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Compost issu des OMR : le défi de la norme NF U 44-051

Depuis le 28 février 2009, le compost issu de la valorisation des ordures ménagères résiduelles (OMR) doit répondre à la norme NFU 44-051 qui engage à un traitement long et coûteux. Mais à défaut d'aides adaptées, seuls 4 centres TMB sont aux normes sur la cinquantaine que compte le territoire français. Exemple sur le site Valorys dans les Côtes d'Armor.

Reportage vidéo  |  Dechets / Recyclage  |    |  Actu-Environnement.com
Compost issu des OMR : le défi de la norme NF U 44-051

Réactions10 réactions à cet article

 
ça du compost!

Par quel utopie en sommes nous arrivés à vouloir produire du compost en triturant les déchets de nos poubelles! Le produit issue de ces usines de traitement mécanique des déchets n'est qu'un concentré de métaux lourds et de diverses polluant résultant des déchets diverses et variers que les citoyens peu sensible au enjeux environnementaux actuels, continuent à mettre dans leur poubelle grise. (Piles, reste de peinture, solvant ménagé, médicaments...)
J'ai visité ce genre d'installation et malgrés la dillution de la pollution en ajoutant des broyats de déchet vert, cela reste un produit noséabonde et impropre pour prétendre entrée dans la chaine alimentaire. En aucun cas les normes sauraient être un garde fou, elles sont le reflet des enjeux économiques et industriels. De nombreux pays limitrophe à la France ont renoncé à ce procédé et considère désormais ce composte comme un déchet à stocker en centre d'enfoissement.
En terme de gestion et traitement des déchets, on peut mieux faire pour moins cher sans un tel préjudice à l'environnement.

Toffer | 03 juillet 2009 à 17h11
 
 
On en fait quoi

Utopie ?

Donc si je comprends bien vos propos, le compostage c'est nul. Comme l'incinération c'est pas bien non plus et que l'enfouissement est la pire des solutions, on fait quoi de nos déchets (fusse-t-il en moins grande quantité) ? On les met chez vous ?

Daaaavid | 07 juillet 2009 à 16h58
 
 
Merci

Merci Daaaavid pour cette remarque, puisse-t-elle ouvrir les yeux aux utopistes qui voudraient révolutionner le monde alors que la réalité des choses en est toute autre!

Pour répondre à Toffer, sachez d'une part que les Français ont un rapport extrêmement bizarre avec leurs déchets et que certaines personnes ne veulent pas trier parce qu'ils ne prennent pas le temps ou encore parce qu'ils ont des soucis bien plus conséquent que de sauver la planète comme essayer de nourrir leurs enfants par exemple...Par ailleurs, certaines communes ont déja mis en place des collectes sélectives de biodéchets ménagers qui ne fonctionnent pas trés bien dans les grandes villes notamment! d'autre part, les métaux lourds présents dans le compost d'OMR n'est que légérement supérieur aux métaux lourds que l'on peut trouver dans un compost de biodéchets (comparaison faite entre 2 analyses). C'est une solution qui n'incite pas les gens à trier certes, mais elle est efficace pour certains secteurs en France où le tri est trés difficile! il faut adapter le contexte où l'on se trouve à l'outil que l'on veut mettre en place.

juju | 09 juillet 2009 à 11h31
 
 
La Lombriculture

Des essais réalisés avec des Villes qui avait des déchets urbains
Avec 20% de Lombricompost Pur ajouté au 80% de Déchets Nous ont permis d'avoir des Fruits et des Légumes 4 fois plus important qu'avec les déchets
simples
Est-il possible de dialoguer avec vous
Bernard Chevalier Directeur de la Sté

Bernard Chevalier | 27 juillet 2009 à 10h17
 
 
Les Composts ?

Je voudrais en parler plus sérieusement
étant Professionnel depuis 25 ans
Est-il possible par un contact visuel
Merci
B.Chevalier Directeur Gérant

Bernard Chevalier | 27 juillet 2009 à 10h27
 
 
Re:On en fait quoi

Tout à fait d'accord avec Daaavid ! Au lieu de s'insurger contre le compostage des OMR, il me semble plus constructif de militer pour l'amélioration du tri sélectif par nos concitoyens ! Et par amélioration, j'entends quantitative ET qualitative.

citoyenne | 03 octobre 2009 à 01h53
 
 
norme NFU pas sérieux !!! lisez cela c'est long .

