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Phytosanitaires : les sénateurs votent l'encadrement des usages non agricoles

Gestion des risques  |    |  Actu-Environnement.com

Le Sénat a adopté le 19 novembre, à 192 voix pour et 4 contre, la proposition de loi écologiste visant à encadrer les usages non agricoles des produits phytosanitaires, en raison des risques sanitaires qu'ils représentent. "En temps de crise, on a tendance à considérer l'écologie comme secondaire. Je me réjouis de l'adoption de ce texte", a déclaré le ministre de l'Ecologie Philippe Martin à l'issue du vote. Cette loi va désormais être examinée par l'Assemblée nationale, probablement en janvier.

Ce texte prévoit l'interdiction, en 2020, de l'utilisation de produits phytosanitaires pour l'entretien des espaces verts, forêts ou promenades accessibles ou ouverts au public et relevant de leur domaine public ou privé. "10% des communes françaises sont dans une démarche zéro phyto. Ce chiffre monte à 60% si on ne prend en compte que les communes de plus de 50.000 habitants. L'expérimentation est déjà faite. On est mûrs pour légiférer sur le sujet et de manière ferme", estimait le jour-même du vote l'auteur de la proposition de loi, Joël Labbé.

En 2022, il sera interdit de vendre aux jardiniers amateurs des produits phytosanitaires qui, eux, n'auront plus le droit d'en utiliser ou d'en détenir.

Avant le 31 décembre 2014, le gouvernement devra remettre au Parlement un rapport sur le développement des alternatives aux phyto, autrement dit les produits de bio-contrôle et à faible risque. "Ce rapport indique les freins juridiques et économiques au développement de ces produits et plus largement à celui de la lutte intégrée". Selon Ronan Dantec, sénateur EELV et rapporteur du texte, ce point est indispensable pour anticiper l'interdiction et la restriction d'usage des produits phytosanitaires.

Une échéance trop lointaine ?

Pour Générations futures, connue pour son combat contre les produits phyto, cette adoption "marque une réelle avancée dans la prise de conscience de la nécessité de réduire l'exposition du public et des travailleurs aux pesticides. Durant les débats, les risques des pesticides ont d'ailleurs été unanimement reconnus par les différents intervenants, quel que soit leur bord". L'association regrette cependant des délais d'application trop longs : "Pourquoi attendre 2020 pour interdire l'utilisation par les personnes publiques et 2022 la mise sur le marché à des fins non professionnelles ? Ce délai ne va pas stimuler suffisamment précocement l'industrie pour la production d'alternatives et fait peser un risque sur ce texte, qui pourrait être attaqué avant cette date". Ces délais ont été prolongés lors de l'examen du texte en commission. Initialement, la proposition de loi prévoyait comme échéance 2018 pour les deux interdictions. Selon Ronan Dantec, ce délai plus long se justifie car il laisse une mandature aux maires élus ou réélus en 2014 pour changer les pratiques et les mentalités.

Réactions22 réactions à cet article

 

Le sénateur écolo Joël Labbé, avec la complicité du ministre Philippe Martin, veut faire interdire l’utilisation des pesticides par les particuliers et les collectivités locales.

Ce faisant on se prépare à assassiner :

- les balcons et les villages fleuris.

- les potagers, dont beaucoup contribuent à ce que les pauvres qui les cultivent ne tombent pas carrément dans la misère.

La dictature verte sur notre quotidien étend ses tentacules chaque jour un peu plus.

On remarquera que tout cela se passe dans le silence complice des media. C’est normal, c’est facile de s’attaquer à de pauvres gens qui n’ont pas de syndicat pour les défendre et qui se laissent asphyxier sans pouvoir se rendre compte de ce qu’on leur prépare, seulement lorsqu’il sera trop tard, quand il ne trouveront plus leurs produits habituels dans leur jardinerie.

Laurent Berthod | 20 novembre 2013 à 13h50
 
 

Voila une bien belle avancée vers un moindre déversement de saletés dans la nature qui n'en peut plus..

Remarquons le discours de Mr Berthod toujours aussi marrant (heureusement pour nous )
...... dictature verte.....
.......assassiner les balcons et les villages fleuris....
......les pauvres qui les cultivent ne tombent pas carrément dans la misère...
Que de gags en quelques mots !
Bravo

jms | 20 novembre 2013 à 15h41
 
 

C'est drôle, je vis en appartement, j'ai la chance de disposer d'un balcon, je suis quasi-pauvre, car noyée dans la grand classe moyenne mais niveau bas, et j'arrive à avoir des fleurs, des tomates cerises, des haricots, des aromates et Ô surprise, sans avoir recours à des pesticides ou engrais chimiques... Vous me répondrez que c'est la pollution atmosphérique qui m'entoure qui protège mes plantes, monsieur Berthod ?
Claude

