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Les coûts de gestion des déchets ménagers explosent

Vingt ans après la première loi sur la gestion des déchets ménagers, les flux de collecte et de traitement se sont multipliés, engendrant une hausse considérable des coûts de gestion. Les professionnels s'en préoccupent.

Dechets / Recyclage  |    |  Actu-Environnement.com

Vingt ans après la première loi sur la gestion des déchets ménagers de juillet 1992, la dépense dans ce secteur n'a cessé d'augmenter. Elle est passée de 5 Mds€ en 2000 à 8 Mds€ aujourd'hui, soit une croissance annuelle de 6%, annonce la Fédération nationale des professionnels du déchet (Fnade). Cette dépense correspond à un tiers des dépenses environnementales des collectivités. Ce qui est conséquent, dans un contexte de crise et de précarité croissante qui engendre une baisse des tonnages collectés et donc une "contraction économique" du secteur. "Il y a vingt ans, le tri à domicile n'existait pas. On pensait que les français ne trieraient pas, se souvient Didier Imbert, vice-président de la Fnade et responsable chez Sita. Hormis à Dunkerque où il fut implanté un centre de tri dès 1989, partout ailleurs la collecte se faisait au porte-à-porte. Et les déchets ménagers collectés partaient vers un centre de valorisation fonctionnant selon des normes en devenir. En vingt ans, nous avons totalement changé d'univers !". Un changement produit par la mise en œuvre du principe de responsabilité élargie du producteur qui participe à hauteur d'environ 1Mds€/an au financement du service. Et aussi par l'établissement d'une fiscalité environnementale incitative susceptible de contribuer à modeler le comportement des citoyens au-delà du seul geste de tri à domicile.

Une grande dispersion des coûts techniques

La gestion des déchets relève du budget général des collectivités, mais gagne en visibilité avec le déploiement de la méthode ComptaCoût®. Après analyse des résultats, l'Ademe observe une dispersion générale du coût technique hors taxe. La tonne collectée coûte en moyenne 176 €, avec une variation observée de 124 à 195 € la tonne ; soit en moyenne 99 € par habitant et par an. Le coût complet moyen pour les résidus secs d'ordures ménagères (RSOM) hors verre est de 342 €/t, alors que cela ne représente que 8% des flux. Soit près du double du coût moyen observé pour les ordures ménagères résiduelles (179 €/t).

 
La méthode ComptaCoût® de l'Ademe Intégrée aux outils de gestion des collectivités territoriales, la méthode ComptaCoût® développée par l'Ademe et ses partenaires offre un cadre standard fiable de présentation des coûts de gestion du service public d'élimination des déchets. Basé sur le principe d'un référentiel national d'indicateurs, près de 860 collectivités représentant environ 60% de la population française l'utilisent déjà. Ce qui permet d'effectuer des comparaisons et d'atteindre une transparence des coûts hors taxe. Sachant qu'en matière de déchets, les taxes sont courantes…
 
Pour les déchets collectés auprès des 4.400 déchetteries comptabilisées sur le territoire, le coût moyen est de 119 €/t, pour près d'un tiers des déchets ménagers et assimilés produits.

Par type de traitement, les coûts moyens sont de : 64 €/t pour le stockage (avec une variation de 45 à 76 €/t), 94 €/t pour l'incinération (avec une variation de 77 à 121 €/t) et 151 €/t pour les 251 centres de tri hors verre (avec une variation de 76 à 251 €/t). On peut s'attendre à ce que de nouvelles analyses donnent les coûts liés au traitement par compostage, méthanisation voire par tri mécano-biologique ; bien que ce dernier soit aujourd'hui considéré comme un pré-traitement au même titre que le centre de tri.

Les grands enjeux de maîtrise des coûts

En réponse, certaines collectivités se sont attelées à maîtriser la hausse des coûts : optimiser les fréquences de collecte a permis à l'agglomération de Plaine Commune 250.000 € d'économies sur ce poste de coût. Inciter les entreprises à payer une redevance spéciale pour les 20% de déchets assimilés à des déchets ménagers qu'elles produisent, laisse espérer 500 à 600.000 €/an de recettes supplémentaires au Siom de la Vallée de Chevreuse.

