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Le marché des services énergétiques à l'heure de la sobriété énergétique à l'horizon 2013

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Mise en place des certificats d'économie d'énergie (CEE), développement des contrats de performance énergétique (CPE), introduction progressive de la RT 2012 d'ici 2013 imposant la norme Bâtiment Basse Consommation (BBC), les spécialistes des services énergétiques peuvent tirer parti d'un marché de la sobriété énergétique, ''sous l'effet d'un environnement réglementaire particulièrement porteur", selon une étude du cabinet Xerfi publiée jeudi 9 février.

Le marché français des services énergétiques ''aura doublé en valeur entre 2004 et 2013''. Et, ce en dépit toutefois d'un "essoufflement" de l'activité dans le bâtiment cette année 2012 : "baisse des avantages du dispositif Scellier, difficultés budgétaires des collectivités territoriales, prudence des entreprises en matière d'investissement"…, prévient Xerfi. Autre facteur de dégradation : "le risque de restriction du crédit bancaire" accordé aux entreprises et les collectivités territoriales pour financer leurs travaux d'efficacité énergétique.

Conséquences : malgré "un léger trou d'air en 2012" lié à la dégradation de la conjoncture économique, le chiffre d'affaires des spécialistes des services énergétiques et d'efficacité d'énergie progressera seulement de 4% en 2012, contre +7% en 2011, estime le cabinet.

Un marché concurrentiel

Pour 2013, ce chiffre d'affaires est toutefois revu à la hausse par Xerfi qui table sur +5%, alors que de nouveaux acteurs se lancent sur ce marché ''très prometteur'' de l'efficacité énergétique. En marge des groupes historiques tels que Dalkia et Cofely, des opérateurs ''confortent ainsi peu à peu leurs positions'', selon le cabinet en citant les spécialistes du bâtiment (ETDE-Bouygues, Eiffage Energie, Vinci Energies), les fournisseurs d'énergie (EDF, GDF Suez, Direct Energie-Poweo, Primagaz, Total), les fabricants d'équipements électriques (ABB, Delta Dore, Legrand, Schneider Electric, Siemens) ou encore des distributeurs comme Rexel ou Sonepar en qualité de prescripteurs sans oublier les groupes de télécoms avec leur "box énergie".

Alors que le marché des services énergétiques s'ouvre désormais "peu à peu au résidentiel" et face ''à l'intensification de la concurrence'', les professionnels vont devoir trouver "un business model ad hoc" leur permettant de "vendre aux consommateurs des services susceptibles de leur faire réaliser des économies d'énergie", préconise le cabinet. ''Ils ne pourront plus se contenter de gérer les « utilities » (production de chaleur, de froid, de gaz, d'électricité,de vapeur, etc.) auprès des industriels ou des collectivités. Autrement dit, il va leur falloir passer des services énergétiques aux solutions d'efficacité énergétique'', estime Xerfi.

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