Spongie | 20 novembre 2013 à 16h01
 
 

Je tiens à vous rassurer Mr Berthod : je cultive depuis des années sur mon balcon fleurs, aromates et même tomates (si si je vous assure) sans le moindre apport de produits chimiques ! Il suffit simplement de leur apporter beaucoup d'attention, un bon paillage et quelques boosteurs naturels (marc de café, eau de cuisson de légumes...). Essayez, vous n'en reviendrez pas !!!
Et quel bonheur de voir revenir (et s'épanouir) coccinelles et pollinisateurs.
Une question : seriez-vous allergique à tout ce qui est naturel ?!!

michèle | 20 novembre 2013 à 16h06
 
 

Bien vu les gars, ca montre que vous êtes des citadins et que vous ne connaissez rien au jardinage en pleine terre ou au potager ruraux. Comme quoi vous ne réfléchissez qu'a votre poire et non global.

Ceci étant effectivement limiter l'utilisation de produits phytosanitaires oui, l'interdire clairement, c'est un peut trop radicale et effectivement on peut éventuellement craindre des risques de débordement de plantes invasives, de devellopement d'auxiliaire nuisibles....Ah moins qu'on puisse intervenir sous dérogation mais toujours au frais d'un professionel ^^'.

Kathar | 20 novembre 2013 à 16h49
 
 

Voilà, Kathar a tout dit. Je n'ai rien à ajouter.

Quant à un certain autre, il manifeste la morgue habituelle des bobos citadins pour les pauvres. Les idéologues ça a toujours été comme ça, qu'ils soient communistes ou écologistes ils prétendent agir au nom du bien de l'humanité alors qu'en en vérité leur action se fait au détriment des plus faibles. Mais ils ont la bonne conscience du pharisien vertueux.

Laurent Berthod | 20 novembre 2013 à 18h03
 
 

Pour les particuliers d'accord! ; mais quand n'est il du monde de l'agriculture ??? ? Donc les communes seront propres , les jardins personnels également , la France agricole premier consommateur de ces produits phytosanitaire en augmentation constante de 3 à 6% par an .
Mais là on ne touche pas , trop de boucliers.....

ContreetPour | 21 novembre 2013 à 07h59
 
 

Très très bonne résolution, ça fait 15 ans que je le dis! Ils l'ont fait! Dommage que c'est pas à effet immédiat, ou rétroactif comme pour les placements d'argent (restitution des vieux bidons...).
Maintenant, il faut régler le compte du glyphosate pour tous, c'est une vraie catha ce produit, par expérience sur ma pisciculture, tous animaux au stades embryonnaire ne résiste pas à une petite montée de ce produit...
Pour les commentaires de LB, il ne faut pas croire que seul les bobos soit concernés, je n'approuve pas toutes les mesures écolo bien au contraire, mais celle là est de premier ordre.

Laurent22 | 21 novembre 2013 à 08h33
 
 

Kathar a rejoint le troupeau des fans de Berthod...
Bravo pour ce dernier !

Mais qu'il n'ait donc point peur pour son jardinage chimique !
Comme je l'imagine dans son coin rural il y aura bien un agriculteur type FNSEA ou CNJA qui lui fournira à bon compte des saletés pour produire plus et mal dans son potager !

jms | 21 novembre 2013 à 08h33
 
 

Kathar, un auxiliaire ne peut être nuisible...c'est ce que nous apprend l'étymologie, discipline dont il est utile de connaître les bases quand on veut jouer avec les termes scientifiques. Très drôle aussi le "débordement des plantes invasives" ! Et si,on peut jardiner bio en-dehors des balcons parisiens ! Je suis catégorique car je l'ai fait pendant des années : 1000 m² de patates, de tomates, de haricots, et plein de papillons, de crapauds, et tout ce que nos yeux ne voient pas : la vie du sol. Ah c'est sûr, ça demande un peu de réflexion (faire tourner les cultures sur la parcelle, par exemple), et des fois ça ne marche pas. Mais tant pis, si les petits pois ont été bouffés au stade plantule, ben on remet autre chose, et on échangera des tomates contre des petits pois à un autre jardinier. Mais dans l'ensemble, on peut y arriver. Et le résultat est toujours gustativement incomparable ! Ah oui, j'habite en ville, Berthod, mais pourtant je fauche une prairie, j'ai des abeilles, et je te prends quand tu veux en identification de plantes, d'oiseaux ou en pistage de gibier. Inimaginable !

denver | 21 novembre 2013 à 08h54
 
 

