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Actu-Environnement

Comment adapter les forêts au changement climatique ?

En cette Année internationale des forêts, la question de leur vulnérabilité et de l'impact du changement climatique sur ces écosystèmes se pose, faisant l'objet d'un volet du Plan national d'adaptation au changement climatique lancé le 20 juillet.

Climat  |    |  Angela BolisActu-Environnement.com

"On a choisi de donner la priorité à l'adaptation plutôt qu'à l'atténuation du changement climatique car aujourd'hui, le processus est déjà en cours", note Jean-Marc Guehl, coordinateur du métaprogramme Adaptation au changement climatique de l'agriculture et de la forêt (Accaf) à l'Inra. En fait, dans le cas des forêts, atténuation et adaptation sont étroitement intriquées : "Une forêt en bonne santé permet de stocker le CO2, et un changement climatique atténué rendra plus aisée son adaptation," souligne Olivier Picard, qui coordonne le RMT-Aforce à l'Institut du développement forestier. Toutefois, à l'heure où les premiers effets notables du changement climatique se font ressentir dans les forêts, c'est bien en termes d'adaptation uniquement que le Pnacc tente d'apporter une réponse, à court comme à long terme (voir encadré).

A court terme, c'est la survenue d'évènements extrêmes qui a attisé une prise de conscience des effets du changement climatique sur les forêts et notamment, selon Olivier Picard, la sécheresse de 2003. "On a alors regardé les trente dernières années et constaté un stress hydrique grandissant dans les forêts, notamment dans des régions comme les Pays de la Loire." Quant aux deux tempêtes séculaires de 1999 et 2009, elles ont décimé la moitié des stocks de bois de la forêt des Landes, selon l'Inra (Dossier "La forêt française face au changement climatique" du Numéro de juin de l'Inra magazine).

Des risques émergeants

A long terme, des évolutions de fond, certes moins spectaculaires, commencent aussi à se profiler. Avec, comme risque majeur, des sécheresses de plus en plus intenses et, surtout, récurrentes. Les arbres y seraient d'autant plus vulnérables que la hausse des températures entraîne un allongement de leur saison de végétation, pendant laquelle ils ont besoin de davantage d'eau et transpirent plus. Des dépérissements de sapins pourraient compter parmi les premières conséquences de cette évolution. Par ailleurs, l'Inra a modélisé le déplacement des aires de distribution des essences d'arbres en fonction de la nouvelle donne climatique prévue en 2050 et 2100. Résultats: les peuplements de Méditerranée et du Sud-Ouest s'étendraient vers le Nord, ceux de l'Est et des montagnes s'amenuiseraient.

   
Groupe 1 : étage subalpin ; 2 : étage montagnard ; 3 : régions de montagne, étage collinéen du Nord-Est ; 4 : érable sycomore, hêtre, etc. ; 6 : châtaigner, néflier, etc. ; 7a : Ouest jusque dans le midi ; 8 : espèces méditerranéennes © Inra
 
   

Plus précisément, les chercheurs se sont penchés sur le cas du chêne vert et du hêtre. Alors que le premier, qui s'épanouit actuellement autour de la Méditerranée, coloniserait tout l'Ouest et le centre de la France jusqu'à la vallée de la Loire d'ici 2100, le second subirait un déclin notoire : présent à peu près partout dans l'hexagone aujourd'hui, il disparaîtrait de toute la façade Ouest et Sud-Ouest.

Au-delà de ces grandes évolutions de l'aire géographique des essences d'arbres, le changement climatique risque de provoquer l'émergence ou le déplacement de maladies, de champignons et d'insectes ravageurs. En témoigne la chenille processionnaire du pin, qui ne dépassait jamais le massif central et qui atteint, depuis quelques années, la région parisienne selon Olivier Picard. Principale cause : des hivers de plus en plus doux.

D'un autre côté, l'Inra relève que la concentration de CO2 dans l'atmosphère stimule l'activité photosynthétique et la croissance des arbres. Un effet positif, au premier abord, pour la production de bois. Mais en contrepartie, elle rendrait les arbres plus sensibles aux contraintes du milieu et dégraderait leurs propriétés technologiques (résistance, élasticité, dureté du bois, etc).