J’ai bien cherché partout pour cette fichue norme et voilà !!! aucune garantie

POSITION environnementale Fédération française de l’environnement :FNE
Dans son livre vert
Une classe de compost de qualité inférieur pourrait être utile en France pour une période
transitoire, car la norme actuelle NF-U 44051 a été élaborée dans l'optique d'inclure une
partie des composts sur ordures brutes/résiduelles, et ses exigences ne sont pas très
élevées. Une catégorie d'amendement organique (qu'il ne faudrait peut-être pas appeler
compost) pourrait être utilisée sous la réglementation déchets, pour des apports ponctuels
(remise en état de terrains, par exemple). Il serait d'ailleurs profitable de revoir plus
généralement la réglementation sur l'épandage de déchets, afin de combler les vides
législatifs, car il y a des épandages abusifs en France.

POSITION de L’Apno –Coorlit – FNE de vendée (concernée par l’implantation de force de 4 usines sur le département)
« Certes, la qualité de ce compost respectera les normes en vigueur, mais ces normes ne sont pas suffisamment restrictives et vont rapidement être durcies. Certains pays d’ailleurs comme la Suisse, le Québec, l’Allemagne, en interdisent d’ores et déjà l’épandage sur leurs cultures. Il serait plus raisonnable de s’en tenir au « principe de précaution » avant de prendre le risque d’empoisonner durablement nos terres. »
POSITION DE L’ADEME
Le tri mécano-biologique des déchets fait débat
publié le 20 juillet 2009
Discrètement mais sûrement, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) le répète : elle ne compte plus accorder de subventions aux nouveaux projets d'installations de tri mécano-biologique (TMB) des déchets. L'annonce intervient alors même que dans certains départements, les Deux-Sèvres ou la Vendée par exemple, des unités de TMB sont ou vont être créées, souvent avec l'appui du conseil général. En 2008, on en recensait huit en France mais une trentaine sont visées d'ici 2013.
En Alsace, un élu tel que Dany Dietmann, maire de Manspach (Haut-Rhin), va plus loin en ajoutant que ce compost produit est généralement inutilisable du fait de sa saturation en métaux lourds. Selon lui, certains voisins européens fermeraient dans ce sens un par un leurs sites de TMB. Explication : ce procédé de tri par criblage permet de séparer les déchets organiques des fractions non-organiques, mais sans pour autant éliminer suffisamment de particules fines et de polluants pour obtenir un compost normé
Quant à l'Ademe, elle rappelle que le risque encouru par les collectivités qui investissent dans ce type de dispositif est qu'in fine, le compost produit soit de si mauvaise qualité qu'il nécessite d'être stocké ou incinéré. L'Ademe s'appuie à ce sujet sur une étude que vient de publier le bureau d'études économiques Bipe. Celle-ci porte sur 65 sites de TMB existant en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, en Catalogne et en France
POSITION DU CNIID
Certains élus se laissent « séduire » par cette
technologie, en pensant, à tort, qu'elle leur permettra de gérer la plus grande partie des ordures
ménagères en se passant des collectes sélectives de biodéchets, considérées comme trop coûteuses et peu performantes, tout en assurant la production d'un compost de qualité.
Le TMB est présenté par ses promoteurs comme une alternative à l'incinération et à la mise en
décharge. Mais nous verrons que le TMB ne peut être considéré comme une alternative, précisément parce qu'il ne constitue qu'un traitement intermédiaire ou prétraitement, une grande partie des déchets entrant (entre 40 et 60% du tonnage) nécessitant d'autres exutoires.
Est-ce utile de construire de telles usines pour trier des déchets mélangés que l'on aurait pu séparer avant ?
Le TMB n'est pas une solution pour produire du compost de qualité
La très grande majorité des projets d'usine de TMB en France sont destinés à la production de compost. Selon l'ADEME, 3 millions de tonnes d'OMR seront traitées par TMB entre 2009 et 2012 et 1 million de tonnes de compost seront ainsi produites. Or, il est maintenant admis par un grand nombre d'acteurs que la meilleure garantie pour obtenir un compost de qualité, valorisable par un
retour au sol, est la séparation des déchets organiques à la source.
