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“ Assainissement non collectif : "il ne faut pas faire de réhabilitation à tout prix" ”

Alors que les communes n'ont pas toutes débuté les contrôles des installations d'assainissement non collectif, la CLCV constate une augmentation des plaintes. Stéphane Bernhard, juriste environnement à l'association de consommateur revient pour Actu-environnement sur ce dossier conflictuel.

Interview  |  Eau  |    |  Actu-Environnement.com
   
“ Assainissement non collectif : "il ne faut pas faire de réhabilitation à tout prix" ”
Stéphane Bernhard
Juriste environnement, CLCV
   

Actu-environnement : Au sein de votre association vous constatez une montée des plaintes des consommateurs aux dépens des services publics d'assainissement non collectif. Pouvez-vous nous rappeler que sont ces SPANC et leur rôle dans les communes ?

Stéphane Bernhard : Il y a environ 5 millions d'habitations en France qui disposent d'une installation d'assainissement non collectif (ANC) soit 12 millions d'habitants. La loi sur l'eau de décembre 2006 impose que ces installations soient contrôlées par les services publics de l'assainissement non collectif (SPANC) des communes. Ces contrôles sont réalisés par les communes elle-même ou les intercommunalités si le SPANC est géré en régie ou par des sociétés délégataires si la commune a opté pour une délégation de service public. Le but du contrôle est de vérifier que les installations sont aux normes mais surtout qu'il n'y a pas de risques sanitaires ou environnementaux graves. Lorsque le SPANC estime que des travaux sont nécessaires, il laisse un délai de quatre ans au propriétaire pour faire les travaux. Toutes les installations doivent avoir été contrôlées au moins une fois d'ici fin 2012. Mais nous savons déjà que ce ne sera pas le cas partout car du retard a été pris par endroits. Dans certaines régions, les habitants concernés ont déjà été contrôlés une fois voire deux alors qu'ailleurs les contrôles n'ont pas encore commencé. Certaines communes n'ont même pas créé leur SPANC alors que c'est une obligation. Mais lorsque les contrôles sont lancés c'est là que les ennuis commencent pour les usagers.

AE : Quels problèmes constatez-vous ?

SB : L'ANC est un dossier très conflictuel sur plein d'aspect. En premier lieu, les usagers ne comprennent pas toujours les fréquences de contrôles différentes d'un endroit à un autre, et les tarifs de contrôle qui peuvent faire le grand écart. En second lieu, les politiques de contrôle sont protéiformes : cela peut aller du contrôle visuel à un contrôle beaucoup plus poussé. Les interprétations peuvent varier car chaque SPANC a sa grille de contrôle. Résultats, les usagers ne sont pas sur un pied d'égalité selon l'endroit où ils habitent. Enfin, certains SPANC prescrivent trop de réhabilitations. Or, les pollutions générées par les installations ANC ne représentent qu'un pour cent des pollutions diffuses. Ce n'est rien par rapport à l'agriculture, aux industries ou aux stations d'épuration qui ne sont pas aux normes. Il y a des endroits où il faut améliorer les choses mais il est hors de question de réhabiliter l'ensemble des installations ANC qui ne sont pas tout à fait conformes aux normes actuelles. Pourtant, certains SPANC affichent un taux de non-conformité de 80% avec un taux de réhabilitation demandée de 80%. C'est anormal. La loi Grenelle 2 décorrèle l'obligation de travaux de la non-conformité. On ne peut obliger à faire les travaux que s'il y a un risque sanitaire ou environnemental avéré. Il est donc urgent d'harmoniser les pratiques. Un arrêté en cours de modification suite à la loi Grenelle 2 prévoit d'ailleurs un arbre de décision en annexe pour objectiver la mission de contrôle.

AE : la facturation de ces contrôles semble également source de conflits…

SB : En effet, nous constatons des divergences dans les modes de facturation de ces contrôles. Selon une enquête que nous avons réalisée l'an dernier, le montant des redevances demandées par les SPANC varie de 50 à 400 euros. La fréquence des contrôles varie elle aussi : la loi Grenelle 2 demande que les installations soient contrôlées au moins une fois tous les 10 ans mais rien n'empêche les SPANC de faire plus. D'ailleurs, on constate une fréquence plutôt quadriennale. Résultat, plus les contrôles sont fréquents, plus cela coûte cher à l'usager. Autre problème : le mode de facturation. Normalement la redevance payée au SPANC n'est due qu'après le contrôle mais certains SPANC ont annualisé le prix du contrôle et perçoivent la redevance avant le contrôle pour se constituer une trésorerie. La CLCV n'est pas opposée par principe à l'annualisation mais c'est un choix qui doit être laissé à l'usager.

AE : Mais cette redevance et cette annualisation sont un moyen d'assurer au SPANC un financement suffisant pour leur fonctionnement…

SB : Oui en effet, le principe de rentrer de l'argent plus vite pour équilibrer le budget est intéressant pour le service mais c'est un faux problème. Car lorsqu'une commune crée son SPANC elle peut le financer sur son budget général pendant les cinq premières années et demander des aides aux agences de l'eau pour alimenter son budget. Par ailleurs, la disparité des tarifs s'explique par les différences de taille de SPANC. Il faut donc trouver une bonne échelle de gestion. Il est parfois préférable de réunir plusieurs communes pour créer un seul service ce qui permettra de faire supporter le coût sur un nombre d'usagers suffisant pour éviter un prix complètement déraisonnable.

AE : Ces modes de facturation ont-ils conduit à des réclamations de la part des usagers ?

