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Marée noire : accord à l'amiable entre BP et les victimes

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Deux ans après l'explosion le 20 avril 2010 de la plateforme Deepwater Horizon de BP dans le golfe du Mexique provoquant la plus grande marée noire de l'histoire des Etats-Unis, le groupe pétrolier a annoncé mercredi 18 avril avoir conclu un accord à l'amiable de 7,8 milliards de dollars avec des victimes de la catastrophe.

L'accord doit encore être ratifié par la justice. "BP s'est engagé à soutenir les efforts de restauration économiques et environnementaux sur la côte du golfe", a déclaré Bob Dudley, directeur général dans un communiqué. "Ce montant nous donne un cadre pour continuer de tenir cette promesse, en offrant à ceux qui en sont affectés une compensation juste et complète, sans attendre l'issue d'un long processus judiciaire."

Procès ajourné

BP a également demandé "à la Cour d'ajourner le procès" déjà reporté aux Etats-Unis début mars à une date postérieure à la ratification de cet accord par la justice. Intialement prévu le 27 février dernier, le procès devait se dérouler devant un tribunal fédéral de la Nouvelle-Orléans.

Le groupe a déjà passé une charge de 37,2 milliards de dollars dans ses comptes pour les coûts liés à la marée noire dont plus de 22 milliards promis pour compenser les victimes (8 milliards) et assurer les frais de nettoyage et autres interventions techniques face à la fuite (14 milliards), a-t-il indiqué. Mais BP doit encore faire face aux plaintes de plusieurs milliards de dollars émanant de l'Etat fédéral américain, des autorités locales ou encore de ses partenaires de forage Transocean et Halliburton.

Effets de la marée noire sur "plusieurs générations"

5 millions de barils - près de 800 millions de litres - de pétrole s'étaient déversés dans le golfe depuis l'explosion de la plateforme qui avait fait 11 morts et la fuite du puits Macondo.

Deux ans après la marée noire, "du pétrole se trouve toujours dans l'eau", a assuré à l'AFP Wilma Subra, chimiste et militante qui analyse régulièrement la faune et la flore marines du golfe du Mexique. "Le pétrole est toujours présent dans les marais, dans les estuaires et sur les plages. Les gens continuent à y être exposés". Ses effets pourraient se faire sentir sur "plusieurs générations", selon elle. Le corail aurait été souillé jusqu'à 11 km du puits, d'après une étude américaine du Haverford College (Pennsylvanie) publiée fin mars dans les Actes de l'Académie nationale des sciences.

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