Depuis 1984 et l'ouverture de son premier centre de sauvegarde, la Ligue de Protection des Oiseaux accueille, soigne et sensibilise en particulier sur les oiseaux. De plus en plus sollicitée, elle envisage d'accroître sa capacité d'accueil.
En 1984, six ans après le naufrage de l'Amoco Cadiz, la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) ouvre son premier centre, dit de « sauvetage », spécialisé en oiseaux marins, à l'Ile Grande dans les Côtes d'Armor. Depuis, cinq autres centres ont été créés et chaque année, la LPO vient au secours de plusieurs milliers d'oiseaux.
Les risques encourus par ces animaux sont en effet nombreux. Outre le mazoutage lors des marées noires, les oiseaux peuvent être victimes de chocs contre les baies vitrées, les voitures ou les câbles électriques. La chasse et les tirs illégaux peuvent également mettre en péril certaines espèces protégées ou menacées. Par ailleurs, les produits chimiques utilisés en agriculture peuvent empoisonner les insectes et rongeurs qui constituent la nourriture des passereaux et des rapaces.
Afin de recueillir et soigner ces animaux, la LPO a mis en place une vingtaine de réseaux de collecte et de transport grâce à vétérinaires et bénévoles qui récupèrent chaque année plusieurs milliers d'oiseaux en détresse et les transportent du lieu de leur découverte au centre de sauvegarde le plus proche : Pfettisheim, Clermont-Ferrand, Ile Grande, Buoux, Castre ou Audenges. Grâce à ses délégations, groupes, relais, antennes, sites et réserves naturelles, la LPO peut ainsi recueillir le plus efficacement possible des oiseaux confiés par ses adhérents, des particuliers, des administrations ou encore des collectivités...
Dès son arrivée au centre, l'oiseau est pris en charge et inscrit administrativement dans un registre d'entrées : détermination de l'espèce, de la provenance, causes de l'accueil… L'oiseau est ensuite ausculté et pesé. Grâce aux renseignements fournis (date, lieu...), les soigneurs sont à même d'établir un diagnostic et de suivre l'oiseau. Certains soins peuvent lui être prodigués par des vétérinaires bénévoles. Dans tous les cas le traitement est adapté à chaque espèce, en termes de soins médicaux et d'intervention chirurgicale. L'alimentation doit être également adaptée : graines, bouillie de poissons, viande hachée...
Après un séjour plus ou moins long en soins, l'oiseau est mis en volière ou en piscine afin de reprendre sa masse musculaire et son indépendance. Quand les soigneurs sont sûrs qu'il peut retourner dans son milieu naturel, l'oiseau est préalablement bagué et relâché si la saison, le site et les conditions météorologiques le permettent.
Pour augmenter sa capacité d'accueil et pallier le manque de centres dans certaines régions, plusieurs projets de créations sont étudiés par la LPO : en Charente-Maritime, en Ile-de-France, dans les Alpes-Maritimes ou encore dans l'Hérault. En attendant de pouvoir les ouvrir, la LPO s'est équipée de deux structures d'interventions d'urgence pour l'avifaune : les Unités Mobiles de Soins aux oiseaux en détresse. Ces deux structures sont des semi-remorques aménagées pour accueillir les oiseaux et leur prodiguer les premiers soins d'urgence. Comme des hôpitaux de campagne, elles peuvent, par le biais de groupes électrogènes et de réserves d'eau, intervenir sur des zones éloignées d'un Centre de Sauvegarde permanent. Les oiseaux sont accueillis, enregistrés, bagués, pesés et bénéficient d'un diagnostic vétérinaire. Ils sont ensuite réhydratés et nourris. Chaque oiseau est ainsi pris en charge avant son transfert vers un Centre de Sauvegarde.
Pour donner toutes les chances de survie aux oiseaux la LPO diffuse de nombreux conseils : l'oiseau en détresse doit être capturé avec prudence, précaution et sans précipitation. Il ne doit pas être nourri ou abreuvé mais placé dans un carton aéré et suffisamment grand dans une pièce calme et tempérée. La ligue conseille de contacter le centre de détresse le plus proche qui se chargera de venir chercher l'oiseau et recueillir toutes les informations utiles. Parce que le premier pas pour sauver un oiseau est celui de le découvrir et de le recueillir, vous pouvez, un jour, être le seul lien entre un animal en détresse et un Centre de Sauvegarde, et son unique point de salut, explique Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO.
Beaucoup de réactions assez classiques et attendues que je ne découvre que ce jour suite à un problème de bécane manquent totalement de logique.
Et c'est désespérant
On ne sait plus lire (et j'ai été bien placé pour le constater), c'est
encore plus désespérant.
Et ça explique bien des problèmes .
Relisez-vous un peu, puis continuez de laisser crever des humains et dépensez votre temps, votre énergie et votre argent pour des oiseaux dont l'espèce n'est pas en voie d'extinction au lieu de les euthanasier (ce que j'aurais moi aussi de la peine à faire évidemment) pour qu'ils ne souffrent pas.
