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Les composts urbains sont bons pour les sols et les cultures

Selon l'Inra, les composts de biodéchets, d'ordures ménagères ou de boues d'épuration, présentent un vrai intérêt pour les sols et les cultures. Leur impact environnemental est limité par rapport à l'usage d'engrais de synthèse ou du fumier.

Agroécologie  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com
Environnement & Technique N°341 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°341
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Les produits résiduaires organiques (PRO), c'est-à-dire des composts de biodéchets, d'ordures ménagères résiduelles (OMR) ou de boues d'épuration, présentent "un intérêt agronomique indéniable (…) sans impact environnemental significatif", a indiqué l'Inra le 3 octobre. Cette conclusion est tirée de l'expérimentation QualiAgro menée par l'Inra Versailles-Grignon en collaboration avec Veolia Recherche & Innovation depuis 1998. L'objectif de cette étude, réalisée à Feucherolles (Yvelines), est de mesurer les effets des composts d'origine urbaine, les PRO, par rapport à ceux des engrais minéraux et du fumier de bovins.

Pour réaliser cette évaluation, l'Inra a testé des PRO respectant la législation française en termes de teneurs en contaminants sur 40 parcelles cultivées réparties sur 6 hectares. L'expérimentation est menée depuis 16 ans selon une rotation blé/maïs. L'objectif est de quantifier les effets de ces différents modes de fertilisation et de suivre l'évolution de la qualité des sols, des cultures et des eaux circulant dans le sol, explique l'Inra qui inscrit sa démarche dans le cadre de "la possible insertion du recyclage des produits résiduaires organiques dans une démarche d'agroécologie et d'agriculture durable".

Le dispositif expérimental permet aussi de proposer des modèles numériques simulant les effets des apports de PRO. "Ces modèles peuvent être extrapolés à d'autres situations (autres PRO, successions de culture, sols, contextes pédoclimatiques), permettant alors de définir et d'optimiser des stratégies de valorisation des PRO sur un territoire donné", explique l'Inra, ajoutant qu'"à terme, l'évolution des pratiques culturales comme la suppression des fertilisants minéraux et des pesticides, la diversification des cultures devrait apporter aussi des réponses aux questions sur la fertilisation des cultures basée uniquement sur des apports de matières organiques".

Les composts de biodéchets et de boues sont les plus efficaces

D'un point de vue agronomique, les apports répétés de composts et fumiers permettent d'augmenter les teneurs en matière organique des sols de 30 à 50% par rapport à une fertilisation minérale, explique l'Inra, précisant que "les composts de biodéchets et de boues se révèlent les plus efficaces en raison de leur plus grande stabilité".

Les bénéfices constatés concernent l'amélioration des propriétés physiques (structure, disponibilité en eau) et biologiques (tailles de populations, activités) des sols, ainsi qu'une plus grande disponibilité de l'azote des sols pour les cultures. "Les rendements des cultures de printemps implantées immédiatement après apport sont similaires à ceux obtenus avec une fertilisation minérale seule", précise l'Inra. L'expérimentation a néanmoins montré qu'une "fertilisation minérale minimale complémentaire" reste nécessaire en fin d'hiver pour le blé planté la deuxième année après les apports de compost urbain.

Plus de métaux mais pas d'impact sur la qualité des cultures

Quant aux impacts sanitaires sur les sols et les cultures, il apparaît que l'usage répété des PRO est neutre. Ce résultat se base sur le suivi des populations bactériennes (listeria monocytogenes, salmonella, pseudomonas aeruginosa…) et l'analyse de contaminants organiques (HAP, PCB, phtalates, nonylphenol…).

Néanmoins, l'Inra rapporte que les composts urbains "entraînent (…) une augmentation des concentrations en cuivre (+23 à +46%) et zinc (+18 à +28%) dans la couche superficielle du sol dans laquelle ils sont incorporés". Mais ces concentrations "restent toujours dans la fourchette des teneurs mesurées dans les sols de la région". Quant aux transferts des éléments métalliques de la couche superficielle des sols vers les eaux, ils "sont très faibles et modulés par les variations des propriétés physico-chimiques des sols induits par les apports de PRO". Enfin, la teneur en métaux ou en contaminants organiques des récoltes est inchangée, quelle que soit la nature des apports.