Cher Monsieur Berthod
Si vous souhaitez manger des pesticides et autres cochonneries, rien ne vous en empêche, au contraire. Vous irez bientot dans les coopératives agricoles prendre des gros bidons de ces produits chimiques pour les garder chez vous et arrosez vos petites tomates. Pendant ce temps tout le monde (en outre "vos pauvres gens") pourra tranquillement (et sans s'empoisonner) manger bio.
Cette mesurette gouvernementale ne va évidemment pas assez loin. il faut maintenant l'étendre à tous les professionnels afin que la France devienne la 1ere nation mondiale sans pesticides...une révolution et surtout une économie directe sur les couts de la Sécurité sociale.
Evidemment la non utilisation de ces cochonneries chimiques suppose de réfléchir activement au sol, au climat, aux cultures, au semis etc afin qu'une plantation aide la suivante et en intelligence avec la nature. Si année après année on utilise la même plante au même endroit sans rotation, évidemment on va droit dans le mur. On en peut plus être seulement assis dans un fauteuil à regarder toute la journée les cours du blé comme on regarderait les cours du cuivre...Il s'agit en effet in fine de nourriture humaine...

arthur duchemin | 21 novembre 2013 à 09h41
 
 

En quoi je rejoint la bande à Berthod? On pas le droit d'avoir son avis? Quand à la remarque des auxiliaires, c'est encore une question de point de vue et sa classification n'est due qu'a une préssion ou une action à un instant T. Un auxiliaire est un nuisible pour sa cible après tout et un auxiliare avec une préssion forte deviendra également nuisible pour quelqu'un.
Quand au fait que vous ne comprennez pas "débordement de plantes invasives" et bien je ne peut rien faire pour vous.
Je n'utilise également aucun produits phyto chez moi, et je suis "envahi"(dans le bon sens du terme) d'orvets, crapaud, vers luisants, papillons, abeilles et compagnie mais s'interdire des solutions techniques dans le cas où aucune autre existes c'est se tirer une balle dans le pieds sachant que tous le monde n'aura pas les moyens de faire appel à un professionel des espaces verts pour faire des traitements sur des maisons secondaires ou des terrains mal entretenus. Encore une fois vous ne regardez que votre nombril parecque chez vous ça marche et que vous faite de votre expérience propre parceque vous avez le temps "la solution unique" à un problème. Un raisonnement de maternelle en quelques sorte.

kathar | 21 novembre 2013 à 09h47
 
 

".....je suis "envahi"(dans le bon sens du terme) d'orvets, crapaud, vers luisants, papillons, abeilles et compagnie......"
Vous avez bien de la chance Kathar; toute cette diversité de vie est à saluer.
Seulement mettre des pesticides mettra à coup sur en grand danger ce petit monde ce dont vous ne voulez apparemment pas (bon sens du terme)
Bon sang comprenez que maintenant l'homme détruit à une vitesse hallucinante la vie sur terre !
Laissez les gens comme Berthod s'empoisonner tous seuls à la fois physiquement (il mange des pesticides) et mentalement (la haine de la nature chevillée à son cerveau)

jms | 21 novembre 2013 à 10h14
 
 

Kathar,il se trouve que je suis particulièrement bien placé pour parler des "débordements de plantes", et pas en tant que jardinier amateur...Les végétaux dits invasifs ne le sont que grâce à nos activités, quand elles sont mal gérées. Prenons l'exemple de la Renouée, qui ne s'épanouit vraiment que dans les milieux fortement perturbés, mais pas dans des milieux proches d'un équilibre. Les Anglais l'ont démontré dans une étude : 75 % des nouvelles colonies faisaient suite à des terrassements, c'est nous qui transportons les parties végétatives ! Et les phytos n'ont pas permis de contrer les invasives, ça se voit. En tout cas, les phytos doivent être réservés aux professionnels, dans un cadre réglementaire draconien.

denver | 21 novembre 2013 à 10h34
 
 

Et ton raisonnement sur les auxiliaires n'est pas clair. Un auxiliaire "aide", c'est le sens, mais bien sûr ça ne veut rien dire en termes biologiques ou zoologiques, c'est un qualificatif établi d'après nos besoins à nous, pas ceux des milieux ! Si tu te tiens un peu au courant de la recherche (il y a pléthore de médias de vulgarisation accessible à tous), tu comprendras qu'en fait, on se rend compte que les rapports entre les producteurs primaires et les consommateurs (de tous les rangs) sont bien plus complexes que les schémas simplistes que nous avons imaginé de prime abord. Des insectes "ravageurs" rentrent ainsi dans bien des cycles et à long terme sont nécessaires à la perpétuation des espèces végétales qu'ils consomment. Au fait, non, je n'avais pas tout le temps que je voulais pour cultiver mon potager de bobo : je travaille. Mais ne pas avoir le temps de désherber, ça oblige à ne pas tout désherber, et finalement on récolte bien quand même. Après, c'est surtout esthétiquement que ça change. Mais moi, et toi non plus je le devine, je n'aime pas voir la terre nue, et comme en plus je sais que ce n'est pas bon pour la vie du sol, je préfère tolérer des adventices.

denver | 21 novembre 2013 à 10h51
 
 

M. Berthod, pouvez-vous être suffisamment aimable pour développer une argumentation qui ne contienne pas toujours des insultes déguisées et dénigrantes type : "morgue habituelle des bobos citadins pour les pauvres" "pharisien vertueux".
Merci !

