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Les bus électriques investissent Paris

Une nouvelle ligne de bus de quartier équipée de bus électriques a été inaugurée à Paris. Baptisée la traverse Brançion-Commerce, cette ligne n'est pas exploitée par la RATP mais par la société B.E. green.

Reportage vidéo  |  Transport  |    |  Actu-Environnement.com
Les bus électriques investissent Paris

La Mairie de Paris vient d'inaugurer une nouvelle ligne de bus dans le 15e arrondissement. Baptisée La Traverse Brançion-Commerce, cette ligne comme ses consoeurs, est équipée de bus électriques. Plus petits que les bus traditionnels, ces véhicules se faufilent facilement et en silence dans les rues étroites des quartiers. De 7h30 (8h30 les dimanche et jours fériés) à 20h30, les six bus de la ligne desservent les 28 arrêts sur 8 km.

Pour la première fois, la Mairie de Paris n'a pas confié l'exploitation de la ligne à la RATP mais à la société B.E. green, filiale d'Autocars Dominique. Le prestataire a choisi pour cette ligne de s'équiper des bus Zeus du constructeur Breda. Un moteur électrique assure la traction du véhicule. Il se recharge sur le réseau via un branchement par câble sur une prise de 380 V. Il est équipé d'un second moteur classique fonctionnant au diesel (consommant 1 L/heure) afin d'alimenter l'habitable en chauffage et éviter une perte d'autonomie des véhicules par grand froid. Par ce système, le bus assure son service sans avoir besoin d'être rechargé au cours de la journée.

Malgré un exploitant différent, cette ligne est accessible aux conditions tarifaires habituelles et avec tous les titres de transports valables dans la capitale.

Le financement de cette nouvelle ligne a été assuré à 89% par la Mairie de Paris et 11% par le syndicat des transports d'île-de-France (STIF).

Réactions13 réactions à cet article

 

Très bonne initiative à étendre rapidement mais ce serait mieux par exemple d'avoir du biogaz dont la production ne manque pas à Paris au lieu du diesel comme moteur annexe et pourquoi pas du solaire concentré avec près de 50% de rendement sur le toit, 1CV capté / m2 çà aide !

Energie+ | 24 octobre 2013 à 03h56
 
 

est-ce Heuliez Bus qui a construit ces bus ??

stan | 24 octobre 2013 à 07h56
 
 

''...Il est équipé d'un second moteur classique fonctionnant au diesel (consommant 1 L/heure) afin d'alimenter l'habitable en chauffage et éviter une perte d'autonomie des véhicules par grand froid. Par ce système, le bus assure son service sans avoir besoin d'être rechargé au cours de la journée.''
-> Est-ce à dire que le moteur thermique entraine un alternateur pour alimenter la batterie et étendre l'autonomie?
--> Il est vrai que malgré la conso modeste de 1l/heure, prendre autre chose que du diesel, producteur de particules fines, eût été bien vu! Au moins du bio-diesel, voire du biogaz, oui, bonne ID !
A méditer par les initiateurs d'une Bonne ID !
A+ Salutations Guydegif(91)

Guydegif(91) | 24 octobre 2013 à 10h18
 
 

Au bout des batteries, devinez ce qu'il y a ?

Brigitte | 24 octobre 2013 à 10h53
 
 

Brigitte a raison. Que ne vont-ils à pied tous ces braves gens ? C'est excellent pour la santé. Ça fait circuler les humeurs et tomber le mauvais cholestérol. C'est également bénéfique aux diabétiques.
Ces stupides provocations ayant été exprimées, avec une certaine mauvaise foi, il n'en reste pas moins que cette solution va vers une réduction de la pollution atmosphérique … en ville. Ce n'est déjà pas mal.

On peut se demander pourquoi la RATP n'a pas déjà, depuis longtemps, fait de tentatives dans ce sens ?

Jean-Claude HERRENSCHMIDT | 24 octobre 2013 à 20h34
 
 

Ça n'est pas une solution, tout juste une contribution.

C'est une goutte d'eau non généralisable.

Alors qu'il y a effectivement au bout une centrale nucléaire

On devrait ré-écrire le très réaliste "Travailler deux heures par jour" sorti fin des années 1970 On verrait tout çà différemment.

Brigitte | 25 octobre 2013 à 10h04
 
 

Utiliser autre chose que du diesel ?
Recycler de l'huile usagée pourrait très bien convenir, des agriculteurs et des particuliers le font ! Il y a une association – roule ma frite – et d'autres sûrement, qui aide à le faire et c'est très simple.
Le biogaz aussi est intéressant, surtout avec la mode de la méthanisation qui est entrain de nous être imposé malgré sa dangerosité !
En quelque sorte, nos crânes d’œufs redécouvrent la roue car il y avait des véhicules électriques (administratif et pour le ramassage des poubelles) avant la dernière guerre mondiale et jusque dans les années 50. Comme des lignes de trolleybus.

