Selon le sondage Eurobaromètre commandé par le Parlement européen et la Commission européenne publié le 2 décembre, à moins d'une semaine de la conférence sur le climat de Copenhague (Danemark) qui doit aboutir à un traité post-Kyoto, 63 % des citoyens européens estiment que le changement climatique est ''un problème très grave'' et 24 % un problème''assez grave''. Seuls 10 % ne le considèrent pas comme un problème grave et 3 % sont sans opinion.
Plus de 26.700 citoyens des 27 États membres de l’UE ont été interrogés entre les mois d'août et septembre 2009. 47 % des Européens pensent que le changement climatique est l’un des deux problèmes les plus graves auxquels le monde est confronté aujourd’hui, après la pauvreté (69 %). Selon l’enquête, 63% des sondés pensent que la lutte contre le changement climatique ''peut avoir un effet positif sur l’économie européenne''. 66 % sont aussi d'avis que ''la protection de l’environnement peut relancer la croissance économique dans l’Union européenne''.
Alors que seuls 19% des sondés pensent que les entreprises et l’industrie prennent des mesures suffisantes pour lutter contre le changement climatique, contre 30 % dans le cas de l’UE, une majorité des Européens variant de 55 % à 72 % considère que l’industrie, les citoyens eux-mêmes, les gouvernements nationaux et locaux ne font pas suffisamment d'efforts. Ils sont pourtant 63% à dire avoir déjà ''personnellement agi'' pour lutter contre le réchauffement alors que 31 % déclarent le contraire.
49 % des personnes interrogées indiquent qu’ils seraient prêts à payer plus cher une énergie produite à partir de sources émettant moins de gaz à effet de serre, alors que 27 % ne seraient pas disposés à le faire (24 % n’ont pas répondu). Parmi ceux qui sont disposés à payer plus, la moitié ne serait pas prête à supporter un surcoût de plus de 5 %.
Rachida Boughriet