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Un siècle de nucléaire français dans le sous-sol de Bure?

Comment l‘Andra a-t-elle prévu de stocker en profondeur les déchets nucléaires les plus dangereux ? Quels sont les risques ? Dans ce reportage vidéo, Actu-Environnement mène l'enquête et vous plonge à 500 mètres sous terre pour comprendre les enjeux de ce projet séculaire et polémique.

Reportage vidéo  |  Risques  |    |  Marie Jo SaderActu-Environnement.com
Un siècle de nucléaire français dans le sous-sol de Bure?

Une grande randonnée était organisée ce dimanche 5 juin à Bure, une commune située à cheval entre la Meuse et la Haute-Marne, en protestation contre le centre d'enfouissement des déchets hautement radioactifs. Cette manifestation intitulée "200.000 pas à Bure" était organisée par les associations opposées au projet de l'Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra), à l'instar de Bure Zone Libre et la CEDRA52.

Bure a en effet été désignée pour accueillir le laboratoire de l'Andra appelé Cigéo et destiné à prouver que l'enfouissement de déchets nucléaires était possible. C'est dans le sous-sol de ce territoire que les scientifiques de l'Andra testent l'impact sur la couche géologique argileuse de ce possible cimetière nucléaire qui accueillerait tous les déchets radioactifs des centrales françaises jusqu'à leur fin de vie. Depuis 2006, la France s'est orientée vers le stockage profond pour la gestion à long terme de ses déchets de haute activité et moyenne activité à vie longue (HAVL et MAVL). Ces déchets, les plus dangereux, sont pour le moment entreposés sur leur site de production à Cadarache (13), Marcoule (30) et la Hague (50). Mais ces matières vont survivre des centaines de milliers d'années alors que les bunkers qui les abritent, eux, ne sont pas prévus pour durer si longtemps.

Dès lors, l'enfouissement est-il la solution de référence, comme le proclame l'Andra, pour l'avenir de ces déchets ? Une partie des scientifiques et des associations opposés à ce projet ne partage pas ce point de vue. De nombreux dangers sont pointés du doigt comme le risque d'explosion ou d'infiltration de l'eau dans les colis de stockage. Car les démonstrations de sûreté sont loin d'être terminées alors que le Sénat vient de voter la relance de Cigeo et que l'Andra veut déposer son autorisation de stockage en 2018.

A cela s'ajoutent la cacophonie sur le coût global du projet, mais aussi les compensations financières versées depuis des années aux communes limitrophes de Bure. "De quoi acheter les consciences", affirment l'association Bure Zone Libre…

Réactions2 réactions à cet article

 

merci pour ce reportage très clair et précis
dommage que la responsabilité ne soit pas jusque là un gène des politiques que nous avons élus. prochainement peut-être?

jo le veilleur | 07 juin 2016 à 22h54
 
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Un reportage attendu et qui semble bien complet. Merci Actu-environnement de l'avoir sorti !

La fée des ronds | 11 juin 2016 à 20h19
 
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