Actu-Environnement
 
   

Le projet Sweet Fuel vise à développer les agrocarburants à base de sorgho

Agriculture  |    |  Actu-Environnement.com
Lancé en janvier 2009, le projet ''Sweet sorghum: an alternative energy crop'' (Sweet Fuel), financé par la Commission européenne, vise à développer la production de bioéthanol à partir du sorgho sucré en fournissant de nouvelles variétés mieux adaptées à des environnements ciblés en zone tempérée comme en zone tropicale, explique le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), coordinateur du projet avec neuf autres partenaires*.


Le sorgho est une plante pouvant supporter les sols salins ou calcaires. Ce projet est de cibler des zones semi arides tropicales d'une part et tempérées d'autre part, pour y adapter des variétés de sorgho, indique le Centre .

Pour les zones tropicales, on cherche à sélectionner des sorghos double voire triple usage (food-fuel-feed) produisant des graines pour l'alimentation humaine et/ou animale tout en accumulant des sucres dans les tiges pour l'ethanol. Il faut en effet éviter de mettre en concurrence production alimentaire et production énergétique pour minimiser les risques liés à la sécurité alimentaire dans les pays en développement, précise Serge Braconnier, chercheur au Cirad.

Outre la production de biomasse, les recherches menées sur le sorgho visent à atteindre une meilleure adaptation aux températures froides afin d'augmenter notamment les zones potentielles de culture en Europe et une meilleure digestibilité des fibres afin de faciliter la première étape de transformation : l'attaque de fibres cellulosiques pour produire des sucres fermentables. Le projet prévoit également de conduire une analyse intégrée des impacts du développement de la culture de sorgho à différents niveaux (social, économique, environnemental) et à différentes échelles (macro-micro).


* Icrisat, Institut International de Recherche sur les Cultures pour les Tropiques Semi-Arides (Inde); Embrapa, Organisation brésilienne de Recherche Agropastorale (Brésil); KWS SAAT AG, compagnie semencière privée (Allemagne ); Unibo, Université de Bologne (Italie), UCSC, Université catholique du Sacré Coeur (Université de Milan, Italie); UANL, Université autonome de Nuevo Leone (Mexique); ARC-GCI, Agricultural Research Council-Grain Crops Institute (Afrique du Sud); IFEU, Institut für Energie und Umweltforschung (Allemagne)
 et WIP, entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables (Allemagne).

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez à cet article

1500 caractères maximum
[ Tous les champs sont obligatoires ]