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Loi d'avenir de l'agriculture : vers un verdissement de l'enseignement supérieur agronomique

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Dans le cadre du projet de loi d'avenir agricole qui sera présenté au second semestre 2013, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a annoncé le 23 janvier le lancement d'une mission de réflexion sur les orientations et l'organisation de l'enseignement supérieur agronomique pour le mettre notamment "au service de la transition écologique de l'agriculture".

La mission est confiée à Bernard Chevassus-au-Louis, inspecteur général de l'Agriculture et membre du Conseil général de l'Agriculture, de l'Alimentation et de l'Espace rural (CGAAER).

L'objectif de la mission est "de renforcer la formation des jeunes, la production de connaissances et leur diffusion au service de la transition écologique de l'agriculture'' en favorisant "le lien entre enseignement supérieur et recherche agronomique", a indiqué le ministère dans un communiqué. La mission vise aussi à "renforcer la pertinence, la cohérence et l'attractivité de l'offre de formation" ainsi que "la visibilité et la reconnaissance internationales de l'enseignement supérieur agronomique français".

Selon les chiffres du ministère, l'enseignement supérieur agricole (agronomique, vétérinaire et paysager) assure une insertion professionnelle, avec ''un taux net d'emploi de 90% en 2011 pour les ingénieurs diplômés en 2009, dont 72% en CDI".

Vingt établissements répartis en France accueillent actuellement près de 17.000 étudiants dans ces sections.

Réactions9 réactions à cet article

 

Encore une catastrophe en vue pour l'avenir de l'agriculture et de l'économie française (pour ne pas parler de l'enseignement). L'enseignement professionnel doit être technique et scientifique mais surtout pas idéologique et militant !

Laurent Berthod | 28 janvier 2013 à 18h47
 
 

N'enseigner que les techniques d'agriculture conventionnelle est tout aussi idéologique et militant.
Heureusement l'enseignement n'a pas attendu que le débat remonte au ministère, celà fait bien longtemps que les techniques d'agriculture raisonnée, de lutte intégrée, et que les aspects environnementaux et sociétaux de l'agriculture sont présentés au cours du cursus d'ingénieur agronome.
Ensuite libre à chacun d'en tirer ses conclusions. Nombreux sont ceux qui partent chez de gros semenciers, dans l'industrie agroalimentaire, voire dans des banques d'investissement ou de trading, preuve que l'influence de l'éthique de ces enseignements n'est pas si importante...

Pascal | 29 janvier 2013 à 10h10
 
 

@Monsieur Berthod,

Je tiens à réagir sur ce thème, et pour une fois, je commente sous mon nom, non pas que j'ai quoi que ce soit à cacher en temps normal, mais pour être sûr que vous ne trouviez rien à redire à mon intervention (si tant est que cela soit possible...)

Quelque soit la conversation, je pense qu'il est toujours intéressant de voir une personne jouer l'avocat du diable pour faire avancer le débat...si cet avocat se montre intelligent et constructif, et non pas partisan (comme vous le reprochez souvent aux autres), pétri de préjugés et d'ignorance, et commentant seulement pour épancher son venin, fruit d'une évidente frustration.

Je suis moi même ingénieur agronome, et je trouve que cette nouvelle est bonne, si les idées de bases sont bien appliquées. Sachez, puisque vous l'ignorez, que l'écologie EST une science, déclinées en techniques variées, rivalisant et souvent surpassant les techniques conventionnelles en agriculture, environnement, construction, etc... Les examples sont pléthores!

Si je vous rejoins sur le principe d'un enseignement professionel devant être technique et scientifique, ce qui est clairement idéologique et militant, ce sont vos réactions épidermiques à toutes innovations.

Une transition écologique de l'agriculture pourrait se faire intelligemment, sans nécessairement renier toutes les techniques conventionnelles. Elle peut ammener emplois, croissance, rendement, tout ce que vous aimez...trop borné pour le voir?

a bon entendeur...

Loïc Gruson | 29 janvier 2013 à 11h09
 
 

La transition écologique est un concept absolument non scientifique et 100 % politique, politicard même je dirais.

En outre ce n'est pas une innovation mais un concept réactionnaire.

