Le collectif Cap'Eau, regroupant une trentaine d'associations de protection de la nature, d'agriculteurs et de consommateurs, fait état
d'une situation alarmante sur le bassin Adour-Garonne en matière de préservation et de reconquête de la qualité des eaux.
Le collectif, créé en 2008, dénonce notamment des
écosystèmes montagnards fortement perturbés, des milieux naturels aquatiques
fortement menacés, une dégradation des zones humides et une pollution des
eaux souterraines et rivières par les pesticides et les nitrates.
Selon les associations, les consommations d'eau ne seraient pas maîtrisées en période d'étiage.
Plus de la moitié du bassin est classée en zone déficitaire (zone de répartitions des eaux) tandis que la consommation agricole a été multipliée par 10 ces trente dernières années, déplore le collectif.
Cap'Eau dénonce
un manque d'ambition de l'action publique dans le domaine de l'eau.
A l'heure actuelle, on pollue, puis on traite pour répondre à des normes sanitaires : il faut désormais sortir de cette situation, adopter une démarche ambitieuse de prévention, souligne le collectif.
Rappelons que la Loi sur l'eau et les milieux aquatiques de 2006 fixe un objectif d'atteinte du bon état écologique des eaux d'ici 2015. Le collectif estime que le bon état des eaux
risque de pas être atteint en 2015, alors que cet objectif ne concerne que 60% des masses d'eau sur le bassin Adour-Garonne, le reste étant reporté à 2021 et 2027, souligne-til.
R. BOUGHRIET
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