Assister et accélérer l'adaptation des arbres

Encore au stade expérimental pour la plupart, des pistes d'adaptation des forêts au changement climatique émergent. "Pour l'instant, nous n'avons pas encore assez de données scientifiques pour formuler des recommandations fermes aux forestiers, précise Olivier Picard. Et même à l'avenir, il nous faudra travailler dans l'incertitude, face à un climat erratique…"

Une des solutions envisagées consiste à aller dans le sens, voire à accélérer les effets de ces évolutions en favorisant les espèces les plus résistantes à la sécheresse, au détriment des plus vulnérables. Ces dernières pourraient être conservées dans les milieux plus humides, moins exposés, aux sols profonds. Ainsi, selon l'Inra, les espèces à feuilles caduques seraient mieux adaptées que les feuillus et épineux. La sélection de ces essences peut se jouer à différents niveaux : d'une part, pourquoi ne pas opter pour des espèces habituées à la sécheresse, comme le cèdre du Liban, pour repeupler la forêt des Landes par exemple, note Jean-Marc Guehl. D'autre part, il est possible de puiser parmi la variabilité génétique d'une même espèce, en choisissant les pins maritimes d'origine méditerranéenne plutôt que française, poursuit le chercheur. Enfin, il s'agit d'exploiter une variabilité individuelle très importante dans les populations d'arbres. L'ambition est ici de sélectionner les gènes qui procurent à l'arbre un avantage adaptatif, afin d'aboutir à une innovation variétale favorisant la résistance à la sécheresse.

Autre piste d'adaptation : la migration assistée. "La biodiversité s'est déjà adaptée à de grands changements climatiques par le passé, souligne Jean-Marc Guehl. Mais cette fois, l'évolution est trop rapide, et les arbres risquent de dépérir avant d'avoir eu le temps de migrer." Une question de rythme donc, "quand on sait que les chênes ont mis près de 2 000 ans à traverser la France à l'ère post-glaciaire", souligne l'Inra dans son magazine. Pour l'instant, certains forestiers commencent à anticiper ces changements en privilégiant des espèces plus méridionales, mais les outils juridiques ne sont pas encore adaptés à cette solution. Olivier Picard préconise de réviser un dispositif de contrôle des provenances – des aides de l'Etat incitant à planter telle essence dans telle région - aujourd'hui dépassé selon lui.

Enfin, l'heure est à la sylviculture adaptative. Ainsi, les futaies peuvent être éclaircies afin de limiter le prélèvement de l'eau des sols par les arbres, puis son évapotranspiration. Un juste milieu doit toutefois être trouvé pour maintenir l'humidité atmosphérique de la forêt. Par ailleurs, mélanger une diversité d'essences d'arbres permet de renforcer ces derniers : soit pied par pied dans les zones les plus menacées, soit parcelles par parcelles afin de faciliter la production de bois, explique Olivier Picard. Cette biodiversité mélangée permet d'offrir plusieurs cartes au jeu des forestiers, pour peu que les espèces soient complémentaires, rappelle Jean-Marc Guehl : le chêne sessile aux racines profondes et le hêtre aux racines superficielles par exemple.

 
Quelles mesures pour les forêts dans le Pnacc - La mesure phare : Conserver, adapter et diversifier les ressources génétiques forestières
- Intensifier la R&D sur l'adaptation des forêts au changement climatique afin d'identifier les espèces les plus vulnérables et les plus résistantes, la résilience des écosystèmes, comprendre les flux d'eau dans la forêt, mais aussi la perception et le comportement des acteurs de la filière.
- Rendre plus accessible les données écologiques et climatiques, suivre l'impact sur les écosystèmes forestiers grâce à des données topographiques, géomatiques, sanitaires, des scénarios régionalisés, etc.
- Améliorer la gestion forestière, en favorisant la capacité d'adaptation des peuplements forestiers.
 

Quid de la filière bois

Derrière cette nécessaire adaptation des forêts se cachent des enjeux divers, et notamment le maintien des services rendus par ces écosystèmes : captage du carbone, production d'eau, protection des sols contre l'érosion, action sur les microclimats, loisirs, mais aussi utilisation du bois dans l'énergie (chauffage et agrocarburant) et dans les matériaux.

Pour la production de cette ressource, le changement climatique peut avoir des effets retors. Ainsi, selon l'Inra, "les arbres les plus performants en termes de croissance seraient les plus fragiles en cas de sécheresse", ce qui va à l'encontre de la préférence de la sylviculture pour les espèces les plus productives. En revanche, la filière bois n'est pas forcément prête à suivre les nouvelles pratiques de gestion des forêts. En témoigne le cas du chêne pédonculé, qui supporte mal la sécheresse sur la façade atlantique. Il faudrait donc, selon Olivier Picard, les espacer davantage et couper les arbres vieillissants. Mais comment écouler cette arrivée massive de bois sur le marché ? Ainsi, au-delà des gestionnaires des forêts, c'est tout une filière qui va devoir s'adapter à ces évolutions environnementales en cours.

Réactions12 réactions à cet article

 

bonne prise de conscience du pb du réchauffement climatique. Une réflexion sur l'évolution des maladies serait bien utile aussi : les ormes il y a qq années, les frênes qui sont condamnés aujourd'hui, de même que les platanes ( cf les berges du canal du midi...). Les plans d'adaptation ne seront-ils dépassés par les maladies, champignons,...

