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La France améliore son intensité énergétique, mais reste en deçà de ses objectifs

En données corrigées du climat, la consommation énergétique de la France poursuit sa baisse, alors que l'activité économique reprend légèrement. Cependant, l'intensité énergétique diminue de 1%, alors que l'objectif était de 2% par an d'ici 2015.

Energies  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

En 2013, la longue période froide, qui a duré de janvier à mai, a entraîné une hausse de la consommation primaire d'énergie par rapport à l'année précédente. Celle-ci a atteint 262 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep), soit 3,1 Mtep de plus qu'en 2012. "Toutefois, en données corrigées des variations climatiques, elle diminue, comme en 2012, et passe même sous le seuil atteint lors de la crise économique en 2009", souligne le Commissariat général au développement durable (CGDD) dans le bilan énergétique 2013 de la France.

53% de la consommation couverts par la production nationale

La France produit à peine plus de la moitié de sa consommation d'énergie primaire, avec 139 Mtep. Cette production, en hausse de 2 Mtep par rapport à 2012, atteint pourtant un record. La moitié de cette hausse est imputable aux énergies renouvelables électriques et thermiques, et particulièrement à la production hydraulique qui "a atteint son plus haut niveau depuis 2002, avec 6,6 Mtep".

En revanche, la production nucléaire est légèrement en dessous de son niveau de 2012, avec 110 Mtep, "en raison d'une disponibilité des centrales toujours relativement basse - le coefficient de disponibilité pour 2013 a été calculé à 78%".

Autre fait marquant : "Les moyens de production dits « de pointe », mis en œuvre ponctuellement pour répondre à des pics de consommation, ont été relativement peu sollicités en 2013". Cependant, le charbon, du fait de son bas coût, a été privilégié au gaz et aux produits pétroliers.

Par ailleurs, les prix à la baisse du pétrole et du charbon ont permis à la France de voir sa facture énergétique diminuer de 4,6% en 2013 pour atteindre 66 Mds d'euros, malgré une dégradation du solde des échanges extérieurs. "A contrario, la facture gazière a augmenté pour la troisième année consécutive, du fait de la hausse des prix, pour dépasser les 14 Md€".

L'énergie, 6,2% du budget consommation des Français

Cependant, les ménages n'ont pas forcément ressenti les baisses de coût de l'énergie. En effet, pour eux, les prix "ont continué à augmenter, mais à un rythme nettement ralenti. Ils progressent ainsi moins vite que les prix de l'ensemble des biens et services pour la première fois depuis dix ans". Mais cela se traduit différemment dans le portefeuille des Français selon qu'il s'agisse du transport (dépense moyenne en baisse de 60€) ou du logement (dépense moyenne en hausse de 100€, liée à la hausse des prix mais aussi à des besoins accrus en raison de la météo).

"Au total, les dépenses énergétiques des Français se sont élevées à près de 3.210 euros en moyenne par ménage en 2013, contre un peu moins de 3.170 euros en 2012 ; elles représentent 6,2% de leur consommation effective, une proportion qui n'avait pas été atteinte depuis 1991", analyse le CGDD.

L'intensité énergétique diminue de 1%

Par ailleurs, alors que la consommation finale d'énergie diminue ou reste stable dans tous les secteurs (transport, industrie, tertiaire, agriculture), le résidentiel voit sa consommation croître légèrement (+0,4%). De ce fait, en 2013, la consommation finale d'énergie corrigée des variations du climat a baissé, représentant 165 Mtep, "après deux années autour de 167 Mtep", alors que dans le même temps le produit intérieur brut du pays augmentait légèrement.

Résultat : une baisse de l'intensité énergétique de près de 1%. "Cette baisse est moindre que pendant les années porteuses d'avant la crise de 2008, et pas encore au niveau de l'objectif inscrit dans la loi de programme du 13 juillet 2005 fixant les orientations de politique énergétique qui visait une réduction de 2% par an de l'intensité énergétique finale d'ici à 2015", précise le CGDD.

Réactions2 réactions à cet article

 

Je sursaute en lisant le titre de cet article où il est question d'intensité énergétique. En Physique, je sais ce que c'est : le rapport d'une puissance à une unité d'angle : Watt/stéradian. Ces deux unités sont bien définies et mesurables.
A lire l'article je sens bien qu'il n'est pas question de cela. Je vais donc plus loin et découvre qu'il existe une "intensité énergétique" définie - en économie - comme le rapport d'une consommation d'énergie par unité de PIB. Je tombe de l'armoire.
Tout le monde sait que le PIB est un agglomérat de valeurs économiques exprimées en monnaie courante, donc une grandeur dont la définition varie au gré de la fantaisie des économistes qui, encouragés par des politiques incultes, agglomèrent à peu près n'importe quoi ou, en tous cas, pas la même chose d'un pays à l'autre. Ne parlons pas de la valeur des monnaies qui est soumise au fluctuations les plus fantaisistes au gré des intérêts de ceux qui les manipulent dans des manœuvres spéculatives les moins contrôlées qui soient.
L'évaluation de la consommation énergétique d'un pays n'est guère mieux définie car personne n'est capable, et pour cause, de dire si on y la calcule sur les mêmes bases au cours du temps.
Bref, cette notion d'intensité énergétique "économique" est une absurdité.
Je commence à comprendre pourquoi personne ne comprend plus rien à nos difficultés présentes. Tout simplement parce que c'est, par construction, incompréhensible. De là, à penser que c'est fait exprès !!

Jean-Claude Herrenschmidt | 26 juillet 2014 à 22h11
 
 

Merci Jean-Claude.
Que d'âneries n'entend-on pas dès qu'il est question d'énergie! La "grande loi" Royal de transition énergétique en est un concentré.
Mettre n'importe quoi en rapport avec n'importe quoi amène à des conclusions qui sont n'importe quoi.
Préparez vous à une avalanche de ce type de conneries d'ici à notre glorieux sommet du climat en 2015...
Je me permets ici de lancer une alerte.

Albatros | 30 juillet 2014 à 12h26
 
 

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