Actu-Environnement
 
   
 

Lutte contre la flavescence dorée de la vigne : vers un renforcement des mesures ?

Gestion des risques  |    |  Actu-Environnement.com

Rougissement du feuillage chez les cépages rouges, jaunissement chez les cépages blancs, grappes qui se dessèchent et bois qui ne lignifient pas en fin d'été : l'apparition des symptômes de flavescence dorée de la vigne laisse craindre d'importantes pertes de récolte.

Le principal responsable de la maladie ? Une petite bactérie, le phytoplasme. Son principal vecteur est la cicadelle Scaphoideus titanus. En France, plus de la moitié de la superficie du vignoble (et 86% des communes viticoles en Gironde) serait en lutte obligatoire. Pour s'adapter à l'évolution de la maladie sur les 10 dernières années et à sa recrudescence, un projet d'arrêté vise à redéfinir les méthodes de lutte et renforcer les mesures de surveillance et de prévention. Il prévoit notamment le maintien des traitements obligatoires en périmètre de lutte afin de se protéger contre la cicadelle Scaphoideus titanus. 
Il préconise la détermination du nombre de traitements insecticides sur la base d'une analyse de risques. 
Le projet d'arrêté ouvre la possibilité de prévoir des aménagements à la lutte insecticide ou de la remplacer par le traitement à l'eau chaude du matériel de multiplication pour les parcelles de vignes mères de greffons ou de porte-greffe situées hors périmètre de lutte.

Il prévoit l'instauration d'une évaluation du risque de contamination du matériel de multiplication (afin d'exiger ou non le traitement à l'eau chaude de ce matériel). 
Dans les périmètres de lutte, il veut instaurer une obligation de surveillance des propriétaires ou détenteurs de vigne. La prospection par, ou sous contrôle, de l'organisme à vocation sanitaire (OVS) serait également obligatoire.

La période de consultation du projet d'arrêté est ouverte du 5 novembre au 22 novembre inclus.

Réactions5 réactions à cet article

 

attention, une cicadelle n'est pas une bactérie, mais un petit insecte suceur

levrat | 06 novembre 2013 à 13h46
 
 

Effectivement : La cicadelle (Scaphoideus titanus) est de l’ordre des homoptères (comme la cigale). Elle hiverne à l’état d’œuf dans l’écorce des bois de vigne et ses œufs éclosent au printemps.

La rédaction | 06 novembre 2013 à 14h36
 
 

N'y a t'il pas alternatives aux insecticides,comment cela se passe t'il dans le bio, ce type de réponse me fait penser a H1N1 dont on a pu mesurer l'efficacité a posteriori

lio | 07 novembre 2013 à 10h46
 
 

@ la rédaction : L'ordre des homoptères n'existe plus, S. titanus appartient à l'ordre des hémiptères.
@ lio :Il n'existe pas d'alternatives pour l'instant aux pesticides. De plus, le bio n'exclut pas l'utilisation de pesticides, seulement des pesticides de synthèse. Ainsi un produit à base de pyrèthres naturels est homologué en bio contre cette cicadelle.
Contrairement à H1N1, il y a plus de 50 ans que cette maladie est connue, et ses dégâts aussi.
@ levrat : une cicadelle n'est effectivement pas une bactérie, mais c'est le phytoplasme (bactérie sans paroi) transmis par S. titanus qui est responsable de la Flavescence dorée.

toto | 07 novembre 2013 à 11h18
 
 

Vous savez, en bio il y a aussi des insecticides. ...
Le curare c'est bio, mais pas moins dangereux.
Disons que le bio est souvent plus "naturel". Mais encore une fois pas forcément moins dangereux.

Mais la question est très pertinente, puisque les agriculteurs labellisés bio ne pourront certainement pas utiliser les traitements classiques, fussent-ils obligatoires.
il serait bon de savoir s'il n'existe pas des plantes répulsives à combiner à la culture ou un prédateur naturel.

Terra | 07 novembre 2013 à 11h30
 
 

Réagissez à cet article

1500 caractères maximum
[ Tous les champs sont obligatoires ]