L'espèce prioritaire , c'est d'abord les humains et vous ne pouvez pas consacrer votre temps et votre énergie aux deux "espèces" à la fois. Evidemment pour votre argent, vous avez peut-être la chance d'en avoir pour les deux espèces,
Mais néanmoins l'espèce prioritaire , c'est d'abord les humains
Message déposé par constructif le 10/05/2008
EXTRAORDINAIRE
EXTRAORDINAIRE
Au pays de l'éolien,(153implantées +96 en devenir)il est extraordinaire de voir un tel article aors que LPO accompagne les projets éoliens. Dans la réalité, alors que nous sommes sur un couloir migratoire, nous n'avons aucun rapport sur la mortalité des oiseaux et une minimisation (cf les dernières études d'impact fournies dans les dix dernières enquêtes publiques) des enjeux locaux et des risques. Par contre extraordinaire , le total chiffré des mesures compensatoires.
Message déposé par Terres d'éolien le 4/05/2008
Logique et humain ?
(6 réponses)
Logique et humain ?
Ils sont bien gentils à la LPO.
Mais par delà la réaction affective spontanée, est-ce logique et humain de dépenser en importante quantité énergie, temps et évidemment argent pour des espèces d'oiseaux qui ne sont pas près de disparaitre, alors que pendant ce temps, chaque jour,au sens propre des milliers d'humains meurent de faim et/ou d'absence de soins.
A la limite, quand on y réfléchit bien, c'est indécent.
Même si j'aurais moi aussi énormément de peine et de dégoût à euthanasier un oiseaux mazouté ou simplement blessé. Parce que, en évitant de parler de sensiblerie, le noeud du problème est peut-être précisément là.
Je vois d'ici les réactions.Merci d'avance à celles et ceux qui en auront de rationnelles qui feront avancer le débat qu'il faut avoir le courage de se poser dans un monde où la misère croît effroyablement
Imaginez tout de même une illustration de ce propos qui montrerait côte à côte un enfant t africain dont on verrait les côtes et un oiseau mazouté avec la légende "A qui consacrer en premier son temps, son énergie ets on argent, voire notre argent ?"
Remarquez que je ne dirais pas la même chose évidemment pour les cent derniers représentants au monde d'une espèce d'oiseaux. A fortiori si c'était des chouettes chevêches, symbole antique de la Sagesse qui, précisément, nous fait tant défaut..
Message déposé par Sprikritik le 1/05/2008
Re:Logique et humain ?
Désolé mais les oiseaux sont aussi des membres à part entière de notre univers et leur disparition serait pas bon signe pour nous tous . Par ailleurs arrétonsun peu pour un oui ou pour un non de mettre en avant l'image de l'africain pour ' argumenter'...
Message déposé par Anonyme le 1/05/2008
Re:Logique et humain ?
Donner du temps ou de l'argent pour des oiseaux blessés par nos voitures, nos cables à haute tension, nos pollutions relève de la responsabilité de chacun, autant qu'aider un plus pauvre. Il n'y a pas de choix à faire entre les deux. Bien souvent ceux qui aident les animaux sont également sensibles à la détresse humaine et envoient des dons vers l'humanitaire.
Message déposé par depassage le 1/05/2008
Re:Logique et humain ?
Oui, on peut se poser cette question, mais alors quitte à établir des priorités, faisons le jusqu'au bout.
Est-il bien nécessaire que chaque conférence ministérielle s'achève dans les petits fours et le champagne, que des ministres en arrive à louer des jet privés pour assister au sauteries à l'Élysée ? Bien entendu, ces griefs peuvent paraitre folklo, mais ils surviennent en permanence.
Alors oui, on peut se poser la question de savoir s'il serait mieux d'aider les humains en détresse plutôt que certaines espèces d'oiseaux qui ne sont pas (encore) en voie de disparition, mais une chose est sûre : certaines dépenses feraient mieux d'aller au profit des oiseaux que dans la poche de ver(reux) de terre.
Message déposé par Anonyme le 1/05/2008
Re:Logique et humain ?
Je rajoute également que certaines espèces soignées à la LPO et par d'autres associations (notamment les quelques centres de soins faune sauvage) sont en effet menacées de disparition. Alors faut-il trier à l'entrée du centre de soin entre celles qui sont menacées et celles qui le seront dans dix ans seulement ?...
Je rappelle aussi que ces assoc vivent de dons et ne te prennent pas ton argent si tu ne veux pas leur en donner, contrairement aux ministres et président qui en effet vivent au rythme caviar champagne avec notre argent à tous...
Message déposé par depassage le 1/05/2008
Re: les oiseaux sont aussi importants que...
Il y a des associations de sauvegarde de toute nature, la sauvegarde de l'humain et la sauvegarde des animaux, cela fait partie de la vie et de l'équilibre du monde.
Les oiseaux sont aussi importants que MOI;
Quand une espèce disparait, un chaînon de notre propre vie disparait aussi, la gestion de l'alimentation humaine n'a rien à voir avec l'hirondelle ou la chouette prenant sillage dans mon horizon et qui me fait un "coucou", pour me rappeler que chaque être vivant a sa place dans ce monde. Quand il ne restera que l'espèce humaine, où se fixera notre regard? Plus rien à l'horizon, simplement de sombres nuages empêchant la percée des rayons du soleil crée pour nous donner l'énergie nécessaire pour...
Message déposé par sélène le 1/05/2008
Re:Logique et humain ?
Nous sommes responsable et la cause de leur détresse!!
Et ce n'est pas quand il seront sur le point de disparaitrre qu'il faudra agir mais avant!!Réagissons dans une logique préventive!! La biodiversité, quelque soit le statut de 'espèce est primordiale et passe au delà de la faim d'être humains!C'est tout un bloc!
Cet argent est nécessaire, et est cetainement mieux dépensée que celle du Tsunami...