La norme NFU 44051 est une garantie nécessaire mais pas suffisante pour la qualité des composts
La nouvelle norme NFU 44051 sur les amendements organiques est censée garantir la qualité des composts et une très faible teneur en éléments polluants4 , quel que soit le type de déchets utilisés
pour sa fabrication. Or, cette dernière n'est pas en mesure de satisfaire tous les utilisateurs de compost. En effet, les cultures comme le maraîchage exigent un compost plus fin et de meilleure
qualité que les cultures céréalières par exemple. Comme mentionné plus haut, il est essentiel d'identifier un marché pour le compost avant de se lancer dans la production. Si le compost est conforme à la norme NFU 44051, mais que les agriculteurs n'en veulent pas, le TMB pour
compostage n'a aucun sens. Il faut, en plus, considérer que le compost issu du TMB a d'ores et déjà beaucoup de mal à respecter cette norme .
POSITION de La Commission de protection des eaux, du patrimoine, de l'environnement du sous sol et des chiroptères...
La norme NFU 44051 révisée et qualité des composts,
Nous reprenons ici un article qui nous a paru très pertinent sur le sujet et paru dans la news-letter du Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets du 09 janvier 2008) .
Campagne "Alternatives" : La norme NFU 44051 nouvellement révisée ne peut garantir à elle seule la qualité des composts
La norme de qualité des composts existe depuis 1981. Elle a été récemment révisée suite à une étude menée par l’ADEME au début des années 2000 sur la qualité des composts issus de plate-formes industrielles.
Ces travaux ont mis en évidence la très mauvaise qualité de ces amendements organiques, particulièrement au regard de la présence d’ETM (Eléments Trace Métallique) comme le mercure et le plomb, par exemple. Les critères ETM, permettant d’évaluer la contamination du compost en métaux lourds, n’étaient pas pris en compte dans la norme telle que définie en 1981.
Ce qui veut dire que depuis cette date, des composts contenant des toxiques ont été donnés aux agriculteurs et épandus dans leurs champs : pendant plus de 20 ans donc, les industriels du compostage ont pollué les sols agricoles. Selon une source sérieuse, certains d’entre eux auraient même eu recours à des pratiques douteuses consistant à mélanger des refus de tri issus de leurs propres centres de tri au compost élaboré en plate-forme. Les agriculteurs récupéraient donc un « amendement » contenant non seulement des toxiques sous forme de métaux lourds mais également des éléments de plastique, de métaux et de verre, qui, une fois intégrés à la terre, engendrent des pollutions en larguant les composants qui les constituent. Ceci explique peut-être pourquoi ces composts étaient donnés et non pas vendus...
Les travaux de révision de la norme ont commencé au début des années 2000 et ne se sont achevés que six ans plus tard en avril 2006. En effet, les industriels du compostage ont longtemps fait blocage sur la possibilité d’intégrer les ETM comme critères de qualité. Soulignons qu’au regard de ces critères, environ une plate-forme sur deux va devoir changer son procédé et investir pour pouvoir répondre à la norme NFU 44051 ce qui explique la réticence des industriels à accepter la mesure des ETM. Le blocage des industriels a été efficace car ils sont massivement représentés dans les groupes de travail d’élaboration de la norme. La participation à ces groupes de travail est payante et très onéreuse.
Ceci limite efficacement la présence d’associations et ONG et ne garantit donc pas l’objectivité scientifique d’une telle norme, laquelle correspond plus à un consensus entre industriels et représentants des institutions publiques. Le procédé d’élaboration des normes ne peut garantir un outil impartial et objectif puisqu’il suffit de consacrer une somme suffisante pour s’assurer de la bonne représentation de ses intérêts dans les groupes de travail. Ajoutons que les travaux de révision de la norme NFU 44051 ont été conduits après une réflexion menée au niveau communautaire sur un standard de qualité des composts. Lors des discussions européennes, qui ont pour l’instant été abandonnées, deux niveaux de qualité avaient été étudiés et il s’avère que les critères de la nouvelle norme NFU 44051 sont plus proches du niveau de qualité le plus faible.
