Ce patrimoine riche d'une grande diversité d'essences est réparti de façon très inégale selon les régions : dans les Vosges, 98 % des communes sont forestières alors qu'en Vendée ou en Mayenne ce taux n'atteint que 50%.
À l'heure où la filière bois-énergie se met en place, les communes forestières ont donc un rôle majeur à jouer. Convaincues que l'utilisation énergétique du bois permet d'améliorer la qualité et le rendement économique de la gestion forestière dont elles ont la charge et peut leur permettre de faire des économies, les communes forestières regroupées au sein de la Fédération nationale des communes forestières (FNCofor) ont décidé de s'engager dans une politique volontariste de développement des chaufferies automatiques au bois et des réseaux de chaleur. C'est pourquoi elles ont initié en juin 2006 le programme « 1000 chaufferies en milieu rural » afin de relayer et d'amplifier le programme bois-énergie de l'ADEME.

Pour atteindre cet objectif, les communes forestières envisagent de mener une politique de développement des installations suivant une logique territoriale. L'étude et la réalisation de projets groupés permettront, par le nombre d'installations concernées, d'atteindre des chiffres significatifs en terme de volume de bois mobilisé et d'énergie fossile substituée. La FNCOFOR privilégie ainsi la réflexion à l'échelle de territoires de projets (Communauté de Communes, pays, charte forestière de territoire) pour favoriser un développement local cohérent. Selon elle, cette organisation des filières d'approvisionnement est une condition sine qua non d'une fourniture de combustible sécurisée en quantité et en qualité.
Pour une question de faisabilité économique, la politique de développement portera prioritairement sur les unités dont la puissance est au moins égale à 100 kW et comme les communes forestières ne sont pas en général de grande agglomération, les projets ne devraient pas dépasser 2MW.

Par ailleurs, le programme comprend également un accompagnement des maîtres d'ouvrage tout au long de leur projet d'installation de chaufferies bois et de réseaux de chaleur. Cette assistance concerne ainsi la sensibilisation et l'information sur les caractéristiques et les avantages du bois énergie, la réalisation d'études de préfaisabilité, de plans d'approvisionnements territoriaux, l'accompagnement pour la réalisation des études de faisabilité, la définition de l'enveloppe financière et des travaux à réaliser, la mise en exploitation de l'installation.

Pour mener à bien ce projet, la FNCOFOR a souhaité s'appuyer sur plusieurs partenaires. Après l'ONF, c'est autour de l'ADEME de s'associer officiellement au programme en signant un accord de développement de trois ans renouvelables. L'ADEME et la FNCOFOR, avec cet accord, s'engagent à coordonner leurs efforts pour assister les collectivités territoriales dans leurs projets bois énergie et sécuriser l'approvisionnement des installations par une meilleure connaissance des ressources forestières présentes dans les territoires et par une meilleure mobilisation de celle-ci.

Inscrit dans le plan Climat, le programme « 1000 chaufferies pour le milieu rural » devrait aboutir selon la FNCOFOR à l'installation d'une puissance cumulée de 500 MW, à la création ou la consolidation de 400 à 600 emplois, à la consommation de 600.000 tonnes de bois mais surtout à la substitution de 200.000 tonnes équivalent pétrole (tep) et à l'économie de 450.000 tonnes de CO2.

F.LABY

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