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Réseau électrique : un hiver sous haute tension

La faible disponibilité du parc nucléaire a engendré un déficit de production en janvier 2017. La production des ENR, l'interruptibilité et les importations ont cependant permis à RTE de maintenir l'équilibre entre l'offre et la demande.

Energie  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

L'hiver 2016-2017 a été marqué par "des écarts significatifs entre l'offre de base et la demande", a souligné François Brottes, président du directoire de RTE, le gestionnaire du réseau de transport de l'électricité, lors de la présentation du bilan électrique, le 15 février. La raison ? La faible disponibilité du parc de production nucléaire, avec entre 15 et 21 réacteurs à l'arrêt entre novembre et janvier.

Ainsi, le mois de janvier 2017 a été marqué par un déficit de l'offre avec 90.000 MW de production pour 93.000 MW de consommation. Les importations et le dispositif d'interruptibilité ont néanmoins permis de maintenir l'équilibre du réseau électrique. Et, malgré les températures exceptionnellement basses pendant une semaine, le record à la pointe de consommation est resté relativement modéré (88.571 MW) par rapport au pic historique enregistré en février 2012 (102.098 MW).

"Cinquante deux pour cent des Français ont déclaré avoir modifié leurs habitudes pour limiter la consommation électrique", note RTE. De nombreux messages ont en effet été lancés aux consommateurs par les pouvoirs publics et les fournisseurs d'énergie pour limiter la demande à l'approche des températures négatives. L'impact de ces écogestes à l'échelle nationale est en cours de quantification par RTE. Pour les régions Bretagne et Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca), particulièrement ciblées depuis plusieurs années en raison de leur situation électrique, ces écogestes conduisent à des économies d'énergie de l'ordre de 2%.

Une consommation stable et des ENR à la hausse

Sur l'année, la consommation brute d'électricité a connu une hausse de 1,5% due, selon RTE, à la vague de froid et à l'année bissextile. Corrigée du climat, la consommation est stable par rapport aux années précédentes, à 473 TWh.

Le parc de production a continué à se diversifier en 2016, avec 13% d'éolien supplémentaire et 9,3% de solaire. En parallèle, le parc thermique a connu des fermetures (-16% pour le fioul). Des records de production ont été enregistrés pour les ENR : 8.632 MW d'éolien le 20 novembre à 4h00 et 5.267 MW de photovoltaïque le 4 mai à 13h30.

Malgré le contexte particulier, le solde des échanges transfrontaliers est resté positif en 2016, mais a connu une forte baisse (-36,6%). Au mois de décembre, il s'est tout de même inversé : la France a importé plus qu'elle n'a exporté (0,13 TWh).

Réactions1 réaction à cet article

 

Bonjour, Qui aurait dit, même récemment, que notre emblème national allait battre de l'aile. L'Etat ne gère même pas son gagne pain ! Cela prouve à nos chers concitoyens qu'il faut surtout pas croire ce qui vient de l'Etat. Cet Etat actuel est en déliquescence presque programmé. Il faut tenir compte des erreurs colossalles, des magouilles et de l'omerta... (j'ai travaillé pour une boîte que devait attendre l'aval d'EDF: la boîte a fait faillite, bien sûr). N'hésitons pas donc à changer les têtes au gouvernement mais aussi dans les entreprises avec cette superbe langue de bois et qui ont menti de façon éhontée, même si cela coûte des sacrifices !

Maes | 16 février 2017 à 09h45
 
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