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Des médecins et politiques appellent à la reconnaissance de l'électro-hypersensibilité

Hygiene / Securite / Sante  |    |  Dorothée LapercheActu-Environnement.com

"Nous appelons ainsi solennellement l'Etat français et plus particulièrement la Ministre de la santé à faire de l'impact sanitaire des champs électromagnétiques une priorité sanitaire et de considérer ces patients, de plus en plus nombreux, qui sont pour la plupart en grande difficulté et précarité sociale", ont interpellé des médecins, professionnels de santé jeudi 11 février, à l'issue du colloque organisé par Laurence Abeille, députée écologiste rapporteur pour la loi sur les ondes électromagnétiques et Michèle Rivasi, députée européenne membre d'Europe Ecologie-Les Verts.

Les signataires demandent notamment la réduction de l'exposition générale de la population aux champs électromagnétiques (et notamment dans les établissements scolaires). Ils souhaitent une recherche indépendante sur le sujet et la création de zones blanches pour les personnes électro-hypersensibles (EHS). Ils soulignent que la reconnaissance de cette pathologie comme un handicap doit être définitivement validée et appliquée par toutes les Maisons départementales des personnes handicapées.

Le Tribunal du contentieux de l'incapacité de Toulouse avait effectué un premier pas en août dernier en rendant un jugement qui reconnaît le droit à une allocation pour le handicap "d'électrosensibilité".

En mai 2015, une déclaration similaire de médecins à l'issue d'un colloque de l'association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse (Artac) organisé à Bruxelles invitait quant à elle l'OMS, à mettre à jour "ses déclarations de 2005 et 2014 sur l'EHS et [à reconnaître] l'EHS et l'hypersensibilité chimique multiple (MCS) comme incluses dans la classification internationale des maladies (CIM) comme cela est déjà le cas en particulier en Allemagne et au Japon qui ont classé le MCS sous un code spécifique". Cette déclaration rejetait également l'effet nocebo pour cette pathologie, indiquant que des "marqueurs biologiques objectifs sont identifiables aussi bien chez les patients que chez les animaux".

Sur ce point, des scientifiques dont le Professeur Dominique Belpomme auraient identifié différents marqueurs de l'électrohypersensiblité et publié un article en novembre dernier.

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