En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Electricité : RTE ouvre la consultation sur le marché de capacité

Energie  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Réseau de transport d'électricité (RTE) a ouvert une consultation auprès des acteurs du marché de l'électricité sur les règles du mécanisme de capacités prévu par la loi relative à la nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome) adoptée en décembre 2010, annonce l'opérateur, précisant que la consultation durera six semaines.

La concertation est ouverte dans le cadre du Comité des clients utilisateurs du réseau de transport d'électricité (Curte). Elle est ouverte aux acteurs du marché de l'électricité ayant un contrat avec RTE relatif à l'accès au réseau ou au marché ainsi qu'aux associations, fédérations ou un syndicats professionnels regroupant un ensemble d'acteurs du marché. A l'issue de la consultation, RTE soumettra son projet à Philippe Martin, ministre de l'Energie, et à la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Objectif : que le mécanisme soit opérationnel pour l'hiver 2016-2017.

Effacement et flexibilité

Afin de favoriser une gestion économique de la pointe de consommation d'électricité tout en garantissant le niveau de sécurité d'alimentation électrique, RTE propose "de rémunérer les acteurs qui, par leurs investissements ou leur comportement lors des périodes de pointe, contribuent à garantir la sécurité d'approvisionnement en France".

RTE souligne aussi que le projet de mécanisme "vise notamment à développer l'investissement dans de nouvelles capacités d'effacement de consommation ainsi que les actions de maîtrise de la consommation d'électricité". Le renforcement de la flexibilité du système électrique, du côté de l'offre et de la demande, constitue un autre objectif clé du projet de RTE, compte tenu du développement des énergies intermittentes.

Enfin, RTE rappelle que le décret du 14 décembre 2012 définit l'organisation générale du mécanisme. "Les fournisseurs se verront attribuer une obligation qui dépend de la consommation effective de leurs clients lors des périodes de pointe de consommation", rappelle l'entreprise, ajoutant que les fournisseurs devront détenir un certain montant de garanties de capacité, émises par RTE et attribuées aux exploitants selon la contribution prévisionnelle de leurs installations à la réduction du risque de défaillance.

Cette réduction du risque peut être réalisée grâce à des capacités de production couvrant les besoins ou par l'effacement de certaines consommations. Les fournisseurs pourront par ailleurs échanger sur un marché régulé les garanties émises par RTE.

Réactions2 réactions à cet article

 

La France est en situation de surcapacité.

Mis en service dès 2016/2017, le marché de capacité aurait tout d'abord pour effet de financer la capacité déjà en place. Les recettes auraient dans un premier temps d'alimenter les producteurs en place.

Par ailleurs, il s'agit de contribuer à l'ensemble de la capacité ou à la seule capacité de pointe ?

Dans le premier cas, il s'agit d'une subvention au nucléaire qui représente entre 75% et 78% de la production.

Dans le second cas, la seule capacité de pointe, quelle sera le critère pour déterminer les technologies qui en bénéficient ?
N'oublions pas que :
1. les déséquilibres prod/conso ne peuvent pas être mesurés en temps réel (le mécanisme d'ajustement pénalise à postériori les responsables d'écarts)
2. le nucléaire est également présent dans le dispositif d'ajustement (cf. site du RTE :
http://www.rte-france.com/fr/mediatheque/documents/l-electricite-en-france-donnees-et-analyses-16-fr/publications-mensuelles-17-fr/bilans-du-mecanisme-d-ajustement-19-fr)

Enfin, dans un rapport remis au précédent gouvernement, le RTE avait prévu une période transitoire de plusieurs années pour certifier les producteurs... Les professionnels sont-ils prêts... Et qui sont-ils ?

Enfin, sans retour d'expérience probant de nos voisins, j'ai peur que la France se lance trop tôt dans la fabrication d'une belle usine à... Charbon ?

Frostiesbright | 01 octobre 2013 à 15h57
 
 

La France en situation de surcapacité? Oui tant qu'on n'arrête pas une partie de nos centrales nucléaires pour satisfaire les exigences des écologistes.
Lors des pointes de consommations il faudra mettre a égalité tous les moyens de production électrique et il n'est pas possible d'exclure certaines installation au motif qu'elles emploieraient une technique plutôt qu'une autre.
On demande aux PRODUCTEURS de fournir ce qui est demandé et qui sera PAYE alors que la tendance nouvelle est que les Producteurs EXIGENT des abonnés de REDUIRE leur consommation moyennant une rétribution payée par l'ENSEMBLE des abonnés!!!!
Avoir institué des fournisseurs d'électricité qui ne sont pas obligatoirement producteurs est une absurdité tout comme avoir crée RTE. L'éclatement du monopole en diverses parties ne peut pas matériellement aboutir a un avantage pérenne pour les abonnés. Bien au contraire il a fallu augmenter les prix pour que ce nouveau système puisse EXISTER. Ce qui n'empêche pas que le monopole précédent aurait pu être plus performant et efficace.
Les EnR devraient concerner uniquement l'autoconsommation (même au niveau d'une régie municipale)afin de ne pas pénaliser l'ensemble des abonnés ET économiser les frais de construction de lignes électriques nouvelles. Cela tout particulièrement pour le photo voltaïque. Pour les parcs éoliens la siutation actuelle est satisfaisante.

ami9327 | 29 octobre 2013 à 11h35
 
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Philippe Collet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…