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Annoncé en octobre 2007 par la Banque européenne d'investissement (BEI), le fonds de carbone pour l'après 2012 vient de boucler son tour de table à hauteur de 125 millions d'euros. Autour de la BEI, son principal investisseur avec 50 millions d'euros, il réunit quatre autres grandes institutions financières publiques européennes : la Caisse des Dépôts et le KfW Bankengruppe, pour chacun 25 millions d'euros, la Nordic Investment Bank (NIB) pour 15 millions d'euros et l'Instituto de Crédito Oficial (ICO) pour 10 millions d'euros.
Ce fonds se consacrera exclusivement à l'achat et aux échanges de crédits carbone générés durant la période post-Kyoto, à partir de 2012 et potentiellement jusqu'en 2022.
En assumant ce risque réglementaire, le Fonds adressera au marché un signal fort de la confiance que la BEI et de ses partenaires placent dans le développement d'un dispositif post-Kyoto, tout en apportant un soutien direct à des projets environnementaux, explique la Caisse des Dépôts. En effet, le Protocole de Kyoto va expirer en 2012. Dans l'incertitude sur la forme que prendront les dispositifs d'échange des crédits carbone après 2012, les projets à valeur ajoutée environnementale rencontrent des difficultés à valoriser pleinement les avantages économiques liés à la réduction des émissions qu'ils pourront réaliser après 2012.
Le Fonds fera l'acquisition de flux de crédits carbone de l'après-2012 émanant de projets déjà approuvés au titre des mécanismes pour un développement propre (MDP) et de mise en œuvre conjointe (MOC) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.
Le consortium constitué par Conning Asset Management (Europe) Limited et First Climate en assurera la gestion.
F.ROUSSEL
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