Un des grands facteurs de maîtrise des coûts de gestion des déchets ménagers repose sur les décisions politiques locales portant sur l'organisation des filières. A quoi s'ajoutent les contraintes durcies sur les modes de valorisation, et la fiscalité environnementale. "100 €/an et par habitant, certes ce n'est qu'une ligne sur la taxe foncière, mais c'est quand même 33 €/mois pour un foyer de quatre personnes, dont 20% correspondent à des prélèvements liés à l'Etat : 7% de TVA, 5% pour gérer la tonne et 6 à 7% de TGAP", explique Nicolas Garnier, directeur général d'Amorce, qui plaide pour que tous les acteurs payent la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Même si le surplus de la TGAP revient aux collectivités via le soutien de l'Ademe, les discussions actuelles sur la loi de finances 2013 laissant craindre une hausse de cette taxe suscite du mécontentement. "On est en ordre de bataille", prévient Nicolas Garnier, qui a suivi le vote des premiers amendements à la loi des finances.

L'inauguration récente du réseau de chaleur de Dijon posé dans les tranchées du tramway et relié à l'incinérateur – installation bénéficiant du Fonds chaleur alimenté par la TGAP - augure d'une nouvelle ère pour le déchet : celle du déchet "source d'énergie". Les professionnels du secteur entendent bien peser dans les débats sur la politique énergétique. L'idée étant d'améliorer l'efficacité énergétique et le rendement des installations, pour accéder aux modulations de la TGAP. La Fnade quant à elle plaide pour des contrats non pas de moyens mais de résultats entre les professionnels du déchet et les collectivités, sans faire de low cost sur la sécurité des quelques 700.000 salariés du secteur. "Ce qui compte pour une collectivité, c'est le service rendu", justifie Michel Valache, son président. Elle plaide également pour des plans de gestion des déchets non plus départementaux mais régionaux, afin d'optimiser les coûts de traitement. Tout en considérant les enjeux européens, notamment les discussions actuelles sur l'interdiction, dans les installations publiques, de déchets autres que les déchets ménagers et donc des déchets industriels banals (DIB). Ces déchets permettent bien souvent de compenser le manque de charge des installations, comme pour le Siom de la Vallée de Chevreuse, dont l'incinérateur surdimensionné nécessite un complément de 40.000 t/an de DIB. Un autre enjeu européen conséquent est la mise en oeuvre de la sortie du statut de déchet pour certaines matières qui respectent les critères d'innocuité, de valeur agronomique et d'origine (centre de tri ou TMB).

Réactions22 réactions à cet article

 

La situation serait moins triste si, à l'encontre de et allant contre la surprenante complicité du vote favorable FNE, on avait liquidé Eco-emballages qui n'aurait jamais dû naitre sous cette forme (qui plaisait beaucoup à Antoine Riboud)

Cet organisme où on trouvait quelques rares cadres sincères et soucieux avant tout d'environnement a surtout servi dès le départ à protéger les pratiques et les bénéfices des grosses sociétés de l'agro-alimentaire.

Il "suffisait" de créer un département au MINENV de collecte des taxes qui ont été perçues; trop modérées donc pas assez "secouantes" pour les élus.

Le peu satisfaisant résultat actuel, on pouvait l'obtenir il y a dix ans au moins

Sprikritik | 06 novembre 2012 à 08h30
 
 

Merci pour cet article très intéressant.
Les derniers chiffres sur les coûts des déchets en Ile-de-France seront présentés vendredi 9 novembre lors d'une matinée "prévenir, collecter, traiter, à quel coût ?" organisée par l'ORDIF, le Conseil régional et l'ADEME.

ORDIF | 06 novembre 2012 à 09h09
 
 

Plus le citoyen veut trier ses déchets, plus ça coûte cher !Et je ne parle même pas de la signification du logo "point vert" sur 99 % des emballages : pour 80 % de la population, cela signifie que l'emballage est recyclable ... à quand une campagne nationale pour rétablir la vérité sur la signification de ce logo ?

Rémifasol57 | 06 novembre 2012 à 09h31
 
 

Bonjour,

Cet article est très intéressant, mais il n'aborde ni la REOMi ni les politiques de prévention qui ont de forts impacts sur la gestion des déchets.
De plus, il est un peu facile pour M. Valache de dire que les collectivités souhaitent avant tout que la mission de service public soit faite. Bien sûr, mais les élus sont aussi préoccupés par la pression que le SPED exerce sur les budget familiaux.

