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Greenpeace dénonce les futurs forages pétroliers en Arctique

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Alors que Shell a commencé en début de semaine le forage d'un second puits d'exploration au large de la Guyane, au même endroit que le premier forage qui a mis en évidence une réserve d'hydrocarbures, des militants de l'association Greenpeace ont occupé les locaux de Shell le 19 juillet.

Cette action vise à dénoncer les forages profonds prévus en Arctique. Shell est l'une des premières compagnies sur le point de se lancer dans le forage profond de grande ampleur dans cette région. Elle a en effet obtenu des autorisations pour 5 puits d'exploration, qui devraient être forés dans les semaines à venir au Nord de l'Alaska. "La compagnie lancerait alors le signal de départ d'une ruée destructrice vers les dernières gouttes de pétrole de notre planète", estime l'association qui demande "l'interdiction de toute activité de forage en mer et de pêche industrielle dans l'ensemble de l'Arctique".

"Les réserves de pétrole de l'Arctique font partie des derniers gisements, et ne correspondent qu'à 3 ans de notre consommation actuelle. L'extraction dans ces conditions extrêmes pourrait coûter jusqu'à 10 fois plus cher que le prix actuel du pétrole", argumente Anne Valette, chargée de campagne climat énergie à Greenpeace France.

Depuis le 21 juin, date de lancement de la campagne, Greenpeace a récolté plus de 950.000 signatures de citoyens qui veulent que l'Arctique devienne un endroit protégé, comme l'est l'Antarctique depuis 1991. En Angleterre, lundi, 77 stations Shell ont été fermées, et le week-end dernier, des centaines de personnes se sont mobilisées dans les stations Shell en Allemagne.

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