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Actu-Environnement

Peu importe l'hiver, à Paris, c'est toujours la saison des fraises !

Cultiver des fruits de qualité toute l'année en centre ville, sans pesticide et sans lumière naturelle est désormais possible. Grâce à la culture hors sol, la start-up Agricool produit localement 7 tonnes de fraises distribuées en circuit court.

Reportage vidéo  |  Agroécologie  |    |  Romain PernotActu-Environnement.com
Peu importe l'hiver, à Paris, c'est toujours la saison des fraises !

Vue de l'extérieur, cette ferme d'une genre nouveau à de quoi interpeller. Un container de marchandise tout droit sorti d'un port industriel, c'est comme cela que se présente ce potager atypique où poussent quelque 4.000 pieds de gariguettes. Une fois à l'intérieur, on est surpris par la lumière mauve fluorescente qui enveloppe les colonnes végétales d'où l'on voit poindre les premières fleurs qui deviendront dans quelques semaines des fruits.

C'est un laboratoire ultra moderne où a été recréé un micro climat propice à la culture de fruits, une oasis futuriste en plein Paris. 
Avec un rendement équivalent à une production de 4.000m2 de pleine terre pour une surface de 30m2, les fraises d'Agricool poussent en hydroponie dans un substrat neutre alimenté d'un mélange d'eau et de nutriments. Leur culture est également assurée par un système de lampes Leds qui émet le spectre lumineux utile à la croissance de la fraise. 
Mais ce qui fait la valeur de ces fruits, outre leur mode de production innovant, c'est leur goût. Cultiver en ville permet au producteur de récolter ses fraises à maturité et de les vendre directement au consommateur alors que les fruits importés sont eux, cueillis encore verts. 
Les fraises produites par Agricool ne sont cependant pas estampillées bio, ce label n'étant pas délivré pour les fruits et légumes issus de l'agriculture hors sol.

Réactions10 réactions à cet article

 

Quelle source d'énergie pour l'alimentation électrique des Leds ?

La fée des ronds | 08 février 2016 à 10h36
 
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Et quid de la conso d'énergie ?

vinsse2001 | 08 février 2016 à 10h52
 
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L'énergie nécéssaire au bon fonctionnement du container est pour le moment délivrée par un fournisseur d'électricité propre. A terme, les concepteurs du projet prévoient de faire fonctionner les leds grâce à des panneaux solaires fixés sur le toit du container.
Pour ce qui est de la consommation d'eau, ce qui n'est pas absorbé par les plantes est récupéré et redistribué ultérieurement.

Romain Pernot Romain Pernot
08 février 2016 à 11h53
 
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Les besoins de notre métabolisme sont liés à notre environnement. Que penser du fait de manger des fraises en hiver ? ( tant que nous avons un hiver bien sûr !)

des choux en été | 08 février 2016 à 12h09
 
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Bonjour M. Pernot, vous dites qu'a terme, les led fonctionneront avec des panneaux solaires. Aujourd'hui il faut savoir qu'en utilisant les panneaux solaires les plus performants et les led qui consomment le moins que l'on trouve sur le marché, il faut la production électrique de 5m² de panneau solaire pour alimenter 1 m² de led. (voir la conférence du chercheur américain Bruce Bugbee expliquant les résultats d'une étude de l'université de l'Utah sur le sujet disponible sur youtube) D'après ce que j'ai compris sur Agricool, il y a au moins 200m² de surface de culture dans leur container. Ma question est donc la suivante : Comment comptent-ils installer 1000 m² de panneau solaire sur un toit de 30 m² ?

Romda les fraises | 08 février 2016 à 17h42
 
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Bonsoir à tous,

Il semble avoir échappé à nombre de lecteurs (visionneurs :-) de ce reportage qu'il y a un brin d'ironie dans le sujet.

Car produire des fraises en hiver à Paris est bel et bien choquant, quels que soient le procédé utilisé et la bonne volonté des initiateurs d'un tel projet.