Cependant, la révision de la norme NFU 44051 a tout de même permis deux avancées non négligeables par rapport à sa version antérieure : l’intégration des critères ETM pour dix métaux selon un flux maximal en gramme/hectare/an et également en gramme/hectare/10 ans. De même, la mesure de la teneur du compost en éléments inertes et impuretés est nouvelle. Ceci permet de limiter la contamination de la matière organique par les plastiques, verres et métaux et la pollution des sols agricoles.
Le compostage sur ordures ménagères non triées est une mauvaise solution. La meilleure garantie de qualité demeure la séparation à la source des déchets organiques. Il est inadmissible de voir polluer les terres agricoles par des ordures ménagères résiduelles non organiques. Les sols européens et français sont suffisamment pauvres et fragilisés ; il n’est pas nécessaire de les détériorer davantage avec les polluants contenus dans les OMR (Ordures Ménagères Résiduelles,).
La production d’un compost issu de déchets organiques triés à la source doit devenir une priorité non seulement en terme de gestion écologique et durable de nos déchets mais également pour améliorer la santé biologique des sols. La nécessité de produire un compost sain à partir de déchets organiques collectés séparément est une réalité, en témoigne, par exemple, l’interdiction en Allemagne de la valorisation agronomique des composts issu d’ordures grises.
Ceux-ci sont uniquement destinés au recouvrement des décharges ou directement à l’enfouissement et à l’incinération. En Suisse et au Québec, les usines de production de compost par tri mécano-biologique sur ordures grises (Ordures grises.. ordures ménagères brutes (tout venant)) ont fermé. En France, malheureusement, la majorité des plates-formes de compostage sont alimentées par des ordures ménagères résiduelles (1 million de tonnes traitées en 2004) et non par des biodéchets (seulement 200000 tonnes traitées en 2004).
Il est grand temps d’inverser cette tendance ! - Morgan Boëdec / Victoires-Editions
Position du C.I.I Conseil International Infirmier
Menaces pesant sur la sécurité alimentaire ; Les menaces qui pèsent sur la sécurité alimentaire procèdent d'un enchaînement complexe de facteurs et de sources tels que la pollution environnementale et industrielle; les pratiques agricoles; les pratiques de production alimentaire; ainsi que les pratiques culturelles comme la consommation de produits alimentaires crus ou pas assez cuits. Parmi ces menaces, on peut citer:
Les risques chimiques :L'utilisation de pesticides et de produits chimiques peut menacer la sécurité alimentaire. Parmi les polluants chimiques de la nourriture on peut citer les toxines comme les aflatoxines, les polluants organiques persistants tels que les dioxines et les polychlorobiphéniles (PCB), ou les métaux tels que le plomb et le mercure qui peuvent avoir des effets préjudiciables pour la santé. La contamination chimique de la nourriture par le contact avec des toxines fongiques, par exemple, peut provoquer des vomissements aigus. Les aflatoxines peuvent accroître l'incidence du cancer du foie. Certains pesticides ont des effets cancérigènes ou mutagènes. De hauts niveaux de contamination du poisson par le mercure peuvent entraîner des anomalies fotales et avoir des effets néfastes sur le système nerveux.6
Introduire des changements dans les pratiques d'alimentation animale, notamment en utilisant en guise de repas destiné aux animaux des viandes et des os infectés, peut engendrer pour la sécurité alimentaire des menaces telles que la propagation de l'ESB par l'alimentation.
POSITION Médicale Congrés LES METAUX TOXIQUE ET SANTE
Constat
Rappel des effets néfastes sur la santé, des effets cumulatifs, :acroissement de maladies dites de civilisation et maladies induites d’ordre neuro végétatif, neuro fonctionnel, psychomoteur, auto-immune, comme par exemple les fibromyalgies, la sclérose en plaque, parkinson alzheimer, allergies… néphrite, cancer, .)
Intervenants : Professeur A.PICOT : Toxico-chimiste Directeur de recherche au CNRS
Professeur RABACHE : nutritioniste Toxicologue- biologiste – Chef de projet et responsable de la formation toxicologie au CNAM Docteur NATAF laboratoire Philippe Auguste Paris Docteur UME biologie moléculaire.

