J’ai bien cherché partout pour cette fichue norme et voilà !!! aucune garantie
POSITION environnementale Fédération française de l’environnement :FNE
Dans son livre vert
Une classe de compost de qualité inférieur pourrait être utile en France pour une période
transitoire, car la norme actuelle NF-U 44051 a été élaborée dans l'optique d'inclure une
partie des composts sur ordures brutes/résiduelles, et ses exigences ne sont pas très
élevées. Une catégorie d'amendement organique (qu'il ne faudrait peut-être pas appeler
compost) pourrait être utilisée sous la réglementation déchets, pour des apports ponctuels
(remise en état de terrains, par exemple). Il serait d'ailleurs profitable de revoir plus
généralement la réglementation sur l'épandage de déchets, afin de combler les vides
législatifs, car il y a des épandages abusifs en France.
POSITION de L’Apno –Coorlit – FNE de vendée (concernée par l’implantation de force de 4 usines sur le département)
« Certes, la qualité de ce compost respectera les normes en vigueur, mais ces normes ne sont pas suffisamment restrictives et vont rapidement être durcies. Certains pays d’ailleurs comme la Suisse, le Québec, l’Allemagne, en interdisent d’ores et déjà l’épandage sur leurs cultures. Il serait plus raisonnable de s’en tenir au « principe de précaution » avant de prendre le risque d’empoisonner durablement nos terres. »
POSITION DE L’ADEME
Le tri mécano-biologique des déchets fait débat
publié le 20 juillet 2009
Discrètement mais sûrement, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) le répète : elle ne compte plus accorder de subventions aux nouveaux projets d'installations de tri mécano-biologique (TMB) des déchets. L'annonce intervient alors même que dans certains départements, les Deux-Sèvres ou la Vendée par exemple, des unités de TMB sont ou vont être créées, souvent avec l'appui du conseil général. En 2008, on en recensait huit en France mais une trentaine sont visées d'ici 2013.
En Alsace, un élu tel que Dany Dietmann, maire de Manspach (Haut-Rhin), va plus loin en ajoutant que ce compost produit est généralement inutilisable du fait de sa saturation en métaux lourds. Selon lui, certains voisins européens fermeraient dans ce sens un par un leurs sites de TMB. Explication : ce procédé de tri par criblage permet de séparer les déchets organiques des fractions non-organiques, mais sans pour autant éliminer suffisamment de particules fines et de polluants pour obtenir un compost normé
Quant à l'Ademe, elle rappelle que le risque encouru par les collectivités qui investissent dans ce type de dispositif est qu'in fine, le compost produit soit de si mauvaise qualité qu'il nécessite d'être stocké ou incinéré. L'Ademe s'appuie à ce sujet sur une étude que vient de publier le bureau d'études économiques Bipe. Celle-ci porte sur 65 sites de TMB existant en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, en Catalogne et en France
POSITION DU CNIID
Certains élus se laissent « séduire » par cette
technologie, en pensant, à tort, qu'elle leur permettra de gérer la plus grande partie des ordures
ménagères en se passant des collectes sélectives de biodéchets, considérées comme trop coûteuses et peu performantes, tout en assurant la production d'un compost de qualité.
Le TMB est présenté par ses promoteurs comme une alternative à l'incinération et à la mise en
décharge. Mais nous verrons que le TMB ne peut être considéré comme une alternative, précisément parce qu'il ne constitue qu'un traitement intermédiaire ou prétraitement, une grande partie des déchets entrant (entre 40 et 60% du tonnage) nécessitant d'autres exutoires.
Est-ce utile de construire de telles usines pour trier des déchets mélangés que l'on aurait pu séparer avant ?
Le TMB n'est pas une solution pour produire du compost de qualité
La très grande majorité des projets d'usine de TMB en France sont destinés à la production de compost. Selon l'ADEME, 3 millions de tonnes d'OMR seront traitées par TMB entre 2009 et 2012 et 1 million de tonnes de compost seront ainsi produites. Or, il est maintenant admis par un grand nombre d'acteurs que la meilleure garantie pour obtenir un compost de qualité, valorisable par un
retour au sol, est la séparation des déchets organiques à la source.