SB : Oui. On nous a par exemple souligné récemment un problème bien particulier dans les cas où la redevance est perçue via la facture d'eau : une possibilité proposée par certains SPANC pour simplifier les choses. Deux usagers de deux départements distincts n'ont pas souhaité payer la redevance avant que leur contrôle ne soit réalisé. Ils se sont donc acquittés de leur facture d'eau en déduisant le montant de la redevance et les ennuis ont commencé pour eux car l'eau leur a été coupée. Or c'est illégal. D'une part le contrôle n'est pas encore dû et d'autre part il est impossible de compenser une dette rattachée à l'assainissement non collectif via la facture d'eau, d'autant plus que la fourniture d'eau est un service essentiel ! Les deux créances sont totalement différentes. Rappelons enfin qu'il y a une procédure bien particulière pour cadrer les cas où la facture d'eau n'est pas payée : la coupure d'eau intervient en dernier recours. Si dans un cas un courrier avec le distributeur concerné a très vite permis de rétablir la situation, dans l'autre cas l'opérateur n'entend pas raison malgré nos courriers. La CLCV ne compte pas en rester là.

AE : Pensez-vous que ces problèmes vont se multiplier à l'avenir ?

SB : Ce dossier est une bombe à retardement. Le sujet va continuer à monter en puissance car les contrôles n'ont pas encore commencé dans certaines régions. De nombreux usagers nous contactent et nous avons mis en place une coordination nationale avec les associations locales pour répondre aux inquiétudes. Si dans la plupart des cas tout se passe bien, on constate qu'il y a des endroits où ce n'est pas le cas. Pourquoi ? Le manque de concertation est bien souvent à l'origine du problème. Les SPANC décident du mode de facturation et du tarif sans rien expliquer aux usagers alors que certains font les choses de façon progressive en informant et en associant les usagers et les associations locales. Les élus locaux commencent également à se rendre compte que la grogne monte et demandent plus de pédagogie. Plusieurs propositions de lois ont été déposées au Sénat et à l'Assemblée nationale afin d'amener un peu plus de pragmatisme dans tout çà.

AE : Une des deux propositions de loi envisage de créer un crédit d'impôt pour aider les usagers à réaliser les travaux. Qu'en pensez-vous ?

SB : La question du coût est un problème en effet. Une installation ANC neuve peut coûter jusqu'à 10.000 euros. Pour l'instant l'éco-PTZ est éligible à hauteur de 10.000 euros pour des installations ANC ne consommant pas d'énergie. Il existe également des aides locales. La création d'un crédit d'impôt est louable mais attention : aider les usagers qui n'ont pas d'installation ou qui possèdent des ANC posant problèmes, oui ; mais il ne faut pas faire de réhabilitation à tout prix si çà ne sert à rien. Surtout que les professionnels du secteur sont déjà très actifs pour encourager la réalisation de travaux derrière des arguments sanitaires et environnementaux.

AE : Que conseiller-vous aux usagers qui sont sollicités par les agents des SPANC ?

SB : Nous leur conseillons de ne pas refuser le contrôle car il est prévu par la loi. Mais ils peuvent en amont demander qu'on leur envoie le règlement du service qui présente les missions du SPANC, les prix et les droits de l'usager. Ils peuvent ainsi vérifier si les tarifs pratiqués sont dans la moyenne en comparant par exemple avec l'enquête réalisée par la CLCV l'année dernière et qui va être prochainement renouvelée. À l'issue du contrôle, l'usager doit vérifier le rapport de contrôle et, dans le cas où il conclurait à une nécessité de travaux, demander pourquoi. Il faut notamment vérifier que le SPANC a respecté la réglementation en prouvant qu'il y a bien un risque sanitaire ou environnemental pour justifier la demande de travaux. Ne pas hésitez non plus à demander la fréquence des contrôles. Les usagers peuvent par ailleurs consulter dès maintenant les documents mis à disposition par la CLCV et le site internet récemment créé sur cette thématique.

Réactions46 réactions à cet article

 

Bonjour fun738,
J'ai acheté une maison avec fosse septique il y a 16 ans. Comme je l'ai mise en vente j'ai dû la faire contrôler par le SPANC qui la juge non conforme. Il manque la ventilation primaire et apparemment il n'y a pas de champs d'épandage mais un puit perdu. Pour faire un champs d'épandage la place est réduite, environ 10m².
Question : est-il possible de conserver la fosse, rajouter la ventilation et installer un champs d'épandage de zéolite ? (moins de surface nécessaire). Car s'il faut refaire toute l'installation le prix de vente de ma maison sera diminué d'au moins 10.000€.
Autre question : le tout à l'égout passe à environ 40m de mon terrain. La commune n'est-elle pas obligée de me raccorder ? Merci d'avance

shiva | 08 mai 2012 à 10h19
 
 

je suis technicien d' A.N.C pour une multinationale dont je ne siterais pas le nom. je me propose pour répondre à vos question sur le spanc et ses différents problèmes.

je vous conseille à tous de consulter le site officiel de anc et surtout de faire attention à tous les infos non officiels

http://www.assainissement-non-collectif.developpement-durable.gouv.fr/

fun738 | 24 avril 2012 à 17h44
 
 

Bonjour,
Je suis en train d'acheter une maison et dans le compromis, le vendeur s'est engagé a payer les travaux suite a la visite du SPANC (ou diagnostique fosse pour vendre)
Le SPANC de ma commune sur l'ile de la réunion me dit que je n'ai pas besoin de faire réaliser les travaux sur une fosse qui n'a pas de réseau d'Epandage. Ma question est la suivante: Su aujourd'hui le SPANC valise mon installation, peut il revenir quelques années plus tard pour redemandé la réalisation du réseau d'épandage? Merci de votre réponse,
Anthony MARTIN

Anthony | 24 avril 2012 à 10h39
 
 

bonjours.
j'aurais quelque question a vous posez.
je voudrais savoir combien il y a t'il de fausse septique en france ?
de meme pour les différents moyen d'assainissemtn non collectif.

et ensuite quels sont les différents média filtrant utilisé.

si vous pouvez me donnez les réponse ou des sites qui y répondent merci.

dante | 23 avril 2012 à 10h32
 
 

Je comprends bien la situation. Mon habitation a été construite en 1981aux normes en vigueur.
Au 30 mars 2012, on me demande le réhabilitation de l’assainissement, et c'est financièrement impossible.
Que faut-il faire?
Suis-je obligé?
Quel sont mes droits?