Réactions25 réactions à cet article

 

Les urbains n'arrêtent pas de tacler les agriculteurs pour leurs prétendues pollutions, ils font néanmoins tout pour leur refiler leurs propres cochonneries.

Laurent Berthod | 06 octobre 2014 à 15h16
 
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M. Berthod, puis-je vous conseiller de lire l'étude, et a minima, l'article présenté ici avant de sortir un commentaire aussi peu constructif. L'étude essaie juste de démontrer les incidences des composts. Que vous ayez une position partisane ne changera pas les conclusions d'une étude d' un institut indépendant. Quant à votre commentaires sur les "prétendues" pollutions [des agriculteurs], permettez moi de vous dire qu'elles sont, pour la plupart, avérées.

Adrien Bastides | 06 octobre 2014 à 19h16
 
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Le problème avec les boue d'épuration ce sont les métaux lourds ! après on peut discuter sur leurs % (réglementation) mais un usage sur la durée comme fertilisant posera des "soucis".

JM | 07 octobre 2014 à 08h04
 
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plaidoyer pro domo pour une utilisation des boues et déchets organiques.
Étude modélisée à partir d'éléments conformes aux normes.
En matière de déchets, la production et l'élimination de déchets s'affranchit le plus souvent des normes, donc la certitude d'une pratique générale des opérateurs à des années lulière de l'étude.

Deux éléments reconnus sont bio-accumulés dans les sols: "entraînent (…) une augmentation des concentrations en cuivre (+23 à +46%) et zinc (+18 à +28%) " et les autres métaux, et les POP et les traces chimiques en résidus dans les boues....

Pour trouver, il faut chercher, si on ne cherche pas, on ne trouve pas, cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas...communiquez l'étude bacterio la seule évocation de la conformité relève des arguments de publi-communication.

il y a vingt ans, on ne recherchait que cinq éléments dans les rejets gazeux des incinérateurs, à ce jour vingt cinq. dire que tout est sous contrôle est aussi un acte de communication, un incinérateur du fait des oxy dégradations produit plus de mille éléments ou recombinaisons chimiques selon les phases et les températures de thermisation.

Un vieux rudologue en retraite que certains communiqués laudateurs et tronqués, relatant des études pro domo ont agacé toute sa vie.


eNFIN? ON TROUVE CE QUE L4ON CHERCHE/ EN 1990 SEULS TROIS 2L2MENTS 2TAIENT 2VALU2S EN SORTIE DE FOUR DANS LES INCIN2RATEURS

oreeat | 07 octobre 2014 à 08h39
 
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Bonjour(?),

Les agriculteurs ne sont pas critiqués par les urbains ou non dans la mesure ou tous ceux qui défendent le tri à la source des bio-déchets notamment participent à l'amélioration de la qualité des sols.

Le plus étonnant c'est que cette étude avec un pro...du secteur des déchets et qui avec les équipements de Tri-Mec-dits Bio,polluent aussi les sols.

Petit rappel,en Suisse les boues urbaines sont méthanisées et servent de CSR puisque l'épandage de ces boues sont interdites et pour cause...Il suffit de demander à un plombier tous ce qui est balancé dans le trône ou à un biologiste.....

Vanmeulebroucke Guy | 07 octobre 2014 à 08h55
 
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La collaboration de Véolia sur cette étude pose tout de même la question de l'indépendance de l'INRA.

JB | 07 octobre 2014 à 10h09
 
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dans les années 80 et 90 des études ont été faites sur différents végétaux (légumes aussi) et les conclusions étaient moins optimistes.Il est bien connu que différents végétaux accumulent différents métaux lourds. Il est donc nécessaire de tenir compte des seuils pré existants en métaux lourds d'évaluer la charge apportée par les boues ou compost telles que décrites dans l'article et de fixer les teneurs admissibles annuellement en amendements en fonction des mesures effectuées sur les lots épendus avec contrôles des niveaux atteints en fin de parcours au risque de ne plus pouvoir cultiver à usage ou destination alimentaire ce qui n'empêche pas la culture à vocation énergétique. Pour la bactériologie, je ne m'aventurerais pas mais je pense que certaines études sont contradictoires et n'aboutissent pas aux mêmes conclusions pour les micropolluants de type hormones et résidu "phytosanitaires et leurs métabolites" idem.
L aplus grande prudence reste de mise dans les divers usages tel les phosphates ont amenés des taux de radioactivité diffuse à la limite des normes admissibles dans certaines zones de cultures en Allemagne par exemple.

