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Contournement autoroutier de Strasbourg : les mesures compensatoires pointées par le CNPN

Aménagement  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com

Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a émis le 1er décembre des conditions aux dérogations à la protection stricte des espèces sauvages (Grand hamster, Crapaud vert, etc.) pour les travaux préparatoires du projet d'autoroute A355, appelée grand contournement Ouest de Strasbourg (Bas-Rhin).

Pour rappel, ce projet d'autoroute, déclaré d'utilité publique depuis 2008, doit s'étendre sur 24 km sur deux fois deux voies, avec deux raccordements aux autoroutes A4 et A352. Fin janvier 2016, l'Etat a confié sa construction à la société concessionnaire Arcos, filiale du groupe Vinci. Sa mise en service est prévue d'ici septembre 2020.

Les travaux préparatoires envisagent des opérations de sondages préventifs (5% minimum de la surface totale du projet) qui impacteront "les milieux naturels remarquables, rares et fragiles" de l'emprise des travaux (prairies hygrophiles, pelouses thermophiles, etc.), souligne le CNPN. Ces travaux prévoient aussi des opérations d'archéologie préventive qui nécessiteront le creusement de tranchées (entre 5 et 10% de la surface du projet), soit 36 ha de déboisements pour leur réalisation.

Le concessionnaire veut compenser les impacts liés aux déboisements (66,2 ha au total pour ce projet) en requalifiant notamment 28 ha d'un ancien camp militaire en "site naturel favorable" (plantation de haies, vergers, etc.). D'autres sites de compensation concernent environ 52 ha.

Le comité permanent du CNPN a rendu un avis "favorable" à la demande de dérogation, assorti toutefois de conditions "strictes". Il demande des éléments complémentaires concernant l'ancien camp militaire qui "questionne sur la qualité biologique des sols et l'innocuité des lieux". Les mesures compensatoires s'appuyant sur ce site "ne paraissent pas suffisamment abouties et ne présentent pas, à ce stade, de garanties de pérennité et de faisabilité".

Le CNPN demande aussi un "projet finalisé de mesures compensatoires abouties en termes d'équivalences et d'additionnalités écologiques, a minima sans perte nette d'habitats, garanties foncièrement et techniquement, chiffrées et assorties d'un calendrier de réalisation". Les résultats des inventaires de poissons, crustacés et mollusques devraient aussi être intégrés à l'étude d'impacts.

Arcos devrait demander, début 2017, son autorisation, intégrant le volet des espèces protégées, pour les travaux mêmes de construction de l'infrastructure. L'association Alsace Nature a déposé en septembre dernier un recours devant le tribunal administratif de Strasbourg contre ce projet.

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