La norme NFU 44051 est une garantie nécessaire mais pas suffisante pour la qualité des composts
La nouvelle norme NFU 44051 sur les amendements organiques est censée garantir la qualité des composts et une très faible teneur en éléments polluants4 , quel que soit le type de déchets utilisés
pour sa fabrication. Or, cette dernière n'est pas en mesure de satisfaire tous les utilisateurs de compost. En effet, les cultures comme le maraîchage exigent un compost plus fin et de meilleure
qualité que les cultures céréalières par exemple. Comme mentionné plus haut, il est essentiel d'identifier un marché pour le compost avant de se lancer dans la production. Si le compost est conforme à la norme NFU 44051, mais que les agriculteurs n'en veulent pas, le TMB pour
compostage n'a aucun sens. Il faut, en plus, considérer que le compost issu du TMB a d'ores et déjà beaucoup de mal à respecter cette norme .
POSITION de La Commission de protection des eaux, du patrimoine, de l'environnement du sous sol et des chiroptères...
La norme NFU 44051 révisée et qualité des composts,
Nous reprenons ici un article qui nous a paru très pertinent sur le sujet et paru dans la news-letter du Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets du 09 janvier 2008) .
Campagne "Alternatives" : La norme NFU 44051 nouvellement révisée ne peut garantir à elle seule la qualité des composts
La norme de qualité des composts existe depuis 1981. Elle a été récemment révisée suite à une étude menée par l’ADEME au début des années 2000 sur la qualité des composts issus de plate-formes industrielles.
Ces travaux ont mis en évidence la très mauvaise qualité de ces amendements organiques, particulièrement au regard de la présence d’ETM (Eléments Trace Métallique) comme le mercure et le plomb, par exemple. Les critères ETM, permettant d’évaluer la contamination du compost en métaux lourds, n’étaient pas pris en compte dans la norme telle que définie en 1981.
Ce qui veut dire que depuis cette date, des composts contenant des toxiques ont été donnés aux agriculteurs et épandus dans leurs champs : pendant plus de 20 ans donc, les industriels du compostage ont pollué les sols agricoles. Selon une source sérieuse, certains d’entre eux auraient même eu recours à des pratiques douteuses consistant à mélanger des refus de tri issus de leurs propres centres de tri au compost élaboré en plate-forme. Les agriculteurs récupéraient donc un « amendement » contenant non seulement des toxiques sous forme de métaux lourds mais également des éléments de plastique, de métaux et de verre, qui, une fois intégrés à la terre, engendrent des pollutions en larguant les composants qui les constituent. Ceci explique peut-être pourquoi ces composts étaient donnés et non pas vendus...
Les travaux de révision de la norme ont commencé au début des années 2000 et ne se sont achevés que six ans plus tard en avril 2006. En effet, les industriels du compostage ont longtemps fait blocage sur la possibilité d’intégrer les ETM comme critères de qualité. Soulignons qu’au regard de ces critères, environ une plate-forme sur deux va devoir changer son procédé et investir pour pouvoir répondre à la norme NFU 44051 ce qui explique la réticence des industriels à accepter la mesure des ETM. Le blocage des industriels a été efficace car ils sont massivement représentés dans les groupes de travail d’élaboration de la norme. La participation à ces groupes de travail est payante et très onéreuse.
Ceci limite efficacement la présence d’associations et ONG et ne garantit donc pas l’objectivité scientifique d’une telle norme, laquelle correspond plus à un consensus entre industriels et représentants des institutions publiques. Le procédé d’élaboration des normes ne peut garantir un outil impartial et objectif puisqu’il suffit de consacrer une somme suffisante pour s’assurer de la bonne représentation de ses intérêts dans les groupes de travail. Ajoutons que les travaux de révision de la norme NFU 44051 ont été conduits après une réflexion menée au niveau communautaire sur un standard de qualité des composts. Lors des discussions européennes, qui ont pour l’instant été abandonnées, deux niveaux de qualité avaient été étudiés et il s’avère que les critères de la nouvelle norme NFU 44051 sont plus proches du niveau de qualité le plus faible.