Merci d'avance

RETRAITE | 30 mars 2012 à 14h51
 
 

À BREIZATAO

Vous êtes parmi un multitude de personnes escroquées par des obligations de faire et refaire sur fond d'inutilité environnementale et d'incompétence.
Bien entendu vous on veut vous faire passer à la caisse.
Concernant vos problèmes, si vous avez payé, vous avez droit à une installation qui fonctionne.
Si ce n'est pas le cas, vous refusez des travaux payants. Au tribunal de trancher si on veut vous y obliger.

micocharly | 09 mars 2012 à 10h42
 
 

Il y a 15 ans j' ai fait réaliser une installation de ce type avec la participation de la commune qui avait une entreprise homologuée pour ce travail. Depuis j' ai dû changer le bac diffuseur en ciment qui avait été complètement déterrioré par les gaz de la fosse et changer également la mise à l' air libre d' un diamètre trop faible. Maintenant il y a encore de nouvelles normes mais j' ai donner mon accord pour ces modifications que si la commune propose une aide financière. Depuis c' est le silence... est ce normal ?

Breizatao | 08 mars 2012 à 23h08
 
 

bonjour

quelqu'un peut me dire si l’arrêter pour définir le risque sanitaire et environnementaux est apparut celui*ci devais sortir en septembres dernier je ne le trouve pas .

merci joce

joce | 07 février 2012 à 08h40
 
 

est ce que quelqu'un peut me dire si les fosses septiques, c'est à dire une fosse étanche de rétention des matières vannes uniquement à dissolution de ces matières par les micros organismes comme cela se faisait de tout temps jusqu'à l'arrivée des spanc est autorisée ou pas?
car dans les règlements des spanc de 1996 c'est interdit et dans le décret d'octobre 2009 (nouvelle référence ) cela semble autorisé puisqu'il y fait allusion. cela parait aberrant d'interdire un tel dispositif car il n'y a pas plus écologique puisque l'élimination des matières se fait progressivement par les travail des micro organismes!

AR | 06 février 2012 à 16h47
 
 

Entrer en contact avec la CLCV:
- internet : sur google taper CLCV
- CLCV 59 brd Exelman 75016 Paris

Un collectif d'associations en opposition avec les pratiques des SPANC et nombre de collectivités.
(Pas en refus de traitement des eaux effectivement rejetées n'importe comment. Donc à traiter. Mais quand il le faut, comme il le faut et au prix réel, à partir d'une pollution avérée)
À lire : "le dossier noir de l'ANC" publié par la CLCV

micocharly | 01 février 2012 à 20h06
 
 

comment peut entrer en contact avec la C L C V TELEPHONE oµ MAIL)

jd | 01 février 2012 à 17h26
 
 

faites des pétitions et remettez les en mains propres au Préfet de votre région, notre association la fait tous les habitants ont signés et nous sommes dans l'attente de la réponse? pour ce qui concerne, la taxe pollution avec arriéré depuis 2008.

CHANEL | 01 février 2012 à 16h57
 
 

si les communes et les pouvoirs publics attachaient une réelle importance aux questions d'environnement plutôt que d'y trouver là une nouvelle manne à fric ils subventionneraient les installations d' ANC plutôt que de dilapider l'argent public en dépenses intempestives et souvent inconsidérées( associations diverses, éclairages publics outranciers, ouvrages injustifiés et superflus etc..etc...) c'est trop facile de dire aux gens" vous êtes obligés et vous n'avez qu'a payer" dans la conjoncture actuelle et avenir ils va falloir qu'ils changent sérieusement leur fusils d'épaule sinon ....

halte au dictat | 01 février 2012 à 15h14
 
 

vous dites que les contrôles sont légaux, mais on sait qu'actuellement 40% des lois et règlements n'ont pas de décrets d'applications et ne sont donc pas applicables au sens juridique qu'en est t-il concernant ces contrôles?
par ailleurs comment se fait t-il que personne (associations, politiciens) ne s'oppose au paiement de la redevance afférente à ces contrôles par les particuliers qui est anormale dans la mesure où ce sont les pouvoirs publics qui l'impose. ce sont eux qui sont demandeurs ce sont donc à eux de prendre en compte cette charge!

jd | 01 février 2012 à 14h54
 
 

À jR

Tout à fait exact que le président de la communauté de communes n'a pas été élu par tous. Comme dans toute élection au second degré, la démocratie bascule puisque l'élu n'est plus responsable devant tous, il suffit de plaire à une minorité.
Concernant les élus communaux. Ce sont eux qui votent, qui contrôles, qui décident des redevances, des intervalles, du travail du Spanc.
En fait, il faut assister aux réunions communautaires pour en prendre conscience, ils sont tous muets comme des carpes, ils votent à la KIM JONG UN à 100 £% avant d'aller boire un cou de rouge convivial. Ils sont trop contents d'être débarrasés des responsabilités. Chaque fois qu'on dénonce le racket du SPANC en mairie la réponse est la même :"On n'y peut rien mon pauvre monsieur, la compétence assainissement, ce n'est pas nous, c'est la communauté de communes" C'est vrai mais se sont eux par leur votes qui font les choix.