Viniasco | 06 novembre 2012 à 09h39
 
 

Bonjour,
Simplifier et valoriser les déchets ménagers passe tout d'abord par un tri fin à la source (chez l'habitant) afin de favoriser le reyclage des cartons, plastiques... et la valorisation matière de la partie fermentescible (obtenue sans tri mécano biologique) ; soit directement compostable chez les propriétaires de pavillons/jardin, soit récolté pour méthaniser et produire du biogaz en projets territoriaux autant que possible (agri/agro/collectivités).
Cette option doit être bien étudiée avant la fin des contrats de concession d'exploitation des incinérateurs surdimensionnés dans certains cas. Il est inadmissible d'aller collecter des ordures à + de 100 km pour assurer le fonctionnement de ces monstres.
Malgré les progrès techniques, les incinérateurs n'ont pas bonne image auprès des populations (dioxines, cancers...). Le biogaz permet de faire rouler les bus (Lille) et de produire de l'énergie... Il faut vivre avec son temps et regarder d'un peu plus près ce que font les pays d'outre Rhin dans le domaine. La méthanisation offre un potentiel très intéressant.

Saint-Fiacre Loire-Baratte | 06 novembre 2012 à 11h28
 
 

Il peut être raisonnable d'envoyer des déchets le moins recyclable possible pour valorisation thermique si c'est en balles et par train dans un long convoi circulant en heures creuses à plus de 100 km .

Les balles ayant été faites par une machine circulant sur camion entre différent point de regroupement du département

Sprikritik | 06 novembre 2012 à 11h53
 
 

En France, malgré un système comptable déplorable, on est assez bon pour évaluer des coûts, c'est à dire des dépense. Comme on nous a dit et redit que le tri conduisait à une revalorisation, on aimerait alors, concernant les déchets, voir des bilans globaux de coûts mis en face de recettes provenant de cette prétendue valorisation. En dehors de l'incinération et de la production d'énergie ou de vapeur, que l'on peut assez facilement évaluer ainsi que les économies d'énergie des centres de traitement, l'obscurité la plus complète sur les autres traitements est désolante, car il serait bon quand même de savoir si les opérations de traitement servent à autre chose qu'à se frotter le nombril. Paul Chérel

Paul Chérel (ne pratique pas le pseudo) | 06 novembre 2012 à 16h26
 
 

"déchet : source d"énergie ,augure une nouvelle ére "...! non ce n'est pas nouveau.
Nous avons installé deux incinérateurs propres avec récupération de l'énergie pour chauffer une zone d'habitation et turbo-alt. pour l'usine d' ANNECY en : 1986....le sandale de la dioxine produit par des usines poubelles sous le couvert des politiques, avait plombé le développement de l'incinération-propre, alors que le PCI des déchets est très élevé et que les scories sont très recherchées pour les travaux publics, ont peut regretter que depuis 25 ans les "Verts" aient fustigé cette source d'énergie.

coucouch | 06 novembre 2012 à 18h49
 
 

Normalement il est prévu une commission permettant au citoyen de controler l'exécution et les coûts des services publics: la Commission Consultative des Services Publics Locaux dite CCSPL. Il faut donc vérifier son existence et voir qui représente les usagers de ses services publics.
Quelques exemples de bonne gestion existent en France (peu) , mais combien de citoyen s'impliquent?

Duport Claude | 06 novembre 2012 à 19h40
 
 

Le trie à la source est une bonne idée, SAUF QUE... il faut de la place pour mettre les poubelles !
Eh oui, ça prend de la place des poubelles, ou les mettre lorsqu'elles sont en nombre ?
Sur le trottoir ? Interdit.
Chez soi (en pavillon ou maison de ville) ? La question de la place prend tout son sens !
Aller aux bennes ? Comme dit, il faut y aller et se promener avec un sac de déchets ménager à la main n'est pas plaisant.
C'est une question à laquelle il faut réfléchir.

Les structures de méthanisation ou incinération ne doivent pas être construites dans un environnement urbain, c'est le cas en ce moment à Romainville (Seine-Saint-Denis), la population est plus que contre puisque cette installation sera à quelques centaines de mètres d'habitation, 6 digesteurs ! Rien que ça. (rechercher ARIVEM pour en savoir plus)
sans compter les installations trop grandes qu'il faut rentabiliser en faisant venir des déchets (comme écrit dans l'article) de plus de 100 km, ou par bateau (de hollande) comme dans une usine de l’Ouest !
Il faut, DÈS LE DÉPART, associer la population à la décision de construire ce type d'usine en lui donnant TOUTES LES INFORMATIONS nécessaires pour qu'elle sache ce qui l'attend. Mais ça, c'est réellement du rêve de ma part, les crânes d’œufs qui nous gouverne et les entreprises concernées ne voudront jamais ! Le fric dirige toujours le monde.