DL | 30 juillet 2011 à 09h10
 
 

L'Homme ne semble n'avoir rien compris car il n'est plus gestionnaire de son environnement. L'explosion démographique insensée, la libéralisation de tous les pays de la planéte à développer l'hyper production et l'hyper consommation, la circulation des biens et des Hommes sur les continents ne pourront conduire qu'à une accélaration des déréglements climatiques "graves". Des tempêtes de plus en plus nombreuses et puissantes se traduiront par des atteintes désastreuses à la forêt....Inutile donc de tirer des plans sur la comète tant que les Hommes ne se seront pas assagis...

bertrand | 30 juillet 2011 à 10h14
 
 

J'irai m'adapter à l'ombre de ton feuillage, je n'y changerai rien mère nature au risque d'interrompre l'intérêt économique qui masque nos forêts. Et n'oublions pas Pascal: le peu que nous avons d'hêtre nous cache la vue de l'infini........

Sylvie Culte | 01 août 2011 à 09h11
 
 

Maintenant qu'on ne parle plus du dépérissement des sapins des Vosges
à cause des pollutions atmosphériques, on organise un nouveau Rallye
soutenu par les Grands Décideurs du Tourisme et bien sûr, tous les
hommes politiques en place ,sauf Ceux qu'on traite de Anti-tout,les Verst
Justement, ils sont Verts ,car la forêt est verte aussi et bénéfique à
l'indispensable assimilation chlorophylle et aux belles randonnées vers
les fermes-auberges avec vue imprenable! Alors, durant quelques jours
on applaudira nos champions de course de voitures, par milliers.
Une fois terminé, les Verts feront un bilan de l'impact ,vite contredit
par les pro-rallyes. Parait-il aussi que ces évènement rapportent gros
à l'industrie touristique?

arthur | 01 août 2011 à 11h23
 
 

"d'une part, pourquoi ne pas opter pour des espèces habituées à la sécheresse, comme le cèdre du Liban, pour repeupler la forêt des Landes par exemple, note Jean-Marc Guehl."

J'espère que Jean-Marc Guehl n'a pas vraiment dit ça ! Parce que le pin maritime (pin des Landes) n'est pas vraiment une espèce sensible à la sécheresse, plutôt classée dans les moyennement résistante à résistantes. De plus, les Landes sont au nord de l'aire naturelle de cette essence, ce qui lui confère une certaine marge de manoeuvre par rapport à des écotypes situés plus au sud. Et enfin, ça m'étonnerait beaucoup que le cèdre du Liban arrive à pousser dans les podzols sableux des Landes...
Pour ce qui est des maladies évoquées par DL, il y a des programmes de suivi en continu sur certains pathogènes et l'INRA entretient de nombreuses relations avec des centres de recherche européens et au-delà. Ceci dit, les maladies évoquées par DL (graphiose de l'orme, chalaria sur le frêne...) ne sont pas dues au changement climatique mais bien à la mondialisation des échanges, qui transporte des bestioles avec les chargements de bois ou les plants, malgré les contrôles sanitaires existants. Mais ce n'est pas nouveau (voir le doryphore et le phylloxera importés en Europe au XIXème ou encore la variole exportée sur le continent américain).

capmargaret | 01 août 2011 à 11h32
 
 

j'habite l'ïle de France: les frênes sont superbes , merci.
Drôle d'idée de mettre des cèdres dans le sable des landes.
Que les arbres soient beaucoup plus fragiles quand il y a réchauffement, cela me semble une certitude (du moins pour nos espèces indigènes ou acclimatées depuis des siècles): en effet, la sécheresse intense du printemps 2011 a provoqué une pousse importante mais les branches de l'année précédente sont fragiles, elles cassent parfois comme du verre: cerisier montmenrency, tous pruniers, pommiers, poiriers, pour citer des arbres fruitiers que je côtoie quotidiennement. La semaine dernière, dans la vallée de la maurienne, j'ai constaté, après un bon coup de vent, beaucoup de casse chez les arbres(des branches), ce qui m'a paru étonnant.
J'aimerais savoir si d'autre ont constaté ce même phénomène de fragilité des branches qui peut s'expliquer par le manque de rigidité des vaisseaux ligneux due au manque d'eau?

jeanneton | 04 août 2011 à 14h26
 
 

seul une exploitation durable et intensive de nos foret peu répondre au probleme .....

mederic | 04 août 2011 à 15h06
 
 

De mon bureau j'admire la réserve biologique intégrale RBI de saint agnan en verdure Une magnifique collection d'arbres morts de sécheresse les oiseux nicheurs sont heureux mais quelle fumisterie cette RIB pondue par les eurocrates..en quoi est elle utile à la forêt? Sauver des emplois à l'ONF amuser les intellos du PARC SURNATUREL S'il faut changer d'essences à replanter c'est urgent