micocharly | 12 janvier 2012 à 10h47
 
 

u moment de la construction de ma maison, ma mairie ne proposait pas l tout à l'égout. J'ai donc contacté la DDAS qui m'a conseillé pour l'installation d'un assaissinissemnt + épandage. Je susi passsé par un professionel selon la réglementation. J'ai fait vidanger ma fosse régulierement. En 2000 la mairie fait aménager le tout à l'égout, mais nos maisons sont un contre bas de la rue et ne peuevnt pas être raccordée ou un coût prohébitif auquel la mairie ne veut pas participer (!) Cette année je décide de revendre ma maison, je fais donc procéder à une inspection.La mairie n'ayant de service a proposer je me retourne vers une société privée. Qui relève un point critique l'épandage ne fonctionnerait pas bien... Jusqu'à présent aucun probléme, aucun engorgement, rien !. L'inspecteur dit que la nature du terrain etc...mais je sais qu'à l'époque la DDASS m'adit que la nature du terrain se prétait à l'épandage. On me parle de changer de système ?? Je suis plutôt perplexe ? que dois je faire ?

Max | 11 janvier 2012 à 22h00
 
 

je répond un peu tardivement à la question posée sur quel document, on nous demande la redevance pollution alors que l'on n'est pas raccordé au réseau d'eau potable. Tout simplement le bassin dont je dépend ns a adressé un courrier stipulant "tel semble être votre cas" ? était joins au courrier des fiches CERFA à remplir, "redevance pour pollution de l'eau d'origine domestique redevance pour modernisation des réseau de collecte déclaration au titre de l'année 2008, également 2009,2010, et le tout accompagné de santions financières ? alors que aucune étude d'impact sur le milieu n'a été faite, et ns sommes zonées en assainissement non collectif, les présidents d'ASL, n'ont pas la mission de service public, c'est du n'importe quoi,
bonne année à tous.

chanel | 02 janvier 2012 à 12h50
 
 

Bonjour, je voudrais répondre à AGEK et à son raisonnement:
"encore une fois, la réponse à toutes vos questions ou remarques se trouvent dans VOS élus (locaux ou nationaux) : vous parlez de "racket", ce sont vos élus qui les mettent en place ! Vous parlez de service public inexistant, ce sont vos élus qui les décident"
C'est faux puisque cette responsabilité a été donnée à des personnes qui ne sont pas élues démocratiquement mais désignées, la
communauté de communes. Les maires se sont désengagés.

jr | 27 décembre 2011 à 20h34
 
 

autant pour moi : le service mis en place par le Département s'appelle le SATAA et n'est pas obligatoire, mais c'est une possibilité donnée aux communes qui le souhaitent d'effectuer le contrôle des nouvelles installations d'assainissement autonome et pas, de manière générale, celui des installations existantes... (pour ceux qui ne le savaient pas, on différencie les deux types !)
Si, si, la redevance pollution apparaît à la fin de votre facture d'eau potable : elle sert à financer les actions de l'Agence de bassin (chez moi Rhône-méditerranée & Corse...).
Je lirai donc le dossier de la CLCV : merci.

Bonnes fêtes de fin d'année !

AGEK | 23 décembre 2011 à 15h17
 
 

AGEK, on poursuit le dialogue.
Tout de suite, un rectificatif. Le Jura n'a jamais mis au point un seul SPANC. C'est au contraire la disparité totale là comme ailleurs. Il y a dans le Jura des SPANC qui fonctionnent bien et surtout dans le respect des gens et de leur argent, il y en a d'autres où les pratiques sont inacceptables. Par ex, c'est dans le Jura qu'on trouve la redevance ANC de contrôles périodiques (et non la redevance pollution qui n'existe pas), à 500 € à payer pour un contrôle dit "de bon fonctionnement" à faire à intervalle légal de 10 ans.
Bien évidemment un fonctionnement des SPANC au niveau départemental serait indispensable pour éviter les dérives constatées. Comment peut vivre à redevances égales un SPANC sur 5000 habitants et un autre sur 30 000 alors que globalement les frais de fonctionnement (notamment salaire et véhicule) sont les mêmes ?
Concernant la participation des agences de bassin à l'assainissement non collectif. La réalité est que des subventions sont données au communes, pas aux personnes. Tout est entièrement à la charge du particulier, sauf cas rares de pollution avérée par une installation individuelle qui doit être refaite.
Des subventions qui dépassent toujours la moitié du coût existent en effet pour l'assainissement collectif. Rien de comparable pour l'assainissement non collectif.
Lire à ce propos "le dossier noir de l'ANC" publié par l'association de consommateurs CLCV. Il est indispensable de lecture pour comprendre la révolte

micocharly | 23 décembre 2011 à 11h58
 
 

Je prends 10mn pour remercier "Micocharly" de son illustration intéressante et continuer la discussion avec "Chanel".
En effet, je suis intéressé de savoir (découvrir !) sur quel document, il vous est demandé de payer la redevance pollution, si vous n'êtes pas raccordé au réseau d'eau potable ?!
Quand je parle "des nombreuses actions de l'Agence de bassin", il s'agit de la sensibilisation des enfants dans les écoles, de la prévention des pollutions par les agriculteurs, les industries... etc... cf leur site internet ; en effet, l'Agence de bassin intervient de façon globale, à travers la définition des politiques de l'eau à mettre en oeuvre (SDAGE, SAGE, contrats de rivière...) ; elle finance études, travaux et fonctionnement des stations d'épuration et, dans certains cas (suis preneur d'info là-dessus !), la réhabilitation d'installations d'assainissement autonome : tout ce qui se trouve en AVAL donc et ainsi, sauf erreur de ma part, PAS en AMONT c'est à dire pas sur un réseau d'eau potable directement.
NB : les maires financent tout ou partie de la construction des nouveaux réseaux en instaurant la Participation pour Voirie et Réseaux... eh oui, encore une... taxe, cette fois !
En matière de SPANC, il existe des contre-exemples : le conseil général du Jura en a mis en place un seul pour tout le département (!) : à cette échelle, il y a des chances que ce soit plus efficace.
NB : sur le vote de nos élus : chez nous, c pire = ils n'ont même pas besoin de lever la main !