ANKOU | 06 novembre 2012 à 19h53
 
 

Malgre la presence de plusieurs mode de gestion des dechets menagers, les ISDND restent les moins chères. Les nouveaux plans de l'etat et des collectivités doivent se concentrer sur la recherche à l'amélioration des ISDND en augmentant leur capacites de recueillir des déchets et en augmentant la production du bio gaz. Les centres de stockage bio réacteur paraient une solution innovante et prometteuse afin d'assurer cette amélioration des ISDND. Cette solution est toujours en phase d'exploitation et nécessite des investissements importantes des collectivités .

Speech | 06 novembre 2012 à 23h46
 
 

La remarque de M. Cherel est pertinente

Où vont effectivement les recyclables ? Sont-ils effectivement recyclés ?

Sprikritik | 07 novembre 2012 à 06h27
 
 

avis d'une citoyenne
bien que très sensible aux questions environnementales, je n'ai jamais pris le temps d'essayer de des-intextriquer les éléments de la gestion des déchets pour comprendre comment cela s'articule, c'est donc un avis brut que je donne ici :
- beaucoup d'argent est drainé par ces taxes déchets perçues auprès de chaque particulier, chaque entreprise. il profite aux sociétés exploitantes comme SITA, Veolia et autres Lyonnaise des Eaux. tout l'art de ces intervenants est de complexifier la situation au possible, afin qu'il faille mener toute une étude en remettant chaque chose à sa place, pour comprendre la situation. Malgré ma bonne volonté, je n'ai rien compris à l'article de base qui devait faire le point sur notre gestion de nos déchets. comment dit- on ? "Je t'embrouille".
Un peu comme ce qui se fait dans le traitement de l'eau : avant de savoir à quoi servent les différentes lignes de taxes sur nos factures, on peut tourner autour du pot, au final c'est pas tout pour financer des installations fiables formatées à l'échelle de nos populations denses, c'est aussi pas mal du profit. Est-ce vraiment bienvenu de dégager ces quantités de profit sur des besoins de base de la population ? et des entreprises, alors qu'on se triture la cervelle entre droite et gauche pour savoir s'il faut alléger les charges des entreprises ou des particuliers, au prix de gros efforts de l'Etat ?

voir suite message suivant

quidam | 07 novembre 2012 à 07h56
 
 

Il faut demander à nos élus de promouvoir le supermarché sans emballage, le premier à ouvrir en France est à Brétigny-sur-Orge.
C'est bien la première fois que je fais de la publicité pour un supermarché ... !
Lire également le très bon ouvrage de Dany Dietmann "déchets ménagers"

Rémifasol57 | 07 novembre 2012 à 10h15
 
 

Lire également le très bon ouvrage de Dany Dietmann "déchets ménagers"

Si vous avez ce livre en main, surtout n'oubliez pas de compter
- les pages blanches
- les pages demi-blanches
- les page deux tiers blanches

Faites comme je dis ...

Il a fait mais dans un contexte porteur, sur une population limitée et porteuse.

La transposition à grande échelle est possible mais avec des résulatats moins flatteurs.

Je l'ai écouté il y a un mois en bon connaisseur du sujet. Le soupoudrage de démagogie et de non transposition possible de certains facteurs était assez évident

Mais évidemment par rapport à des élus qui ne font que le minimum, c'est méritoire, quoiqu'en pense le "souriant" service ad hoc du Conseil général

Sprikritik | 07 novembre 2012 à 15h40
 
 

@Sprikritik
"Si vous avez ce livre en main, surtout n'oubliez pas de compter
- les pages blanches
- les pages demi-blanches
- les page deux tiers blanches"

Et la taille de la police de caractère, bien trop grande, et la couverture en couleur, et les marges trop grandes . . . !

Les déchets n'étant pas "rentable" pour les élections, c'est un sujet qui n'est pas central pour les élus ... il vaut mieux inaugurer des expos, poser des premières pierres ...A critiquer ceux qui s'occupent vraiment des déchets, c'est évident que le problème va perdurer des années encore ...

@Sprikritik "La transposition à grande échelle est possible mais avec des résultats moins flatteurs."
Et bien, je dis franco, allons y à grande échelle, arrêtons ces foutus incinérateurs qui ne font que polluer les airs, les sols, les rivières et les êtres vivants.
Trions à grande échelle au lieu d'aller chercher partout des déchets à brûler, car en cas de crise, moins de production déchets ! mais le four, il faut TOUJOURS l'alimenter ...

