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Fonds Yasuni : l'Equateur confirme sa volonté de renoncer au pétrole au profit de la biodiversité

Nature / Ecologie  |    |  Actu-Environnement.com
L'Equateur a créé le 3 août dernier un fonds destiné à accueillir des donations pour soutenir le projet de préservation du parc national de Yasuni. L'idée : le pays s'engage à renoncer à l'exploitation de 850 millions de barils de pétrole présents dans le sous-sol de la jungle amazonienne (20 % des hydrocarbures de l'Equateur) en échange d'une contribution financière de la communauté internationale sur dix ans, de l'ordre de la moitié de ce qu'aurait rapporté l'exploitation pétrolière (3,6 milliards de dollars).

Le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a promis son appui à la gestion de ce fonds. L'initiative a déjà reçu plusieurs soutiens formels parmi lesquels la Belgique, l'Union européenne, l'Italie et l'Espagne, explique le communiqué de presse officiel. Selon Reuters, seule l'Allemagne a signé à ce jour un accord avec Quito, promettant de verser annuellement 50 millions de dollars au cours des douze prochaines années.

Le parc national de Yasuni est considéré comme l'un des endroits les plus riches en biodiversité de la planète. Il a été créé en 1979 et déclaré en 1989 par l'Unesco réserve mondiale de la biosphère. Le ministre des Affaires étrangères équatorien Ricardo Patino a invité la communauté mondiale à être partenaire de cette initiative, qu'il a qualifiée de révolutionnaire : ''le monde regarde ce que nous faisons et nous ne pouvons échouer''.

Réactions2 réactions à cet article

 
Un toast !

Un toast à ce Monsieur Ricardo Patino,une inquiétude cependant quand on sait ce qui se trame à l'échelon des structures bancaires Sud Américaines.L'équateur semble beaucoup intéresser le géant Brésilien,tout à coté,et ce pour des raisons qui touchent à sa façade maritime sur le Pacifique...Si cette manne financière devait tomber en de mauvaises mains nous serions les principaux financiers d'une opération contre productive,et ce en facilitant financièrement une trans-Amazonienne entre Manaus (Brésil) et Quito (équateur),Par ailleurs et compte tenu de l'instabilité politique savamment orchestrée, tout reste à craindre,l'Equateur à ce titre peut parfaitement aiguiser bien des convoitises, notamment en raison de ses potentiels miniers (cuivre),petroliers,et j'en passe...L'Angélisme serait une grave erreur !

ECCE HOMO | 04 août 2010 à 19h18
 
 
espoir

Contrairement à ce que l'on nous dit régulièrement, des actions politiques innovantes et risquées sont possibles !
Félicitations à l'Équateur de tracer la voie.

Ecophanie | 04 août 2010 à 15h07
 
 

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