AGEK | 23 décembre 2011 à 11h05
 
 

merci pour votre réponse qui m'a éclairée positivement, notamment sur la redevance pollution.
En reprenant votre texte "qui sert à financer l'ensemble des très nombreuses actions menées par l'agence de bassin du territoire concerné etc......"
faisant partie d'une A.S.L. d'adduction d'eau existant depuis un 1/2 siècle "une association est un contrat et les membres sont des personnes qui adhérent à son objet qu'ils cotisent ou non". Par conséquent je puis vous dire qu'à aucun moment l'agence du bassin de notre territoire n'a eu aucune actions à mener sur notre réseau. par ailleurs, comment payer sur les consommations d 'eau aucune habitation n'est pourvu de compteurs d'eau.La loi du 30/12/2006 ne peut en aucun cas nous concerner. pour terminer nos habitations sont équipées d'assainissements individuels et non collectifs. A mon sens un vide juridique concerne cette loi. Quant au SPANC rien n'a été envisagé dans notre commune pour le moment, je vais me rendre en mairie pour m'informer. Dans l'attente pourquoi devrait-on payer une redevance"sommes versées à échéances périodiquement en contre partie d'un avantage concédé contractuellement"?
M'a fosse sceptique a été vidangée il y a 5 ans mais avec la crise de nombreux citoyens doivent regarder à deux fois avant de débourser comme ça été mon cas environ 400€(sanpastou)
Merci de m'indiquer si en cas de refus de payer une redevance pollution je m expose à des sanctions.Ou puis je rejoindre un groupe d'opposition ?
Merci par avance.

chanel | 22 décembre 2011 à 22h24
 
 

OK GEK
Je souscris à fond sur le fait que nos élus sont en responsabilité de ce qui se passe. Quelques considérations très concrètes à ce propos.
Notre communauté de communes en fond de campagne paumée :
40 communes, moyenne 120 hab. Une commune avec 3 habitants...
Des maires en incapacité d'intervention (triste à dire mais c'est la réalité) sauf deux ou trois dont le président qui décide de tout, avec des votes à 100 %, exceptionnellement une ou deux abstentions. Vote à main levée bien entendu. Gare à celui qui marche à côté des clous. Il est attendu...
Alors "on fait confiance". Une gestion du SPANC n'importe quoi. Une moyenne de 82 contrôles par an pendant 5 ans. Avec 400 contrôles au privé parce que le SPANC est débordé.
On ne sait pas par quoi : pas de règlement de spanc, seulement 2 rapports annuels d'activité depuis 2004, etc.
Alors comme le budget SPANC (et l'autre) est "imbouclable" on invente des redevances délirantes...

Avec un tout petit détail qui interroge sur la démocratie.
Il y a 4 communes plus importantes, toutes en assainissement collectif. Donc la majorité des voix (députés, conseiller général) ne se fait pas par ceux, minoritaires, qui sont en ANC. Alors on rackette.
Encore un détail pour illustrer le tout. Il est vrai. Une maire a voté la redevance ANC, comme tous les autres à main levée et surveillée. Quand elle a reçu la redevance, elle a juré qu'elle ne paierai pas. On lui a expliqué qu'elle l'avait votée...

No comment et vive la démocratie rée

micocharly | 22 décembre 2011 à 17h51
 
 

Bonjour,

1- je ne vis absolument pas des SPANC, mais je connais les collectivités publiques pour les pratiquer depuis longtemps (rappel : nous vivons en démocratie et il est bon de connaître comment cela fonctionne...) ;
2- j'essayais juste de répondre à "Chanel" qui me semblait mélanger plusieurs choses, en apportant des éléments concrets et que j'espérais éclairants (sans à priori négatif ou positif) ;
3- encore une fois, la réponse à toutes vos questions ou remarques se trouvent dans VOS élus (locaux ou nationaux) : vous parlez de "racket", ce sont vos élus qui les mettent en place ! Vous parlez de service public inexistant, ce sont vos élus qui les décident ! Votez bien, suivez l'action de vos élus pendant leur mandat et surtout participez à la vie politique locale (politique au sens noble de "gestion de la ville") ; bref, jouez votre rôle de citoyens et les choses pourront aller mieux...

Bien cordialement.

AGEK | 22 décembre 2011 à 16h01
 
 

À GIEK.
Défende les SPANC et leur fonctionnement ne peut être le fait que de ceux qui en profitent. On peut les comprendre...
Une fois les visites diagnostic terminées, plus de la moitié ne peuvent plus vivre pour cause d'inutilité. D'où deux possibilités :
-Les supprimer (ce que préconise l'ONEMA)
-Racketter les foyers en situation captive par des redevances ANC ou des obligations de faire ou refaire très souvent inutiles, mais porteuses de factures
Nous disposons de chiffres indiscutables qui prouvent de racket.

Mais la loi donne raison au racketteurs. On doit payer pour des services inexistants, des sommes sans communes mesures avec le coût des supposés services rendus...