Rémifasol57 | 07 novembre 2012 à 20h20
 
 

suite de mon premier message :
réaction naïve devant le ballet des camions poubelle : "ça m'étonnerait que les déchets à recycler ramassés (poubelles jaunes) puissent contrevaloriser, du point de vue environnemental, la charge environnementale occasionnée par la tournée de ramassage. pensez-vous ! cet énorme camion, et qui vient si souvent ! 3 fois par semaine ? environ 2 fois les poubelles marron et 1 fois les poubelles jaunes, il n'arrête pas de passer, le camion ! et pas un petit modèle, non, un mastodonte ! on est près du SIVOM Vallée de Chevreuse, si j'en crois l'article, surdimensionné. - remarquez, vu comment la population augmente par ici, vu comme ça construit à tour de bras, avec le fameux plateau de Saclay qui va se remplir ... - oui je me souviens c'est SIVOM qui est marqué sur le camion.
Il me semble qu'il passerait 2 fois au lieu de 3 dans la résidence, ça suffirait largement. on pourrait installer 3 poubelles en plus, histoire de tenir les 2 jours de plus (sur les 6 poubelles déjà en service, 3 jaunes 3 marron) ; ça réduirait déjà la pollution du déplacement du camion de 30%.
Et pour le compostage des déchets bio fermentescibles-épluchures, autres déchets alimentaires- y a pas que les pavillons qui peuvent le faire : dès qu'on est en copropriété -ou locataire en immeuble- on perd toute initiative, non ! c'est la majorité de la population qui est logée en immeuble, c'est pas parceque on est plusieurs à décider qu'il faut perdre toute inititative : voir suite

quidam | 07 novembre 2012 à 22h25
 
 

La gamme de vos connaissances du sujet semble assez courte, tout comme vos critiques

Il était tout à fait possible de combler les blancs avec des graphiques et autres chiffres présentés d'une façon non démagogique

Je ne me suis pas contenter de critiquer durant plus de 25 ans

Les uns ne veulent pas UTTD (Unité de traitement thermique des déchets) , les autres ne veulent pas de SDRI (Site de dépôt des résidus irrecyclables) avec trop souvent des arguments limites ou carrément démagos mêlés à quelques bons arguments

Lamentables d’utiliser les chiffres des erreurs passées comme si on allait forcément les reproduire avec la même composition des gisements du futur.

La solution, c'est d'en faire quand même des équipements réellement nécessaires; mais en formulant des demandes réalistes exigeantes avant et en obtenant le droit pour les représentants associatifs constructifs de la CLIS de surveiller l'exploitation de très près quasi nuit et jour.

Avec des élus éco-responsables à aiguillonner constamment

Sprikritik | 08 novembre 2012 à 11h07
 
 

@ Sprikritik | 07 novembre 2012 à 06h27 :
NON !!
Le Syctom de Romainville reconnait qu'il ne traite que 40% des déchets à recycler ! (une poubelle à couvercle jaune et une autre à couvercle vert)
40% traités et il espère en traiter à l'avenir 70%, soit moins des 3/4.
Après ça, il nous demande de faire des efforts. N'est-ce pas ce moquer de nous ?!

ANKOU | 09 novembre 2012 à 09h06
 
 

Qu'est-ce qu'on attend pour promouvoir le biogaz ??

Fritidou68 | 15 novembre 2012 à 15h39
 
 

@ Fritidou68 : Qu'il y ait des débouchés ?!
Ai-je bon ?
Les services publics pourraient utiliser des véhicules fonctionnant avec ce type de gaz.
Le gros problème est la production de ce gaz ! Peu d'habitants acceptent de voir s'installer des usines dans les aux alentours de chez eux ; et à voir les accidents qui ont lieu dans certaines de ses usines c'est tout à fait compréhensible !!
D'ailleurs, il y a une manif contre l'implantation de ses usines en agglomération, il y en a qui ose vouloir en construire comme en Seine-Saint-Denis !

ANKOU | 17 novembre 2012 à 19h50
 
 

Très bon article! Un lien vers celui-ci est proposé sur notre tout nouveau portail environnemental francophone entièrement consacré à la gestion des déchets :
http://www.trions.org

Philippe Bresoux | 04 avril 2013 à 21h39
 
 

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