David Ascher, Directeur de publication

David ASCHER | 09 février 2016 à 00h17
 
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Bonjour, Dire que l'on favorise le développement des circuits-courts en faisant pousser des fraises dans les containers me laisse perplexe. Peut on sérieusement penser que les fraises sont le produit indispensable à l'alimentation ? En fait c'est l'un des seuls fruits à supporter la culture hors-sol sans trop de difficulté avec un potentiel de plus-value suffisant pour rendre l'installation rentable. Mais est il nécessaire de manger de fraises toute l'année ? Quelle est la plus-value pour l'agriculture et pour l'environnement ?
Produire des fruits et légumes, des céréales etc. c'est s'intégrer dans une filière économique ET dans un environnement dont on tire le bénéfice (la production proprement dite !) Cet impact sur l'environnement doit permettre d'entretenir nos paysages (quel impact ces containers auront ils dans un paysage même urbain ?), faire vivre nos campagnes, créer du lien social et préserver l'environnement afin que l'on puisse encore et toujours en puiser le nécessaire pour nos productions. (Principe de l'économie circulaire !) Les fraises qui poussent dans ces containers sont équivalentes aux fraises qui poussent partout en Europe de la Belgique à l'Espagne avec une pollution des eaux d'irrigation et une consommation électrique grotesque. il s'agit une fois de plus d'une initiative anecdotique et je suis surprise que cela puisse rencontrer un tel échos auprès des élus dans le contexte de la crise agricole que nous rencontrons aujourd'hui.

benedicte | 09 février 2016 à 10h45
 
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Bonjour,
Je suis choquée par ce "reportage" dont le parti pris ne laisse aucune place à l'ironie. Qu'on compris ces gens (fondateurs de la start-up et élus) de l'écologie, du respect de la nature, du principe des cultures bio et des circuits courts ?!? Je crois qu'ils sont plutôt très fort sur le créneau commercial créé par le succès des circuits courts, de l'alimentation équilibrée, de l'économie circulaire et autres symptômes d'une recherche de cohérence face à la marchandisation du monde.
En quoi un éclairage artificiel 24h/24 va-t-il être écologique sous prétexte que l'énergie est "renouvelable" !!
Vous oubliez l'impact écologique de tous ces matériaux utilisés, l'importance du terroir, et le déni total de ce qu'apportent les éléments naturels à une culture : le soleil, les éléments vivants et minéraux d'un sol, les cycles naturels (des plantes, de l'écosystème mais aussi de l'homme), l'amour et le savoir-faire du producteur...
La meilleure énergie c'est celle qu'on ne consomme pas. Les meilleurs matériaux sont ceux dont on n'a pas besoin. La meilleure terre est celle qu'on enrichit par sa culture.
Actu-environnement ne m'avait pas habituée à un tel parti pris et à un manque de sérieux et de sens critique. Je suis à la fois choquée et déçue.

julie | 16 février 2016 à 11h34
 
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Bonjour Julie,

Désolé que vous, n’ayez pas perçu un quelconque modérato dans le reportage. De notre point de vue le titre plaçait bel et bien ce reportage dans un cadre assez… provoquant. Mais vous avez raison, le reportage en lui-même ne fait pas assez ressortir cet aspect.

Pour autant, je tiens à vous rappeler que le travail du journaliste est de collecter et de délivrer une information vérifiée qui peut éveiller des avis contradictoires. Ce travail ne doit pas être confondu avec celui de l’éditorialiste qui donne son avis au risque, s’agissant d’Environnement, de verser dans le militantisme. Précisons encore que la diffusion d'une information ne vaut pas pour adhésion du journaliste ou de la rédaction.

La contradiction étant particulièrement évidente dans le cas présent, il ne nous a pas paru nécessaire d'en faire état dans le reportage, comptant sur nos lecteurs pour faire - tel que vous - la contradiction par eux-même.

Bien à vous,
David Ascher, Directeur de publication

David ASCHER | 16 février 2016 à 12h03
 
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Bonjour

Article intéressant mais je ne comprends pas comment peuvent ils avoir 4 récoltes par an avec des gariguettes (non-remontantes)

Changent ils 4000 pieds de fraisiers 4 fois par an ? Les racines doivent se prendre dans le support qu'ils utilisent, les pieds sont donc détruit à chaque changement ?

Quel est le secret ?

elijah | 29 mars 2016 à 20h48
 
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