L'ANC, évidemment une nécessité indiscutable, s'est transformé en pompe à fric pour faire vivre SPANC et SPANKEUR devenus invivables.

mococharly | 22 décembre 2011 à 14h15
 
 

En matière d'assainissement, il existe 2 types de redevance locale et 1 autre à l'échelle des grands bassins versants français (Rhône-Méditerranée et Corse, pour ce qui nous concerne, par exemple) : la redevance pour l'assainissement collectif payée pour couvrir les frais de collecte et de traitement des eaux usées OU la redevance d'assainissement autonome (ou non collectif) payée pour financer le nouveau Service d'Assaint Non-Collectif (SPANC), créé le plus souvent à l'échelle intercommunale : à minima, ce service fait l'information du public ; il a aussi dû effectuer le recensement de toutes les installations d'assainissement autonome et un premier contrôle doit enfin être effectué... PLUS la redevance dite "pollution" qui sert à financer l'ensemble des très nombreuses actions menées par l'Agence de bassin du territoire concerné ; elle est payée sur les consommations d'eau potable par tous les utilisateurs.
Vous parlez du "bassin", j'ignore à quoi vous faîtes référence : s'agit-il d'un syndicat de rivière, d'une communauté de communes ou bien de l'Agence de bassin ?! Chaque type de collectivités territoriales dispose d'outils de fiscalité pour pouvoir financer les services publics dont elle a la charge effective.
En assainissement autonome, le souci est parfois que les élus mettent en place la redevance un peu avant que le service ne se mette réellement en place et ne se fasse connaître des particuliers... qui ont donc tendance à penser qu'ils paient pour rien !

AGEK | 22 décembre 2011 à 12h51
 
 

notre commune n'a pas d'assainissement de quel droit notre bassin veut nous faire payer une redevance sur pollution de l 'eau, aucun contrôle n'a eu lieu à ce jour, ns ne sommes pas des agents assermentés et commissionnés pour récolter des fonds pour l'état et de plus sans aucun service rendu, ni avantage concédé contractuellement et ce suite à la loi du 30/12/2006. de plus il existe une disparité au niveau national notamment j'ai oui dire que le bassin Loire Bretagne n'était pas assujetti à cette redevance, Merci par avance pour votre réponse,

chanel | 22 décembre 2011 à 02h12
 
 

"Loulou", il existe des installations d'assainissement dites compactes, qui ne nécessitent que quelques mètres-carré ! Cependant, elles étaient non encore homologuées, il y a 5-6 ans : le sont-elles aujourd'hui ? Il faut vérifier...
De ce que je sais, vous, en temps que particulier, n'avez pas la possibilité de contraindre la collectivité publique à assainir vos eaux usées, sauf si votre parcelle a été classée dans la zone d'assainissement collectif dans le Plan de Zonage d'Assainissement : demander de le consulter dans votre mairie...
En outre, vous dîtes que votre installation autonome a été classée comme "non acceptable", d'accord ; mais savez-vous s'il y a une pollution avérée (c'est à dire observée, voire mesurée) du milieu naturel (fossé, ruisseau ou autre) ?! Si ce n'est pas le cas, la collectivité publique ne sera pas sévère, car la réhabilitation de votre installation n'est pas une priorité ; en revanche, si votre installation fuit de tous côtés, hâtez-vous de la réhabiliter !
Enfin, sachez qu'il existe (encore ?!) des aides financières pour des habitations de plus de 2 ans dont l'installation d'assainissement autonome doit être réhabilitée, si et seulement si un dossier a été déposé par la collectivité publique pour réhabiliter une SERIE d'installations (opération groupée faisant l'objet d'un Projet d'Intérêt Général) : à négocier avec vos élus, le cas échéant !

Bien cordialement.

AGEK | 08 novembre 2011 à 09h56
 
 

Bonjour,
Mon installation d'assainissement non collectif a fait l'objet d'un contrôle du SPANC qui a rendu un avis de fonctionnement non acceptable et donc une réhabilitation nécessaire sous un délai de 4 ans. De fait, la fosse septique, datant de 1975, est vétuste.
Les nouvelles normes imposent des installations agréées qui nécessitent une superficie d'épandage d'au moins 25m², non comprises les distances de sécurité aux habitations, arbres et limites de propriétés.
Mon habitation occupe une superficie au sol de 45m², et la parcelle mesure 55m². Je ne suis donc pas en mesure de mettre en place un assainissement non collectif respectant la législation.
Quels recours sont les miens ?
Puis-je réclamer de la municipalité qu'elle assure le traitement de mes eaux usées dans le réseau collectif ?
Merci pour votre attention
jlDessort

Loulou | 07 novembre 2011 à 20h16
 
 

Merci à la CLCV qui est la seule association nationale de consommateurs à aider et informer les rackettés de l'assainissement non collectif. Où sont l'UFC QUE CHOISIR et 60 millions de consommateurs pour soutenir les 13 millions de rackettés de la campagne profonde ?
Une fois le contrôle de l'installation individuelle effectué, les SPANC, pour avoir les ressources qui leur permettent de survivre sont dans l'obligation de faire faire des travaux, le plus souvent inutiles et exceptionnellement justifiés, mais qui rapportent de l'argent au SPANC puisqu'il fait payer un contrôle en cours de travaux. Comme ça ne suffit pas il fait payer après des contrôles inutilement rapprochés à un prix complètement déconnecté du coût réel de ce contrôle.

Ajoutons que les aides pour les réhabilitations des installations en place, sont exceptionnelles contrairement à ce qui est dit. La CLCV doit le dire et le répéter.
Enfin on constate que l'investissement de l'assainissement collectif est subventionné à plus de la moitié, souvent à 70 % et plus. Qui dit subventions dit impôts de tous y compris de ceux qui n'ont pas et n'auront jamais accès à l'assainissement collectif.
Au nom de la justice et de l'égalité face à l'impôt, l'investissement qu'on impose en ANC doit être subventionné au même niveau que l'investissement en AC.
Attention ! L'injustice ne se supporte pas et donne lieu à toutes les dérives, proposées de plus en plus par les rackettés de l'assainissement non collectif.