Maurice | 25 octobre 2013 à 19h30
 
 

A noter que la RATP teste des bus utilisant des batteries Li-ion et des MAN Lion's City Hybrid allemands utilisant des supercondensateurs. Mieux encore Shanghai a testé pdt 2 ans différentes technologies de bus 100% électriques (Volvo + Saic = Sunwin) : - équipés uniquement de batteries - uniquement de supercondensateurs - de batteries et de supercondensateurs. En février 2013 la ville a tranché en faveur de 200 bus électriques équipés à la fois de batteries et de supercondensateurs (= compromis entre densité et charge ultra rapide = 10 heures à pleine charge). Le poids des bus est à revoir aussi (fibre de carbone et mieux encore fibre de basalte ICI) de même que le Cx/Cd (ex :Toyota Prius 0,25, véhicule solaire seulement 0,07 !) moteur dans les roues et gestion énergie. Pour Brigitte la part de nucléaire dans le mix ne se baisse guère au niveau des bus ou de Paris, même en roulant entièrement au biogaz ou à l'huile de frites avec inconvénients, mais pour que ce soit optimal au moins au niveau France et çà coûte et prend du temps. Pour les bus à Paris le solaire est un apport élevé ou total avec stockage (ex: bus Tindo et chargeurs solaires rapide Tesla etc ou comme sur le principe de Lyon Smart Community et la Cie Nationale du Rhône ou H2 etc) mais les surfaces solaires pourtant très importantes à Paris sont à leurs débuts et même si désormais les rendements globaux sont très élevés et le tps d'amortissement court (solaire hybride thermique+PV).

Véhicules solaires et solaire dans l'automobile | 26 octobre 2013 à 07h46
 
 

@Véhicules solaires et solaire dans l'automobile : MERCI pour ses précisions !
Cela fait des années que je pose la question des bus électrique à la place des trams, la RATP ne veut pas ! Tout un tas d'arguments plus ou moins valable sont avancé pour ne pas le faire, ce qu'il se passe dans le 15e arrondissement de Paris est la preuve du contraire !
La question se pose : y a-t-il des entreprises de travaux publique à faire travailler ?!

Maurice | 29 octobre 2013 à 08h44
 
 

La limite des bus électrique, on le voit bien ici, et c'est pareil avec celui de Bolloré, c'est qu'on ne sait faire qu'une faible capacité de transport. Ici 22 places, c'est déjà mieux que Bolloré.

Chaque bus de cette ligne est prévu faire environ 36 000 km par an, ça illustre l'intérêt d'intervenir sur ce type de transport par rapport aux véhicules particuliers beaucoup moins utilisé.

jmdesp | 30 octobre 2013 à 12h10
 
 

Et le vélo? Ou pourquoi pas des transports en charrettes (on dépasse rarement les 40 km/h dans Paris!)?

Quand j'entends que "ces bus émettent zéro CO2" c'est juste un argument creux! Zéro émission directe ok, mais c'est sans compter les litres de kérosène nécessaires à l'extraction du lithium en Bolivie et à son acheminement vers la France, tout comme aux externalités liées au nucléaire et au recyclage des batteries. Mais il est vrai que le citoyen français à l'impression de faire une bonne action!

Bob | 05 novembre 2013 à 15h31
 
 

Tout le monde a raison, ou presque en cette affaire. C'est toujours une question de point de vue.
Je pense que tout le monde s'accordera sur le fait que les véhicules électriques polluent moins, en ville, que tous les moteurs à combustion interne. Ce sera également le cas des véhicules équipés de piles à combustible hydrogène-oxygène.
Ceci étant acquis, il faudra également trouver des solutions permettant d'obtenir de l'électricité (batteries ou piles à combustibles) sans faire appel aux énergies fossiles. On peut penser aux énergies renouvelables, en particulier à l'énergie solaire : il est urgent que les chercheurs trouvent des solutions de conversion hyper efficaces.
Restera le problème des matériaux rares qui seront sans doute nécessaires. Se posera alors le problème du recyclage, gros consommateur d'énergie (on est renvoyé au problème précédent), et des équipements et investissements toujours plus nombreux pour satisfaire les envies de tous les consommateurs; pour ce dernier aspect, il faudra faire de gros investissements pédagogiques pour changer fondamentalement nos comportements sociaux.
Tout cela demandera beaucoup d'efforts et les courageux ne seront jamais trop nombreux. On rejoint là des options politiques.

Jean-Claude HERRENSCHMIDT | 05 novembre 2013 à 16h02
 
 

On peut trouver des solutions à presque tout : le lithium (Li-ion) peut être remplacé par le sodium pas spécialement polluant et omniprésent (Na-ion) déjà utilisé chez certaines marques. Par ailleurs on connaissait les fameux vélos-taxis type Cyclopolitain, Veloform etc qui se répandent dans le monde mais il y a aussi le Velobus ! où tout le monde peut pédaler dont on trouve de nombreux exemples comme celui de Caztek Engineering parmi d'autres. En plus on peut aussi se faire payer à pédaler ! comme avec Ecovelo et comme le ministère de l'Ecologie y pense pour favoriser ce mode de déplacement.

Velobus | 12 novembre 2013 à 00h22
 
 

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