marthe | 26 novembre 2009 à 18h56
 
 
COMPOST DECHETS

bonjour,
Est-il encore d'actualité de construire le plus sérieusement possible des usines de trimécano-biologique ayant vocation à produire du compost issu des poubelles grises et à l'épandre sur les cultures ? Et si oui....
Pourquoi la France est-elle le seul pays européen à vouloir intoxiquer lentement sa population ?
Quel est le décideur malin qui a compris que faire recycler toutes les cochonneries d'abord par les plantes puis par les organismes humains , cela coutait moins cher
Mais les résidus chimiques, pesticides, médicamenteux, phtalates, pfao et autres petites merveilles d'empoisonnement comme le mercure, le plomb....? Que sont-ils devenus ? digérés vous dis-je !
Bien sûr12 l'augmentation des pathologies, maladies dites de "civilisation " va plomber la sécu ..et notre santé .mais le petit chimiste qui sommeille en nous ne peut que se réjouir de cette solution "propre"
rappelons nous,: l'amiante.....les déchets d'uranium...le nuage de Tchernobyl.....le sang contaminé...
Un élu de la majorité a écrit sur ce sujet ( Tuons nous les uns les autres ) Mr. Grosdidier.
Le sénateur Soulage lors du Grenelle 1 en 2éme lecture a demandé que soit interdit le compostage de trimécanobiologique à des fins agricoles.....
Mais ici nous sommes face au mur des affaires et de l'industrie ..alors un empoisonnement de plus , avec de bons avocats ....
Essayons quand même de faire passer le message même s'il nous paraît un peu inquiétant et d'empêcher cette décision dénuée de bon sens , et prise au mépris du plus petit principe de précaution

marthe | 26 novembre 2009 à 23h30
 
 
Re:Les Composts ?

vous avez des avis médicaux sur le sujet ? je suis interessée car je crois que l'on n'est pas au bout des surprises

marthe | 27 novembre 2009 à 18h59
 
 
Compostage à Antibes ?

Le quartier des Semboules à Antibes : un millier de logements construits au pied d'un incinérateur de déchets ménagers. Les dernières analyses révèlent une pollution énorme de l'environnement, qui s'ajoute à celle de l'autoroute toute proche. Malgré un engagement préfectoral de fermeture de l’incinérateur en 2015, une somme de 6,5 millions d'euros ont été investis pour le transformer en usine « nouvelle génération »... et toujours des cendres toxiques par tonnes transportées en camions spéciaux chaque jour à l'autre bout de la France, toujours des milliers de tonnes de mâchefers dont personne ne veut, et qui finissent en décharge à Marseille, tout cela au mépris des accords de Grenelle et de la protection de l'environnement.
C'est dire si nous avons envie de compostage ! Mais à la lecture du message laissé par Marthe, on y réfléchit à deux fois. La dernière norme administrative semble faite pour un compost à partir d’un mauvais tri d’ordures. Résultat, il est chargé de métaux lourds et les épandages empoisonnent durablement nos cultures. Difficile à vendre, il finit parfois par revenir dans les fours de l’incinérateur ! La meilleure garantie semble être la séparation à la source des déchets organiques.
Notre incinérateur recevait au début juste les ordures de 5 communes. Malgré les promesses d’une fermeture en 2015, il a été ouvert aux ordures de la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis et il est proposé aujourd’hui de recevoir la 21ème commune !
Tant que la solution de facilité sera d’incinérer, le tri sélectif ne sera jamais fait à fond. On attend de nos décideurs qu’ils prennent leurs responsabilités et imposent un tri complet lors du dépôt d’ordures de chaque citoyen… et la diminution de la production des ordures par une pesés embarquée efficace.

ManuDesSemboules | 10 février 2010 à 11h35
 
 

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