ACPM | 11 août 2011 à 08h32
 
 

Je viens de recevoir l'offre financière de réhabilitation des eaux usées (en partie subventionnée) mais dans les 10 pages de blabla qui l'accompagne il est régulièrement dit que certains travaux seront facturés en plus mais en restant très vague. Je dois rendre ma réponse rapidement mais personne ne sait me dire ce que je risque en refusant de faire les travaux.
Que dit exactement la loi?

cd | 01 août 2011 à 13h30
 
 

Bonjour,
quelques précisions suite à votre message Pat88 :
- il s'agit du SPANC = Service Publique d'Assainissement Non Collectif (on parle aussi d'Assainissement Autonome, car les habitants ont leur propre installation d'assanissement et pas le mal-nommé "tout-à-l'égout") ;
- la DDASS n'existe plus depuis janvier 2010 (fusion de services publics dans le cadre de la RGPP = Réforme Générale des Politiques Publiques) ;
- vous n'avez pas pu payer quoique ce soit à la DDASS, puisqu'il s'agit d'un service d'Etat contrôlant la conformité des installations d'assainissement sur les permis de construire ;
- vous avez dû payer plusieurs sommes en lien avec votre permis de construire, via la commune ;
- si une entreprise privée a été habilitée à contrôler les installations d'assainissement autonome, c'est que la collectivité publique en charge du SPANC (commune ou syndicat de communes ou communauté de communes) l'a désigné après appel d'offres par ce que l'on nomme une DSP = Délégation de Service Public, c'est à dire que la collectivité n'assume pas directement (avec du personnel de la fonction publique) sa compétence, mais la délègue au "Privé" ;
- toutes ces informations sont décidées par les élus locaux pour lesquels vous avez eu l'occasion de voter (conseillers municipaux) et les décisions qu'ils prennent doivent être affichés en mairie : c'est légalement obligatoire ! Si vous cherchez l'info, c'est là qu'il faut vous rendre, Pat88 : dans votre mairie...

AGEK | 30 mai 2011 à 13h15
 
 

Dans ma commune, il y a eu un passage pour contrôler nos assainissements , plus de 50 % des usagers ont refusé ce controle
Pour la simple raison qu'aucune information nous à été donné .
Ni du SDANC , ni du maire ,ni de l'organisme contrôlant .
Est ce normal .? De plus plusieurs maisons sont de constructions récentes et l'assainissement ( fosse toutes eaux ,bassin de dégraissage etc )à été controlé et payé à la ddass .Ces constructions doivent t-elles aussi être controlées ? Le controle de la ddass est il devenu caduc ?
En acceptant ce controle par un organisme privé ,celui ci devient il un contrat avec cet organisme ( obligation par leurs soins de faire les vidanges ou les reparations )
Des courriers de menace ont été envoyés ( augmentation de la taxe de 100%) à certains usagers est ce normal ,alors qu'aucune information n'a été fourni

Merci de votre réponse

Pat88 | 27 mai 2011 à 12h56
 
 

Bonjour,
agissant dans le domaine de l'eau près des gorges d'une des plus belles rivières françaises, ses eaux subissent les effluents de nombreuses installations d'assainissement autonome non conformes... L'impact sur la rivière est difficile à évaluer : y aurait-il un lien avec le développement de l'Elodée du Nutall depuis 2-3 ans ?!
Les 1ers contrôles ont été effectués, mais il s'agit essentiellement de maisons secondaires... Le législateur fait-il la différence entre maison principale et secondaire pour l'attribution des aides à la réhabilitation ?!
Si vous avez des info précises sur ces sujets, merci de nous en informer.

AGEK | 25 mai 2011 à 12h58
 
 

La seule chose valable c'est la réglementation. Or les spanc ne sont pas en règle puissent qu'ils "pondent" des règlements qui les arrange et cela permet d'engranger des sommes importantes. 10 minutes de "contrôles" ici dans les Deux -Sèvres (Val de Sèvre) pour 110 €, ce "contrôle" n'en est pas un puisque le contrôleur ne voit rien...Un scandale politique ....

septiques-du-spanc | 24 mai 2011 à 13h37
 
 

Le jour ou l'on arretera de mixer l'eau et les excréments pour en faire une bouillie pathogène on resoudra le problème.

jano | 23 mai 2011 à 07h30
 
 

eh bien eh bien !! Loi sur l'eau de 1992, SPANC obligatoire en 2006. Tout va lentement mais ça avance. Trouvez-vous normal qu'en se promenant on voit des fossés charmants, pleins d'un liquide douteux ... et si votre enfant faisait tomber son ballon dedans ? Iriez-vous le ramasser ? Voilà par exemple une pollution sanitaire avérée. Jouer dans un cours d'eau le rêve de tout gamin, mais si on voit passer des trucs pas catholiques dessous. Laisserez-vous votre enfant y jouer ? Encore un risque .... C'est parce que des professionnels et des usagers non respectueux ont fait n'importe quoi que ce genre de choses existe et qu'il a fallu mettre en place un service public pour y remédier. Des tas de gens pensent que le assainissement fonctionne simplement parce que les eaux usées s'écoulent ailleurs que chez eux .... Le but de l'assainissement est bien de rendre à la nature une eau souillée humaine de bonne qualité avant de rejoindre le milieu naturel. Un puits perdu : ça marche !!!!! Non ça infiltre l'eau en profondeur mais ça n'épure pas !!! Les SPANC ne font pas que du contrôle, mais aussi du conseil .... Un bon contrôle dure bien plus d'une demi heure même sans ouvrage visible ou sans info car on va prendre le temps de sensibiliser les usagers. Evidemment les délégataires ont plus un intérêt financier que qualitatif. Enfin, pour finir et faire plus court que la CLVC, le technicien passe aussi du temps (rapport, planning, conseils, réglementation, infos ...)

k | 20 mai 2011 à 10h54
 
 