yves | 07 octobre 2014 à 10h40
 
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Il eut été intéressant de pratiquer le même type d’essais sur des parcelles dont les sols sont en termes agronomiques très proches des essais effectués, avec des boues et des composts urbain non contrôlés (80% de la masse française) pour opérer des analyses résiduaires très larges. Jusqu’à une recherche résiduaire de matières actives de médicaments. En effet, comme souligné dans un commentaire précédant « On trouve si on cherche ». Pour avoir pratiqué de nombreuses analyses chimiques sur des sols agricoles amendés de la sorte, je vous confirme que les taux de cuivre et métaux lourds sont à la limite de l’acceptable pour certaines cultures. D’autre part, présenter ces essais sans bien préciser que l’on ne doit pas extrapoler ces résultats à l’arboriculture, la vigne, et les cultures maraîchères, est plutôt dangereux. En particuliers sur des cultures de consommation crues (Salade, Radis, Carotte, etc.).

ARRPHYTSEM | 07 octobre 2014 à 11h05
 
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Qui a parlé d'études "indépendantes" j'ai subi celaqui commande paie, mais qui paie...commande...

Fin de citation

Hamel, Ancien rudologue trente ans où les donneurs d'ordre disaient (à la fin du repas, et bien sûr pour rire)...

oreeat | 07 octobre 2014 à 11h17
 
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Bonjour,

L’article pourrait être plus précis concernant les métaux lourds, qu’il n’évoque qu’à la fin. L’élévation des niveaux est-elle calculée sur la durée de l’étude ? Ou bien par année ? A quelle moment ce niveau sera-t-il supérieure aux normes européennes/françaises pour une utilisation agricole des sols fertilisés par ces boues et composts? A part le cuivre et le zinc, l’étude a-t ’elle porté sur d’autres métaux lourds ? J'irai le lire moi-même.
En réponses à certains commentaires : Les phosphates d’origine minière ont provoqués la radioactivité des sols, et de plus les réserves s’épuisent.
L’usage des composts et boues d’origine urbaine est nécessaire pour une agriculture durable, et logique quant aux cycle des nutriments. Il est impératif d’améliorer leur qualité et leur innocuité afin de réfréner les peurs concernant leurs usages. Cela nécessitera probablement à une amélioration au niveau national des STEPs et à une production accrue de biogaz.

Cordialement.

hth | 07 octobre 2014 à 11h28
 
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Pour répondre à JM sur les teneurs des boues en ETM et a oreeat sur "il faut chercher, si on ne cherche pas, on ne trouve pas", je vous conseille de vous renseignez sur les apports en ETM des différents engrais minéraux ainsi que les différents effluents d'élevage (voire des produits phytosanitaires) que ce soit au niveau des concentrations ou des flux.
Je suis d'accord avec vous quand vous dites que l'on trouve que ce que l'on cherche mais la filière d'épandage des boues à le mérite d'analyser les ETM et autres polluants avant épandage et d'avoir une traçabilité alors que pour les effluents d'élevage et les engrais il n'y a pas d'analyse obligatoire !

Vanmeulebroucke Guy, les boues sont méthanisées en Suisse : OK. Et d'après vous, où vont les digestats (liquides) après méthanisation? Si c'est l'incinération, je ne voudrais pas payer la facture sans compter la dépense d'énergie... Si ce n'est pas l'incinération, ce doit être du compostage ou de l'épandage ; donc un retour au sol.

Autre point : que dire de la traçabilité des engrais minéraux... l'épandage de boue à le mérite d'être une filière contrôlée.