On croirait que les citadins n'ont pas le droit de parole ou d'opinion sur la biodiversité et la culture à petite échelle !

Spongie | 21 novembre 2013 à 11h23
 
 

Pourquoi autant de palabres pour cette "réforme".

Enfin bon, lisez. Le gouvernement compte interdire les phytosanitaire ... mais autoriser les produits de "bio-contrôle" ou "à faible impact".

Je ne suis pas devin, mais je pari qu'il y aura toujours autant de produits, ils auront juste l'appellation "bio-contrôle" et ne seront pas forcément moins mauvais.

Je le dis et le répète mais ce n'est pas parce que c'est bio que c'est systématiquement meilleur ...

La vraie source de progrès réside dans l'éducation des services communaux et jardiniers amateurs aux pratiques alternatives.

L'éducation : expliquer aux gens que c'est l’intensification des mono cultures qui permet la prolifération des insectes "ravageurs". Leurs expliquer qu'un chardon au milieu des pieds de tomate n'est pas dramatique.
Expliquer qu'il n'y a pas de "mauvaises herbes"! C'est parce qu'au fil du temps on a cherché à catégoriser certaines plantes qu'on se retrouve avec autant de pesticides sur le marché. Les industriels sont ce qu'il sont : ils répondent à la demande. On ne peut pas leur en vouloir de ça.

Je salue cette réforme car il y a un pas dans le bon sens, mais si c'est pour se retrouver avec des produits catapultés "bio-contrôle" en masse cela n'aura servi à rien.

Quant au digression sur les cultures et les plantes invasives je dirai 2 choses.
Avec un peu de travail on arrive a tout, les phytos sont pour les fainéants.
Les plantes sont TOUTES invasives à un moment donné : encore un pb d'éducation.

Terra | 21 novembre 2013 à 11h53
 
 

Mon cher duchemin, expliquez nous comment faire de la rotation des cultures dans un verger ou avec les deux lauriers roses devant ma maison ?

Laurent Berthod | 21 novembre 2013 à 22h58
 
 

Mon cher Spongie,

Quand JMS dit à propos d'un de mes messages : "Que de gags en quelques mots", vous qualifiez cela comment ? C'est lui que je visais. Merci de m'avoir donné l'occasion de donner cette précision.

Laurent Berthod | 21 novembre 2013 à 23h03
 
 

n'ayant pas envie de passer tout mes WE a arracher les mauvaise herbes, c'est clair, je vais bétonner....

bibi | 25 janvier 2014 à 20h54
 
 

M. Berthod, je n'avais pas vu votre dernier post, si longtemps après c'est peut-être inutile, mais franchement, est-ce que votre goût pour les lauriers-roses mérite qu'on diffuse des biocides dans l'environnement ? Quant aux parasites du verger, en amateur ça se règle avec une gestion avisée du couvert sous les arbres, et de ce que vous offrez comme abri et garde-manger aux régulateurs des parasites aux abords immédiats. Tous les vergers bio marchent comme ça, et là aussi je parle d'expérience. Le cidre de mon père est excellent, les mirabelles et les reines-claudes de mon beau-père également, ça va, merci ! Vous êtes vraiment très drôle !

denver | 30 janvier 2014 à 21h51
 
 

Monsieur Berthod tout seul contre les néo communistes écolos !
Monsieur Berthod cherche à lutter contre le talibanisme vert , voilà une cause perdue: on ne peut lutter contre ce qui est devenue une religion , une secte. Apres l'acculturation par la base et la médiocrité le gavage des cerveaux ainsi devenus vides a été fait avec du ''citoyen du monde'' du '' ouvert à tout'' ( ceci n'est pas homophobe même si la France se fait mettre de toutes parts). Une France mangée par la vermine il en sera de même pour les jardins. Seul les agriculteurs ne seront pas concernés car si on les importunes alors ils répondent à coup de tracteurs et de lisier dans les préfectures. Les écolos comme la pasteque c'est vert au dehors mais bien rouge à l'interieur . Eliminer la propriété privé pour la mise en commun , détruire les états nations pour servir le nouvel ordre mondial , le melting pot racial et culturel ( culture de la laideur). Dire que l'on disait un bon indien est un indien mort (pitoyable) les indiens n'étaient pas si dangereux les escrolos le sont bien plus !

Serguei | 30 juin 2014 à 11h59
 
 

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