Bonjour,je demeure en Seine et Marne et les controles du SPANC sont réalisé dans ma commune par la Lyonnaise des eaux et j'aurai aimer savoir (dans le cas d'une non-conformité) s'il etait normal que ses gens fassent payer la contre visite le jour meme du controle?Au départ on vous annoncent 150 euros, mais 300 pour si c'est non-conforme, alors qu'il n'y a pas service rendu? Est ce normal? Merci de votre réponse

jeanpaul77 | 20 mai 2011 à 07h34
 
 

La CLCV a une action louable et se préoccupe de la grogne des usagers, c'est normal et merci à eux de le faire mais dans ce cas, ils confondent le message et le messager, si les contrôles ne sont pas bons ce n'est pas la faute du contrôleur de sa fréquence de passage ou de son interprétation. La faute au laxisme ambiant qui a laissé des situations individuelles se dégrader au mépris des réglementations pourtant ancienne dans le domaine. On a laissé tout et n'importe quoi se faire et maintenant que quelqu'un le constate, on fait l'autruche et on crie au scandale!! si je disais que l'usine à coté pollue mais que c'est que 1% évalué sur une étude statistique, tout le monde crierait au scandale, mais les pollutions individuelles fois x individus, c'est pas grave. Faut pas toucher aux électeurs et la CLCV fait le jeu des politiques electoralistes. Ils n'y gagneront pas en crédibilité.

ahlala | 19 mai 2011 à 22h02
 
 

dans le hameau ou se situe ma maison, il n'y a pas d'assainnissement collectif, et je ne possède pas de terrain pour une installation individuelle afin de renplacer la fosse septique existante et déclarée
non conforme par le SPANC. Quelle solution me proposez-vous ?
quelle pénalité peu m'inposer le SPANC?

Merçi à l'avance de me proposer des solutions.

b.ph | 19 mai 2011 à 19h01
 
 

Merci à la CLCV. C'est la seule association de consommateurs d'envergure nationale à avoir pris en compte un problème aussi lourd et qui concerne tant de personnes. Plus de douze millions mais qui ont le tort de ne pas représenter un poids électoral significatif vu leur dispersion dans la ruralité profonde et leur pourcentage local trop faible. Touchons nous aux limites de la démocratie ?
Dans notre communauté de communes du sud Jura, pour vivre, le SPANC a décidé de facturer 200 € tous les quatre ans un contrôle des installations individuelles qui ne dure que quelques minutes (contrôle de la hauteur de boue avec un appareil type NIVO (quelques secondes) et rinçage de l'appareil (une minute).
La loi autorise un contrôle jusqu'à "tous les dix ans". Mais voilà, pas assez de rentrées d'argent pour un SPANC dont l'assiette tourne autour de mille, mille cinq cents installations ANC. Le SPANC est un SPIC et doit à ce titre fonctionner comme une entreprise privée en assurant son autonomie financière.
Pas de problèmes, : là où une entreprise privée ferait faillite pour insuffisance de prestations ou des prix trop élevés, le SPANC décide de redevances folles, sans aucune commune mesure avec le prix de la contrepartie (le contrôle) et ça marche puisque le consommateur est obligé de payer une prestation totalement déconnectée de son objectif (un assainissement correct) et de son coût.
Attention ! On n'est pas chez Ben Ali ou autre dictatures. on est en France... Il ne reste les fourches

ACPM | 19 mai 2011 à 14h25
 
 

J'ai reçu un rapport du SPANC me disant installation non conforme et me demandant d'effectuer les travaux nécessaires, le probléme c'est la présence d'un puit perdu et l'absence de moyen de déterminer l'impact sur le milieu ou risque sanitaire. J'ai un forage a proximité (mais à distance réglementaire) l'eau de ce forage est analysée tous les 6 mois et toujours potable, n'est ce pas une preuve suffisante du bon fonctionnement de l'installation? Pour créer un champ d'épandage je serai amené à arracher des arbres, pourquoi le faire puisque l'installation fonctionne. le SPANC interrogé s'en tien à la lettre, le champ d'épandage est obligatoire, apparement cet article démontre le contraire, je suis confus.

JPSE | 19 mai 2011 à 13h59
 
 

C'est tout de même aberrant de lire "il est hors de question de réhabiliter l'ensemble des installations ANC qui ne sont pas tout à fait conformes aux normes actuelles". L'origine des pollutions diffuses est souvent mal connue... est attribué à l'ANC 1% seulement peut être discutable dans certaines régions.

daria | 19 mai 2011 à 12h32
 
 

Trés bon article. Et aussi, merci pour ce rappel que "Le but du contrôle est de vérifier que les installations sont aux normes mais surtout qu'il n'y a pas de risques sanitaires ou environnementaux graves."
On a souvent un peu trop tendance à l'oublier.

Onésime | 19 mai 2011 à 10h48
 
 

A propos de ce contrôle concernant des installations avec fosse sceptique il ne devrait pas exister si le civisme en la matière ne s'était pas perdu comme bien d'autres choses dans la nuit des temps .Ayant construit moi même il y a plus de 40 ans je me souviens qu'il était recommandé et considéré comme normal de faire vidanger sa fosse sceptique tous les 5 ans. S'il y a contrôle avec qq ennuis à la clef c'est bien que le respect dont on parle tant n'a guère cours dans notre société d'aujourd'hui. Ainsi voici un autre constat observé personnellement comme victime en plusieurs lieux.......Alors de quoi se plaint-on?
Sanpastou

sanpastou | 19 mai 2011 à 09h51
 
 

y a t-il une plainte au niveau Européen contre ce spanc ? Peut on connaitre si un collectif national à demandé par voie de justice son abrogation. Les station de traitement sont-elles enfin homologuées, et si on peut les installer, est on obligé malgré cela de se raccorder aux égouts si ceux-ci viennent à être installés, double investissement !!! merci de ces réponses

Bruno Morant | 19 mai 2011 à 09h12
 
 

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