Part des différentes sources de contamination dans l’estimation des quantités totales d’ETM entrant sur les sols agricoles.
page 7 : http://www.eaurmc.fr/espace-dinformation/guides-acteurs-de-leau/lutter-contre-la-pollution-domestique/gestion-des-boues.html?eID=dam_frontend_push&docID=664

PG | 07 octobre 2014 à 14h25
 
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Les boues de step contiennent beaucoup de Cuivre et de Zinc? En ville d'ou peut bien provenir ces métaux? Des tubes en cuivre et des quelques raccord en laiton ET des gouttères en Zinc? Sachant que l'ont trouve ces métaux dans le traitement des nos eaux usées ET que personne n'est malade on peut considérer que les teneurs restent trés faibles.
Dans les lessives depuis quelques années, pour eviter l'emploi des polyphosphates (trés faciles éliminer par précipitation) on les a remplacé par des Polycarboxylates, complexants organiques. L'ennui est que ces complexants ne se contentent pas d'empêcher la formation de tartre ou de précipités avec le Calcium (ou Magnésium un peu aussi) mais ils font un travail de redissolution des métaux rencontrés dans la terre ou le limon. Leur biodégradabilite est limitée, limitée justement par les métaux qu'ils ont redissous.
Une notion souvent employée "les métaux lourds" est à la fois agaçante et totalement inapropriée: les plus légers des métaux sont toxiques et le second plus léger le Béryllium est extraordinairement toxique (et cancérigène). Donc on dira juste "les métaux". L'etain est un métal "lourd" mais dans les boites de conserve il ne contamine pas dangereusement les aliments.

ami9327 | 07 octobre 2014 à 17h46
 
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Re,

Concernant la filière Suisse de traitement des boues par incinération, c'est à titre d'exemple mais il semblerait que d'autres pays comme l'Allemagne choisirait cette voie.Toutefois le problème ne concerne pas le digestat liquide qui peut être récupéré et resservir selon les équipements.De toute façon tout dépend du choix de méthanisation (mésophile,thermophile,voie sèche)et épuration et pressage font partis de ces techniques....
S'il est démontré que les boues présentent qualité et sécurité leurs utilisations ne me dérange pas et je n'ai jamais écrit le contraire .
Quant à la méthanisation et la production de bio-méthane je suis pour à 100%!

Vanmeulebroucke Guy | 07 octobre 2014 à 18h50
 
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Cher PG

J'évoquais en début de ma modeste intervention le pro domo. cessons d'opposer modèle contre modèle. Il n'y a pas de bon système d'élimination des déchets, il y en a seulement des moins mauvais les uns que les autres.

déjà, le mot valorisation des déchets est une insulte à l'intelligence scientifique: les boues de STEP, les RBA, les DEEE, les OMR, les DIB sont des déchets. leur mode d'élimination devrait être jaugé à l'aune de leur pouvoir concentrant et dispersant des polluants qu'ils contiennent.

Dans les études filières, ce n'est jamais fait. Le mode de traitement et les outils pour faire sont généralement pensés (selon les lois du marché...) avant l'étude fine du produit à prendre en charge et ses impacts avals

Il me semble que seule la prise en charge des farines animales (hauts risques) ait bénéficié depuis le début, de cette approche transversale.

Pr. Nimbus

oreeat | 08 octobre 2014 à 09h22
 
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Sur les métaux et plus d'informations sont disponibles sur le site QualiAgro. A tout ce qui discréditent les produit résiduaires organiques comme fertilisant, demander vous un moment qui a-t-il comme analyses sur les engrais minéraux. Un triple 15 contient bien 15% de N de P et de K ce qui veut dire quand même qu'on ne connait pas 55% du produit. Et pourquoi les teneurs en Cadmium sont exprimées en mg/kg de P2O5 dans la norme engrais? Tout ceci pour dire qui si les PRO comportent encore un foule d'incertitude tout les engrais en comporte au moins autant.
Pour finir le même essai a été conduit à colmar (68) juste par l'INRA pas coordination ou partenariat, vous verrez bien les résultats.
Nous avons besoin d'informations sur ces produits certes, mais les organisations professionnelles agricoles font aussi du lobby. En effet, bizarrement ils vendent moins d'engrais. C'est difficile de voir se détacher d'aussi bon client.

florent | 08 octobre 2014 à 11h30
 
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Il faut assumer je n'ai donc pas de pseudo je donne mon nom.

