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Citadins et biodiversité logent à la même enseigne

La "performance écologique" du bâti peut être certifiée via un label intitulé Biodivercity qui évalue sa prise en compte des enjeux de biodiversité urbaine. Encore faut-il obtenir l'acceptabilité de ces aménagements par les usagers, peu accoutumés à côtoyer la nature en ville…

Reportage vidéo  |  Biodiversité  |    |  Marie Jo SaderActu-Environnement.com
Citadins et biodiversité logent à la même enseigne

Fruit d'une réflexion avec les acteurs scientifiques impliqués dans le secteur de la construction, Biodivercity est une certification qui appuie les opérations immobilières qui accueillent et valorisent la biodiversité urbaine. Situé dans le 15ème arrondissement de Paris entre le Bois Boulogne et la Seine, Carré Suffren, immeuble de bureaux de 25.000 m2, est le premier site en exploitation à recevoir cette labellisation. Celle-ci évalue et exprime la "performance écologique" des bâtiments autour de quatre axes : la stratégie biodiversité, le projet et l'architecture écologique, le potentiel écologique du projet par rapport à son contexte, et enfin les aménités, c'est-à-dire les services rendus par la nature pour le bien-être des usagers.

Acteur de l'immobilier tertiaire, Foncière des régions a choisi Carré Suffren en 2015 comme site pilote pour déployer ces aménagements avec l'expertise d'un écologue (condition sine qua non pour obtenir le label). Deux milles m2 d'espaces verts existants ont été repensés selon un projet baptisé "jardins vivants". Murs végétalisés, gites à chauves-souris pour accueillir cette espèce très présente autour du site, hôtels à abeilles sauvages, prairies fleuries avec gestion différenciée (sans pesticides ni engin mécanique), sont venus remplacer les pelouses tondues de l'immeuble. Le tout pour recréer des écosystèmes favorables à certaines espèces mais aussi être en adéquation avec la biodiversité alentour.

Co-propriétés et bureaux sont de plus en plus en demande pour faire entrer la nature dans les espaces de vie et de travail. Mais cela ne signifie pas que les citadins sont prêts à accepter n'importe quelle esthétique ou à cohabiter avec n'importe quelle espèce de faune et de flore. A Carré Suffren, un travail collaboratif en amont avec les locataires et propriétaires de l'immeuble a été nécessaire pour l'acceptabilité de ces aménagements dont les citadins ne sont plus coutumiers.

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