Cependant, la révision de la norme NFU 44051 a tout de même permis deux avancées non négligeables par rapport à sa version antérieure : l’intégration des critères ETM pour dix métaux selon un flux maximal en gramme/hectare/an et également en gramme/hectare/10 ans. De même, la mesure de la teneur du compost en éléments inertes et impuretés est nouvelle. Ceci permet de limiter la contamination de la matière organique par les plastiques, verres et métaux et la pollution des sols agricoles.
Le compostage sur ordures ménagères non triées est une mauvaise solution. La meilleure garantie de qualité demeure la séparation à la source des déchets organiques. Il est inadmissible de voir polluer les terres agricoles par des ordures ménagères résiduelles non organiques. Les sols européens et français sont suffisamment pauvres et fragilisés ; il n’est pas nécessaire de les détériorer davantage avec les polluants contenus dans les OMR (Ordures Ménagères Résiduelles,).
La production d’un compost issu de déchets organiques triés à la source doit devenir une priorité non seulement en terme de gestion écologique et durable de nos déchets mais également pour améliorer la santé biologique des sols. La nécessité de produire un compost sain à partir de déchets organiques collectés séparément est une réalité, en témoigne, par exemple, l’interdiction en Allemagne de la valorisation agronomique des composts issu d’ordures grises.
Ceux-ci sont uniquement destinés au recouvrement des décharges ou directement à l’enfouissement et à l’incinération. En Suisse et au Québec, les usines de production de compost par tri mécano-biologique sur ordures grises (Ordures grises.. ordures ménagères brutes (tout venant)) ont fermé. En France, malheureusement, la majorité des plates-formes de compostage sont alimentées par des ordures ménagères résiduelles (1 million de tonnes traitées en 2004) et non par des biodéchets (seulement 200000 tonnes traitées en 2004).
Il est grand temps d’inverser cette tendance ! - Morgan Boëdec / Victoires-Editions
Position du C.I.I Conseil International Infirmier
Menaces pesant sur la sécurité alimentaire ; Les menaces qui pèsent sur la sécurité alimentaire procèdent d'un enchaînement complexe de facteurs et de sources tels que la pollution environnementale et industrielle; les pratiques agricoles; les pratiques de production alimentaire; ainsi que les pratiques culturelles comme la consommation de produits alimentaires crus ou pas assez cuits. Parmi ces menaces, on peut citer:
Les risques chimiques :L'utilisation de pesticides et de produits chimiques peut menacer la sécurité alimentaire. Parmi les polluants chimiques de la nourriture on peut citer les toxines comme les aflatoxines, les polluants organiques persistants tels que les dioxines et les polychlorobiphéniles (PCB), ou les métaux tels que le plomb et le mercure qui peuvent avoir des effets préjudiciables pour la santé. La contamination chimique de la nourriture par le contact avec des toxines fongiques, par exemple, peut provoquer des vomissements aigus. Les aflatoxines peuvent accroître l'incidence du cancer du foie. Certains pesticides ont des effets cancérigènes ou mutagènes. De hauts niveaux de contamination du poisson par le mercure peuvent entraîner des anomalies fotales et avoir des effets néfastes sur le système nerveux.6
Introduire des changements dans les pratiques d'alimentation animale, notamment en utilisant en guise de repas destiné aux animaux des viandes et des os infectés, peut engendrer pour la sécurité alimentaire des menaces telles que la propagation de l'ESB par l'alimentation.
POSITION Médicale Congrés LES METAUX TOXIQUE ET SANTE
Constat
Rappel des effets néfastes sur la santé, des effets cumulatifs, :acroissement de maladies dites de civilisation et maladies induites d’ordre neuro végétatif, neuro fonctionnel, psychomoteur, auto-immune, comme par exemple les fibromyalgies, la sclérose en plaque, parkinson alzheimer, allergies… néphrite, cancer, .)
Intervenants : Professeur A.PICOT : Toxico-chimiste Directeur de recherche au CNRS
Professeur RABACHE : nutritioniste Toxicologue- biologiste – Chef de projet et responsable de la formation toxicologie au CNAM Docteur NATAF laboratoire Philippe Auguste Paris Docteur UME biologie moléculaire.
Message déposé par marthe le 26/11/2009