Je ne rentre pas dans les discussions sur les PRO urbains, car il faut plus d'informations sur la réalité ... on pourrait attendre du journaliste plutôt qu'une reprise du dossier de presse, un petit travail d'investigation sur les études .
Je suis très prudent sur ces communications de résultats qui ouvrent des perspectives, donnent certainement des éléments pour ne pas se laisser mener uniquement par ses peurs ... mais il faut un regard critique et en particulier demander des garanties de sérieux des opérateurs et des collectivités.
un point de détail (mais un gros) : la mise en décharge ou en incinération est grevée d'une TGAP (taxe générale sur les activités polluantes) tandis que le retour au sol des matières organiques est exonéré. Cette étude comme d'autres montrent que l'on peut travailler sur le retour au sol, mais derrière il faudra LE FAIRE BIEN, donc a un prix correspondant à une activité sérieuse ... il ne faut pas se laisser embarquer vers le seul objectif de faire des économies pour les collectivités (ou le citoyen qui doit payer sa redevance traitement de déchets) et surtout ne pas promettre un revenu en vendant du compost.

Denis Ollivier | 08 octobre 2014 à 14h02
 
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Bonjour,

Je vois que dans le fil, on parle seulement d’innocuité des boues et composts, mais qu'en est-il de leur véritable intérêt en terme de valeur agricole?

Il est précisé dans le communiqué que les apports répétés de composts et fumiers permettent d’augmenter les teneurs en matière organique des sols de 30 à 50% comparé à une fertilisation minérale. Très bien. Rappelons quand même que l'augmentation du taux de MO des sols n'est pas une fin en soie, et que la MO peut également subir une réorganisation quasi définitive où elle ne sera plus mobilisable. MO ne veut également pas dire stabilité structurale et absence d'érosion.

Il est également précisé que les composts de biodéchets et de boues se révèlent les plus efficaces en raison de leur plus grande stabilité. Cherche t-on une stabilité maximale de ces composts? Stabilité sous entend maturation extrême du compost, donc diminution de la fraction facilement utilisable par les micro-organismes..et donc plus grand recours aux engrais minéraux car faible biodisponibilité par ces composts.

Rien ne vaut des composts jeunes équilibrés en N et sucres, qui permettent de nourrir les micro-org qui participent à la structuration des sols par leurs colles organiques, notamment dans des sols où il n'y a pas d'argiles vraies (et donc pas de COM). Et cela est rendu possible par un compostage fait 10 à 15 jours maximum avant épandage.

Rudy | 13 octobre 2014 à 15h06
 
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Bonjour Rudy,
pour l’intérêt agronomique des composts, il est des plus simple. Les compost dans leur globalité permettent une meilleure rétention d'eau et un apport en MO intéressant et qui dit MO dis même si mature un augmentation de la vie microbienne. Pour votre histoire de colle sur des fumiers frais, autant utilisé du BRF (bois raméale fragmenté) mais le coût en fera fuire plus d'un. Sinon il y a les biochar (charbon de pyrolyse) mais rebelote. Du coup, un compost même très mature est encore mobile et se transformera les indice de stabilité et le fractionnement biochimique permettent de montrer cela. Pour l’intérêt fertilisant, un compost de boue se substitue au phosphore et même un apport raisonné permet de supprimé l'apport de P2O5. Pour la potasse, tout dépend du produit. Un compost de boue est pauvre en K2O, un compost de biodéchet est plus riche. Sinon pour les valeurs agronomiques ainsi que leur efficacité tout est sur Qualiagro, sur l'AFA, le CAS.
Je ne cherche pas à convaincre les gens je souhaite que chacun se fasse son opinion par contre l'esprit critique de certains et plutôt cultiver par l'ignorance mais ceci est un autre débat.
En tout les cas j'espère qu'ensemble nous puissions redonner de la vie à la terre.