Allez dire aux élèves ingénieurs de supaéro "après, libre à chacun d'en tirer les conclusions" il n'y aurait pas beaucoup d'avions qui décolleraient. C'est dire l'état lamentable de la pensée agronomique dans notre pauvre pays.

Laurent Berthod | 29 janvier 2013 à 11h36
 
 

> A bon, pourquoi celà ? Votre mode de pensée me semble un peu trop binaire, tout n'est pas toujours tout bien ou tout mal, et c'est en prenant connaissance de l'ensemble des éléments que l'on arrive à se forger une opinion, qui n'est pas forcément d'être pro ou anti, on peut en arriver à une conclusion plus nuancée...


>
C'est en tout cas l'état de la vôtre, quand on voit le niveau des discussions auquel vous abaissez systématiquement les débats des sujets sur lesquels vous intervenez.

Ce dénigrément systématique du non conventionnel est non constructif et reflète bien votre manière de penser : pour vous l'aternatif s'oppose systématiquement au conventionnel, et est écarté de la réflexion à coup de mauvaise foi...

C'est au contraire en s'intéressant, en en enseignant, l'ensemble des techniques existantes, que l'on peut espérer en tirer le meilleur et rassembler un maximum d'avantages dans une solution intermédiaire, plus modérée. Les détracteurs de ces solutions sont d'ailleurs les premiers promoteurs dès lors qu'elles leur sont présentées sous un autre angle, comme un progrès technique du conventionnel, plutôt qu'un pas vers l'ouverture...

Pascal | 29 janvier 2013 à 11h53
 
 

J'aimerais bien qu'on me dise pourquoi c'est à un politicien de définir les programmes de l'enseignement agricole et agronomique.

Laissez faire les pairs, les enseignants, les inspecteurs. le ministre n'est ni enseignant ni scientifique. Il n'a pas la culture nécessaire. Sa seule culture : la politique et l'art d'être élu.

C'est de cet écologisme que je parle, pas de l'écologie.

Laurent Berthod | 29 janvier 2013 à 12h38
 
 

Mon humble avis à la lecture de ce court article qui manque ma foi de précisions sur cette fameuse mission :

L'Etat français finance les formations supérieures en agronomie et doit également mener sa transition vers une économie plus respectueuse de l'environnement (la position du curseur est un autre débat) : ne pas amener ses propres ingénieurs vers les qualifications nécessaires pour mener à bien ce changement serait selon-moi un non-sens !
Un peu de cohérence ne fait jamais de mal...

Donc, "pourquoi pas" aux grandes orientations par les politiques, si tant est que ces choix soient éclairés grâce à une équipe compétente... comportant de nombreux agros avec un peu de chance ;)

Vincent Briot | 29 janvier 2013 à 16h50
 
 

M. Berthod a exprimé un point de vue que d'aucuns jugent à l'emporte-pièce. Mais il faut bien le lire.

Oui, l'enseignement professionnel doit être technique et scientifique, et surtout pas idéologique et militant.

Non, il n'appartient pas à un politicien de définir les programmes de l'enseignement agricole et agronomique.

Et non, l'enseignement ne doit pas être mis « au service de la transition écologique de l'agriculture », ni de tout autre objectif politique, encore moins quand il est fumeux. L'enseignement, c'est assurer une formation, ici à des jeunes, leur permettant – avec la formation qui sera ensuite dispensée toute leur vie – de vivre dans une société et de faire prospérer cette société.

Mais il n'y a pas de quoi s'affoler, ni dans un sens, ni dans l'autre. Il n'y a qu'une mission de réflexion.

Et pour l'idéologie, M. Berthod, je crains qu'elle n'ait déjà bien investi certaines écoles. Elle l'avait aussi fait dans le temps.

Tiens, M. Gruson, quelle école ?

Wackes Seppi | 29 janvier 2013 à 19h00
 
 

Mon cher Wackes Seppi,

Merci de votre intervention.

Deux observations cependant.

Que l'idéologie ai déjà investi certaines écoles, voire toutes - je parle des écoles d'agronomie - j'en suis bien d'accord. Cependant il n'est pas nécessaire d'en rajouter.

Qu'il n'y ait pas lieu de s'affoler, sans doute, mais de s'inquiéter, si...

Bien à vous.

Laurent Berthod | 30 janvier 2013 à 18h22
 
 

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