FIRMINOU | 13 août 2011 à 18h43
 
 

c'est quand on aurait le plus besoin d'agents forestiers qu'on en réduit le nombre, ce qui provoque des suicides dans la profession!...

mon avis | 15 août 2011 à 10h31
 
 

Firminou,
bizarre que vous accusiez ainsi les "eurocrates" (je n'en suis pas!). pourquoi les accuser systématiquement? il y a , bien sûr, des mesures qu'on trouve trop hygiénistes , ou éloignées de nos problèmes, mais si ce sont bien eux qui ont imposé les zones RBI, je les félicite!n'avez-vous pas vu comme chaque jour on détruit de la biodiversité? on détruit les friches, on fauche le bord des routes , même si ce n'est pas le moins du monde dangereux pour les automobilistes, les nouveaux acquéreurs de terrains à construire se hâtent, en général de raser tout ce qui peut être autre sauvage, etc?
cette année, je ne sais pourquoi (la sécheresse du printemps?), il y a une invasion de campagnols dans beaucoup de régions, qui dévorent les racines de nombreuses plantes. Or, on assiste à une rréfaction des chouettes, justement parce que les gens considérent qu'un arbre mort ou en mauvais état, doit être abattu. Dans mon village, elles disparaissent une à une. On a beau être quelques-uns à garder les vieux arbres. Il faut être au contact de la nature pour se rendrez compte à quel point, les habitats des insectes ou oiseaux , disparaissent.
Alors, vive les RBI!
Quant à l'exploitation à la fois intensive et durable de la forêt, j'ai du mal à comprendre: prière de m'expliquer!
surtout quand en même temps, on continue à gaspiller autant le bois, on ne le recycle guère!
il y a des forestiers formidables qui expliquent bien tout cela: on peut améliorer la production, pas indéfiniment

jeanneton | 21 août 2011 à 16h24
 
 

A tous les amoureux de la forêt…et aux décideurs publics !




Ancien forestier, je ne peux passer sous silence les atteintes possibles à la forêt baujue. Des risques de surexploitation existent, ils sont le résultat de directives nationales qui demandent à la forêt française de « produire plus ». Et cette demande n’est pas acceptable sur le principe, surtout en ce qui concerne la forêt publique déjà largement exploitée, parfois au-delà de ses possibilités réelles. Je vous livre à la lecture ce long commentaire qui est fait uniquement pour poser les questions et aussi pour permettre à la forêt de mieux se porter à l’avenir. Merci.

_______________

Quelques remarques…pour mieux comprendre les dérives d’un système qui risque de malmener durablement les milieux forestiers et les hommes qui les servent !
_________________

A propos du Grenelle de l’Environnement et des directives nationales concernant la forêt française, il a été dit : « En 25 ans, la production biologique de la forêt française a progressé de 30%, la récolte est restée stable ! »
Dans son rapport sur la forêt, Hervé Gaymard, président de l’ONF dit : « De 1966 à 2010, la récolte en forêts publiques a progressé de 64 % » ( voir le graphique sur les prélèvements forestiers et les ressources financières)
Alors, que faut-il croire ?
___________________
« Gérer, c’est prévoir pour de

guidesbauges | 25 octobre 2012 à 19h10
 
 

Expliquez moi comment le fait d’éclaircir les arbres en forêt apporte plus de résistance à la sécheresse?
Étant donné que la réduction du bois sur pied implique une réduction similaire du carbone soit de l'humus dans le sol, ce qui a pour conséquences:
- d’émettre deux fois plus de co2 dans l’atmosphère
- réduire la quantité d'eau stockée dans le sol
- réduire la quantité d'évaporation soit les microclimats
Ces trois facteurs cumulatifs aggravant la sécheresse et le réchauffement climatique.
Ou est ce juste pour justifier une surexploitation de la forêt, basée et financée suite au mensonge de la carboneutralité du bois énergie?
Compte tenu que ; l’augmentation en cours de 40% de la récolte de bois en France, impacte la quantité de bois sur pied en forêt, donc le stock de carbone, tout comme les émissions de CO2 dues à l’importation et à l’exportation, La Carbo-neutralité du bois énergie est donc un mensonge majeur. Car en plus d’émettre 2.5 fois plus de CO2 que le gaz, le déstockage du carbone du sol (humus) n’a pas été pris en compte ce qui aggrave d’un facteur de 2 les émissions réelle de CO2
Le potentiel de réduction des émissions de CO2 est 10 fois plus important dans les économies d’énergie soit 60% contre 7% pour le bois énergie polluant
La forêt doit être considéré comme un stockage de carbone, Cette fonction doit être optimisée a tous les stades de transformation!
La forêt ne doit pas en + servir à justifier tous les abus destructeurs des protocoles de compensations.

Patrick K | 22 octobre 2015 à 16h05
 
 

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