florent | 13 octobre 2014 à 21h20
 
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Et pour répondre à olivier je suis plus que d'accord avec vous du chemin a été parcouru encore du chemin à parcourir mais il faut effectivement pas se laisser embarquer vers la simple économie des collectivités. Quand on voit que les prix de traitement et boues, DV, OM ont fondu comme neige au soleil mais que bizarrement nos factures respectives d’assainissement et traitement des poubelles augmentent inexorablement, je me dis que cet argent profite bien à quelqu'un et pas au contribuable. Mais la on sort du sujet....

florentgym | 13 octobre 2014 à 21h24
 
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Bonjour Florent,

Je ne suis pas totalement d'accord avec vous. L'intérêt agronomique des composts n'est pas si simple, et un vieux compost n'aura pas forcément l'effet escompté vis à vis de votre dernière remarque - redonner de la vie à la terre. Qu'entendez vous par "un apport de MO intéressant"?

Un vieux compost ne favorisera pas forcément une forte activité biologique car les fractions de MO sont trop stables, et seront pour certains sols stockées avec une cinétique de minéralisation très longue (500 ans). L'apport de ces vieux composts devra alors se faire avec d'autres apports organiques facilement utilisables, sans quoi vous provoquerez une faim d'azote dans votre sol. D'autant plus que certains composts urbains contiennent des résineux.

Je vous invite à considérer les résultats de l'essai SERAIL 1994-2009 longue durée sur différents amendements organiques. On y voit entre autres que des apports de composts ne traduisent pas une augmentation de la biomasse microbienne et de la stabilité structurale comparé à un fumier frais. Les composts présentent ainsi un risque d'accumulation et d'immobilisation de l'N.

Concernant le BRF, on voit donc que ce n'est pas une solution en soi. Les canadiens qui ont développé cette technique ont finalement fait machine arrière.

Rudy | 14 octobre 2014 à 10h20
 
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Dialogue constructif pour une fois, que je ne vais pas risquer d'envenimer.
Le documentaire "Humus espoir oublié" disponible en ligne, va dans le sens de vos commentaires. A recommander.
Concernant le risque métaux lourds, des techniques de phytoremédiations sont envisageables, en culture principale ou en interculture, de nombreux végétaux synthétisent les métaux comme les pesticides d'ailleurs.

JFK | 14 octobre 2014 à 13h21
 
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Honnêtement aucun compost n'est assez vieux pour que celui-ci soit stable à 100% il suffit de faire des cinétiques de minéralisation C et N qui pour certains compost sont obligatoires. Certes cela coûte cher mais vous pouvez le demander au gars qui vous vend, donne le compost. Simplement il n'y a pas de solution miracle et chaque sol peut être géré différemment suivant sont évolution et ses besoins. Toute matière organique apporté au sol se minéralisera un jour et apportera aux végétaux des éléments nutritif. Sinon restons en engrais chimique...

florent | 14 octobre 2014 à 19h48
 
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Vous ne répondez finalement pas à ma question.

Je n'ai jamais dit qu'il faillait rester en engrais minéraux, au contraire. Je dis simplement que vos vieux composts doivent être complémentés par des apports organiques à minéralisation rapide et qu'ils ne doivent pas être apportés en trop grandes quantités, ni surtout tous les ans. Auquel cas en effet, vous aurez surement recours aux engrais minéraux.

Alors lorsqu'on dit en titre de l'article "Les composts urbains sont bons pour les sols et les cultures", effectivement, ça me gène, car c'est totalement faux sous certaines conditions.

Rudy | 15 octobre 2014 à 10h07
 
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Plutôt d'accord avec vous Rudy, cependant cela pose comme question à partir de quand un compost est considéré comme vieux? Bref en tout cas tous d'accord pour dire que l'article aurait pu être plus détaillé et moins catégorique.

florent | 15 octobre 2014 à 20h51
 
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On épand pas des biosolides sur les terres agricoles! Trop de contaminants. Faut étudier encore! Trop de perturbateurs endocriniens. Attendons les résultats svp. http://www.cwn-rce.ca/project-library-fr/project/land-application-of-municipal-biosolids-assessment-of-ecological-impacts-and-characterization-of-priority-emerging-substances-of-concerns-esocs-

France Lemieux | 15 décembre 2014 à 05h34
 
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